Foresta ça redémarre !

 

 

Depuis bientôt deux ans s’invente pas à pas et les mains dans la terre le possible devenir des terrains en friche à proximité de Grand Littoral.

Après l’installation des réseaux (eau et électricité) cet été, une série de rendez-vous vous invite à la fois à explorer, comprendre et produire.

 

Du lundi 27 au mercredi 29 août (complet)

Workshop Canissos, [atelier de construction tressage de cannes de Provence]

 

Dimanche 2 septembre à 14h30

1001 nuits : au pied des lettres [Balade + manifestation culturelle] sur inscription

 

Samedi 15 septembre à 14h30

Balade Herbier #1 : Exploration botanique de la pente [Balade]  sur inscription

 

Samedi 29 septembre à

Balade Biodiversité #1 : Les fondamentaux [Balade] sur inscription

 

Samedi 13 octobre à

Conférences marchées #1 : [Balade avec un invité] sur inscription

 

Dimanche 14 octobre à 10h30

Circulation écologique #1 : Du massif de la Nerthe au ruisseau des Aygalades [Balade]

 

Mercredi 24 octobre

Balade herbier #2 : Exploration botanique [Balade] sur inscription

 

Mercredi 14 novembre à 14h

Balade herbier #3 : Exploration botanique [Balade] sur inscription

 

Samedi 24 novembre à

Balade Biodiversité #2 : Les fondamentaux [Balade] sur inscription

 

Samedi 8 décembre à

Conférences marchées #2 : [Balade avec un invité]

 

Samedi 15 décembre à 14h

Balade herbier #4 : Exploration botanique [Balade] sur inscription

Correspondance #11 où l’on se projette un bon coup avant d’aller se baigner…

Une dernière correspondance avant de peut-être mettre un peu de côté les écrans… 🙂 ?

Foresta #Dominique PoulainPour ceux qui n’étaient pas présents voici quelques liens avec des photos du Dimanche à Foresta du 4 juin :
©Lisa George
©Dominique Poulain
©Estelle Pierson

Ce fût une belle journée sur bien des aspects (du monde, un beau mélange de gens, des chouettes ateliers autour des pistes du projet, un sentiment d’espace apaisé et généreux, de l’étonnement, de grands moments poétiques, de la conversation…).
Elle a également validé par l’expérience l’emplacement du hameau, qui se confirme être un endroit à la fois central et protégé.
Nous avons été au final plus de 150 à contribuer, porter, animer les contenus proposés ce jour là, et la richesse de la journée fût encourageante pour tous et chacun.

Un moment convivial de bilan a aussi eu lieu le 3 juillet pour que tous les «contributeurs » (qu’ils soient des habitants individuels ou des associations) puissent raconter et analyser à leur façon la journée, les rencontres, les échanges.

Un autre temps important fût la rencontre avec les partenaires institutionnels, réunis pour la première fois sur le terrain le 30 juin.
Là aussi les échanges ont été très positifs. Il semble que la transversalité du projet (entre environnement, culture, développement local, social…) et sa manière d’avancer en processus (chemin faisant) soit maintenant bien comprise et même appréciée!

Les grandes décisions notamment pour la possibilité d’aménagement du hameau et de ses outils mutualisés restent néanmoins soumises à la finalisation de la convention entre Yes We Camp et le propriétaire Résiliance et à l’arbitrage du fond européen (feder) qui n’interviendra finalement qu’en décembre ou janvier.

Alors d’ici là…

Côté aménagement :
En parallèle de la poursuite des instructions techniques et règlementaires (réseaux, conventionnement…), on espère pouvoir amener l’eau cet automne pour démarrer coûte que coûte la ferme et amorcer l’arrivée des premiers habitants-animaux (ânes, chèvres, abeilles, basse cour). Cela voudrait dire aussi un premier module d’accueil et l’installation permanente d’un premier habitant-humain :).

Côté usages des lieux :
On creuse les sillons tout en restant ouvert et imaginatifs sur quelles formes ça peut prendre !

Nous avons depuis juin 2016 collectivement établi un certains nombre de valeurs fondamentales et thématiques pour le projet d’ensemble.
Cette année la plupart des pistes thématiques ont été expérimentées d’une manière ou d’une autre et l’une d’entre elle, la botanique sauvage (l’exploration et l’invention à partir des végétaux présents), est devenue un axe d’activité structuré sous le nom Jardiner la Colline, initié par le collectif Safi avec l’association Espigaou et maintenant porté par tout un groupe de personnes et d’associations.

