

Inscriptions : https://www.hoteldunord.coop/balades/les-tp-de-lecole-du-feu/
Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne.
En voici un compte-rendu écrit de la dernière balade de ce premier cycle. D’autres suivront à partir de février et en janvier une journée de TRAVAUX PRATIQUES se déroulera au vallon Pichou/Iris pour appliquer sur le terrain nos nouvelles connaissances.
L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.
Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne.
En voici un compte-rendu écrit, ainsi qu’un récit photographique de l’artiste Garance Maurer.
L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.






































Suite à la catastrophe du 8 juillet, a poussé l’idée qu’on pouvait apprendre de l’incendie. Après une première rencontre en juillet à Miramar, nous inaugurons en marchant l’’ECOLE DU FEU !
Apprendre comment fonctionne un incendie, ce que nous raconte le sol, qui sont les plantes pyrophiles, ce que permet le feu… Se souvenir de comment on faisait avant, découvrir comment on fait ailleurs et imaginer ce qu’on pourrait faire ensemble !
L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet. Plus d’infos…
Retrouvez les échanges du 23 juillet à Miramar.

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs. Un premier cycle de 3 balades pour affiner nos regards, énoncer nos questions, fabriquer ensemble des hypothèses, des envies et des actions.
Nous avons été accompagnés par Jordan Szcrupak (paysagiste), Patrick Jeannot (ex ONF), Elise Boutié (anthropologue) et Sophie Bertran de Balanda (jardinière et urbaniste).
Retrouvez un compte-rendu de la balade, un récit dessiné et des séquences audio
Nous avons été accompagnés de Véronique Mure (botaniste), Alexis Feist (paysagiste) et Elise Boutiè (anthropologue)
Retrouver le récit de la balade en textes et images
Nous avons été accompagnés par les habitants ayant collaboré avec la sécurité civile suite à l’incendie de 2001, Jordan Szcrupak (paysagiste), Francis Talin (Ville de Marseille), et Marie Blanche Chamoulaud (CIQ des hauts de l’Estaque).
Retrouvez le récit de la balade en textes et images
On transforme nos connaissances en esquissant un projet pour le vallon et en plantant une pépinière!
Une balade dans un vallon incendié pour aborder de manière ludique et sensible le feu mais aussi les sols, les plantes, et la vie qui s’en donne à cœur joie !

Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne.
En voici un récit dessiné par Mathilde, un lien pour ré-écouter en audio quelques unes des séquences de la balade ainsi qu’un compte-rendu écrit préparé à plusieurs mains!
L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.
Ressources pour prolonger:
Guide « Construire durable en zone à risque incendie »
De nombreux conseils et fiches sont disponibles sur le site de Patrick Jeannot
















Le 14 juin on se retrouvait au Parc de la Jougarelle à la Castellane pour apprendre avec le collectif SAFI le feutrage de la laine brute, se raconter des histoires de laine et de tapis kabyles, se souvenir du filage et préparer ensemble la transhumance de septembre.
C’était aussi les 100 ans Pierre, l’occasion de se rappeler ce qui est important et de chanter le piste animale!
Découvrez en story!

