Le Port de Saumaty : Explo #2

Volet 1 (remix imagé de Julie avec les documents de tout le monde)

C’est une balade qui serait une longue glissade…  Une glissade de la chaine de la Nerthe à la mer,

récit explo #2 : Saumaty Tableau JB Olive (1848/1936), Vue de la colline de Mourepiane.Tableau JB Olive (1848/1936), Vue de la colline de Mourepiane.

 

 

 

 


une glissade dans la pente des anciennes tuileries,

récit explo #2 : Saumaty -1récit explo #2 : Saumaty -2Le toboggan de la tuilerie du Régali, de près, de loin, dans des temporalités variées…

 

 

 

 

une glissade où l’on ne sait plus où est la terre, tant cette partie du littoral a été façonnée et refaçonnée par l’homme.

récit explo #2 : Saumaty -3récit explo #2 : Saumaty -4Vues aériennes Littoral nord et des extensions du port au dessus de Saumaty, 1955

 

 

 

 

Pour revenir au début, nous voilà sur une esplanade de remblais à la lisière de Saint-Henri et de l’Estaque.

récit explo #2 : Saumaty -5récit explo #2 : Saumaty -6récit explo #2 : Saumaty -6bisNous sommes à mi parcours de la photo, côté gauche (au premier plan à droite Saint Henri, sur les usines le Lycée pro et le collège, au loin Bovis)

 

 

 

 

En face de la cheminée, cet immeuble que l’on connait de tous les jours sans y prêter attention et qui aujourd’hui nous interpelle.

récit explo #2 : Saumaty -7

 

 

 

 

 

Repartager une fois encore cette histoire des tuileries, se transmettre les recherches qu’ont menées les enfants de l’école Fenouil avec des associations, des artistes et des habitants, les voisins de Saint-Henri et chercher par soi-même car rien ne remplace l’expérience.
https://tempsdesirenes.wordpress.com/

On se balade entre la toujours étonnante ingéniosité de l’autoconstruction (la tuile en étant le principal matériau) et les ambitions pas toujours ingénieuses des promoteurs à la recherche d’une plus value Vue sur mer même sur terrains instables.

récit explo #2 : Saumaty -8récit explo #2 : Saumaty -9récit explo #2 : Saumaty -10récit explo #2 : Saumaty -11
Les nouveaux immeubles du Charron à la lisière de l’une des entrées des tuileries et ce qu’il reste des habitats en cabanons.

 

 

 

Mr Gomez est un ancien de la réparation navale. Il vit dans ce qui fut la maison du lad (celui qui s’occupe des chevaux) de l’ancien propriétaire « du domaine ». Il semblerait que des écuries auraient occupé à un moment ce bout de la colline Mourepiane.

récit explo #2 : Saumaty -12

 

 

 

 

 

Régali ? Se régaler (les yeux…)

récit explo #2 : Saumaty -13récit explo #2 : Saumaty -14

 

 

 

 

 

Nous regardons avec Mr Gomez ces maisons jamais livrées suite aux glissements de terrain.
Oui, il y avait des poissons là-dessous, comme il nous le rappelle.

récit explo #2 : Saumaty -15récit explo #2 : Saumaty -16

Etang de Saumaty au début du 20e siècle.

 

 

 

 

On prend le temps dans ce microquartier originellement de pêcheurs, puis adopté par les espagnols des tuileries.

récit explo #2 : Saumaty -17récit explo #2 : Saumaty -18récit explo #2 : Saumaty -19récit explo #2 : Saumaty -20

 

 

 

 

 

récit explo #2 : Saumaty -21

Mr Santiago nous explique comment l’ancien chemin d’accès au lavoir est devenu son garage.

 

 

 

 

Puis voilà le moment de chercher la pente vers le port. A la recherche du chemin perdu, on remonte l’histoire de la lutte menée par Cap au Nord contre un projet immobilier sur ce dernier bout de colline. Une fleur en est l’héroïne.

récit explo #2 : Saumaty -22récit explo #2 : Saumaty -23récit explo #2 : Saumaty -24récit explo #2 : Saumaty -25

 

 

 

 

 

récit explo #2 : Saumaty -26
récit explo #2 : Saumaty -28Le chemin du Régali qui reliait L’Estaque. Aujourd’hui Cul de sac…

 

 

 


récit explo #2 : Saumaty -30
récit explo #2 : Saumaty -29Le Teucrium pseudo cha mae pithys autrement appelée Germandrée faux petit pin est une espèce menacée qui figure sur le livre rouge des espèces en voie de disparition. On la trouve sur le versant sud de Mourepiane et sous le Lycée Nord. Elle n’est identifiée nulle part ailleurs en France et elle a permit en 2013 l’arrêt du projet d’immeubles de bureaux de la société Résilience.

