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LE MILLE-PALMES #1 – Des chants et des kayaks

Quai de la Flottille – Quai de la Lave – Saumaty- 9/10/2026

Dessin aquarelle @Mathilde H

Cette année le Mille – Pattes est devenu amphibie ! 

Il s’est transformé en Mille-Palmes..

Comme vous le savez sûrement, Le Mille-Pattes est un groupe de voisins (et qui ne se connaissent pas forcément) qui part chaque année en exploration, là où on habite, dans les 15e et 16e arrondissements principalement. Cette année, avec l’envie d’accompagner les diverses mobilisations souhaitant un meilleur accès au littoral, le projet ‘Camembert” et de renouer des liens de voisinage plus riches avec la mer, on s’est dit qu’on pouvait chausser les palmes et tenter d’explorer le territoire par la mer !

Nous allons rencontrer des habitants, artisans, et structures qui pratiquent la mer, partager des récits et des connaissances. Mais nous croiserons aussi des projets et des enjeux politiques moins drôles comme ceux des data centers ou la dégradation écologique de la méditerranée.

Le démarrage de l’histoire se fait cette année aussi dans la rencontre avec un trio d’étudiantes-artistes de la FAI-AR, une formation d’art en espace publique, qui viendront contribuer et  stimuler nos imaginaires.

Stay-tuned (resté.es connecté.es sur le site d’Hôtel du Nord) pour la prochaine exploration ! 

Chants des sirènes, j’en verse la larme.

A quai je reste aux aguets de ce qui traverse

Je tire l’écoute et le voile dans mes yeux me drisse les poils.

Mais j’en ris aussi et je lâche les amarres.

Je pare, battants les digues qui m’encerclent

J’enroule et je noie les barrières, ça m’aspire.

Palme à palme je file vers la ligne d’horizon,

Qui m’hameçonne ».

Willy

Le Rendez-vous est donc donné un vendredi d’octobre sur le quai à l’abandon en face du Camembert, relique de l’activité industrielle du quartier et aujourd’hui au cœur des débats sur le devenir de zone littoral.

Avant le pique-nique, nous avons rencontré nos voisins de quai, la start-up Subsea Tech. Ce groupe d’ingénieurs en robotique, faisaient des tests avec un étrange bateau transportant un étrange robot cartographe!  

Cette entreprise développe des solutions robotiques pour observer sous l’eau.. Ça peut servir à diverses missions (par exemple aller inspecter les canalisations hydrauliques  et les circuits de refroidissement des centrales nucléaires…) et notamment à observer les fonds marins. L’archéologie sous-marine peut faire appel à ce genre d’engins mais aussi, on le découvre ce jour-là, des acteurs scientifiques intéressés à caractériser la pollution maritime.

Il s’agit, si on a bien compris, d’ensuite produire des cartes des déchets sous-marins, et cette première rencontre fait germer chez nous l’envie de cartographie du dessus mais aussi du dessous… À suivre…

Entourés par la mer avec un magnifique paysage derrière, nous pique-niquons ensemble sur l’ancien Quai sans nom, aujourd’hui rebaptisé Quai de la Flottille. Ce nom vient d’une aventure collective vécue ici en début d’année.

Cette occupation des quais a eu lieu précisément au moment où plusieurs associations du quartier se mobilisaient autour de ce quai, pour une nouvelle fois demander aux autorités portuaires et aux collectivités de prendre en compte les besoins des populations mais aussi leurs compétences pour organiser et coordonner des usages. 

