Le 1000 pattes des enfants de Saint-André La Castellane #1

17 mars 2023

Partir à l’aventure, faire les détectives, vivre des histoires, le rêve de tout enfant…

Les enfants de l’école de St. André Barnier à La Castellane, sont partis à l’aventure à la recherche d’indices pour construire un jeu de pistes patrimonial reliant  les écoles de Saint André (Barnier, La Castellane, Condorcet). 

Si elles nomment toutes dans leur nom ce lien à Saint-André, il est aujourd’hui plus difficile à appréhender, et les enfants sont invités à devenir les explorateurs de cette portion du territoire qui composa un Saint-André plus vaste, entre la Castellane, Verduron, la Bricarde jusqu’au noyau-villageois.

Nous avons commencé l’exploration au Parc de la Jougarelle avec un bref récit sur l’histoire du château de La Castellane, qui existait avant la construction des immeubles, puis nous sommes allés faire un repérage des plantes et arbres qui existent autour du parc, des oliviers, des palmiers, des platanes et des margousiers. Une plante « La Diplotaxis » (aussi nommée fausse roquette ou fausse moutarde) a été couronnée principale protagoniste de la journée… Elle nous a par exemple appris quelque chose d’important qui reviendra tout au long de la balade : on peut avoir plusieurs noms, on peut avoir plusieurs histoires, on n’est pas forcément obligé d’en choisir une seule.

On peut par exemple se sentir à la fois habitant de la Castellane, de St André et de Marseille.

Et Saint-André peut se sentir à la fois italien, espagnol, Kabyle, provençal et marseillais…

Se repérer là où on habite, regarder au loin, comprendre comme le quartier de St. André s’est construit, ses limites instables, et ce qui sépare le haut (La Castellane) du bas (noyaux villageois de St. André) : l’autoroute, les voies ferrées.

Pendant que le groupe des CE1 part à la découverte des traces d’une branche du canal de Marseille et du rôle de l’eau dans le quartier tout en retrouvant  ainsi le chemin des écoliers qui relie l’école Saint-André La Castellane à l’ancienne école d’avant le cité, située dans le quartier de Verduron, les CP trouvent les indices du passé à la fois agricole et industriel. 

Les vestiges d’une branche du canal et de son système d’irrigation en direction des champs horticoles qui se trouvaient sur une partie de l’actuelle Castellane

Le grand champ en face de La Castellane et devant La Bricarde, témoigne d’un passé industriel avec des murs construits des pierres et des tuiles, témoignant de l’histoire de l’argile et des anciennes tuileries du secteur. Mais aussi d’une histoire agricole, et on comprends comment à l’image d’un escalier faire des terrasses permet de grimper la colline mais aussi de la cultiver ! 

Nous avons fait des récoltes botaniques : asperges, euphorbes (attention c’est du poison !), mauves, jacinthes sauvages, muscaris, faux petit-pois, pissenlits, plantains, calendules, et encore de la diplotaxis.

On s’est ensuite retrouvé et avant regardé les grosses maisons. Certaines ressemblent plus à des fermes, d’autres à des châteaux. On a maintenant plein de questions à poser à Denis, un habitant qui se rappelle bien de comment c’était quand il avait l’âge des enfants, et qui est d’accord pour venir nous raconter !

Puis, on s’est posé pour pique-niquer dans un terrain super comme terrain d’aventures. Les enfants en ont profité pour faire de l’exploration des lieux et dessiner les indices et les histoires collectées avec du charbon des arbres, brulés par un incendie de la colline l’été dernier, et des fleurs tinctoriales sur le grand carnet de voyage qui préparé par Elsa de l’association Momkin.

Après le grand rond-point et un pas très agréable passage sous l’autoroute et les voies ferrés on arrive à des bâtiments beaucoup plus anciens (on se pose alors la question de quelle est la différence entre « sale » et « anciens »). On voit bien là comment La Castellane est coupée de Saint-André́ par le tracé de l’autoroute et des axes de circulations denses, qui enclavent la cité et rendent les déplacements pédestres difficiles.

Le Rond Point du Docteur Maria comme une île entourées de voitures-requins…

Nous sommes arrivés au noyau de St. André.

La placette de la traverse Picaron est une bonne halte pour aussi observer le contraste entre l’enchevêtrement de ruelles et de maisons qui évoque plus le terroir que l’industrie, et des industries spécialisés dans le numérique comme Digitech ou Digimood, installées dans la ZAC Saumaty Séon.

Nous avons longé le petit ruisseau du Pradel, à côté de l’Epad, ce qui nous confirme que le Boulevard Barnier, c’est bien aussi le Pradel. Une route ça peut être aussi une rivière…

Le nom de la pharmacie bld Henri Barnier qui rappelle le ruisseau sous nos pieds…

A l’entrée de l’école Saint-André Condorcet un beau tableau mural cartographie le quartier permet de bien visualiser notre balade ; puis nous avons tenté la chance avec la clef trouvée par un enfant explorateur d’avoir accès à un beau jardin que nous a montré Jeanne…

Humm ça n’a pas marché mais ça nous a donné des idées !!… 

Diplotaxis, Diplotaxis, Diplotaxis,

Quand on aura retrouvé la clef On pourra rentrer !  

 Enfin, une pause à l’atelier sous le Platane avec Jeanne, pour reprendre forces et chanter tous ensemble !

Oh c’est l’eau, c’est l’eau, c’est l’eau, c’est l’eau qui m’attire…

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