Journées Européennes du Patrimoine 2026

Comme chaque année depuis sa création, la coopérative propose à l’occasion des JEP des balades urbaines hors des sentiers battus. Chaque proposition est portée par des habitantes et des habitants des quartiers nord qui partagent leurs vécus et les connaissances récoltées au cours d’explorations et d’enquêtes multiples.

Cette année nous vous proposons 4 balades :

SAMEDI 19 SEPTEMBRE

10h-13h : La balade du ruisseau, sur les traces de Saint-Antoine

Découvrez les histoires qui relient le ruisseau des Aygalades au quartier de Saint-Antoine avec les membres du collectif des Gammares

10h-13h : Hospitalitées musulmanes de Marseille [REPORTEE]

Une balade passionnante sur le thème de l’accueil dans la culture musulmane. Cette balade ne pourra pas avoir lieu pour les JEP mais nous vous invitons à vous inscrire afin d’être tenus au courant de la prochaine date.

15h30-18h30 : La colline Consolat

Marc-Medhi vous guide dans ce quartier qu’il connait comme sa poche et pour lequel il a mille histoires à raconter.

DIMANCHE 20 SEPTEMBRE

9h30-15h : La Promenade de la Martine

Une balade fabriquée par les habitantes et le centre social du quartier de La Martine, en partenariat avec le collectif SAFI.

RÉCIT DE LA BALADE PYROS#3 : de chez moi à chez nous en passant par chez Agnès

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs. 

Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne. 

En voici un compte-rendu écrit de la dernière balade de ce premier cycle. D’autres suivront à partir de février et en janvier une journée de TRAVAUX PRATIQUES se déroulera au vallon Pichou/Iris pour appliquer sur le terrain nos nouvelles connaissances.

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.

RÉCIT DE LA BALADE PYROS#2 : De la montée du Pin à Château Bovis

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs. 

Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne. 

En voici un compte-rendu écrit, ainsi qu’un récit photographique de l’artiste Garance Maurer.

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.

L’ÉCOLE DU FEU

Suite à la catastrophe du 8 juillet, a poussé l’idée qu’on pouvait apprendre de l’incendie. Après une première rencontre en juillet à Miramar, nous inaugurons en marchant l’’ECOLE DU FEU !

Apprendre comment fonctionne un incendie, ce que nous raconte le sol,  qui sont les plantes pyrophiles, ce que permet le feu… Se souvenir de comment on faisait avant, découvrir comment on fait ailleurs et imaginer ce qu’on pourrait faire ensemble ! 

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet. Plus d’infos…

Retrouvez les échanges du 23 juillet à Miramar.

BALADES PYROS

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs. Un premier cycle de 3 balades pour affiner nos regards, énoncer nos questions, fabriquer ensemble des hypothèses, des envies et des actions.

Balade Pyros #1 – de la montée Pichou aux Abandonnés /lundi 27 octobre de 14h à 18h

Nous avons été accompagnés par Jordan Szcrupak (paysagiste), Patrick Jeannot (ex ONF), Elise Boutié (anthropologue) et Sophie Bertran de Balanda (jardinière et urbaniste).

Retrouvez un compte-rendu de la balade, un récit dessiné et des séquences audio

Balade Pyros #2 – du vallon des Mariniers à Bovis par la montée du Pin/ mercredi 12 Novembre de 14h à 17h30

Nous avons été accompagnés de Véronique Mure (botaniste), Alexis Feist (paysagiste) et Elise Boutiè (anthropologue)

Retrouver le récit de la balade en textes et images

Balade Pyros #3 – En haut du Marinier/ samedi 13 décembre de 14h à 17h30

Nous avons été accompagnés par les habitants ayant collaboré avec la sécurité civile suite à l’incendie de 2001, Jordan Szcrupak (paysagiste), Francis Talin (Ville de Marseille), et Marie Blanche Chamoulaud (CIQ des hauts de l’Estaque).

Retrouvez le récit de la balade en textes et images

Les Travaux pratiques de l’école du feu – Vallon Iris Pichou/samedi 7 février 2026 toute la journée.