https://www.instagram.com/reel/DLZcPO-tePy/?igsh=MXBqZndlbHI4dzk4MQ%3D%3D
LE SLAM DE COCO LE JACO
Cocorico, chante le coq en français
Moi c’est Coco!
Enfin c’est comme cela qu’un voisin de mon arbre fétiche m’appelle.
Lui , c’est Willy. Il aime bien siffler,
Et j’ai l’impression qu’il essaye de communiquer avec moi, qu’il me hèle.
Avec mes autres compères à plumes, aussi.
Je suis un Gris du Gabon,
Tel est mon nom.
Cockadoodledoo, coqueliine en anglais
Il y a 3 printemps, j’ai pris mes ailes à mon plastron,
J’ai quitté ce drôle de nid que mes propriétaires humains m’avaient proposé.
Ils étaient attentionnés et je ne manquais pas de quoi me sustenter,
J’avais même le droit à de la mangue séchée,
Et autres denrées, que dans mon Gabon d’origine, je trouverai à satiété,
Si je ne me trouvais pas à Séon.
Depuis l’automne dernier, je suis parti vers d’autres cieux,
Pour poursuivre de mon vol battu, ma liberté retrouvée.
Kikiriki, coquerique en Espagne
Je viens d’Aubagne où des « Ornityophyles » m’ont donnée la becquée
De cette cage ferrée, profitant d’un moment d’inattention, je me suis volatilisé.
Surpris entre terre et mer, j’ai d’abord pris position, non loin de mon décollage,
Dans ce mont plat, qu’ici bas on nomme Mourepiane.
Et c’est là que j’ai entendu la première fois des sifflements étranges.
Alors que j’imitais les chats voisins,
Et des nourrissons assez bruyants je dois l’avouer.
Des mélodies me parlent et atteignent mon instinct,
Soit disant trop domestiqué pour être activé.
Ghoughoulighoughou, perce les premiers rayons chez les perses
En tout cas, j‘ai retrouvé cette « Aire » durant deux printemps et étés,
Au sommet d’arbres haut perchés,
A distance de ces félins embourgeoisés de leur vivant,
Que j’ai profondément dérangé, voire agacé.
Kukuliku, résonne l’aube danoise
Mais la solitude m’a vite gagnée,
Moi qui apprécie être courtisan d’une partenaire aimée,
En compagnie d’autres congénères ailés,
Me blottir, me nourrir, m’associer
Tissant une bulle sociale, acquise et innée.
Depuis l’automne dernier, je suis parti vers d’autres cieux,
Poursuivre de mon vol battu, ma liberté retrouvée, et être « heureux ».
Ko-ke-kok-ko, réveille le soleil japonais
Ne me demandez pas comment, mais je le sais, ,
Que des pisteurs se levaient tôt,
Enthousiasmés et inspirés par mon épopée,
Pour ouïr et voir des spécimens d’oiseaux.
De Minerve à Pelouque,
D’observation à l’écoute,
Un décor à portée de vue qui brille
Un trésor de chants et de trilles
Cocorico !
Partitions ornithologiques : Pinsons des arbres – Guillaume Hermenn – Atelier Médicis.
Depuis, le monde a changé, je ne regarde plus les tourterelles de la même manière..Je n’imaginais pas toute la richesse de cet univers.
Un grand merci à Espoir qui nous a ouvert ces portes. On recommence quand ?
J’ai noté les espèces rencontrées :
– Fauvette espé (ça veut dire de cette espèce).
Il y a plusieurs espèces de fauvettes. Elles sont dans les buissons et ont plusieurs chants.
La fauvette à tête noire : chant long répétitif (avec un bruit de papier alu froissé) .
La fauvette mélano céphalé + œil maquillé orange.
– Moineau Domestique
– Goélan Lecofé
– Rouge-queue Noir
– Rouge-gorge Familier : chant flûté, cristallin, mélodieux comme une conversation
– Tourterelle Turque (celle que l’on voit chez nous : gris clair)
– Tourterelle des bois (écaillée et migratrice)
– 2 sortes de Pigeons : Bizet (plutôt au sol), et Ramier (+ gros) avec un trait blanc. Aurions-nous là l’origine du Chemin de Bizet?
– Serin cini chant cyclique, un peu comme une chaîne rouillée.
– Il y a 4 types de mésange : charbonnière qu’on a entendu (3 chants différents tchoupi tchoupi…), bleue, et même 7 espèces d’après le guide que j’ai trouvé…
– Roitelet Huppé dans les conifères
– Le Rossignol Phylomel
– La chaleur, le vent et les humains chassent les oiseaux
– On a aussi appris que vers Niolon un aigle de Boneli niche
Espoir capte la Mésange Charbonnière. Titit Tut
Le Roitelet Huppé sautille dans le cèdre.
Fruit de notre récolte sonore et visuelle – Espoir Bouvier
Agnès respire la Fauvette à tête noire.
La Mésange bleue au bout de son nez.
Suite à l’incendie du 8 juillet, une première rencontre a été organisée par le Bureau des guides du GR2013, la coopérative Hôtel du Nord et les riverains de Miramar en contribution au Collectif de l’incendie du 8 juillet, pour mieux comprendre le feu, son écologie et la gestion des incendies.
Cette rencontre a été le prémisse de ce qui allait devenir l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne.
En voici un récit dessiné par MathildeH ainsi qu’un lien pour ré-écouter la rencontre.
Et un compte-rendu écrit avec des prolongements de lecture proposés par les intervenants.
Des balades ateliers suivront à la rentrée pour continuer à apprendre, observer et échanger.





