« CELLE QUI MÈNE LES FLEUVES VERS LA MER » récit Perse, le nouveau livre de Christine Breton.

Des nouvelles de Christine Breton !

CELLE QUI MÈNE LES FLEUVES VERS LA MER, récit Perse par Christine Breton

La femme qui raconte habite les hautes collines marseillaises, entre les étangs et la mer. Elle part un matin d’une branche du Rhône 
et traverse l’Eurasie. Elle part avant que les Grecs n’arrivent ; 
leurs références et celles des textes d’Orient lui sont étrangères : son monde est celtique. Elle surgit de la mémoire orale, utilise des références vécues et nomme les choses à sa manière. Elle dit « je » et nous propulse dans l’épaisseur d’un temps disparu, entre préhistoire et histoire.

Deux mille sept cent soixante cinq années seulement nous séparent d’elle.

Christine Breton est conservateur honoraire du patrimoine et docteur en histoire. Depuis 1983 elle creuse l’idée du musée comme forme industrielle de l’utopie. Elle cherche, depuis les Récits d’hospitalité, histoire renversée des Quartiers nord de Marseille, une écriture de l’histoire capable de restituer collectivement et économiquement les savoirs des vaincus ou les traditions orales toujours vivantes, en passant par les codes du récit de voyage ou de l’archéologie vécue. La force émotive reste le moteur de son écriture.

Rencontrez l’auteur, Christine Breton, et son nouveau livre, retrouvez ses Récits d’hospitalité, rencontrez Martine Derain, fondatrice des Editions Comune, et ses derniers ouvrages,

au 24e Carré des écrivains ce samedi 14 novembre de 14h à 18h au Centre Bourse Marseille. Bienvenue !

Tous les écrits de Christine Breton avec Hôtel du Nord = http://hoteldunord.coop/author/christine-breton/ – ecrivain

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« CONTE D’AUTOMNE… petit récit par Dominique Poulain ».

… petit récit automnal écrit par Dominique Poulain, sociétaire, (hôte, marcheuse, photographe souvent…) de la coopérative Hôtel du Nord

A la mi-septembre, j’ai vu soudain, légèrement hésitants sur notre terrasse, et qui s’apprêtaient à taper une fois de plus à la porte, accompagnés de Sigurjón et Guðný, cette dernière actuellement résidente de l’association et résidence d’écritureS HÖFN… un homme et une femme… inconnus.

Aux premiers mots que m’a adressé cet homme, j’ai reconnu, en revanche, une voix que j’avais entendue depuis ma chambre, puis mon bureau au premier étage, dont les fenêtres étaient entre-ouvertes, une bonne demi-heure auparavant sans doute… Je n’y avais pas réellement pris garde. Notre jardin, comme notre terrasse sont ouverts à tous vents, et des promeneurs s’y égarent parfois…

De fait, cet homme, et la femme qui l’accompagnait, dont j’allais apprendre qu’elle était sa cousine (marseillaise depuis peu), se croyaient égarés, comme flottants sur notre terrasse, quand ils étaient bien à la bonne adresse, sans le savoir encore… Ils ont suivi le flan de la maison, grimpé l’escalier de bois, et se sont retrouvés alors au seuil de ce que nous appelons, mon compagnon Jean et moi-même :  le petit jardin du haut , ou encore le jardin de la Résidence…

Ces deux visiteurs impromptus accédaient ainsi à l’arrière de notre bonne grosse bâtisse ; un peu inévitablement, ils ont traversé le jardinet en restanques découvert au sommet de l’escalier, et sont tombés sur une entrée plus secrète, reculée et autonome, celle du lieu de résidence d’écritureS créé par et pour notre association HÖFN…