L’expérience de l’organisation du quai grâce à la flottille est ainsi également apparue comme une sorte d’application d’un quai investi, nettoyé et animé par les citoyens quand le temps administratif et les difficultés de gouvernance à Marseille entraînent des situations d’abandon de parfois  plusieurs dizaines d’années…

Planches facilitation graphique @Giulia David

Après le port de l’Estaque, il faut pénétrer, depuis la route, dans le trou d’un mur de hangar abandonné pour débarquer sur ce bout de quai. Là, depuis un mois, des dizaines de militants s’affairent à préparer une vingtaine de voiliers pour une mission aux grandes ambitions : casser le blocus mis en place contre les lois internationales par Israël, en Palestine, en se rendant à Gaza, où sévit la guerre. (source Marsactu – 4 avril 2026)

Mon rapport à la mer

La conversation commence avec des petits papiers distribués par Nin, Zef et Rebecca, le trio de la FAI-AR accompagnés par Willy. Chacun invite à se poser une question sur son rapport à la mer  :

Au fil des paroles, des bribes d’histoires maritimes émergent. Souvenirs d’enfance dans la froideur de la Baltique ou de la Manche, romances au fil des flots, ou constat d’un lien distendu, particulièrement ici, à l’Estaque, où la mer se dérobe. L’intime resurgit : l’enfance, creuset de nos attaches indéfectibles. D’autres posent les mots d’un paradoxe entre liberté et entrave. On parle d’un paysage vidé de ses récits, figé en simple décor. Et l’envie s’impose, évidente et forte : renverser le point de vue, regarder la terre depuis le large, ou plonger le regard dans les fonds marins.

Hicham nous raconte que la pratique du surf était très importante pour lui dans sa ville natale de Casablanca au Maroc. Quand lui et sa famille déménagent à Marseille, il habitait à la Savine, avec une mer bien visible, mais de loin… Il prend alors le bus avec sa planche de surf, les gens rigolent dans le bus, il arrive à la mer… Pas de tout de vagues, c’est une mer plate ! Il rentre à la maison, très déçu, il dit, c’est pas la mer, je déménage d’ici. Depuis il a changé d’avis, et a maintenant de nombreux attachements car il a trouvé les bonnes manières de la rencontrer, autrement que par le surf…

Dessin aquarelle @Mathilde H

C’est ainsi Hicham qui nous emmène un peu plus tard à balader sur la mer, mais… en kayak ! 

Mais avant, nous nous sommes mis à chanter…

Entends-tu sous nos pas / Les vagues qui grondent
La révolte est là / Et nos voix comme l’onde
Ils brûlent nos forêts / Les transforment en désert
Nous serons la source / Qui reverdit la terre

Ils violentent nos liens / Mais dans tout ce carnage
Nous tirons de nos larmes / Plus de force que leurs armes
De nos milliers de bras / Nous irons étrangler
Leurs machines de mort / Et la loi du plus fort
Leurs machines de mort / Et la loi du plus fo’ – Oo – Oo

Nous sommes trois et puis cent / Comme un raz de marée
Nous sommes fières et puissantes / Et nous allons noyer
Leur monde asséché / Le laver à grandes eaux
De nos corps emmêlés / Nous ferons des radeaux

À nos sœurs de combat / Et nos frères oubliés
Nous ouvrirons les bras / Pour mieux les embrasser
Et enfin rassemblées / Sous un ciel d’orage
Nous bâtirons des rêves / Palais de coquillages
Nous bâtirons des rêves / Palais de coquilla’ – Aa – Aa

Et nous sommes noué-é-ées
Comme l’arbre aux racines
Comme l’eau au rocher
Comme la rose aux épines
/ Texte et polyphonie Agathe Zimmer

Et on s’est mis en mouvement, vers le hangar du quai de la flottille puis vers le point d’interrogation du parking au quai de la Lave, que nos amis du projet Camembert ont peint au mois d’avril comme revendication de l’accès à la mer mais surtout comme invitation à la discussion. La quai de la Lave est lui aussi un ancien quai industriel à l’abandon depuis des dizaines d’années. Plus ouvert que le quai de la flottille, il accueille lui aussi des usages individuels (pêche, barbecues…) mais a perdu les usages collectifs organisés pendant quasiment 20 ans par ce qui s’appelait le “carré associatif”.