Et si pour s’échauffer à discuter du Grand Estaque on commençait par une petite balade panoramique? On vous propose de se donner un temps de partage à partir du paysage, comme une introduction conviviale, polyphonique et en mouvement aux débats qui suivront.
De la Gare de l’Estaque à la pelouse du stade nous marcheront dans les diverses échelles du territoire, entre port et collines.
RDV à 18h à la Gare de l’Estaque.
Balade suivie d’un repas partagé sur la pelouse du stade Jean-Jacques Vernazza (derrière le centre social de l’Estaque et du bassin de Séon). Amenez de quoi partager !
Exposition de voiles peintes, dégustation, musique et autres surprises du quai…
Une proposition : Goel’en et la route du Za’atar
En préparation d’une transhumance interquartiers qui se déroulera entre le Plan d’aou et Saint Henri pour les Journées européennes du patrimoine, on retrouve les savoirs de la laine. Les animaux sont aussi nos voisins et cette année le 1000 pattes d’Hôtel du Nord explore le bassin de Séon sur la Piste animale. Cet atelier autour de laine brute (cardage, feutrage et filage) sera animée par le collectif d’artistes SAFI.
Inscriptions : https://bureaudesguides-gr2013.fr/evenement/atelier-balade-filez-avec-le-collectif-safi/
Une proposition de la coopérative Hôtel du Nord et du Bureau des guides du GR2013, avec l’association 3.2.1.
Slogans poussés et informations dites le long du chemin
Accompagnement de la marche par la Fanfare des familles de l’Harmonie Estaque Gare
Haltes chantées par l’Estacanti de l’Harmonie Estaque Gare
Passage des Échassiers à l’Espace Mistral
Prises de paroles au quai de la Lave
Une proposition : Faites le Grand Estaque avec Nous !
Une proposition de l’association enfants Citoyens de Demain
Avec les associations : Aire Marine Éducative, Association Environnement Estaque, Cap au Nord, Déviation, Fédération des CIQ du seizième arrondissement de Marseille, Goel’en, Hôtel du Nord, Les Libres nageurs, Thala, Rendez-nous la Digue (du large) et d’autres encore !
Une proposition : Faites le Grand Estaque avec Nous !
Une proposition : Syndicat des Initiatives et de l’association UNISéon.
Cette promenade dans les traces du passé du « Grand Estaque » et sa projection est une proposition qui se suffit à elle-même mais qui peu-être aussi comme une introduction aux discussions qui se tiendront ensuite à la Villa Mistral.
15h / 18h : Rendez-vous au Chaudron à 15h, balade jusqu’au quai de la Lave en passant par Sacoman, la « plage » et l’espace Mistral.
Une proposition : Michel Teule (Fédération CIQ 16 )
Contact : 06 83 27 45 50
Soirée débat au cours de laquelle il sera question de la décision publique, de la fabrication des projets et des espaces de la participation.
Introduction chorale : Académie du chant populaire
Ouverture et modération Michel Teule
René Borruey (historien du port) , esquisse d’une histoire de la fondation des docks
Christian Marion (architecte), le roman de Marseille piège d’architecte
et des usages de la participation dans les décisions locales …
Discutants : Gilbert Spinelli, Jean-Marie Sanchez, Bernard Genet et chacune et chacun qui sera là…
Une proposition : Fédération CIQ 16
Contact : 06 83 27 45 50
Départ Salué par la fameuse Bande à Séon (chant choral)
Une proposition : Vélo en ville
Depuis l’espace Mistral jusqu’au quai de la Lave : quel état de la route 568, quel état de la Lave et de la mise à l’eau ?
Une proposition : Fédération CIQ 16 et association RiO
Habitants, simples passants, visiteurs, élus, travailleurs, minots, chômeurs, inactifs, étudiants, tchatcheur invétéré ou taiseux !
Qu’importe, car tous citoyens ! Venez partager votre pensée, votre envie de littoral !
Accompagné par le comédien Jean-Marie Arnaud-Sanchez, laissez-vous aller à l’echange, à la tchache.
Une proposition de l’association RiO
Tchatcher : v. intr. (de l’espagnol chachare) parler beaucoup (surtout pour ne rien dire), avec volubilité, pour convaincre, impressionner. Particularisme marseillais ayant tendance à se mondialiser.
APÉRITIF ET PAELLA
Les discussions pourront se poursuivre par un apéritif offert sur place.
Une proposition : Mairie des 15° et 16° arrondissements
Paella : 10 euros
Une proposition : Handestau
Ce Carnaval est une fête pour rassembler et faire de nouvelles rencontres. Il est porté par l’association Hatoup qui a pour objet de permettre l’accès à la mer pour tous et pour le droit à un usage populaire de la mer.
« Face à un mouvement général de peur et de fermeture sur soi, on essaie comme on peut de faire valoir ce qui nous semble être l’essence même d’un port et du littoral : un espace ouvert sur l’autre qui favorise la rencontre et les échanges ».
Information : https://youtu.be/2cX50e623oc?si=yjPt7Fv-IIuP46D1
Une proposition : association Hatoup !
Une balade dans laquelle les yeux de deux photographes semblent nous pister. Parfois au cœur de l’échange, parfois en lisière, ils portent attention à leur vision périphérique, jouent avec les distances, font corps avec la petite meute ou s’éloignent en solitaires, faisant apparaitre les autres corps qui traversent, évitent, passent, vivent ici.
L’un est plutôt loup, l’autre est plutôt chat. Pourrait-on reconnaitre le regard d’elle, l’attention de lui ? Elle s’appelle Evangeline, il s’appelle Franck. Pour ce récit ce sont leurs images qui seront la trace de notre nouvelle recherche du petit Chemin des Bestiaux.
PARTIE 1 : Le centenaire, le chien et l’enfant
Il était une fois un paysage. Ce paysage n’était pas ce ceux qu’on voudrait croire immortel. Depuis sa naissance il s’était tant et tant transformé que parfois il devait rappeler qu’il était toujours là, toujours vivant, toujours avec nous, fais de nous et dans nous. Ainsi le « nous » essayait de se rappeler, ce n’était pas facile.
Ce jour-là nous avons réussi, un peu, grâce à l’alliance que le paysage avait passé avec le centenaire, les enfants et le chien.