 

 

 

Nous voilà dans les ruines de la Tuilerie du Régali. Celle-ci avait la particularité d’avoir à sa porte les embarcadère des bateaux (les Tartanes) qui transportaient les tuiles jusqu’au Vieux Port ou La Joliette.

récit explo #2 : Saumaty -31récit explo #2 : Saumaty schema-tartane-claraschéma d’une Tartane, réalisé par Clara
Montage et dessin réalisés par les enfants de l’école Fenouil dans le cadre du projet le Temps de sirènes. Blog: https://tempsdesirenes.wordpress.com

 

 

 

récit explo #2 : Saumaty - 31Tour de Saumaty. Elle apparait sous le nom de tour des Jourdans au 13ème siècle. Elle a servi de tour de gué et de sémaphore. Le nom Saumaty vient de la famille Sommati, seigneurs du lieu au 16ème siècle.

 

 

 

récit explo #2 : Saumaty -32Plagette devant la Tuilerie du Régali…

 

 

 

 

récit explo #2 : Saumaty -33

 

 

 

 

 

Fin de la balade à l’orée du Port, nous marchons sur ces remblais cette fois issus de la ZAC Saumaty qui étendra sur la mer les extensions du port. La criée aux poissons s’y installe en 1976.
C’est là que Michèle nous transmettra les documents patiemment réunis par les habitants de Mourepiane.

récit explo #2 : Saumaty -34récit explo #2 : Saumaty -35

 

 

 

 

 

La prochaine séance nous ramènera dans le présent du Port, après un petit détour par Mourepiane…

récit explo #2 : Saumaty -36

 

 

 

 

 

Volet 2 (relation contrepétulante, plus quelques calembours, de Pierre)