Thalassanté et deux autres associations ont fait partie du carré associatif avant d’être délogés par le port de Marseille en 2021. Thalassanté International était un village portuaire qui a inscrit et transformé son écosystème local. Ce tiers-lieu était composé de conteneurs maritimes aménagés, et a été implanté pendant plus de 20 ans en bord de mer, à la mise à l’eau de l’Estaque, l’accès public à la mer le plus proche des quartiers Nord de Marseille.

Ce lieu-ressource mutualisait des espaces de travail, de vie ainsi que des moyens et un réseau riche de membres et de partenaires. L’association était un incubateur qui contribue au développement de projets associatifs ou entrepreneuriaux dans les domaines tels que la culture maritime, l’artisanat, l’art, l’insertion, l’innovation sociale, la culture, la santé et le bien-être, la transition écologique, le « vivre-ensemble », en s’appuyant particulièrement sur le réemploi des matériaux, le prototypage et les low-tech.  

En avril 2025, alors que des conversations s’organisaient avec le grand port quant aux besoins d’un meilleur échange sur le devenir de ces espaces, on apprenait la mise en concession à l’entrepreneur Patrice Rossi déjà très présent sur le littoral avec Port Corbières.

Ce point d’interrogation est ainsi venu clôturer une journée de mobilisation festive autour du Camembert comme une question ouverte, dont on a pu se ressaisir avec le Mille Palmes, sous forme d’une petite cérémonie, où chacun.e a pu poser son désir, son rêve pour ces espaces.

Le projet Camembert . Non ce n’est pas une blague normande!  Le bâtiment rond de l’Estaque, dit « Camembert de l’Estaque » a été construit dans les années 1960 pour accueillir les ingénieurs du projet SAGA. Acronyme de Sous-marin d’Assistance à Grande Autonomie, le plus grand sous-marin civil du monde (300 tonnes, 30 mètres de long), capable de déposer des plongeurs sur le fond jusqu’à 450 m et d’intervenir jusqu’à 600 m de profondeur avec robot téléopéré (ROV). Le sous-marin repose sur son ber dans un hangar chargé d’histoire dans le village de l’Estaque,  valorisé par l’association Les Compagnons du SAGA, son “cocon”, le bâtiment rond, constitue une clé d’entrée stratégique pour redonner sens, accès et visibilité à l’ensemble du site. LIRE LA SUITE

L’accès à la mer…

Le monde maritime et portuaire traverse une phase de mutation sans précédent, où la performance économique ne peut plus être dissociée de l’impact environnemental et social. Au cœur de cette dynamique, le Grand Port Maritime de Marseille (GPMM), propriétaire foncier de premier plan et moteur économique du territoire, affirme sa volonté de dépasser ses fonctions industrielles traditionnelles pour devenir un acteur central de la transition durable. Cette approche responsable trouve sa plus belle expression dans la reconfiguration des liens entre la ville et le port. Historiquement liés mais parfois perçus comme déconnectés par les citoyens, la cité et son port doivent aujourd’hui réapprendre à dialoguer.  A l’Estaque le rêve collectif d’accès à la mer se fait entendre !

En route avec les Palmes !

Hicham et son association Clapotis nous attendait au port de la Lave pour embarquer sur ses kayaks. Quelques aventurier.es embarquent pour une balade jusqu’au port de Saumaty…et des pirates aussi…

Le chant des pirates

Sont des gens de grand courage,
Ceux qui partiront avec nous (bis)
Ils ne craindront point les coups,
Ni les naufrage, ni l’abordage
Du péril seront jaloux
Ceux qui partiront avec nous. (bis)

Ce seront de hardies pilotes,
Celles que nous embarquerons, (bis)
Fines gabières dans la baston 

Je t’escamote, toute une flotte
Bras solide et coup d’œil prompt
Celleux que nous embarquerons. (bis)