On transforme nos connaissances en esquissant un projet pour le vallon et en plantant une pépinière!

Retrouver le récit en dessins

Balade Pyros des enfants : Les escargots du vallon – Vallon Iris Pichou /vendredi 17 avril de 14h à 17h

Une balade dans un vallon incendié pour aborder de manière ludique et sensible le feu mais aussi les sols, les plantes, et la vie qui s’en donne à cœur joie !

+ d’infos et inscriptions

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet. Plus d’infos…

RÉCIT DE LA BALADE PYROS #1 : de la montée Pichou aux Abandonnés

Les 27 octobre, 12 novembre et 13 décembre 2025 nous partons en balades-ateliers entre voisins pour partager nos observations, nos questions et nos savoirs.

Ces balades sont les débuts de l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne. 

En voici un récit dessiné par Mathilde, un lien pour ré-écouter en audio quelques unes des séquences de la balade ainsi qu’un compte-rendu écrit préparé à plusieurs mains!

L’École du feu est initiative portée par le Bureau des guides du GR2013 avec la coopérative Hôtel du Nord et le collectif de l’incendie du 8 juillet.

Ressources pour prolonger:

Guide « Construire durable en zone à risque incendie »

De nombreux conseils et fiches sont disponibles sur le site de Patrick Jeannot

LE RÉCIT DESSINÉ par MathildeH

LA PISTE ANIMALE #9 : 3,2, 1 FEUTREZ !

Le 14 juin on se retrouvait au Parc de la Jougarelle à la Castellane pour apprendre avec le collectif SAFI le feutrage de la laine brute, se raconter des histoires de laine et de tapis kabyles, se souvenir du filage et préparer ensemble la transhumance de septembre.

C’était aussi les 100 ans Pierre, l’occasion de se rappeler ce qui est important et de chanter le piste animale!

Découvrez en story!

https://www.instagram.com/reel/DLZcPO-tePy/?igsh=MXBqZndlbHI4dzk4MQ%3D%3D

LA PISTE ANIMALE #7 : Les oiseaux d’à côté

LE SLAM DE COCO LE JACO

Cocorico, chante le coq en français

Moi c’est Coco!

Enfin c’est comme cela qu’un voisin de mon arbre fétiche m’appelle.

Lui , c’est Willy. Il aime bien siffler, 

Et j’ai l’impression qu’il essaye de communiquer avec moi, qu’il me hèle.

Avec mes autres compères à plumes, aussi.

Je suis un Gris du Gabon,

Tel est mon nom.

Cockadoodledoo, coqueliine en anglais

Il y a 3 printemps, j’ai pris mes ailes à mon plastron,

J’ai quitté ce drôle de nid que mes propriétaires humains m’avaient proposé.

Ils étaient attentionnés et je ne manquais pas de quoi me sustenter,

J’avais même le droit à de la mangue séchée, 

Et autres denrées, que dans mon Gabon d’origine, je trouverai à satiété, 

Si je ne me trouvais pas à Séon.

Depuis l’automne dernier, je suis parti vers d’autres cieux, 

Pour poursuivre de mon vol battu, ma liberté retrouvée.

Kikiriki, coquerique  en Espagne

Je viens d’Aubagne où des « Ornityophyles » m’ont donnée la becquée

De cette cage ferrée, profitant d’un moment d’inattention, je me suis volatilisé.

Surpris entre terre et mer, j’ai d’abord pris position, non loin de mon décollage,

Dans ce mont plat, qu’ici bas on nomme Mourepiane.

Et c’est là que j’ai entendu la première fois des sifflements étranges.

Alors que j’imitais les chats voisins, 

Et des nourrissons assez bruyants je dois l’avouer.

Des mélodies me parlent et atteignent mon instinct,

Soit disant trop domestiqué pour être activé.

Ghoughoulighoughou, perce les premiers rayons chez les perses

En tout cas, j‘ai retrouvé cette « Aire » durant deux printemps et étés,

Au sommet d’arbres haut perchés, 

A distance de ces félins embourgeoisés de leur vivant, 

Que j’ai profondément dérangé, voire agacé.