DES SITES EN BALADES
RENDEZ-VOUS SUR LA BAIE ?
Rendez-vous à 11h devant le lycée professionnel de l’Estaque.
Chic le soleil est au R.V., c’est sympa de l’avoir convié.
Un gros cargo évite sur son ancre à l’abri des falaises de la Nerthe, à l’estaco, mouillage sûr où l’on amarre les bateaux.
La baie s’étale (où l’on peut s’y jeter tant la tasse est belle…) sous nos yeux, Marseille au loin et If, Pomègues, Ratonneau qui barrent l’horizon, masquant plus ou moins Maïre tout au fond, et sur la droite L‘Estaque, Le Rove, avec sa batterie et sous l’eau les centaines de munitions et obus déversés du haut de la falaise, la Vesse qui se cache (défi à la Vesse ?), le rocher de Niolon (mâles agents circulaient à Niolon ?), jusqu’à l’Elavine (pêché à l’Elavine ?), et le Planier en sentinelle (potée au Planier ?)
Plus près sur le rivage les cuves de la station de dégazage, où, ironie des programmations, la stagiaire Michelle BERNIER ira mener l’enquête le soir même sur France 3 !
Et, monument de l’inutile, la gigantesque forme 10, inaugurée au moment du déclin des super-tankers pour lesquels elle a été construite. Les bateaux ont disparu, la forme est inutilisée depuis longtemps, et la frayère à loups, ils y étaient des milliers dans les années 60, a été éradiquée….
Vivent les technocrates !
La descente prévue vers Saumaty sera surtout une plongée dans le passé, depuis le comblement du bassin de Séon et de son étendue d’eau (beaucoup plus que le pastis !) et l’implantation des tuileries qui ont fait la richesse de leurs propriétaires à défaut de celle de leurs ouvriers….
Deux affiches interpellent : « Thomas Dutronc » et « Elie Semoun » rappellent que plus bas c’est le trauma du thon et que les loups se minent (et dans sa mousseline, Ilène me saoule…)…
Départ vers les maisons, inhabitables, implantées sur le remblai mouvant, qui croulent sous les remboursements plus que sous les applaudissements (encore une histoire d’affaisse….), portail d’une ancienne bastide, et murs de tuiles maçonnées.
Rencontre de M. GOMEZ, ancien de la réparation navale (radoubage et peinturage….) puis descente, épineuse, le long de la falaise du Régali, à travers une végétation luxuriante et traîtresse (ah ! les ronces en travers, au ras des pieds…) qui fait regretter le contingentement soudain de machettes en notre cité phocéenne…
Nul doute que les légionnaires n’aient besoin d’aller jusqu’en Guyane pour crapahuter. Quelle économie de bilan carbone cela ferait…
D’autant plus qu’ils pourraient s’initier au combat de rue dans les vestiges de la tuilerie, enfouis sous la verdure.
Un petit coucou à la germandrée teucrium pseudochamaepitys (à vos souhaits) qui bloque, pour l’instant, un projet immobilier maousse (niqué maousse ?), gentille plante à genêts qui résiste royalement à l’envahisseur….
Errance derrière les clôtures, examen de passages, pour enfin débouler sur la route à traverser sains et saufs, contrairement à ce que rappellent les 2 stèles en bord de voie, y a encore du chemin pour l’égalité des chances…
Cheminement dans l’effluent à ciel ouvert (tous les égouts sont dans la nature) jusqu’à l’entrée de Saumaty.
Pique-nique (sans panique ni pan-cakes et sans photos avec du PERNOT…) à l’entrée du port, avec sa pancarte « réservé aux professionels (« N » unique honni, ça s’écrit sans haine …) de la pêche » tout à fait pour nous avec l’allant qu’on se tient ! (éméchés pleins d’allant, question pêche on a bonne mine…..).
Et dernières contrepèteries (mais non ultimes, tant qu’on pourra bisser à l’aise… au pays des merveilles !) : port de pêche (autrement dit scrotum) et Saumaty où si c’est un copain, vaut mieux surveiller ses arrières…
Tout s’est terminé avec des images des sites anciens (des sites qui nous bottent), où l’on a vu que la digue du cru s’arrêtait alors à Arenc (Arenc compris…), et que le tram longeait la baille à Mourepiane, près des bateaux de pêche (le tram n’entravant pas le travail au tramail !).
Depuis la mer a reculé derrière les rues et les quais, on lui a dit bye -baille …
Quant à nos dessinatrices elles ont eu beaucoup de dix à leurs compositions.
Et grâce à nos érudits, c’est comme ça qu’on s’en voit dans la culture…..

Le Port de Saumaty : Explo #1

Notre chantier d’exploration Littoral-Saumaty a commencé le premier décembre. Prochaine balade le 19 janvier (prendre contact avec Julie si vous avez envie d’y participer).
Récit-remix avec les photos de Agnès, Audrey, les témoignages et souvenirs de Danièle, Julie et Nathalie.

Ce fût une séance où on a eu le sentiment de rencontrer plein de monde.
On ne se connaissait pas forcément, alors on a pris le temps de se présenter, de se raconter pourquoi on était là un mardi matin à 8h30 dans un bar à coté d’une station service où jamais on ne s’arrête d’habitude.
SaumatyIMG_1329

Danièle, François, Carmen, Jean Marie, Nathalie, Audrey, Sophie, Julie, Marie, Cossimo, Anne, Rémi, Agnès, Louis… Finalement on se rend compte qu’on a tous une petite histoire avec la mer ou la pêche, mais c’est un fait que tout en habitant là le Port de Saumaty est plutôt un mystère…

SaumatyDanièleSaumatyIMG_1285

SaumatyIMG_1287SaumatyIMG_1286

Quand on explore on cherche toujours les passages, ça fait partie du jeu… En voici un intéressant et même finalement très intrigant quand on découvre les anciennes voûtes qui soutiennent la structure actuelle. Un fil à tirer vers la ville invisible…

SaumatypassageSaumatyIMG_1293

Explorer c’est aussi expérimenter l’hospitalité des lieux, les barrières, ce qui passe, ce qui ne passe pas, comment passer là où cela ne passe pas et finalement ça passe…

SaumatyIMG_1297SaumatyIMG_1288

 

Une demi heure de conciliabule avec un agent de sécurité qui reconnait que si on était en voiture on pourrait pu argumenter qu’on allait chercher des glaçons,
si il était midi on aurait pu dire que l’on allait manger des tapas,
si on était avec Fernandez on aurait pu dire qu’on était avec Fernandez,
mais là il était 10h et on était à pied, juste des voisins intéressés par leur quartier,
mais ça ce n’est pas une raison suffisante!