Le centenaire et la mémoire
Pierre tient son chemin, celui des bestiaux, celui des hommes qui conduisent à l’abattoir. « Gorge Cœur Ventre », il nous invite à plonger dans le regard de la mise à mort industrielle puis nous lit presqu’en sautillant la fable « Le cochon, la chèvre et le mouton ».
Evangeline le chat parfois se faufile entre les humains pour les observer de près, Franck le loup regarde autour. A notre tour de pister leurs photos !




Zoom sur un extrait du film Gorge Cœur v-Ventre de Maud Alpi


Une Chèvre, un Mouton, avec un Cochon gras,
Montés sur même char s’en allaient à la foire :
Leur divertissement ne les y portait pas ;
On s’en allait les vendre, à ce que dit l’histoire :
Le Charton n’avait pas dessein
De les mener voir Tabarin
Dom Pourceau criait en chemin
Comme s’il avait eu cent Bouchers à ses trousses.
C’était une clameur à rendre les gens sourds
Les autres animaux, créatures plus douces,
Bonnes gens, s’étonnaient qu’il criât au secours ;
Ils ne voyaient nul mal à craindre.
Le Charton dit au Porc : Qu’as-tu tant à te plaindre ?
Tu nous étourdis tous, que ne te tiens-tu coi ?
Ces deux personnes-ci plus honnêtes que toi,
Devraient t’apprendre à vivre, ou du moins à te taire.
Regarde ce Mouton ; a-t-il dit un seul mot ?
Il est sage. Il est un sot,
Repartit le Cochon : s’il savait son affaire,
Il crierait comme moi, du haut de son gosier,
Et cette autre personne honnête
Crierait tout du haut de sa tête.
Ils pensent qu’on les veut seulement décharger,
La Chèvre de son lait, le Mouton de sa laine.
Je ne sais pas s’ils ont raison ;
Mais quant à moi qui ne suis bon
Qu’à manger, ma mort est certaine.
Adieu mon toit et ma maison.
Dom Pourceau raisonnait en subtil personnage :
Mais que lui servait-il ? Quand le mal est certain,
La plainte ni la peur ne changent le destin ;
Et le moins prévoyant est toujours le plus sage.
A la fable, Danièle répond par le chant et la ballade popularisée par Joan Baez « Donna Donna », dont beaucoup d’entre nous découvrent la signification. Et une fois encore, nous chantons avec le paysage…