Jardinez la colline va donc reprendre fin septembre avec des balades botaniques, le soin de parcelles sauvages et une petite évolution du projet tressage.

Pour les autres “sillons”, l’idée serait de constituer des petits groupes qui pourraient à partir des premières expériences de cette année faire émerger progressivement des programmes ou des actions, portées à plusieurs.

• La mémoire et les récits/Partage et visite du site : mettre en formes la mémoire des lieux et les récits de ce qu’on vit dans le projet pour nommer, partager, orienter, être hospitalier ?

• Four/pain/argile : la construction des fours, l’exploration de la cuisson culinaire et la redécouverte de l’argile comme des pratiques collectives itinérantes dans les quartiers?

• Moto et mécanique : inventer des modes de rencontre et des propositions décalées pour provoquer une situation de discussion constructive avec les motards ?

• Communication locale : La communication comme action qui participe au maillage, au partage de l’expression, à l’appropriation ?

Et pour le sport et le corps on aimerait continuer à inviter des associations locales à tester les lieux tout en continuant informellement à associer les usagers (les sportifs et les promeneurs/piétons sont à ce jours les usagers les plus nombreux).

Nous prévoyons aussi de proposer à l’automne un atelier de travail autour de la gouvernance et toujours des expérimentations pas prévu car ça va avec la rencontre.

En attendant qu’on traduise tout ça en invitations diverses et variées, profitez bien du moelleux de l’été !

Correspondance #10 où l’on raconte en image un Dimanche à Foresta

C’était dimanche 4 juin 2017. Le site de Foresta était prêt à accueillir petits et grands dès 9h du matin jusque bien après la tombée du jour : ateliers découvertes, balades, performances, concert, ciné, une grande journée festive !

Le programme complet et le reportage photo de la journée vue par Dominique Poulain :

Foresta page 2Foresta page 1

Un tout petit aperçu des photos ci-dessous, elles sont toutes réunies dans cet album à feuilleter.

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Correspondance # 9 où l’on explique dans le détail la construction du four avec l’argile…

Enfin nous avons pu fabriquer le premier four samedi grâce à la Gare franche et Amora !

Alors que nous sommes en pleine préparation du Dimanche à Foresta du 4 juin (le programme arrive…), Guy – voisin de la Viste et complice depuis les premières rencontres-, s’est prêté au jeu du récit et on le remercie.     A très bientôt, peut-être un dimanche 🙂 !

Construction d’un four traditionnel en torchis

Remerciements :
• La Tuilerie Monier qui a fourni gracieusement les sacs d’argile
• Catherine, Dominique, Zohra pour nous avoir accueilli à la Gare Franche
• Amora, sa famille, ses amies et ses voisines du Plan d’Aou pour leur précieuse expérience
• Elise
• Dominique
• Marion
• Hakim
• Julie
• Josiane
• … et bien d’autres aux prénoms inconnus

3 éléments indispensables
• de l’argile
• de la paille
• de l’eau

D’aucuns y ajouteront de l’huile de coude (pieds et mains)…

page1image8976 page2image384 page2image2368Le socle du four, déjà réalisé, est un assemblage de briquettes en terre cuite, installé en hauteur sur une table roulante pour faciliter un meilleur déplacement.

On entasse de la paille sur le socle pour monter une pyramide, on compresse et on arrondit au mieux, ce qui servira de gabarit pour la forme finale du four.

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Dans une grande gamate, on déverse de l’argile qui sera mélangée à de la paille (avant ou après l’arrosage).
Une bonne quantité d’eau est nécessaire pour que ce mélange devienne une texture plus solide et assez collante (torchis).

page4image264Pour obtenir ce mélange homogène, 2 méthodes :
• aux pieds, comme pratiqué dans les pays du Maghreb

page4image432• à la main, pour mieux sentir la consistance

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A partir de la base on ceinture la paille de torchis, étage par étage, en n’oubliant pas de laisser plusieurs ouvertures au four :
• la porte sur la face principale

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• des fenêtres sur chacun des 3 côtés restant pour surveiller la cuisson (voire permettre une meilleure ventilation)

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On installe 3 cales en bois pour mieux soutenir la porte d’accès, ce qui est inutile pour les fenêtres de plus petite surface.
On mouille aussi les parois du four pour une meilleure adhérence de tous les éléments assemblés du torchis .

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On n’oublie pas au final de laisser une dernière ouverture sur le sommet, comme pour une cheminée. Il faudra attendre au moins une semaine de séchage pour la mise en service du four, la paille et le bois seront brûlés définitivement lors de cette opération.

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Et voilà!