Finalement c’est un client habitué du bar du matin ayant eu la gentillesse de nous faire les cafés qui, une seconde fois joue à l’ange gardien et nous fait rentrer grâce à son statut d’agent MPM au Port.
Nous y sommes…

SaumatyIMG_1296

Jean Marie est fils de pêcheur et a suivi le travail familial jusqu’à l’arrêt de l’activité. Décryptage des bateaux, des filets à thon, de la pêche au lamparo, la place de l’observation, et puis aussi l’arrivée des quotas réguliers, l’irrégularité de l’activité, les poissons jusqu’au cou, le mistral si froid que l’eau en devient chaude, les filets qu’on laisse tomber au fond parce qu’il faut payer pour les détruire, l’acidité de l’eau, les espèces oubliées.

SaumatyIMG_1303SaumatyIMG_6364

Vous connaissez la saupe?

SaumatyIMG_1301

Ramender, ça veut dire réparer un filet.

L’oeil noir et jaune de Audrey…

Saumatyport NBSaumatymarie bernardSaumatyfilets nb

L’oeil coloré de Agnès.

SaumatyIMG_1319SaumatyIMG_1323SaumatyIMG_1318SaumatyIMG_1314SaumatyIMG_1316

Puis découverte de la criée, qui n’en est plus vraiment une.

Avalanche de rencontres…

Dans la halle, 5 négociants et Eva.

Eva, la seule femme alentour, qui travaille pour la ferme aquacole bio du Frioul. C’est quoi en fait un poisson bio?

Il y a aussi René, qui bosse pour Galix, spécialiste de la crevette qui a son usine un peu plus loin dans le port.

Surtout du négoce en direction des restaurants et des poissonniers, Eva distribuant aussi des AMAP, une ruche, le café équitable et autres circuits courts alternatifs.

SaumatyIMG_1324SaumatyIMG_1325SaumatyIMG_1335SaumatyevaSaumatyIMG_6404SaumatyIMG_6393

Puis on finit par comprendre que l’une des clés de Saumaty se trouve en haut de cette spirale en métal et qu’elle s’appelle Esposito.

Saumatyescalier Saumatyesposito

La famille Esposito officie depuis 3 générations.
Elle distribue le poisson de plusieurs pêcheurs qui tous s’engagent dans ce que Mr Esposito nomme un « concept », d’autres diraient peut-être une charte, ou un cahier des charges, ou un état d’esprit… Ce « truc » s’appelle la pêche artisanale de pays.
Ca parle de saisonnalité des espèces, de gestion des fonds, de volumes, de proximité… ça nous dit aussi qu’il faudrait qu’on se cultive un peu plus sur comment ça vit un poisson, qu’on côtoie de plus près les producteurs, comme cela se passe malgré tout de plus en plus pour le maraichage.

Donc chez Esposito et fils, on voit des cartes liées au label Pavillon de France, on regarde de loin le nouveau et encore confidentiel label local qui est en construction, et on contemple des vierges, beaucoup de vierges…
Mais Esposito c’est justement ces enfants italiens « exposés »à la vierge, qu’on a laissé sur le parvis d’une église parce que non légitimes. C’est pour cela qu’en temps de guerre il y a eu beaucoup de petits Esposito…

Saumatycarte pavillon de franceSaumatyesposito et autel Saumatyautel

Invitation nous est faite en janvier pour approfondir notre culture du sujet, par la pratique et la rencontre.
On y reviendra donc à Saumaty, comprendre l’usine à crevettes, rencontrer les pêcheurs qui travaillent avec Esposito, et jouer avec les chats…

Saumatychat et crevette

Mot de la fin pour Danièle:

« Contrastes…
En opposition des gentils agriculteurs qui traquent le méchant loup,
les méchants pêcheurs pêchent les gentils poissons : le jour et à toute allure pour le thon et la nuit , tranquillement au lamparo pour les sardines ou les anchois…
Pendant ce temps, la saupe, poisson oublié car poisson de saison qui pue si on le prend à la mauvaise époque … broute tranquillement ses algues au fond de l’eau … »