Iels seront de fier·es camarades,
Celleux qui navigueront à bord, (bis)
Faisant feu babord, tribord,
Dans la tornade des canonades
Vainqueurs rentreront au port
Celleux qui navigueront à bord. (bis)

Et des gens de tous rivages

viendront bourlinguer avec nous (bis)
Des bateaux venant d’partout

Feront voyage dans nos sillage
Vent arrière ou vent debout
Viendront bourlinguer avec nous (bis)

Et c’est nous vaillantes et fières

Qui donn’ront l’ordre du départ, (bis)
Vite en mer et sans retard,
Faisons la guerre, à notre manière

Car ce n’est pas le hasard
Qui nous command’ra le départ. (x3
)

Mets ta main, ta main dans l’eau

Dans l’eau de la mer

Mets ta main, ta main dans l’eau

Dans l’eau, dans les flots x2

Pendant la balade, nous avons rencontré quelques pécheurs, mais ils n’étaient pas très causants, « Vous dérangez les poissons ! ». Puis, nous avons fait un petit halte à la plage qui se trouve à l’intérieur du GPMM, où on pouvait apprécier des hangars désaffectés, une très belle ombrière de pins et la déchetterie du Grand port ! Hicham nous explique que ça sera le lieu du futur data center, juste à côté de la forme 10.

L’inversion des points de vue sur la terre est  étonnante mais surtout on constate à quel point on ne sait pas “lire” le paysage des rives vu par la mer. Tout semble mystérieux, on ne comprend pas à quoi servent les constructions, les barges, les tuyaux, les cailloux… Il faudrait maintenant toquer à tous les quais pour mieux comprendre, rencontrer…

Hicham a par contre une vraie érudition des histoires humaines de chaque bateau. Les bateaux sont des outils de navigation, d’itinérance, mais aussi souvent des lieux refuges, des endroits entre légal et illégal, exposés au grand air mais sous les radars. L’Estaque semble être un des rares endroits du littoral où une forme de tolérance s’exerce quant au statut des présences. Ainsi rencontrons-nous les quelques derniers bateaux de la flottille, qui sont revenus par là avant de reprendre la route pour poursuivre leur cause, les bateaux chassés des autres ports aussi, l’accueil des bateaux associatifs s’étant durcis ces dernières années. Et puis il y a les trajectoires des rencontres, de ceux qui ont vécu dans celui-ci, travaillé dans celui-là. Les entraides et les bas coups avec aussi des rapports de pouvoir qui se jouent dans ces possibilités de rester ou pas.

Marie a cartographié le territoire d’exploration, on voit une ligne rose, elle suit notre trajet en kayak.

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est image-14-1024x725.jpeg.

On finit  la balade en kayak en s’invitant à l’ inauguration de la filière Filae au port de Saumaty, petite entreprise menée par une jeune femme persévérante pour recycler les vieux filets de pêche. 

Filae recycle les vieux filets de pêche pour faire des murs végétalisés et des ombrières

Saumaty sommeille toujours, on y retrouve quelques-uns de nos vieux complices de balades précédentes; l’occasion de relire nos explorations de 2016 à Saumaty, quand il y avait encore quelques pêcheurs?

Nous tirons les fils jusqu’au prochain rendez-vous…

« J’entends là-bas !

Est-ce au large ou en dessous ?

J’ai l’impression que ça ne s’adresse pas à moi.

Enfin, que ça veut raconter quelque chose à la ville.

C’est endigué, fermé, enfermé. Je crois que ça veut nous aborder et j’ai l’impression que si on l’écoute, il va se passer des choses.

Ah, je crois capter, enfin j’imagine.

La mer veut être libre, mais pas seule.

Elle veut nous mouiller dans cette affaire.

Mais avant de nous inviter, elle souhaite comprendre quels sont ces paysages métalliques qui filtrent son message, nous séparent.

Elle souhaite que nous soyons soudés, nettoyés d’un frais passé qui ne lui a pas fait du bien.