Correspondance #8 où l’on raconte une semaine prolifique et où l’on vous demande un coup de mains…

Mardi, sous un vent très musclé, nous sommes allés avec les ânes au Plan d’Aou. Construite sur un plateau (qui faisait partie de la propriété du Marquis de Foresta) très exposé, la cité aurait pu ce jour-là sortir les voiles et s’envoler dans le ciel (longtemps les bâtiments ont d’ailleurs porté des noms de bateaux ou de piraterie d’où le nom du snack de St Antoine Le Corsaire…) !

L’idée proposée par Cristina et Nadia du centre social était de fabriquer du pain et d’aller le distribuer aux voisins et passants avec les ânes (Billy a été rejoint par Picasso et Caroline).

petits boulangers plan d'aou

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Au centre social, une équipe de petits boulangers

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On part distribuer le pain puis balader sur Foresta

Le lendemain nous voilà avec un mistral plus apaisé à la Bricarde. Cette fois la journée concoctée avec le centre social et l’association Sextant et plus  associe la découverte de Foresta avec les ânes à l’observation photographique grâce à des Sténopés. Les photos ainsi réalisées seront d’ailleurs exposées le 4 juin…

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A partir du jeudi plusieurs équipes s’activent. D’un côté un atelier de conception et construction avec un groupe de jeunes accompagnés par l’AFEV.

Les constructeurs de Yes We Camp invitent les jeunes à plonger dans le paysage, dans le plan, et dans le projet !

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On se lance dans la fabrication d’un podium et de médailles Foresta pour l’olympiade du lendemain avec les centres sociaux de la Viste, de Campagne Lévèque et de l’ADDAP !

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Et voilà le résultat.

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Et pendant ce temps…

Du côté de la Viste on profite de la douceur pour s’occuper des ânes et discuter avec Bénédicte de ce qu’un animal comme l’âne peut apporter aux humains. Sorte de miroir de nos émotions, il est un excellent médiateur voire un malicieux thérapeute.

Avant de rejoindre Foresta on se balade dans l’histoire et les paysages du quartier, entre histoires de châteaux, d’ermitage et d’architecture (la cité est classée Patrimoine XXème).

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Au même moment sur les parcelles de comestibles sauvages on récolte, on cueille, on trie pour pouvoir cuisiner le lendemain.

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Le lundi suivant une nouvelle parcelle sera d’ailleurs crée, tressée et inventoriée par les enfants de l’école de la Viste.

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Et pour finir le vendredi : nous avons d’un côté testé les usages sportifs des terrains avec une petite Olympiade et de l’autre démarré l’épicerie Foresta (sirops de fenouil et d’acacia, tajine de mauve et biscuits au thym) dans les cuisines de la Gare Franche.

Les plus petits ont également préparé les bombes à graines qui serviront à une action collective le 4 juin.

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                                                 Et l’image de fin promise au début :  Foresta version gâteaux paysages. Vous reconnaissez ?

Correspondance #7 où l’on raconte comment dessiner le contour d’une parcelle en Cannes de Provence

Nous étions vendredi et samedi à Foresta pour dessiner avec du tressage en Cannes de Provence le contour de parcelles de plantes sauvages.

C7 2C7 1Pour cela, à chaque atelier, SAFI met au point une collection d’outils inspirés des outils de tresseurs espagnols vus sur youtube.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C7 4Le 12 mars nous avions réalisé 2 sortes de fendoirs (à 3 brins et à 4 brins) en Pin car nous n’avions que ça sous la main.  Nous les avons amélioré en ajoutant du métal pour les renforcer. Ils deviennent des Robocop fendoirs…mi-Pin/mi-métal.

 

 

 

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Nous avons débuté le travail par la parcelle «Lettres» (situé derrière les lettres MARSEILLE) et commencé par un peu d’herborisation.

Cette parcelle toute en longueur mène à un magnifique point de vue où un cyprès solitaire nous parle d’hospitalité mais aussi de fontaine imaginaire.

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Nous avons compté plusieurs beaux pieds de Fenouil, au moins 4 sortes d’euphorbes différentes (réveil-matin, petit cyprès, dentée et mercuriale) des iris violettes, du reseda et du thym caché dans la pente était en fleurs.

Un pied de Psoralée bitumineuse, en froissant ses feuilles sous nos doigts, nous a permis de sentir le pétrole des bateaux et pas moins de 3 orchidées (2 ophrys, 1 orchis) étaient de sortie ce jour là.

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Nous avons réalisé 6 petites bordures, 3 sont terminées et 3 sont encore en chantier.

