Exploration botanique de Foresta – Récit #5 La coulée verte

La coulée verte ou comment les plantes se sont adaptées à Foresta

Après la fin de l’exploitation de l’immense carrière d’argile de Foresta, la colline a été remodelée dans les années 90 et une « Coulée Verte » fut un temps imaginée par la ville de Marseille. 

De nombreux arbres et arbustes ont été plantés à cette époque afin d’embellir mais surtout de tenir les nombreux talus en pente du site. Abandonnés pendant une vingtaine d’années, que sont devenus ces plantations ? Certaines se sont installées et d’autres non. Cette exploration de la coulée verte sur tout l’espace de Foresta nous a donné quelques réponses.

L’arrivée à Foresta par le Bd d’Hanoï à la Viste est toujours impressionnante…

coté ville
et coté colline

Premier arrêt sur cette maladie étrange qu’ont tous les genêts de Foresta, ils font des « balais de sorcière », la plante se met à fabriquer d’étranges feuilles.

Le genêt (Spartium junceum) et ses balais de sorcière

Les pins d’Alep plantés sur les talus, nous suivons les chemins parallèles et sillonnons sur le site.

Les pins d’Alep sur les talus

Le Chalef, Eleagnus ebbingei au premier plan, un arbuste planté mais qui ne colonise pas, au fond les pins d’Alep, Pinus halepensis, et les pins pignon ou parasol, Pinus pinea.

Chalef, pins d’Alep et pins parasol

De surprenants Ovni ont atterri parmi les pins !

Ovni

C’est parti pour l’identification des plantes, la Vipérine ou Echium vulgare avec ses fleurs violettes et roses nous attire naturellement. La boite à herbier de Safi inspire les botanistes, chacun remplit les fiches pour l’herbier de Foresta.

La boite à herboriser de Safi

Fiche d’herbier, flore pour déterminer le nom des plantes.

Herbier

La Vipérine en fleur

Vipérine ou Echium vulgare

Un champ de graminées et au fond les pins parasol, bien reconnaissables avec leur forme arrondie.

Graminées et pins pignon

Déterminer les graminées, c’est un peu difficile, il faudrait un spécialiste pour nous éclairer…

Graminées à identifier…

Un petit Févier d’Amérique, Gleditzia triacanthos inermis a poussé à partir de graines d’un arbre adulte planté dans la coulée verte. Un bel arbre d’ornement qui s’est adapté aux conditions de Foresta.

Févier d’Amérique

La jolie feuille du Févier dAmérique.

Plantations qui ont commencé à coloniser Foresta :

Arbre à perruques (Cotinus coggygria), Ailante (Ailanthus altissima), Viorne tin (Viburnum tinus), Savonnier (Koelreuteria paniculata), Pin d’Alep (Pinus halepensis), Chêne vert (Quercus ilex), Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus), Frêne à feuilles étroites (Fraxinus angustifolia), Mûrier noir (Morus nigra), Févier d’Amérique (Gleditzia triacanthos inermis), Tamaris gallica, Erable negundo (Acer negundo), Troëne du Japon (Ligustrum japonicum), Laurier rose (Nerium oleander), Micocoulier (Celtis australis), Poirier (Pyrus communis)

Identification des arbres

Un petit arrêt sur les canapés du hameau pour continuer l’herbier.

Plantations qui n’ont pas colonisé mais sont toujours présentes :

Chalef (Eleagnus x ebbigei), pin parasol (Pinus pinea), Cédre de l’Atlas (Cedrus atlantica)

Arbres et arbustes sauvages présents :

Eglantier (Rosa canina), Ormeau (Ulmus minor), Peuplier noir (Populus nigra)

Fiche d’herbier pour un Ormeau.

Ormeau

Avec cette exploration de l’adaptation des plantes au site, il sera plus facile de choisir les bonnes espèces à planter à Foresta.

Comme d’habitude, nous mettrons ces données sur le site de botanique participative Tela Botanica.

A bientôt sur les chemins de Foresta !

