Les cheminées des collines, entre pastoralisme et toxic tour

Réalisation par Guillaume Baudoin / Production Hôtel du Nord et l’association environnement Septèmes-les-Vallons et environs – AESE.

Chaque année la coopérative Hôtel du Nord propose de construire à plusieurs, sous le nom collectif du Mille pattes, de nouvelles balades avec ceux qui en ont envie, voisins d’à côté ou d’un peu plus loin.

Ce film restitue de manière sensible une balade construite collectivement à Septèmes-les-Vallons autour des enjeux écologiques d’un territoire partagé entre activités industrielles, péri-urbanisation de Marseille et préservation des milieux naturels.

Textes écrits par les habitants, balade filmée le 16 novembre 2019. Avec Pierre de l’association Septèmes-les-Vallons patrimoine, Isabelle, Anne-Marie, Henri et Bernard de l’AESE, Malika, Agnès, Carole, Georges, Julie, Dominique, Stéphanie, Claire, Agnès, Louis, Virginie, Nathalie et Eric de la Ferme communale de Septèmes-les-Vallons. Merci à Sylvie pour les Fantaisies tricotées de Tata Patchouli, au Bureau des guides du GR2013 et à tous ceux qui sont venus participer ou contribuer à nos recherches. Merci à Guillaume pour ce film. Merci aux cheminées, aux chèvres, au ruisseau, aux pierres et aux herbes folles des collines.

Cher.e.s candidat.e.s

Cher.e.s candidat.e.s

Le programme Archives Invisibles de la biennale Manifesta propose d’ici novembre huit expositions autour d’archives collectées et issues de la collaboration entre artistes et structures citoyennes de quartiers de Marseille afin de refléter la richesse et la multiplicité des récits non-officiels qui construisent la ville. Notre coopérative d’habitants Hôtel du Nord partage jusqu’au 21 mars ses archives invisibles, collectées et racontées en lien étroit avec l’artiste marocain Mohamed Fariji. 

Depuis le 8 août 2015, la Loi NOTRe (Nouvelle Organisation des Territoires de la République) veut que sur chaque territoire, les droits culturels des citoyens soient garantis par l’exercice conjoint de la compétence en matière de culture par l’État et les collectivités territoriales. La “Convention de Faro” du Conseil de l’Europe précise ces droits en matière de patrimoine culturel. Cette responsabilité sera peut être bientôt la vôtre.

Nos demandes sont simples. Comment allez-vous assumer cette nouvelle responsabilité en matière de droit au patrimoine? Connaissez-vous le texte de la Convention de Faro?

Si vous venez visiter nos archives d’ici le 21 mars, vous pourrez découvrir comment ces droits sont interprétés et appliqués à  Marseille. Concernant votre programme, allez-vous reprendre la Mission européenne de patrimoine intégrée (Ville-Etat-Conseil de l’Europe)qui a pris fin en 2013? Allez-vous adopter les principes de la Convention de Faro comme d’autres maires ici avant vous? Allez-vous faire vôtres les recommandations de la Région Nouvelle Aquitaine en matière de droits culturels? 

Au delà de l’aspect légal, ne pensez-vous pas qu’il est temps que Marseille retrace les généalogies et les mémoires non institutionnelles d’initiatives d’habitants, d’histoires de résilience et de synergies collectives ? Des généalogies qui remettent en question les discours « traditionnels » de la ville et appellent à leur reconnaissance, ce patrimoine commun, aujourd’hui souvent invisible et inaperçu des institutions.

Nous vous adressons ces demandes comme à d’autres candidats. Votre réponse sera publiée sur notre site et entrera dans nos archives, visibles jusqu’au 21 mars au Tiers QG. Nous nous tenons à votre disposition si vous souhaitiez vous y rendre.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous vous prions d’agréer l’expression de nos salutations coopératives.

Pour la coopérative Hôtel du Nord, Prosper Wanner (sociétaire, gérant), membre et animateur du Réseau européen de la Convention de Faro.