Prochaines balades d’exploration

04

Inscriptions et détails auprès de Julie: juliedemuer@gmail.com

Le Mille pattes est un groupe informel (parfois appelé « communauté patrimoniale ») lié à la coopérative d’habitants Hôtel du Nord, ouvert à tous. Il accueille de manière régulière ou ponctuelle ceux qui habitent par là où qui s’intéressent au nord de Marseille, et qui ont envie d’explorer collectivement la ville en mettant en relation (et parfois en tension…) des paysages, des voisins, des histoires, des actions, des savoirs…
• Huveaune: Le dimanche 22 novembre de 9h45 à 16h30 (possibilité de décrocher au moment du pique nique), parcours le long de l’Huveaune pour découvrir à la fois le chemin des Fées avec les habitants de Rives et cultures.
Les 5 fées de l’Huveaune sont des sculptures contemporaines, installées en 2012 et 2013 par Lucy & Jorge ORTA à partir d’une commande en espace publique réalisée par un collectif d’habitants.
« Elles veillent sur notre fleuve côtier et nous en font découvrir les richesses. Quelle est l’histoire de cette création ? De quels messages sont-elles porteuses ? Quels rêves & quels engagements font-elle naître en nous ? »
Cette balade sera l’occasion de découvrir certaines histoires et enjeux de la Vallée de l’Huveaune, et de nouer des premiers échanges avec les habitants pour tisser des liens entre Nord et Est.
Vu que nous allons suivre l’Huveaune de St Zacharie à Marseille, la balade alterne petits moments de marches et déplacements en voiture. Nous devons être à Saint Zacharie à 9h45 (co voiturage possible).

• Gardanne: Le mercredi 25 novembre de 10h à 14h30 (pique nique) à Gardanne, Marche d’hospitalité sur le GR2013.
Le principe de cette marche est d’aller à la rencontre des habitants et initiatives à Gardanne et de faire connaissance en marchant dans l’idée de développer l’hospitalité autour du GR2013 (notamment chambres et camping chez l’habitant, élaboration avec des artistes constructeurs de refuges urbains, repérage d’initiatives à valoriser…).

• Saumaty: Le mardi 1er décembre de 8h30 à 12h, 1er rdv d’exploration Littoral: Saumaty.
On ouvre le chantier sur le littoral avec une première exploration du Port de Saumaty. Nous devons y allez tôt car c’est avant tout un lieu de travail et comme tout le monde le sait, les pêcheurs se lèvent tôt…
RDV au rond point de la caserne des Pompiers (CETIS).

Variations autour de la Castellane

Telle une impro musicale, voici la seconde portée de l’orchestre du 1000 pattes en avril (la première c’était l’exploration du canal)…

Plutôt des musiciennes parfois un peu magiques, pour une variation sans baguette autour de la Castellane, toute en ponctuations et plutôt à un rythme chaloupé.

Vous remarquerez aussi en instrumentistes très outillés l’équipe de Thalassa qui nous suivent depuis quelques semaines avec une belle écoute et un goût pas si commun dans les grands medias pour la complexité.

Alors ça commence. Dominique au métronome photographique.

barnier Tolcioportraits  portraits bis baguette Se retrouver le long du Barnier/Pradel

groupe en route on rigole

Prendre les coulisses, Verduron et son canal désaffecté, qui fût longtemps le chemin des écoliers pour rejoindre de l’ancienne école de Verduron la nouvelle de la Castelanne.

 coucou descente vers lécole on the road

Discuter de ce que l’on voit et de ce dont on se souvient,

écouter l'herbe pousser

 

 Filmer les plantes pousser…

Horizons

 la pelouque l'horizon  grand paysage

Etre là

là

Ou là…

les 1001 nuits

Les courbes et les lignes s’affirment…

l'hoizon 3 au détour d'un arbre   centre social

Inversion des points de vue, nous voyons à l’envers de nos habitudes…

pradel à l'envers  la bricarde

Jusqu’à la bifurcation des chemins

à la bifurcation des cheminsfrnaçoise

Cette balade en construction sera partagée à l’occasion des JEP 2015, le samedi 19 septembre.

