Acting step by step and on the scale of the foot, Hotel du Nord invites us to share our stories and to develop our desires for conversation, exchanges, mutual assistance, common experiences. For this it takes motivated inhabitants, spaces to explore but also collective places to meet, discuss, imagine, discover, make… Several delightful experiences have developed in recent years North of Marseille, attempting to invent human, cultural but also economic adventures. The pneumatic machine is part of these fragile and precious places. We are relecting its call for support to save it from a forthcoming closure in January, which would represent the far too early end of one of these spaces necessary for our common fate. To save the pneumatic machine: here
Archives de catégorie : Actualité
Sauver la Machine Pneumatique
Agissant pas à pas et à l’échelle du pied, Hôtel du Nord invite à partager nos histoires et à développer nos envies de conversation, d’échanges, d’entraide, d’expériences communes. Pour ça il faut des habitants motivés, des espaces à explorer mais aussi des lieux collectifs pour se retrouver, discuter, imaginer, découvrir, fabriquer…
Plusieurs expériences réjouissantes se sont développées ses dernières années au nord de Marseille, tentant d’inventer des aventures humaines, culturelles mais aussi économiques. La Machine pneumatique fait partie de ces lieux fragiles et précieux. Nous relayons son appel à soutien pour la sauver d’une prochaine fermeture en janvier prochain, ce qui représenterait la fin bien trop précoce d’un de ces espaces nécessaires à notre devenir commun.
Pour Sauver la Machine Pneumatique: Ici
Restons branchés! Récit d’exploration #2
Les récits d’exploration mettent en partage les conversations et recherches des balades en cours de construction.
Chacun a amené une histoire à raconter, une production à goûter ou un bouquin à partager autour de sa relation à l’arbre.







Let's stay tuned! #2 exploration story
Exploration stories share conversations and searches of walks under construction.
Each has brought a story to tell, a production to taste or a book to share around its relationship to the tree.







Conversation marchée à Foresta #1
Les conversations marchées sont une invitation à regarder ce qui est là avec un scientifique qui ne connait pas forcément les lieux mais avec qui nous pensons avoir des « sujets de conversation »…
Cet inventaire est participatif et ses résultats sont consignés sur le site du mouvement « Tela botanica », où des milliers de personnes en France inventorient les plantes sauvages de leur quartier.
Dernière balade patrimoniale de la saison automnale : L’Estaque : son patrimoine industriel et culturel, samedi 24 Novembre.
Une grande boucle pédestre à travers l’Estaque, à la découverte de son histoire industrielle (tuileries, cimenterie, industries chimiques), de son patrimoine culturel (de Cézanne à l’invention du cubisme de Braque et Duffy), et de son rôle de précurseur dans l’archéologie sous-marine (du Cdt Cousteau à la COMEX et au DRASSM).
Type de balade : patrimoniale.
Thématique(s) ou notions abordée(s) : histoire des loisirs : L’Estaque, premier lieu de villégiature de la Côte Bleue (années 1850), histoire de la pêche, histoire industrielle, histoire de la peinture moderne, histoire de l’archéologie sous-marine.
Sites, monuments, lieux visités : accueil à l’Écomusée du Syndicat des Initiatives, ruelles, courées, bureaux de la Coloniale, ancien site de la Comex.
Secteur géographique : Littoral, Marseille 16e
Balade patrimoniale automnale: » Exploration botanique de la pente à Foresta-herbier #3 Spécial Arbres » vendredi 16 novembre.
Foresta est un espace ouvert de nature dans la ville et un projet de parc contributif du coté de Grand Littoral. Avec ses dénivelés à 68 %, il est aussi le royaume de la pente.
Face à ce monde en biais, comment la végétation s’adapte-elle ?
Dans le cadre des fabrications collectives de balades que Hôtel du nord accompagne grâce à son groupe d’explorateurs du 1000 pattes, cette séance d’inventaire s’intéressera cette fois ci plus particulièrement aux arbres présents à Foresta: à ceux qui ont réussi à réchapper aux bouleversements industriels puis à la construction de Grand Littoral, mais aussi à ceux qui se sont installés là, particulièrement intéressants car capables de développer des stratégies de survie dans des conditions difficiles (vent, embruns, terre appauvrie…).
Pour suivre le début de l’enquête collective du 1000 pattes sur les arbres dans nos quartiers: Inscriptions ICI.
Balade patrimoniale automnale: « Itinéraire Bis » , samedi 10 novembre.
Vous êtes mes hôtes pour déambuler entre gare et port et prendre une tangente aux grands axes de circulation. Quels sont ces « passagers » de Belsunce qui ont fabriqué l’âme du quartier ? Regardez la ville depuis ces lieux hospitaliers : hôtels particuliers, meublés, hôpitaux et même Hôtel de Ville… Un bel itinéraire historique dans l’intimité du centre de Marseille.
Thèmes abordés : Histoire des migrations, sociologie urbaine, transformation de la ville.
Balade patrimoniale automnale: « Conversation marchée #1 » mercredi 07 Novembre
Récit #1 des racines et des arbres: Restons Branchés!