Exploration botanique de Foresta – Récit #4 le Teucrium pseudochamaepitys

La star des plantes de Foresta : la Germandrée faux petit pin ou Teucrium pseudochamaepitys

LE BOTANISTE SOUHAITERAIT QU’ON NE TOUCHE À AUCUNE PLANTE…

Pour cette exploration botanique, nous nous sommes intéressés à un petit bout de colline entre le jardin du belvédère et le parc Brégante ou l’on croise le GR 2013. C’est une petite partie préservée du site de Foresta ou poussent des plantes caractéristiques, et aussi la Germandrée faux petit pin (Teucrium pseudochamaepitys) de la famille des Lamiacées, une petite plante protégée au niveau national car on ne la trouve qu’aux abords du bassin de Séon à Marseille. Il existe d’autres petits sites de Teucrium ps. dans le Var et l’Aude. 

Ça discute entre le botaniste Jean Daquino qui souhaiterait qu’on ne touche à aucune plante et Bénédikte la responsable des ânes de Foresta qui remarque que les mauves ne sont pas bonnes pour les ânes.

Pâturage et biodiversité sont-ils compatibles sur le terrain de Foresta ? Tout est possible quand on gère les actions, en délimitant certaines zones par exemple.

Départ comme d’habitude devant le jardin du belvédère à la Viste, ou l’on retrouve l’équipe de Yes We Camp et les enfants qui participent aux « goûters du mercredi » avec les ânes de Bénédikte. Joséphine enregistre l’exploration botanique pour Radio Foresta.

Départ au Bd d’Hanoï

Jean Daquino, de la Sté Linnéenne de Provence, nous présente différentes variétés d’Ophrys, ces fleurs qui imitent physiquement un insecte mais également produisent une odeur de phéromone pour l’insecte en question. Pendant qu’il se pose sur la fleur prenant celle-ci pour un partenaire, deux petits pollini se collent sur l’insecte qui les déposera plus loin, la nature fabrique de multiples associations dont on connaît encore mal tous les secrets.

Ophrys bourdon

Il vaut mieux utiliser une loupe pour voir les détails, on remarque les pollini qui se collent sur le stylo…

Observation des pollini

La boite à herbier fabriquée par Safi, le micro de Radio Foresta et les gants pour tous les bénévoles et les enfants afin de ramasser les déchets à l’entrée de Foresta au Bd d’Hanoï.

Anthericum liliago sur la boite à herboriser

On sait par les descriptions des botanistes du XIXème siècle que cette germandrée était très présente sur les collines de Marseille. Elle résiste au feu, se développant par un système de racines stolonées, et préfère les milieux ouverts. Par contre elle n’a pu résister au retournement des sols pour l’urbanisation, et a seulement persisté sur de petits sites épargnés par l’homme.

Ici, la construction du lotissement en haut a déjà causé la disparition d’une partie du site de la Germandrée, mais aujourd’hui elle est encore menacée par les jardiniers d’en bas qui sont mal informés de la protection en liste rouge et veulent « faire propre ».

Avec Joséphine de Yes We Camp, nous avons préparé un panneau d’information sur cette plante rare qui sera bientôt mis en place à l’entrée de Foresta du Bd d’Hanoï, en haut de l’escalier du Teucrium, construit par les jardiniers, et que nous aménagerons en sentier botanique l’an prochain.

Au fond, la cité Campagne Lévêque, le lycée nord et en bas du vallon les jardins kabyles installés là depuis longtemps en contrebas des nouvelles résidences. Au premier plan les affleurements calcaires (tuf) des hauteurs du bassin de Séon ou pousse la Germandrée faux petit pin. On la trouve aussi aux alentours du lycée nord dans le parc de Séon, à Mourepiane au Régali et sur les hauteurs de l’Estaque à Septèmes les vallons.

Finalement l’escalier des jardiniers qui traverse ce site protégé devient pour nous un sentier botanique pour l’observation du Teucrium pseudochamaepitys. L’idée étant de le transformer dans l’avenir en véritable sentier botanique avec des informations sur ce biotope.