Justement, la porte en était entre-baillée, ce qui les a encouragés à s’en approcher… C’est à ce moment de l’histoire que LA rencontre se joue enfin, mais au-travers de Guðný et Sigurjón.
L’homme et la femme se présentent à eux : « je suis Vincent, voilà Agnès ».
Il devient clair aussitôt que ni Guðný ni Sigurjón ne parlent le français. Qu’à cela ne tienne, l’anglais semble un langage plus ou moins commun à tous, que chacun parle, à peu près ou très bien, que tous comprennent en tous cas.
Vincent explique qu’il « cherche Dominique et Jean ». Guðný et Sigurjón confirment qu’il est bien à la bonne adresse, s’étonnent que ni lui ni sa cousine Agnès ne m’aient trouvée, et dès lors les invitent à conter ce qui les amène… LÀ.
Le récit déroulé par Vincent, ils me l’ont dit plus tard, les a passionnés, amusés, interloqués, conquis en un mot! Du coup, à leur tour, ils ont expliqué leur présence en ce lieu, parlé de leur origine islandaise, de leur pays, de la peinture de Guðný, de HÖFN comme lieu d’accueil et de résidence d’artistes, chercheurs, écrivains, poètes (…) d’ici et de plus loin…
Ces quatre hommes et femmes, quelques 30 minutes plus tard, avaient fait connaissance, cité à plusieurs reprises mon compagnon et moi-même, sans que je ne me doute de rien, penchée sur mon bureau, attelée à mon ordinateur… à quelques mètres de la résidence…

Guðný et Sigurjón ont jugé utile de raccompagner Vincent et Agnès au travers du jardinet, jusqu’en bas des escaliers de bois, jusque sur la « grande terrasse »… et les ont encouragés à cogner plus fort à la porte de l’entrée principale (il y a bien une sonnette, installée depuis 20 ans ; de fait, elle a été si peu utilisée qu’elle s’est enrouée, jusqu’à devenir définitivement aphone…).

Cette fois, je me suis déplacée : j’avais bien entendu frapper, en bas. Guðný et Sigurjón, (c’était drôle!) ont amorcé les présentations entre Vincent, Agnès et moi… puis nous ont laissé (ils partaient jouer les touristes vers le centre de Marseille) …

Alors, enfin, autour d’un thé partagé, j’ai petit à petit appris et compris le fin mot de l’histoire :
l’heure de la retraite sonne pour Vincent en juillet 2015. Le 14 juillet 2015 il endosse ce nouveau rôle qu’il s’est attribué dans la vie :  messager… et enfourche sa bicyclette . Il s’est aussi donné un nom : le messager du Clepscycle (contraction entre clepsydre – antique horloge à eau, fonctionnant sur le principe d’un écoulement régulier au fil du temps – et cycle)
Il quitte ce jour-là Redon (au confluent de l’ Oust et de la Vilaine, en Bretagne), au guidon de son vélo couché, ses sacoches pleines, entre autres, de… lettres… La chose a été fomentée, sinon de longue date, en tous cas, bien avant ce jour du grand départ! Des amis, des connaissances, des amis d’amis, des commerçants locaux, de Redon, mais aussi des alentours, lui ont confié des missives à remettre à des êtres aimés, des vieux potes, des copains perdus de vue, des parents si loin… aux 4 coins de la France…
Redon… Redon… immédiatement, m’ évoque, alors que je n’y suis jamais allée (ni en Bretagne encore – étonnants aléas de la vie!!), non pas une localité mais un couple : Dominique et Georges.

Dominique et Georges, déboulant de… Redon, donc, ont séjourné à HÖFN une petite semaine, entre le 8 et le 14 juillet 2013…
En effet, quand notre association ne reçoit pas de résidents artistes, écrivains, poètes, traducteurs, théoriciens, femmes et hommes de théâtre ou cinéma (…), elle ouvre alors ses portes à des « passagers Hôtel du Nord » …
Notre maison est mitoyenne de notre lieu d’accueil, et, selon les désirs, besoins, disponibilités de nos passagers, nous partageons avec eux des p’tit-déjeuners, des apéros, des balades, toute sorte de moments, au gré des offres de la coopérative Hôtel du Nord, du temps qu’il fait, des humeurs des uns et des autres, des propositions artistiques et culturelles de Marseille, que sais-je… En tous cas, nous avons, avec Dominique et Georges, échangé sur toutes sortes de sujets, à bâtons rompus, des heures durant, au matin, le soir, avant qu’ils partent en excursion, lorsqu’ils en revenaient, ou autour de notre table, avec grand plaisir,…
On a appris à les connaître et les aimer, le temps d’une semaine, on s’est raconté mutuellement des pans de vie, puis, comme dans la chanson… on s’est séparés …
On ne les avait pas oubliés, pas du tout, on reparlait d’eux, parfois, on se savait invités, à l’occasion, du côté de la Bretagne…