Dans un wagon rempli pour le marché,
Il y a un veau avec un œil morne.
Au-dessus de lui, une hirondelle
Bat des ailes rapidement dans le ciel.
Comment les vents rient-ils ?
Ils rient de toutes leurs forces !
Rire et rire toute la journée,
Et la moitié des nuits d’été.
Donna, Donna, Donna, Donna
Donna, Donna, Donna, Don
Donna, Donna, Donna, Donna
Donna, Donna, Donna, Don
« Arrêtez de vous plaindre », dit le fermier.
« Qui vous a dit d’être veau ?
Pourquoi n’avez-vous pas d’ailes pour voler avec ?
Comme l’hirondelle si libre et fière ? »
Comment les vents rient-ils,
Ils rient de toutes leurs forces !
Rire et rire toute la journée,
Et la moitié des nuits d’été.
Donna, Donna, Donna, Donna
Donna, Donna, Donna, Don
Donna, Donna, Donna, Donna
Donna, Donna, Donna, Don
Les veaux sont facilement attachés et abattus,
Ne sachant jamais pour quelle raison.
Mais celui qui chérit la liberté,
Comme l’hirondelle a appris à voler.
Comment les vents rient-ils ?
Ils rient de toutes leurs forces !
Rire et rire toute la journée,
Et la moitié des nuits d’été.
L’enfant et le jeu
Thais et Hiacinte volent autour de nous à la manière des hirondelles. Soudain ils deviennent chevaux, araignée, tous les animaux à la fois. Ils sont vivants et évoquent dans leurs jeux libres et aventureux nos conversations sur les relations, entre apprivoisement, domestication, ensauvagement… Et leurs corps mettent en mouvement le paysage, rendent intéressant une barrière, passionnant un muret, apprenant un escalier.
Evangeline attrape quelques moments au vol !






Luna et Tania
La Tania et la Luna. Tout de suite ça sonne !
Evangeline a fait leur portrait et c’est Franck qui a pisté leur relation. Dans cette relation, on est parfois ensemble, à deux ou en collectif, on se touche, on cohabite serré, et d’autres fois on prend le large. Luna la chienne laisse alors Tania à ses conversations humaines et rejoint le paysage des enfants. Elle aussi révèle sa vitalité et une manière d’habiter en activant les espaces et le mobilier urbain.






PARTIE 2 : L’autre chemin des bestiaux
Maintenant que nous sommes un peu plus un « nous », on part en direction du petit chemin des bestiaux en explorant les traverses de Saint-Louis. Chacun observe à sa façon, on s’imbrique enfants, chien, oiseaux, habitants d’ici ou de plus loin. À partir de là nos photos se mélangent, celles d’Évangéline et Franck mais quelques-unes aussi de Julie qui complètent le parcours.
Le chemin des bestiaux de Pierre, c’était aussi l’idée d’un « chemin de conscience ». Il a été emprunté pour les manifestations contre l’incinérateur qui devait être installé au bord du ruisseau des Aygalades, a été le support des nombreuses chansons qui racontent les quartiers nord et que Pierre aime à nous partager.
Le «chemin des lycéens » que nous empruntons semble alors étrangement en résonance, et les luttes d’aujourd’hui émergent au fil du chemin. Gaza, luttes féministes, défense du quartier, on longe aussi l’usine d’où est partie la fuite au chrome 6 qui a pollué l’ensemble de la nappe phréatique, le ruisseau et ainsi les animaux qui y vivent ou les humains qui auraient par exemple jardiné avec l’eau de leur puits. On ruisselle alors vers des histoires géologiques, on passe les barrières pour plonger dans le tuf…











Alors que la pluie nous rattrape, on se transforme en essaim sous le porche d’un immeuble, gentiment accueillis pas les petits joueurs de foot.
Pierre nous partage un dernier texte témoin des solidarités auxquelles il nous invite et c’est en partageant l’imaginaire des gammares, crevettes du fleuve côtier et nom du joyeux collectif qui s’est mobilisé pour en prendre soin, que la divagation sur le chemin des bestiaux se conclue.








Photos Evangeline Allize, Franck Pourcel et Julie de Muer