Entends-tu ? »

Willy

Journées Européennes du Patrimoine 2026

Comme chaque année depuis sa création, la coopérative propose à l’occasion des JEP des balades urbaines hors des sentiers battus. Chaque proposition est portée par des habitantes et des habitants des quartiers nord qui partagent leurs vécus et les connaissances récoltées au cours d’explorations et d’enquêtes multiples.

Cette année nous vous proposons 4 balades :

SAMEDI 19 SEPTEMBRE

10h-13h : La balade du ruisseau, sur les traces de Saint-Antoine

Découvrez les histoires qui relient le ruisseau des Aygalades au quartier de Saint-Antoine avec les membres du collectif des Gammares

10h-13h : Hospitalitées musulmanes de Marseille [REPORTEE]

Une balade passionnante sur le thème de l’accueil dans la culture musulmane. Cette balade ne pourra pas avoir lieu pour les JEP mais nous vous invitons à vous inscrire afin d’être tenus au courant de la prochaine date.

15h30-18h30 : La colline Consolat

Marc-Medhi vous guide dans ce quartier qu’il connait comme sa poche et pour lequel il a mille histoires à raconter.

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE

9h30-15h : La Promenade de la Martine

Une balade fabriquée par les habitantes et le centre social du quartier de La Martine, en partenariat avec le collectif SAFI.

RÉCIT DE LA BALADE PYROS#3 : de chez moi à chez nous en passant par chez Agnès

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs. 

Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne. 

En voici un compte-rendu écrit de la dernière balade de ce premier cycle. D’autres suivront à partir de février et en janvier une journée de TRAVAUX PRATIQUES se déroulera au vallon Pichou/Iris pour appliquer sur le terrain nos nouvelles connaissances.

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.

RÉCIT DE LA BALADE PYROS#2 : De la montée du Pin à Château Bovis

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs. 

Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne. 

En voici un compte-rendu écrit, ainsi qu’un récit photographique de l’artiste Garance Maurer.

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.

L’ÉCOLE DU FEU

Suite à la catastrophe du 8 juillet, a poussé l’idée qu’on pouvait apprendre de l’incendie. Après une première rencontre en juillet à Miramar, nous inaugurons en marchant l’’ECOLE DU FEU !

Apprendre comment fonctionne un incendie, ce que nous raconte le sol,  qui sont les plantes pyrophiles, ce que permet le feu… Se souvenir de comment on faisait avant, découvrir comment on fait ailleurs et imaginer ce qu’on pourrait faire ensemble ! 

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet. Plus d’infos…

Retrouvez les échanges du 23 juillet à Miramar.

BALADES PYROS

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs. Un premier cycle de 3 balades pour affiner nos regards, énoncer nos questions, fabriquer ensemble des hypothèses, des envies et des actions.

Balade Pyros #1 – de la montée Pichou aux Abandonnés /lundi 27 octobre de 14h à 18h

Nous avons été accompagnés par Jordan Szcrupak (paysagiste), Patrick Jeannot (ex ONF), Elise Boutié (anthropologue) et Sophie Bertran de Balanda (jardinière et urbaniste).

Retrouvez un compte-rendu de la balade, un récit dessiné et des séquences audio

Balade Pyros #2 – du vallon des Mariniers à Bovis par la montée du Pin/ mercredi 12 Novembre de 14h à 17h30

Nous avons été accompagnés de Véronique Mure (botaniste), Alexis Feist (paysagiste) et Elise Boutiè (anthropologue)

Retrouver le récit de la balade en textes et images

Balade Pyros #3 – En haut du Marinier/ samedi 13 décembre de 14h à 17h30

Nous avons été accompagnés par les habitants ayant collaboré avec la sécurité civile suite à l’incendie de 2001, Jordan Szcrupak (paysagiste), Francis Talin (Ville de Marseille), et Marie Blanche Chamoulaud (CIQ des hauts de l’Estaque).