Il faut croire qu’ils ne nous avaient pas oubliés non plus… Dans les sacoches de Vincent, parmi bien d’autres lettres, l’une d’elle nous était adressée :
Association HÖFN
Dominique et Jean…
Oui, Dominique et George n’avaient même pas indiqué nos noms de famille !! Quand on sait que notre maison et lieu d’accueil associatif partagent la même adresse avec une bonne douzaine d’autres propriétés, la tâche de Vincent ne fut pas simple… Qu’il réussisse à nous retrouver tient du prodige !
Mais au fond, non… Après tout, depuis le 14 juillet, sur son vélo couché, Vincent, pour la simple et bonne raison de transmettre, en main propres, une épistole manuscrite, a rencontré, coûte que coûte, chaque destinataire à Plaintel, Cancale, Querqueville, Caen, Verton, Boulogne, Charmes, Damou, Charleville-Mézières, Colmar, Bern, Flageay, Marboz , Lyon, Grenoble, Château-Arnoux, MARSEILLE, (bien sûr, je n’ai pas TOUT noté!!)… Depuis que je l’ai croisé, il a continué son périple, et remis d’autres lettres à Montpellier, Pézenas, Villemer sur Tarn, au Monastère de Blagnac, à Toulouse, Tarbes, Saint-Médard, Segonzac (je n’ai encore pas cité TOUTES les localités)… Vers la fin du mois, Vincent sera de retour chez lui, pour la Foire Teillouse de Redon…

Pour mieux comprendre ce qui a conduit Vincent, le messager du clepscycle, à imaginer tout cela, comment il l’a mené, qui sont ses complices en l’affaire, il y a là son blog :
http://lemessagerduclepscycle.blogspot.fr/2015/03/qui.html
NOUS REMERCIONS GEORGES ET DOMINIQUE, ET PUIS VINCENT , LEUR MESSAGER DU CLEPSCYCLE,
qui ont si joliment ravivé, grâce à une bonne vieille enveloppe contenant une bonne vieille lettre manuscrite, et… quelques coups de pédale (!), les liens entre Redon et Marseille, la coopérative Hôtel du Nord, et l’association HÖFN.

Cette « newsletter » en forme de conte leur est D’ABORD dédiée, mais elle s’adresse aussi à tous nos passagers Hôtel du Nord d’hier, aujourd’hui et demain…

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Conte d’automne2

William Kornblum: Letter from Marseille

William Kornblum, professor of sociology at the City University of New York, published a "Letter of Marseille" in the present magazine in January, 2015 and in Courrier International in September, 2015.

He is currently a resident research fellow at the Mediterranean Institute for Advanced studies, University Aix-Marseille, France. Christine Breton and Christiane Martinez, members of the residents ' co-operative North Hotel, accompanied him in his discovery of the north districts of Marseille.

As "Urban renewal" threatens to further marginalize the city's poor, Marseille activists are demonstrating that genuine cultural, environmental, and social renewal can go hand in hand.

Extract: Her approach (Christine Breton), through the North Hotel cooperative, is quieter but hardly lacking in passion. She and her allies invest much of their effort in educatinging the public about local issues of environmental justice. They find creative ways, like the walking tours, to reach out to the socially isolated residents of the public housing neighborhoods in an effort to enlist local leadership there. Their challenge is great and they approach their work with impressive dedication and proper humility.

Communiqué du Musée d’histoire de Marseille : les RDV de Novembre.

Á noter dans vos agendas au programme de Novembre du Musée d’Histoire de Marseille les projections des documentaires « La traversée », d’Elisabeth Leuvrey, dans le cadre des mardi de l’Histoire le 10 Novembre de 18:00 à 20:00,  « Bidonville : Architectures de la ville future : Mumbaï, Rabat, Lakewood, Kitcisakik, Marseille … » Samedi 2 Novembre de 15:00 à 17:00 Auditorium du Musée.

( voir programme pdf ci joint )

MHM_Informations_rdv_novembre_2015

Communiqué : Les balades MIGRANTOUR à Marseille c’est tous les samedi jusqu’en décembre !