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Car encore une fois… la pluie s’en est mêlée. On en a profité pour lancer un concours de pique-niques insolites à Foresta… Après le parking de Grand Littoral, le pique nique dans un container !!

Merci à tous ceux qui ont partagé ces moments de recherche, de fabrication et de convivialité…

 

 

A bientôt

 

Dalila

 

Correspondance #6 où l’on raconte ce qu’il s’est vraiment passé le (pluvieux) dimanche 12 mars à Foresta…

Dimanche nous nous sommes donc réunis, malgré la pluie !

La version fût bien chamboulée par le climat (nous avons stoppé les ateliers et activités sur site dès 12h30). Nous avons finalement dressé un banquet dans le parking de Grand littoral, oui oui oui

Et bien cela va peut-être vous paraitre louche mais nous y avons passé un bon moment, à la fois convivial et avec de la discussion.

On vous fait un résumé non pas de tous les échanges mais des points importants. 

Et  pour ceux qui nont pas le temps de lire, cest possible de se limiter à la version roman photo

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Prêts à accueillir même la pluie…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Hameau productif : ce matin là nous avons commencé à matérialiser les contours du hameau avec des piquets de châtaigner et de la corde, une sorte de maquette à l’échelle 1. Laprès midi un petit groupe a continué à réfléchir à cette implantation, qui serait donc au bas des terrains, protégé du vent et pas trop loin de la voirie.

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Planter des piquets pour figurer et discuter du hameau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On rappelle que le hameau productif serait une plate-forme, regroupant l’espace de la ferme et des espaces collectifs, des outils pouvant être mobilisés par plusieurs acteurs (habitant, association, centre social ou porteur de projet spécifique…). On y trouverait des fours (pain, céramique), de salles de travail/accueil, une cantine, une épicerie locale, des salles dateliers liés à des savoirs faire locaux…

Le hameau est un aménagement qui tout en restant dans le principe global du projet Foresta de “Faire avec ceux/ce qui est là” nécessite malgré tout une infrastructure technique complexe. Il est au cœur de la demande du financement européen FEDER qui a été faite en décembre. Les réponses arriveront cet été ou en septembre.

Néanmoins un travail sur les réseaux (notamment eau) et sur les voies daccès (mise en conformité voies pompiers) a déjà démarré, doù la terre pas très jolie pour linstant qui est apparue à certains endroits. 

La ferme : ce matin-là, nous avons de manière très artisanale préparé une première bande de terre et semé de l’avoine. Ce test, nous permet d’observer une première zone de culture. La ferme, sera dans le périmètre du hameau. Pour commencer à exister elle n’a plus besoin que d’eau (ce qui n’est pas rien!). La question de l’eau n’est pas facile, entre un ancien canal hors jeu et des sources détournées ou coupées par l’histoire urbaine des lieux. Tout en cherchant à retrouver les sources, nous n’avons pas d’autres choix que d’amener de l’eau par des réseaux. La ferme pourra alors démarrer.

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On prépare la terre pour semer lavoine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jardiner la colline : ce matin-là, nous avons tressé des panneaux en cannes de Provence collectées sur le site. Ces panneaux serviront à faire de lombre, protéger du vent, délimiter des parcelles temporairesNous avons également délimité une parcelle de plantes sauvages avec des piquets et un peu de tressage en cannes, et nommé 6 plantes comestibles repérées à l’intérieur. 

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Fabrication de « Canissos » avec les cannes de Foresta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons aussi fait des bombes à graines avec largile de la tuilerie Monier, pour pouvoir semer de manière ludique des “plantes compagnes » intéressantes pour les comestibles et pour les terrains.

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Bombe ta graine à Foresta!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laprès midi nous avons partagé comment en adoptant (à plusieurs) des parcelles de plantes spontanées on peut : reconnaitre ces espaces, les dessiner en tressant, les observer attentivement, nommer les plantes qui sont déjà là, connaître leurs vertus, leurs usages, en prendre soin. Et comment cette connaissance pourrait participer à la constitution d’une épicerie sauvage!

On a calé des rdv pour continuer, pas besoin de financements européens pour continuer à explorer et à sapproprier ainsi la colline

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La première parcelle avec les plantes repérées dans l’’herbier (observer et connaitre ce qui est là)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

(a)Ménager la collinece matin là on a constaté qu’on pouvait aussi utiliser les plantes pour faire des petits aménagements dans la colline. L’après midi quelques uns ont commencé à dessiner et réfléchir aux « détournements” possibles des grandes lettres Marseille.