Kukuliku, résonne l’aube danoise

Mais la solitude m’a vite gagnée, 

Moi qui apprécie être courtisan d’une partenaire aimée, 

En compagnie d’autres congénères ailés, 

Me blottir, me nourrir, m’associer

Tissant une bulle sociale, acquise et innée.

Depuis l’automne dernier, je suis parti vers d’autres cieux, 

Poursuivre de mon vol battu, ma liberté retrouvée, et être « heureux ».

Ko-ke-kok-ko, réveille le soleil japonais

Ne me demandez pas comment, mais je le sais, ,

Que des pisteurs se levaient tôt, 

Enthousiasmés et inspirés par mon épopée, 

Pour ouïr et voir des spécimens d’oiseaux.

De Minerve à Pelouque, 

D’observation à l’écoute,

Un décor à portée de vue qui brille

Un trésor de chants et de trilles 

Cocorico ! 

Partitions ornithologiques : Pinsons des arbres – Guillaume Hermenn – Atelier Médicis.

On est entré dans le monde des oiseaux grâce à notre guide Espoir et tous les bruits alentours n’ont pas empêché la grande poésie de ce moment. On était une grappe d’humains à l’affût d’un monde que les promeneurs de chiens et travailleurs du matin ne soupçonnaient même pas. Mal réveillés mais passionnés, buvant les paroles d’Espoir.

Depuis, le monde a changé, je ne regarde plus les tourterelles de la même manière..Je n’imaginais pas toute la richesse de cet univers. 

Un grand merci à Espoir qui nous a ouvert ces portes. On recommence quand ?

J’ai noté les espèces rencontrées :

– Fauvette espé (ça veut dire de cette espèce).

Il y a plusieurs espèces de fauvettes. Elles sont dans les buissons et ont plusieurs chants.

La fauvette à tête noire : chant long répétitif (avec un bruit de papier alu froissé) .

La fauvette mélano céphalé + œil maquillé orange.

– Moineau Domestique

– Goélan Lecofé

– Rouge-queue Noir

– Rouge-gorge Familier : chant flûté, cristallin, mélodieux comme une conversation

– Tourterelle Turque (celle que l’on voit chez nous : gris clair) 

– Tourterelle des bois (écaillée et migratrice)

– 2 sortes de Pigeons : Bizet (plutôt au sol), et Ramier (+ gros) avec un trait blanc. Aurions-nous là l’origine du Chemin de Bizet?

– Serin cini chant cyclique, un peu comme une chaîne rouillée.

– Il y a 4 types de mésange : charbonnière qu’on a entendu (3 chants différents tchoupi tchoupi…), bleue, et même 7 espèces d’après le guide que j’ai trouvé…

– Roitelet Huppé dans les conifères

– Le Rossignol Phylomel

– La chaleur, le vent et les humains chassent les oiseaux

– On a aussi appris que vers Niolon un aigle de Boneli niche

Espoir capte la Mésange Charbonnière. Titit Tut

Le Roitelet Huppé sautille dans le cèdre. 

Fruit de notre récolte sonore et visuelle – Espoir Bouvier

Agnès respire la Fauvette à tête noire.

La Mésange bleue au bout de son nez.

HABITER avec LE FEU

Récit de la rencontre du 23 juillet à Miramar

Suite à l’incendie du 8 juillet, une première rencontre a été organisée par le Bureau des guides du GR2013, la coopérative Hôtel du Nord et les riverains de Miramar en contribution au Collectif de l’incendie du 8 juillet, pour mieux comprendre le feu, son écologie et la gestion des incendies.

Cette rencontre a été le prémisse de ce qui allait devenir l’Ecole du feu, un projet au long cours associant habitants, chercheurs et artistes pour apprendre et imaginer ensemble à la fois comment mieux se protéger mais aussi comment développer des manières d’habiter les lisières plus en lien avec ce qui nous environne.

En voici un récit dessiné par MathildeH ainsi qu’un lien pour ré-écouter la rencontre.