Réponses arrivées :

  • Lettre Printemps Marseillais (10 mars)

Documents à télécharger :

De la valeur des archives invisibles pour la société.

A l’occasion du programme du Tiers QG #Archives invisibles de la biennale Manifesta13, Hôtel du Nord est invité à partager ses archives invisibles, collectées et racontées avec Mohamed Fariji, artiste et porteur d’un projet de Musée collectif à Casablanca. 

Les #ArchivesInvisibles retracent les généalogies et les mémoires non institutionnelles d’initiatives d’habitants, d’histoires de résilience et de synergies collectives originaires et situées dans des zones particulières de Marseille. Ces généalogies qui remettent en question les discours « traditionnels » de la ville, sont racontées par un artiste invité ou un collectif. À travers cette mise en valeur artistique, les #ArchivesInvisibles réactivent ces histoires et récits en dialogue les unes avec les autres et appellent à leur reconnaissance comme patrimoine commun, souvent invisible et inaperçu des institutions.

Hôtel du Nord a invité d’autres initiatives d’habitants en Europe pour qui le patrimoine culturel est un moyen d’action politique pour la défense de leur cadre de vie, la lutte contre l’exode rural, le dialogue post conflit, le renforcement de la société civile : Patrimoni en Espagne, Cabbage Field en Lituanie, Almašani en Serbie, Machkhaani en Géorgie. Ces initiatives font partie du Réseau européen de la Convention de Faro animé par le Conseil de l’Europe sur de la valeur du patrimoine culturel pour la société.

Elles cherchent à rendre visible l’invisible, les personnes, les lieux et leurs histoires (Faro moto). Dans des contextes souvent difficiles – clientélisme, corruption, exode rurale, gentrification, spéculation foncière -, elles contribuent à renforcer le respect des droits humains, l’État de droit et la démocratie. Face à ces situations, au coté d’actions en justice, de manifestations et de pétitions, elles s’appuient sur les patrimoines culturels et naturels pour agir collectivement. La question qui leur est posée est de savoir pourquoi le patrimoine. Quelle est la valeur de ces archives invisibles pour la société? Pourquoi choisissent ils ce mode d’action? Que permet-il? Ces question leurs seront posées comme à Hôtel du Nord, Manifesta et le Musée collectif lors d’une Agora samedi 22 février de 14h à 18h– Au Tiers QG (57 rue Bernard Dubois) : traces et récits visibles et invisibles des communautés.

Pour préparer ce débat, voici une présentation brève du Conseil de l’Europe, de la Convention de Faro et des initiatives qui seront présentes.

Le Conseil de l’Europe et la Convention de Faro

La Convention-cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société, dite Convention de Faro, est avant tout une convention sur la société et pour la société. Elle s’inscrit dans le dispositif du Conseil de l’Europe visant à aider les 47 États membres à relever les enjeux sociétaux auxquels ils font face : une crise de la représentativité politique, une crise des modèles économiques et une crise culturelle ou identitaire.

Le Réseau européen de la Convention de Faro réunit une vingtaine de personnes – élus locaux, coopératives, associations, artistes, institutions publiques, …  – qui comme nous sont engagées sur la reconnaissance du droit au patrimoine culturel comme droit humain, c’est à dire pour chaque personne, seule ou en commun, du droit de bénéficier du patrimoine culturel et de contribuer à son enrichissement.

Les travaux du Réseau  portent notamment sur le respect de la diversité des interprétations, la mise en valeur du patrimoine culturel comme  ressource de coexistence pacifique, de développement humain et de qualité de la vie et le  développement de pratiques innovantes de coopération des autorités publiques avec les communautés patrimoniales. Hôtel du Nord est membre de ce réseau et participe activement à ce processus continue de recherche action coordonné par le Conseil de l’Europe.