On prévoit dans les prochains mois, toujours en utilisant au maximum les ressources locales, dexpérimenter de la “signalétique créative” (signaler et valoriser les points daccès aux terrains avec des constructions un peu étonnantes, créer des « portes”), de la signalétique plus narrative (raconter des histoires liées aux lieux et à ce quon tente dy faire en ce moment) et des petits soutiens aux cheminements (par ex des rampes originales pour aider dans la pente).

Un premier élément de « micro architecture » en pisé (terre) sera aussi démarré, sans doute sous une forme de workshop mélangeant étudiants et individus motivés (cest physique le pisé!), pour poser les bases du grand four au hameau.

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La valise documentaire de Ancrages, qui pourra nourrir le travail de récits et de signalétique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Largile et la céramique : ce matin-là, on a fait la connaissance avec Edwin Cueco, qui est le jeune artiste céramiste en résidence chez Monier avec l’association Voyons voir. Il accueillera ceux qui le souhaitent lors de visites exceptionnelles des tuileries (gratuit sur inscription auprès de Voyons voir- info@voyonsvoir.org) du 20 au 23 mars. Il va commencer également des ateliers Foresta avec les enfants de la Viste et tout cela sera à retrouver sur le week end du Dimanche à Foresta de juin.

Le sport : ce matin-là, Fatima est venue en tenue pour nous faire courir mais on avait tous oublié nos baskets… Pendant ce temps là les enfants ont pu construire et tester la pente des terrains en version montagne d’escalade.

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Comment la pente toboggan devient une montagne descalade

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On privilégie pour linstant plutôt les usages que les installations, avec une première « Olympiades » pendant les vacances de pâques avec les centres sociaux et associations sportives riveraines. Le vélo VTT sera aussi de retour en juin, et la pluie nous a paradoxalement permis de discuter longuement avec les motards qui utilisent actuellement les terrains le dimanche. Conversation à suivre pour trouver la bonne entente.

Les animaux : ce matin-là, Billy est arrivé pour la première fois à Foresta.

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ForestaC6 10Billy Foresta

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre souvenirs de chasse, de parc animalier annoncé ou encore du petit centre équestre, la question des animaux est récurrente et l’âne a souvent été évoqué dans les échanges des mois passés. 

Et cest spontanément et toujours par voisinage que la rencontre sest faîte avec Bénédicte, habitante de St Henri et qui a développé une activité associative autour de l’âne et la médiation animale dans les Alpes. Billy sera bientôt rejoint par plusieurs de ses collègues pour tester dans les mois à venir comment ils pourraient vivre à Foresta et les liens que peuvent créer ces animaux avec les habitants et entre plusieurs aspects du projet (le pain, les plantes, les mémoires des uns et des autres).

L’économie : l’après midi on a parlé du montage du projet, et de l’intérêt du propriétaire Résiliance à s’engager sur ce projet atypique. On a reparlé de la réalité géologique des terrains, de la nécessité y compris pour les propriétaires de penser la valorisation symbolique mais aussi économique autrement que par l’immobilier, de la dimension humaine aussi du processus (pas de groupes financiers, des acteurs très divers mais à échelle humaine). Cela nous a amené à parler du fonctionnement économique que pourrait adopter Foresta si le projet émerge au-delà de son processus expérimental, de l’intérêt par exemple de créer une monnaie locale pour valoriser le contributif et mieux servir l’intérêt des habitants. On se propose de mettre un atelier thématique là-dessus prochainement.

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Discussion

On sait que cest le ramadan, il tombe juste au printemps. On pense à peut-être  un petit moment festif en fin de ramadan fin juin. A suivre

Discussions en petits groupes

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche à Foresta 4 juin : pour le Dimanche à Foresta du 4 juin, vous qui n’êtes pas venus mais qui lisez jusqu’au bout ce compte rendu (bravo), si vous avez des idées et envies de contribution, de coups de main, de mise en liens qui soient cohérents avec les pistes que nous développons, allez-y faîtes signe ! 

On sait que cest le ramadan, il tombe juste au printemps. On pense à peut-être faire un petit moment festif en fin de ramadan fin juin. A suivre

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Banquet parking…

Et puis apr

Banquet parking…

 

 

 

 

 

 

 

 

Et puis après il était déjà 16h, on était toujours un peu humides, on sest distribué des petits mémo avec les prochaines dates sur le terrain, un « tuto » pour faire des bombes à graines par soi-même (on fournit les graines et l’argile si besoin, notamment pour les groupes!) et même le premier numéro dune petite Gazette Foresta…

Le lendemain, il faisait beau!

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Hakim et Billy…