Quand Hôtel du Nord et l’Hôpital Nord chantent ensemble…

Dans le cadre du développement de son offre d’hospitalité autour de l’Hôpital nord afin de mieux héberger et de soutenir les familles des patients hospitalisés, Hôtel du nord s’est associée à la 27ème région afin de proposer des pistes pour améliorer l’accueil à l’hôpital et mieux intégrer l’équipement dans son environnement de proximité.

L’une des propositions a consisté à organiser un marché au sein de l’hôpital avec les commerçants du quartiers et les sociétaires de la coopérative d’habitants Hôtel du Nord.

Cette initiative avait pour triple objectif de permettre aux habitants, commerçants et usagers de l’hôpital de se rencontrer, de soutenir l’activité économique des quartiers environnants, de qualifier par l’hospitalité et la rencontre des espaces plutôt déshumanisés dans les services publiques (lieux d’attentes, espaces publics…).

Le test a plus que fonctionné…

Un canal au milieu des potagers

Récit de la balade d’exploration du 30 avril- Groupe Mille pattes-Borels.

L’exploration du canal consistait à tenter de rejoindre à partir de l’Annonciade (aux Borels)  la Campagne La Charlotte (à Saint Marthe), terrain propriété actuellement de la Soleam où pourrait se tenter une remise en culture pour fournir les légumes aux cantines associatives marseillaises.

Une histoire donc d’agriculture urbaine d’aujourd’hui, qui croiserait via les jardins du Castellas la figure des jardins familiaux d’hier, et toujours cette trame des bastides et du canal de Marseille.
Jetez un coup d’oeil c’est presque magique…
Une version en images, elles parlent d’elles-mêmes et le but de la balade était avant tout d’explorer le parcours plus que de le documenter…

Cette balade deviendra l’une des propositions publiques pour les JEP 2015, en dyptique avec La Montée de Accates, qui nous conduit du quartier voisin des Accates au Plateau de la Mure.

Photos Danièle Ducellier et Agnès Maillard

 

P1010836P1010842P1010852P1010855  P1010847P1010860P1010861P1010862  P1010838P1010874    P1010871P1010872P1010875P1010889P1010892P1010895P1010897102___04-1670_IMGP1010900P1010901P1010904102___04-1675_IMGP1010906P1010907102___04-1676_IMG102___04-1680_IMG

Récit du parcours d’une jeune communauté patrimonial à Verduron.

Récit du parcours:

Nous nous sommes donnés rdv devant la pharmacie, qui est aujourd’hui également une sorte de mémorial à la mémoire de Antoine, le jeune homme tué par un voisin qui voulait  » protéger » la pharmacie.
Cet épisode récent à beaucoup marqué le quartier, posant notamment question du renforcement d’une barrière invisible (sociale) entre Verduron (résidentiel, maisonnettes et villas) et la Bricarde (cité).Dominique et Marta nous lisent en français et en Islandais un poème écrit alors par Matthias Kristjansen , qui était en résidence d’écriture à Höfn (chez Dominique et Jean).

Nous avons ensuite remonté la pente pour emprunter le Boulevard Freze.
Quelques bâtiments nous ont interrogé (histoire/fonction à rechercher):
•Maison élévatrice des eaux
•Bâtiment du Centre social/centre d’animation (Allée de Vignes) visiblement un ancien bâtiment catholique.

Puis on emprunte une mini traverse charmante rejoignant l’allée du petit pont.

Dans la traverse, nous rencontrons Bernard (ancien patron du bar Longchamps Palace) qui nous explique avoir dans son jardin un bout du canal (nous cherchons à comprendre les cheminements et les ramifications de l’eau).
Dans l’allée du Petit pont nous rencontrons  Jean Pierre et Caroline (qui connaissent l’une d’entre nous). Nous leur expliquons notre démarche et nos débuts de questions.
Ils connaissent des anciens qui vivent à côté et sont d’accord pour organiser une rencontre avec eux un de ces jours.
La démarche du groupe les intéressent, veulent bien suivre (inscription sur la liste mel du groupe).
[showtime]

A côté, nous croisons les photos de JR réalisées à l’occasion des rencontres photos d’Arles. Nous découvrons ainsi quelques voisines…

Nous allons à la recherche (toujours allée du petit pont) de la paroisse et de l’association culturelle arménienne (Verduron a longtemps majoritairement été un quartier peuplé de migrants arméniens et italiens).  Aujourd’hui renouvellement extrêmement important (résidentialisation) et plus beaucoup d’anciens. Le travail de mémoire est urgent (a priori collectage en cours du côté du CIQ, à vérifier).