Et un compte-rendu écrit avec des prolongements de lecture proposés par les intervenants.

Des balades ateliers suivront à la rentrée pour continuer à apprendre, observer et échanger.

LA PISTE ANIMALE DES ENFANTS : Bestiaire des quartiers nord #2

Les ateliers « Bestiaire des quartiers nord » proposent aux enfants (petits et grands) de mener l’enquête sur la présence plus ou moins visible des animaux près de chez eux. Ces rendez-vous, animés par Chloé Mazzani, Jeanne Alcaraz, Willy Le Corre et Julie de Muer, sont l’occasion d’explorer la ville, de partager des connaissances et d’élaborer collectivement des formes (chansons, histoires, dessins, enregistrements) qui seront restituées lors de la « Grande Transhumance » le samedi 20 septembre.

Le 2e et le 3e épisode des ateliers à la bibliothèque ont permis de mener à bien l’enquête sur le loup de Saint-André et d’affirmer : il y a bel et bien des fauves qui habitent le quartier !

Cette fois-ci, Marie, Elsa et Elisabeth sont venues prêter main forte à Chloé et Jeanne pour faire face à la meute de chats-loups-garous-mi-lapins-mi-guépards. Ces spécimens hybrides, parfois inquiétants mais souvent rigolos, se sont matérialisés après avoir été invoqués à force de chants, de chorégraphies d’essaim d’abeilles et d’histoires sur les grands fauves. La transformation s’est définitivement opérée lorsque chaque enfant a eu choisi son animal totem du jour.



Recette pour faire apparaître son animal totem :

Choisir le 1e animal qui nous vient en tête
lorsqu’on se regarde dans la glace le matin.
Ajouter une couleur qu’on porte sur ses vêtements.
Et finir par son humeur de l’instant.

Fourmi-Violette-Râleuse, Baleine-Jaune-Contente, Eléphant-Noir-Cruel, Chat-Bleu-Enervé..

On s’est mis d’accord sur le fait qu’on avait envie que les animaux soient plus présents dans notre quotidien. Qu’il y ait des animaux dans la rue, dans notre salle de classe, dans notre chambre pour s’amuser, ou encore dans notre lit pour nous protéger des mauvais rêves.



Ces animaux rêvés sont bien souvent hybrides, mélange d’espèces -comme le Sinchapin issu du croisement du singe, du chaton et du lapin-, voire créatures siamoises -comme « Marie Pierre », dont la moitié du corps est guépard, et l’autre moitié renard.

Pour donner de la matérialité à ces histoires, nous avons fait le portrait de toute cette faune.

Le lapin-vampire a rapidement fait des petits.

La baleine-cyclope a mobilisé beaucoup d’efforts et de pots de peinture.

Nous avons à présent tout une ménagerie, prête à être lâchée dans les rues de Saint-André ! Mais..comment faire pour être sûre que la cohabitation se passe bien ? Il y a beaucoup de voitures, le Sinchapin ne risque t-il pas de se faire écraser ? Et si le lapin-vampire faisait des bêtises et mordait quelqu’un pour son petit-déjeuner ?
On se souvient alors qu’en meute, en troupeau, en banc on est plus fort et que le mieux à faire serait de réunir tous nos animaux sous la protection de deux grands fauves !

C’est la symbiose.

Mais on ne va pas s’arrêter là ! Maintenant que notre Super Animal Totem est prêt, on part en expédition pour le remettre en liberté dans le quartier.

L’art du camouflage n’est pas réservé aux caméléons.

Nous partons (discrètement) en mission en direction du « petit terrain », qui abrite depuis les premiers pas du Caminando en 2023 les élans de vitalité et de folie des habitant.e.s

Face à un si beau mur, comment résister à l’envie d’encoller…Marie prend les rênes et nous enseigne, du haut de son expérience de colleuse d’affiches, la meilleure technique : celle qui consiste à plonger les mains dans le saut !

La jungle urbaine est devenue réalité.

Quand vous passerez à Saint-André, ouvrez l’oeil et tentez d’apercevoir les grands fauves qui se tapissent.
Ahooooooooooou !