Retrouvez le récit de la balade en textes et images

Les Travaux pratiques de l’école du feu – Vallon Iris Pichou/samedi 7 février 2026 toute la journée.

On transforme nos connaissances en esquissant un projet pour le vallon et en plantant une pépinière!

Retrouver le récit en dessins

Balade Pyros des enfants : Les escargots du vallon – Vallon Iris Pichou /vendredi 17 avril de 14h à 17h

Une balade dans un vallon incendié pour aborder de manière ludique et sensible le feu mais aussi les sols, les plantes, et la vie qui s’en donne à cœur joie !

+ d’infos et inscriptions

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet. Plus d’infos…

RÉCIT DE LA BALADE PYROS #1 : de la montée Pichou aux Abandonnés

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs.

Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne. 

En voici un récit dessiné par Mathilde, un lien pour ré-écouter en audio quelques unes des séquences de la balade ainsi qu’un compte-rendu écrit préparé à plusieurs mains!

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.

Ressources pour prolonger:

Guide « Construire durable en zone à risque incendie »

De nombreux conseils et fiches sont disponibles sur le site de Patrick Jeannot

LE RÉCIT DESSINÉ par MathildeH

LA PISTE ANIMALE #9 : 3,2, 1 FEUTREZ !

Le 14 juin on se retrouvait au Parc de la Jougarelle à la Castellane pour apprendre avec le collectif SAFI le feutrage de la laine brute, se raconter des histoires de laine et de tapis kabyles, se souvenir du filage et préparer ensemble la transhumance de septembre.

C’était aussi les 100 ans Pierre, l’occasion de se rappeler ce qui est important et de chanter le piste animale!

Découvrez en story!

https://www.instagram.com/reel/DLZcPO-tePy/?igsh=MXBqZndlbHI4dzk4MQ%3D%3D

LA PISTE ANIMALE #7 : Les oiseaux d’à côté

LE SLAM DE COCO LE JACO

Cocorico, chante le coq en français

Moi c’est Coco!

Enfin c’est comme cela qu’un voisin de mon arbre fétiche m’appelle.

Lui , c’est Willy. Il aime bien siffler, 

Et j’ai l’impression qu’il essaye de communiquer avec moi, qu’il me hèle.

Avec mes autres compères à plumes, aussi.

Je suis un Gris du Gabon,

Tel est mon nom.

Cockadoodledoo, coqueliine en anglais

Il y a 3 printemps, j’ai pris mes ailes à mon plastron,

J’ai quitté ce drôle de nid que mes propriétaires humains m’avaient proposé.

Ils étaient attentionnés et je ne manquais pas de quoi me sustenter,

J’avais même le droit à de la mangue séchée, 

Et autres denrées, que dans mon Gabon d’origine, je trouverai à satiété, 

Si je ne me trouvais pas à Séon.

Depuis l’automne dernier, je suis parti vers d’autres cieux, 

Pour poursuivre de mon vol battu, ma liberté retrouvée.

Kikiriki, coquerique  en Espagne

Je viens d’Aubagne où des « Ornityophyles » m’ont donnée la becquée

De cette cage ferrée, profitant d’un moment d’inattention, je me suis volatilisé.

Surpris entre terre et mer, j’ai d’abord pris position, non loin de mon décollage,

Dans ce mont plat, qu’ici bas on nomme Mourepiane.

Et c’est là que j’ai entendu la première fois des sifflements étranges.

Alors que j’imitais les chats voisins, 

Et des nourrissons assez bruyants je dois l’avouer.

Des mélodies me parlent et atteignent mon instinct,

Soit disant trop domestiqué pour être activé.

Ghoughoulighoughou, perce les premiers rayons chez les perses

En tout cas, j‘ai retrouvé cette « Aire » durant deux printemps et étés,

Au sommet d’arbres haut perchés, 

A distance de ces félins embourgeoisés de leur vivant, 

Que j’ai profondément dérangé, voire agacé.