Calendrier des balades MIGRANTOUR :

  • 3 octobre, Joliette Panier
  • 17 octobre, Belsunce Noailles
  • 31 octobre, Joliette Panier,
  • 14 novembre,  Belsunce Noailles
  • 28 novembre, Joliette Panier,
  • 12 décembre,  Belsunce Noailles

Tarif pour les particuliers: 10€ par personnes (à partir de 6 personnes)

Tarif de groupe : nous contacter

Réservation et contact : 07 83 82 24 40 – migrantourmarseille@gmail.com

www.migrantour.org

Migrantour-Mars-FlyerA6-v02

Communiqué de « Images et paroles engagées »: Amnesia, l’histoire au centre social Estaque bassin de Séon.

Événement festif en force de remerciements proposés par Farida et son association Ambitions Futures .
Farida a organisé en avril de cette année, avec des moyens très limités, une comédie musicale (hé oui) avec des danseurs amateurs de différentes catégories d’âge, venant, pour la plupart des quartiers nord de Marseille. Pas moins de 40 personnes, plus d’un an de répétition . !
Nous les avons suivis, filmés et photographiés …
Un hommage au bénévolat et  à l’éducation populaire …
Venez les retrouver ce samedi !
Jean François (tel 0672025941)

AMNESIA l’histoire …
Le samedi 3 Octobre 2015

à partir de 17:30

Au Centre social du bassin de Séon (grande salle)

1, rue Jean-Jacques Vernazza 13016  Marseille

Moment festif…

 PLAN FIXE – L’exposition photo

Du 03 au 27 octobre 

Vernissage le 03 à 17h30

  IMAGES et SON – Le film du spectacle

Projection le 03 octobre à 18h

 SEQUENCE – Danse

Avec Farida et ses danseurs

Le 03 octobre à 18h30

Suivies d’un verre de l’amitié – entrée libre

 Proposé par Images et Paroles Engagées, Ambitions Futures et le Centre Social  du bassin de Séon

www.ipeprod.org

Exposition photos : Les jardins ouvriers de Grawitz

Les jardins ouvriers de Grawitz
22 photos de Jean François Debienne (juin 2015)

du 15 septembre au 03 octobre 2015
à la Bibliothèque Municipale de St André
6 Boulevard Jean Salducci, 13016 Marseille
Je serai présent  à la Bibliothèque le samedi 26 de 10h à 13h

Portraits et paysages  insolites dans les jardins ouvriers, situés au bd Grawitz, prés du quartier des Tuileries, à St André (Marseille 16ème)


        « Les jardins ouvriers se trouvent au bd Grawitz, prés du quartier des Tuileries, à St André (13016 Marseille). 

Les premiers jardins ouvriers apparaissent à partir de 1905 mais c’est en 1941 qu’ils prennent leur essor.
Un premier site est choisi, la colline des Aygalades  et 246 jardins sont implantés, cet ensemble deviendra  Les Jardins Ouvriers et Familiaux de Provence.
A St André, c’es plus petit, il y en a 26 et les places sont difficiles à prendre ! Les locataires sont des habitants de St André mais aussi des alentours (Castellane, Estaque, La Bricarde, Campagne Lévêque). Chacun cultive pour son plaisir mais aussi pour sa propre consommation. Et aménage son terrain, selon,  en y installant le  cabanon (mais pas en dur) avec un bout de  terrasse pour profiter du calme, l’eau étant fournie par la Ville .
Quelques arbres presque centenaires y font un peu d’ombre et les insectes pullulent !    »
Jean François Debienne

Invitation : Projection dernier opus « Marseille contre Marseille » de Michel Samson, Jean-Louis Comolli et Jean-Louis Porte.

Seconde vague Production présente :

« MARSEILLE ENTRE DEUX TOURS »

« C’était le soir du premier tour des municipales, le 23 mars 2014. Nous filmons le Parti socialiste à Marseille depuis la mort de Gaston Defferre en 1989. Or, en 25 ans, Marseille avait changé. La ville était en pleine mue. Nous avons voulu aller voir ailleurs. Dans le hors-champ des campagnes électorales. Voir ce que racontent les rues, les ports, les escaliers, les marchés, les collines. Entendre ceux qui pratiquent la ville autrement, la parcourent, la pensent et l’inventent, les artisans d’une autre Marseille. »
Projection au MUCEM Marseille le Vendredi 18 Septembre à 19:00.