La grande bâtisse de l’association est fermée. Il faudra y revenir.

Au bout de l’allée du petit pont, nous trouvons le dernier terrain en friche dans Verduron (dedans et non à ses limites de colline). Présence d’une tour en pierre en ruine (chercher ce que c’était).
Pression foncière très importante depuis quelques temps, un habitant croisé sur la route nous expliquera plus tard que le CIQ a eu quelques succès sur des promoteurs de résidences fermées ces derniers mois. Se renseigner.

Nous repartons pour rejoindre le boulevard du point de vue puis la « Butte Chaumont » qui nous amène au point de vue du boulevard de Bellevue.

Nous reprenons la discussion (commencée par Julie et Dominique les deux jours précédents) avec le monsieur habitant la dernière maison avant les escaliers (nous ne connaissons pas encore son nom).
Jolie histoire: il était marin breton travaillant sur les gros bateaux de fret. Un jour il y a 30 ans, du bateau où il se trouve dans le port, il regarde « le Pain de sucre » (autre nom donné à Verduron en raison de sa ressemblance avec le pain de sucre de Rio) et voit une maison à côté d’un arbre à la forme singulière, face à la mer (donc il la repère de très loin).
Il a un flash et se dit: « voilà où je veux descendre du bateau pour vivre ».

Il a réussi à la retrouver, l’a acheté et depuis 30 ans la retape à la main. Il a pu dans des conditions extrêmes (même une brouette ne passe pas) refaire un jardin et potager magnifiques, où vivent aussi en liberté lapins et basse cour.
Dans son jardin il a trouvé un blockhaus, quelques casques, baillonnettes et grenades (dixit « pourtant ce n’est pas mon genre, moi qui élève mes lapins en liberté… »).
En effet Verduron est le quartier où s’est jouée la dernière bataille, a priori la plus sanglante, de la libération de Marseille, le 28 août 1944.
Tante Rose et Moulin du diable sont des noms maintenant glorieux pour qui s’intéresse aux batailles de Marseille… Rappelons que Marseille a été principalement libérée par les « Goumiers », les combattants d’Afrique du Nord. Dans le cas de Verduron, c’était des marocains.
Christine Breton nous indiquera par la suite l’emplacement d’une batterie allemande un peu haut dessus de l’oppidum.

Puis direction l’Oppidum où nous attend Christine Breton. Christine est une commissaire du patrimoine longtemps détachée sur Marseille 15/16, avant sa retraite cette année, sur une mission de développement du patrimoine intégré (un patrimoine dont les habitants sont acteurs, tant dans le processus de désignation que de valorisation/animation-cf convention de Faro et droit au patrimoine www.hoteldunord.coop).
Hôtel du Nord est l’un des aboutissements de cette mission et de ce travail mené avec et par les habitants (avec la commission patrimoine 15/16) .

Sur le chemin, nous trouvons un bel arbre plein de Kakis que visiblement personne ne souhaite cueillir. Nous apprendrons quelques minutes après nous être goinfrés que c’était justement l’arbre du président du CIQ que nous voulions rencontrer…
Discussion avec Mr Davault, rencontré au hasard de la route, qui nous apprend, outre l’identité du propriétaire du kaki, que la Garamaoude est toujours « lâchée » une fois par an dans Verduron (une tradition provençale encore en vie? La Garamaoude est une créature monstrueuse qui s’apparente à la tarente).
Au détour de la conversation il nous dit qu’il travaille à la DDE (avec du coup des connaissances sur certains dossiers urbanistiques) et qu’il compte ouvrir une chambre d’hôte l’année prochaine… Je lui enverrai donc de l’info sur Hôtel du nord et nos activités…

Le boulevard du Pain de sucre et Christine au bout…

Nous voilà donc dans cet Oppidum que finalement quasi aucun de nous n’avait jamais foulé (certains avaient beaucoup tourné autour, sans finalement jamais le trouver ou le croiser).
Pour mémoire, les oppida sont des espaces d’habitats fortifiés protohistoriques (avant les romains) témoignant de la présence celte en méditerranée.
Celui-ci a semble t-il été habité peu de temps et a connu une destruction violente au cours du IIème siècle avant JC.