Cette année le 1000 pattes, groupe informel qui fabrique collectivement au sein d’Hôtel du Nord des explorations puis des balades, se laisse guider par les arbres, avec comme point de départ Foresta. Récit de la première séance de travail… Ce groupe est ouvert, vous pouvez le rejoindre à tout moment en prenant contact avec la coopérative.
Un premier petit groupe s’est retrouvé à Foresta, non pas sous un arbre, mais sous une ombrière en cannes de Provence, fabriquée collectivement avec le collectif Safi il y a quelques semaines pour apporter de l’ombre là les arbres ne sont pas…
Nous avons le temps d’un pique nique pour définir un peu plus précisément ce qu’on voudrait chercher en prenant l’arbre pour guide.
Quelles sont nos questions, envies, intuitions qui se cachent derrière l’arbre qu’aujourd’hui nous interpellons ?
Envahisseur, opportuniste, lanceur d’alerte…?
Vincent se lance et nous raconte ses interrogations autour de l’Ailante.
Dans son quartier du côté de l’Estaque cet arbre, originaire de Chine et importé en occident lors de l’engouement pour les « chinoiseries » ornementales, est communément regardé comme un «invasif». L’Ailante semble pousser partout et à grande vitesse. Alors entre la valeur qu’on a pu y donner par le passé (il a été largement utilisé comme arbre d’ornement tant dans les jardins que dans les espaces publics) et son possible statut de plante invasive à combattre aujourd’hui, que penser?…
Ce cas de l’Ailante devient encore plus passionnant quand Dalila nous explique que l’Ailante fait partie de ces arbres qui aiment les terrains remuées, appauvries voire dégradés. Plus qu’une invasive on pourrait dire que c’est une « opportuniste », elle sait très bien profiter du goût de l’humain des villes à décaisser, remblayer, déplacer les terres et les laisser devenir les coulisses de la construction.
Par sa multiplication, on pourrait même considérer qu’elle « donne l’alerte », qu’elle nous interpelle sur la manière dont nous gérons la terre sur laquelle nous habitons.
Dans le jardin de Vincent, le bosquet d’ailante est devenu un sujet important, à contenir mais aussi transformer. Outre l’ombre qu’elle apporte à cette colline aride, l’aillante permet à la compagne de Vincent de réaliser des sortes de totems avec les rejets et branches d’Ailantes qui chaque années se développent rapidement. A aller voir!
Foresta étant tout à fait caractéristique de ces terres urbaines dégradées, s’intéresser à l’ailante et à ce type d’arbres, dans toutes ces ambiguïtés et tensions qu’il révèle, nous semble motivant. D’autant plus que la Canne, qui est à l’origine de l’ombre qui nous abrite, fait également partie de ces espèces à la fois considérées comme invasives mais développant des stratégies pour trouver les ressources des lieux (par ex l’eau) et elle même devenir une ressource sur ces terres dégradées par les hommes.
Nous décidons ainsi de cette année mener une sorte d’enquêtes autour de l’ailante et de la canne (où, pourquoi et comment elles habitent, leurs usages et leurs histoires, comment elles peuvent devenir de la ressource et des histoires à partager…).
De foresta à forêt: petite histoire d’un territoire prohibé…
A partir de cette première histoire, il nous apparaît évident qu’il est nécessaire de prolonger cette question de la « survie « sur des terrains aussi difficiles que les terrains remués et transformés de Foresta. Mais avant ça nous revenons au nom «Foresta ».
Ce n’est pas que le nom d’une famille noble provençale et de son château, d’une zone d’opération militaire, d’un creux industriel, d’un terrain d’aventures.
C’est aussi dans l’histoire du mot le terme pour désigner un terrain interdit, mis au ban, sur lequel on ordonne de ne pas habiter ni cultiver, dans l’intérêt de la chasse seigneuriale. Apparait ainsi le verbe Forestare, « mettre au ban ». Et comme la chasse aime les animaux qui aiment les bois, Forestare a donné Forêt!
Redonner de l’usage collectif à un terrain qui s’appelle Foresta? Une fois qu’on connait cette étymologie et l’histoire des lieux, là encore ça motive!
Habiter sur les ruines…
Mais si la notion de « territoire mis au ban » résonne bien avec notre situation locale, force est de constater qu’il n’y a pas, presque plus, de forêt à Foresta. Y en a t’il eu un jour? Et comment se débrouillent les rescapés pour vivre là malgré les bouleversements urbains, ou les nouveaux venus qui ont choisi malgré les embruns salés, malgré le vent, malgré le manque d’eau et la terre appauvrie de s’installer là?
Ces arbres spécialistes de la survie nous questionnent et nous avons envie d’aller les rencontrer.
Nous décidons donc qu’un volet des explorations sera consacré à les inventorier, comprendre leurs stratégies et écouter ces arbres qui sont là, témoins d’un autre temps ou au contraire agiles pour survivre en conditions particulièrement difficiles.