Kukuliku, résonne l’aube danoise

Mais la solitude m’a vite gagnée, 

Moi qui apprécie être courtisan d’une partenaire aimée, 

En compagnie d’autres congénères ailés, 

Me blottir, me nourrir, m’associer

Tissant une bulle sociale, acquise et innée.

Depuis l’automne dernier, je suis parti vers d’autres cieux, 

Poursuivre de mon vol battu, ma liberté retrouvée, et être « heureux ».

Ko-ke-kok-ko, réveille le soleil japonais

Ne me demandez pas comment, mais je le sais, ,

Que des pisteurs se levaient tôt, 

Enthousiasmés et inspirés par mon épopée, 

Pour ouïr et voir des spécimens d’oiseaux.

De Minerve à Pelouque, 

D’observation à l’écoute,

Un décor à portée de vue qui brille

Un trésor de chants et de trilles 

Cocorico ! 

Partitions ornithologiques : Pinsons des arbres – Guillaume Hermenn – Atelier Médicis.

On est entré dans le monde des oiseaux grâce à notre guide Espoir et tous les bruits alentours n’ont pas empêché la grande poésie de ce moment. On était une grappe d’humains à l’affût d’un monde que les promeneurs de chiens et travailleurs du matin ne soupçonnaient même pas. Mal réveillés mais passionnés, buvant les paroles d’Espoir.

Depuis, le monde a changé, je ne regarde plus les tourterelles de la même manière..Je n’imaginais pas toute la richesse de cet univers. 

Un grand merci à Espoir qui nous a ouvert ces portes. On recommence quand ?

J’ai noté les espèces rencontrées :

– Fauvette espé (ça veut dire de cette espèce).

Il y a plusieurs espèces de fauvettes. Elles sont dans les buissons et ont plusieurs chants.

La fauvette à tête noire : chant long répétitif (avec un bruit de papier alu froissé) .

La fauvette mélano céphalé + œil maquillé orange.

– Moineau Domestique

– Goélan Lecofé

– Rouge-queue Noir

– Rouge-gorge Familier : chant flûté, cristallin, mélodieux comme une conversation

– Tourterelle Turque (celle que l’on voit chez nous : gris clair) 

– Tourterelle des bois (écaillée et migratrice)

– 2 sortes de Pigeons : Bizet (plutôt au sol), et Ramier (+ gros) avec un trait blanc. Aurions-nous là l’origine du Chemin de Bizet?

– Serin cini chant cyclique, un peu comme une chaîne rouillée.

– Il y a 4 types de mésange : charbonnière qu’on a entendu (3 chants différents tchoupi tchoupi…), bleue, et même 7 espèces d’après le guide que j’ai trouvé…

– Roitelet Huppé dans les conifères

– Le Rossignol Phylomel

– La chaleur, le vent et les humains chassent les oiseaux

– On a aussi appris que vers Niolon un aigle de Boneli niche

Espoir capte la Mésange Charbonnière. Titit Tut

Le Roitelet Huppé sautille dans le cèdre. 

Fruit de notre récolte sonore et visuelle – Espoir Bouvier

Agnès respire la Fauvette à tête noire.

La Mésange bleue au bout de son nez.

HABITER avec LE FEU

Récit de la rencontre du 23 juillet à Miramar

Suite à l’incendie du 8 juillet, une première rencontre a été organisée par le Bureau des guides du GR2013, la coopérative Hôtel du Nord et les riverains de Miramar en contribution au Collectif de l’incendie du 8 juillet, pour mieux comprendre le feu, son écologie et la gestion des incendies.

Cette rencontre a été le prémisse de ce qui allait devenir l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne.

En voici un récit dessiné par MathildeH ainsi qu’un lien pour ré-écouter la rencontre.

Et un compte-rendu écrit avec des prolongements de lecture proposés par les intervenants.

Des balades ateliers suivront à la rentrée pour continuer à apprendre, observer et échanger.