Christine nous en fera une visite passionnante difficile à retranscrire dans ce type de compte rendu mais on peut garder tout de même noter la difficulté qu’ont eu les historiens à investir la question celte en méditerranée (Marseille la phocénne, avec au loin son vieux port, est grecque). Notons comme indice de cette très récente tolérance de l’histoire à considérer ce versant (cette hauteur…) que le livre de référence cité ci-dessous et le classement aux monuments historiques de l’oppidum ne datent que de 2004.
Elle nous renvoie vers les travaux de Dominique Garcia: La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence du VIIIe au iie siècle av. J.‑C., Éditions Errance, Paris, 2004.
Aujourd’hui le site est peu entretenu, peu valorisé et même le cadre législatif qui devrait empêcher toute construction sur un périmètre de 500m à partir du site n’est pas respecté (villa neuve en fin de construction a 200m…).

La présence celte (gauloise) en Provence a été importante et a généré une sorte de « Ville perchée métropolitaine », en regard de la ville basse grecque.
Christine nous a ainsi fait partager son approche de la « métropole des oppida », qui se répondaient par système de relais et de spécialisations (tel ou tel savoir faire, telle ou telle fonction) sur une trame géographique qui reliait Marseille à L’Etang de Berre puis à Arles. Pour elle, la trame n’est pas totalement claire (entre les oppida de Marseille et ceux qui remontent l’étang) mais nous livre cette hypothèse comme une possibilité de relier les territoires de nos explorations et nos relectures urbaines.

Pour mieux comprendre, allez également lire son livre Récit d’hospitalité n°2-La ville perchée-Editions Communes/Hôtel du nord et venez participer aux repérages que nous allons faire pour tenter de relier les oppida qui entourent Verduron (Mayans-Marseille 15ème d’un côté, la Cloche- Les Pennes Mirabeaux  de l’autre).
Jean propose de poser un calque de trame supplémentaire sur notre jeu métropolitain, en tentant de relier en même temps que les oppida les balises aériennes qui permettent aux avions de trouver leur axe vis à vis des pistes de Marignane (une autre manière de lire et structurer le territoire…).  Ce sont deux trames « orientées » qu’on testera le 1er novembre…

Nous envisageons également un itinéraire intéressant pour nos futures balades publiques nous permettant de relier l’oppidum par l’Estaque et la Pelouque (ancien terrain de foot de la Castellane). Belle arrivée sur le site, en lien avec la question de l’eau, et bien pour ceux qui ont des chambres Hôtel du nord à l’Estaque ou à Mourepiane et qui aimeraient emmener leurs invités se balader à partir de là.

Retour ensuite par la crête qui sépare Verduron en deux communes (Marseille et les Pennes).
L’école réserve quelques surprises dans sa répartition de façade Filles/Garçons,
le quartier semble attaché à ne pas renoncer à ses vieilles devantures de commerces trépassés,
le Moulin du Diable a été transformé en annexe d’une grande villa très « villa ».

Une nouvelle petite traverse gentiment débroussaillée par Jean et Dominique la veille et nous voilà chez eux, dans une rue sans nom puisque toute la rue s’appelle 66 boulevard Henri Barnier…:
Une ancienne ferme qu’ils ont retapé depuis 15 ans, en regardant les terres environnantes se lotir, et aujourd’hui une résidence d’écriture et une chambre hôtel du nord pour voyage près de chez vous… (www.hofn.free.fr)

Et pour finir je vous mets une adresse Facebook d’un groupe de jeunes gens qui ont intitulé le facebook, « Tu es né à Verduron si…« .

Julie De Muer. Octobre 2011.

Récap des livres conseillés au cours de la balade:

  • Dominique Garcia, la celtique méditerranéenne, 2004- cf récit qui suit.
  • Christine Breton/Martien Derain, Zora Adda Attou, La Ville perchée, Récit d’hospitalité n°2, Editions communes-Hôtel du nord- Cf récit qui suit
  • Ruines maudites, collection Rouge safran. Roman policier pour tous à partir de 7 ans, avec un fort contenu historique et documentaire. Ca parle donc à partir d’un regard contemporain, des relations entre les grecs de Marseille et les celtes de Provence, notamment avec la participation du premier archéologue qui a fouillé l’oppidum de Verduron.

01 12 16 22 30 3739 41 Les piémonts de l’Etoile