On y trouve des plantes méditerranéennes de colline : Buplèvre arbustif seulement présent ici, pistachier lentisque et pistachier térébinthe, euphorbes (graminifolia, helioscopia, dentata), chêne kermès, viorne tin, genêt spartium, brachypodium retusum etc, associés à la Germandrée faux petit pin, qui est partout sur ce petit site.

Observation des détails de la plante, feuilles, fleur, poils ou non, tige carrée ou ronde qui permettent de l’identifier mais surtout d’avoir une meilleure connaissance de la flore en milieu urbain. Le Teucrium pseudochamaepitys est en fleurs, la colline est remplie de petites fleurs blanches.

Le Buplèvre arbustif ou Bupleurum fruticosum, une plante indigène qu’on ne voit plus beaucoup. Un petit coin peut s’avérer très riche en biodiversité.

Buplèvre arbustif

La Coronille à feuilles de jonc ou Coronilla juncea, pas très commune non plus mais bien présente ici avec l’Euphorbe dentée ou Euphorbia dentata, dont la feuille est dentée.

Coronille à feuilles de jonc
Euphorbe à feuille dentée

L’Euphorbe à fines feuilles ou Euphorbia graminifolia en compagnie du Chêne kermès ou Quercus coccifera en fleur.

Euphorbe à feuille fine
Chêne kermès

L’alysson maritime ou Lobularia maritima, avec son odeur de miel, et le Pistachier lentisque ou Pistacia lentiscus

Alysson ou Lobularia maritima
Pistachier lentisque

La Germandrée faux petit pin ou Teucrium pseudochamaepitys réapparaît chaque année à partir de ses racines stolonnées, puis développe sa hampe florale en avril-mai. La tige est carrée et poilue, les feuilles sont triséquées, la couleur de la plante est glauque.

Fleurs de Germandrée faux petit pin

La fleur typique des Lamiacées est blanche, lavée de purpurin de façon plus ou moins marquée.

La Germandrée le long de l’escalier des jardiniers
La Germandrée dans son biotope

La Scabieuse et le Buplèvre arbustif avec ses fleurs jaunes en ombelle.

La scabieuse
Le buplèvre arbustif

L’Aphyllante de Montpellier ou Aphyllanthes monspeliensis

La Mauve ou Malva sylvestris le long du GR 2013

La mauve au premier plan

Les explications de Jean sont toujours passionnantes et avec une note d’humour…

Herboriser…

Lavatera cretica une Malvacée qui ressemble à la Mauve mais ses feuilles sont plus pointues et ses fleurs plus petites et plus claires

Lavatera cretica

La Vipérine ou Echium vulgare

Vipérine

Puis nous sommes attirés par la verdure et suivons le GR 2013 qui nous conduit directement dans le parc Bregante par une entrée cachée…

Le Sureau noir ou Sambucus nigra

Fleur de sureau noir

La Ronce qui produit les mûres

Au milieu des ronces

La vue du verger sauvage sur le GR 2013 avant l’entrée du Parc Bregante

Vue sur mer du verger de Foresta

Arrivée au Parc Bregante ou l’on admire le chêne vert qui enlace amoureusement le grand pin, Bregante c’est le parc des amoureux !

Parc Brégante par l’entrée du GR 2013

La Myrte ou Myrtus communis est un bel arbuste qui peut vivre 300 ans. Elle couvrait les collines de la Nerthe, qui signifie Myrte en provençal, mais a disparu du Rove. Heureusement elle est plantée dans les parcs et jardins pour son esthétique et son odeur.

La myrte

Le Pitto ou Pittosporum tobira, très bien installé en Provence

Le pitto

La Glycine géante qui dévale les terrasses du parc.

Glycine

Photinia serratifolia, un arbre rare en France

Photinia serratifolia

le cheveu de Vénus, une plante pariétale

Cheveu de Vénus

la Ruine de Rome, une autre pariétale

Ruine de Rome

La vue sur Consolat et la mer depuis le parc Bregante

Vue sur le Frioul

A bientôt sur les sentiers de Foresta…

Exploration botanique de Foresta – Récit #3, les plantes utiles

Les plantes utiles de Foresta : tinctoriales et comestibles

Pour cette exploration botanique du 30 mars 2019 plutôt thématique, nous nous sommes intéressés aux plantes utiles présentes sur le site de Foresta : les plantes tinctoriales pour la teinture et la peinture délaissées depuis l’ère industrielle, et la cueillette de plantes sauvages comestibles, qui ont toute leur place dans un développement écologique, et de ce fait bénéficient d’un regain d’intérêt.

Tellement d’intérêt ce jour là que personne n’a pensé à prendre des photos, je suis donc revenue après pour photographier les plantes, une balade invisible…

  1. Les plantes tinctoriales

L’homme peint son corps et son habitat depuis le paléolithique, mais la teinture végétale des fibres comme le lin ou la laine pour le tissage se développe au néolithique avec les débuts de l’agriculture (-6000 en Europe).

A Foresta, avec un sol calcaire, argileux, et fait de beaucoup de remblais, on trouve quelques tinctoriales qui se sont adaptées au climat méditerranéen local, sec et venteux.

Vue du bassin haut de Foresta

L’arbre à perruques, Cotinus coggygria, le sumac fustet – couleurjaune

Important dans l’industrie textile depuis le XVIe siècle, il est exploité en Provence, en Espagne, au Portugal et même cultivé en Italie du sud.

Bien que sa teinture soit de faible stabilité à la lumière, il est économique à l’utilisation, et se prête à une utilisation avec d’autres principes tinctoriaux onéreux comme la cochenille et le carthame. Malgré la concurrence des bois exotiques dès le 16e, l’activité se maintient jusqu’au milieu du 19e siècle.

On cueille les feuilles et les jeunes pousses en juin juillet mais toutes les parties aériennes de la plante peuvent s’utiliser. On coupe les branches, puis on les sèche au soleil, et on bat, puis on passe à la meule les feuilles et les sommités détachées des branches.

L’Argeras, Ulex parviflorus, Ajonc épineux – couleur jaune

Il peut remplacer le genêt des teinturiers (Genista tinctoria) ou la Gaude (Reseda luteola). On récolte les branches fleuries fraîches qu’on fait bouillir.

Le Nerprun, Rhamnus alaternus – couleur jaune

Comme deux autres nerpruns, on utilise les baies pour la teinture depuis le IIe siècle, en récoltant les baies avant maturité en début d’été puis en les faisant sécher. On les appelait aussi « graines d’Avignon », recherchées par les teinturiers de « petit teint ». On l’employait aussi pour fabriquer une couleur jaune à peindre sous le nom de stil-de-grainen la mélangeant à de l’argile et de l’alun (bi-sulfate de potassium et aluminium) utilisée par les peintres flamands du XV-XVIe siècle.

Nerprun alaterne, Rhamnus alaternus
Baies de Nerprun

Le chrysanthème jaune, Chrysanthemum coronarium – couleur jaune

Plante de petit teint, on obtient le colorant jaune à partir de la décoction des fleurs, et il s’applique sur la laine, le coton et la soie préalablement mordancés à l’alun.

Le Grenadier, Punica granatum – couleur jaune orangé

La grenade peut en effet contenir 400 graines par fruit, ce qui en fait le symbole de la fécondité dans de nombreuses cultures. Originaire du pourtour de la mer caspienne, il est domestiqué dès le néolithique et importé en Asie orientale et dans le bassin méditerranéen. Les Romains le ramènent de Carthage et les Arabes en ont planté de grandes quantités en Espagne à partir du VIIIe siècle.

On utilise en teinture l’écorce des fruits et parfois l’écorce du tronc. La grenade donne une teinte solide safran, résistante au soleil et aux lavages. Utilisée en simple décoction sans mordant au Maghreb pour teindre la laine, tandis qu’avec un mordançage au fer, elle donne des tons gris ou noirs. Passée sur un pied d’indigo, elle donne un vert bouteille ou émeraude.

Galium aparine, gratteron – couleur rose

Cette plante qui ressemble à la garance voyageuse, Rubia peregrina ou la vraie garance, Rubia tinctoria peut aussi être utilisée en teinture, par les racines stolonées rouges. Les baies sont un bon succédané de café.

Le Chêne kermès, Quercus coccifera – couleur rose, rouge (cochenille)

Le kermès a pris le nom de la cochenille qui le parasite, Kermes vermilio, et donne un colorant rouge très recherché pour le textile et l’alimentaire depuis l’Antiquité. Au XVIIIe siècle, le vermillon français est concurrencé par la cochenille mexicaine, qui provient du figuier de Barbarie (Opuntia) et coûte bien moins cher. Aujourd’hui la cochenille est devenue rare en France, surtout à cause des incendies de forêts et des insecticides de l’agriculture. On récolte les femelles car ce sont les œufs qui sont remplis d’une liqueur rouge, que l’on trempe dans le vinaigre pendant 12h, et que l’on sèche au soleil. Il faut 60 à 80 individus pour obtenir un gramme de pigment.

Chêne kermès, Quercus coccifera

Le Sureau, Sambucus nigra – couleur mauve bleu

Le nom fait référence aux Sambuca, les flûtes fabriquées par les bergers grecs à base de tiges de sureau évidées. On retrouve chez les Celtes cette même allusion aux flûtes en sureau que les druides utilisaient pour converser avec les morts. L’usage très ancien du sureau est attesté par l’archéologie. Les baies sont macérées dans du vinaigre pendant deux jours et portées à ébullition une heure. On trempe le tissu en décoction. Il donne des tons du violine au bleu en passant par un gris souris. On peut aussi utiliser les baies du prunelier Prunus spinosa pour ces couleurs.

Le Pastel, Isatis tinctoria – couleur bleu

Des traces de son utilisation dès le néolithique ont été trouvées dans la grotte d’Adaouste dans les Bouches du Rhône. Mais son rôle en teinture se développe au XIIe siècle avec des pastels en provenance d’Espagne ou d’Orient, et devient la couleur des princes et de la Vierge en France et en Europe. Pendant la Renaissance le pays de cocagne enrichit la région. Cependant l’indigo importé d’Inde et d’Asie vient concurrencer le pastel…La récolte des feuilles s’étale de la St Jean jusqu’en octobre en 4 à 6 cueillettes puis un long travail de transformation est nécessaire pour obtenir le fameux bleu. Pour les bâtons de pastel, on mélange avec de la gomme et de la craie le colorant.

le Pastel, Isatis tinctoria

La Scabieuse, Scabiosa – couleur bleu pâle

Une décoction de cette plante donne, après oxydation à l’air du tissu de coton, une teinture bleu pâle assez solide.

L’Iris, Iris Germanica – couleur verte

La culture de l’iris comme matière première a été surtout pratiquée aux Pays-Bas (iris xiphium) pour le pigment vert tiré de ses pétales, et au Maroc pour le parfum des racines, dont on tire une huile essentielle le « beurre d’iris » (iris germanica). Il a été utilisé pour les enluminures et la peinture mais il est peu solide.

Le Sumac des corroyeurs, Rhus coriaria – couleur brun

le feuillage riche en tanins est récolté de fin juillet à fin septembre pour la tannage et la teinture des peaux, d’ou son nom commun.

Une plante comestible et tinctoriale : le coquelicot (Papaver rhoeas)

Coquelicot

2. Les plantes comestibles

Toute l’année ou presque, on peut ramasser des plantes comestibles à Foresta, certaines très présentes comme le fenouil, d’autres seulement comestibles durant un petit moment de saison comme l’asperge sauvage.

L’Ail sauvage, Allium napolitanum, à préserver

L’Arroche maritime, Atriplex halimus

Arroche maritime ou Pourpier marin

L’Asperge sauvage, Asparagus acutifolius

La Bette sauvage, Betta vulgaris maritima

Blette sauvage, Betta maritima

Le Calendula arvensis, souci sauvage

Le Chardon marie, Silybum marianum

Le Chénopode blanc, Chenopodium album

La Chicorée sauvage, Cichorium intybus

Le Coquelicot, Papaver rhoeas

Le Fenouil sauvage, Foeniculum vulgare

Fenouil

La Moutarde noire, Brassica nigra

Le Laîteron maraîcher, Sonchus oleraceus

La Mauve, Malva sylvestris

L’Oseille sauvage, Rumex acetosa ou Rumex pulcher (violon)

La Passerage, Cardaria draba, faux brocoli

La Pimprenelle, Sanguisorba minor

Le Pin pignon, Pinus pinea

Le Pissenlit, Taraxacum officinale et T. obovatum (luisant)

Le Plantain lancéolé, Plantago lanceolata

Plantain lancéolé

Le Plantain corne de cerf, Plantago coronopus

Le Poireau sauvage, Allium ampeloprasum

Le Pourpier, Portulaca oleracea

Le Prunier épineux, Prunus spinosa

La Ronce, Rubus fructicosus

Le Robinier, Robinia pseudacacia

La Roquette blanche, Diplotaxis erucoides

La Roquette jaune, Diplotaxis tenuifolia

Le Salsifi à feuille de poireau, Tragopogon porrifolius

Salsifi sauvage

Le Sureau noir, Sambucus nigra

Biblio :

Sauvages et comestibles, Marie Claude Paume, Edisud

Plantes à teinter, Chantal Delphin et Eric Gitton, Ed. Plume de carotte, collection Terra curiosa


« La Provence » : Marseille : a network of  Beds and Breakfast and guesthouses for and around the « Hôpital Nord »

 

The newspaper « la Provence » published Monday 16th of February, an article devoted to the Inhabitants’ Cooperative Hôtel du Nord : Marseille : un réseau de chambres d’hôtes pour l’hôpital Nord.

Here an excerpt of the newspaper article :

… The Hôtel du Nord cooperative which could be called a « humanism/humanity factory » is not only destined for tourists : as the « Hôpital Nord” (North Hospital) will celebrate its 50th anniversary in June 2015, the AP-HM* (*Public Welfare -Marseille Hospitals) asked the Cooperative to imagine, and create very special heritage walks all around and tailored to the history and surroundings of the « Hôpital Nord ». The Hôtel du Nord cooperative wants to extend this bond to the Hospital and try and develop from now on a network of lodgings (Beds and Breakfast, guest houses) for the Hôpital Nord patients’ families. Agnès Maillard, one of the cooperative’s members, (used to hosting Hôtel du Nord « passengers » at her place) says : « We became more and more aware that there was a real need for it. We actually received more than once either people who were paying a visit to a patient, or caregivers training at the hospital. » In the neighbourhood, half a dozen guest houses’ owners do notice the same. « We think we must be more, we wish other people would join us and open many more Beds and Breakfast and/or guesthouses near the Hospital. » Beside the Campanile, or the Bonsaï Hotel, there are no other hotels in this actual area of the Northern districts of Marseille. Actually, there are indeed few hotels covering the whole of the 15th, 16th, 14th et 13th « arrondissements » of Marseille… Louis Duffet, another Hôtel du Nord’s member notes : « Demand is high though, and the AP-HM (Public Welfare -Marseille Hospitals) should remember our cooperative and its many lodgings and tell the families about it. »

 

Hôtel du Nord received an award: “Grand prix des bonnes nouvelles des territoires”

 

The 3rd of December 2014, at the Macif headquarters, Hôtel du Nord received the  Grands Prix des bonnes nouvelles des territoires – (Awards for “the good news  in French regions” ).  One hundred and twenty initiatives or so were presented to the Jury consisting of regional economic and social initiatives’ stakeholders – Avise, Cnam entreprendre, Réseau entreprendre, etc…, which nominated eleven initiatives and attributed two awards.

There were, alongside Hôtel du Nord, industrial initiatives as Diam ‘s for instance , reviving the real cork stopper in Pyrénées Orientales, or rural initiatives as the revival of a specific pig breed, called Kintoa, in Basque Country – (eighty pig breeders make a living out of it to-day).

The periodical « Le Pélerin » reported on Hôtel du Nord, its project, its work and its award at the end of November 2014. The eleven « Regional Good news » are presented in a book that the Éditions Odiles Jacob published. Those « Regional Good News » Awards do have a purpose : to share them, and make them develop at a national level.

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