Le Conseil de l’Europe

La Convention de Faro

Le Plan d’Action Faro

Cabagge field, Kaunas, Lituanie

Kaunas est la seconde ville de Lituanie avec environ 300 000 habitants. Comme l’ensemble du pays, elle a connu depuis les années 90 un important déclin démographique, stabilisé depuis quelques années. Marquée par les multiples occupations et annexions du pays, Kaunas garde aussi en mémoire son passé de capitale de la Lituanie indépendante entre 1920 et 1940 et de première ville juive du pays avant la guerre. Ville étudiante, riche de ce patrimoine XXème mais ayant des difficultés à fixer sa jeunesse au-delà du temps des études ainsi qu’à attirer un tourisme aimanté par la Capitale Vilnius, la ville tente une redynamisation de la ville par la culture, notamment via sa biennale et son titre de capitale européenne de la culture en 2022.

Du côté de la société civile, une tension existe entre une posture plutôt passive issue des années de fort contrôle social, et une évolution des aspirations citoyennes vers des postures plus actives et une meilleure prise en compte de la population notamment dans les décisions liées au développement urbain. Le processus autours du Cabagge field (champs de choux) porté par deux artistes et s’inspirant du community art anglo-saxon, fait émerger une communauté patrimoniale via des actions artistiques comme la co création d’un opéra patrimonial, prélude à un réveil des consciences et à l’engagement d’actions politiques collectives sur la défense de leur cadre de vie. Invités : Vita Geluniene et Ed Caroll, artistes.

Laboratoire patrimoni en zone rurale, Castillan, Espagne

Le programme Patrimoni de l’Université Jaume concerne un territoire rural de 100.000 habitants et 126 villages de moins de 5.000 habitants situés dans l’arrière pays. L’économie y est essentiellement tertiaire (retraités, zones résidentielles) et le tourisme, très présent sur la côte, y est peu développé tout comme l’agriculture. Quelques industries persistent comme la céramique.  Depuis 1992, Patrimoni fait partie d’une réponse plus globale de l’université à sa « dette » envers le monde rural auquel elle enlève une population jeune et qualifiée.

Patrimoni accompagne des initiatives patrimoniales « à la demande » des villageois pour lutter contre l’exode rural en valorisant leurs patrimoines naturels et culturels : l’eau (fontaines, circuits, etc), la laine (industrie, tradition, …), l’art rupestre (patrimoine mondial de l’humanité), la guerre civile (bataille de Levante), l’art contemporain (musée, itinéraire), la céramique (Real fabrica), la musique (festivals, pratiques), la Cartuja de Valldecrist, les oliviers (millénaires), la pédagogie (musée), la faune et la flore (parc naturel), les hippies, … Invité : Ángel Portolés, animateur du programme Patrimoni.

Café citoyen, Machkhaani, Georgie

L’ONG Civic initiative fait émerger une communauté patrimoniale en Géorgie autour du théâtre de Machkhaani et l’animation d’un café de la connaissance. Machkhaani, village de 400 habitants, peu accessible et où le quotidien des habitants reste difficile (absence d’eau potable), possède un théâtre à l’italienne construit il y a deux cents ans par les villageois. La rénovation de ce théâtre, sa symbolique sur la capacité des citoyens à se mobiliser et sa réactivation à travers notamment un festival national mobilise une communauté qui dépasse le seul village et réunie plus de 20.000 personnes aujourd’hui. Cette communauté patrimoniale, face au peu d’intérêt des institutions publiques, s’organise, finance et faire revivre ce récit collectif. Invitée : Nana Bagalishvili, coordinatrice de Civic initiative.

Novi Sad, Serbie

Novi Sad, seconde ville de Serbie, future capitale européenne de la Culture en 2021, compte 400.000 habitants, vingt et une communautés, quatre langues officielles, deux alphabets officiels et neuf religions pratiquées. En 2005, les habitants du quartier central de Almašani ont mené collectivement une bataille contre à un projet de création de boulevard venant couper en deux leur quartier “villageois”. Pour se protéger à l’avenir de ce type de risque, ils mettent depuis en valeur les patrimoines de leur quartier. Cet engagement leur a permis d’être le principal interlocuteur de l’équipe de la Capital Européenne de la culture. Le quartier est au centre des enjeux européens de « migrations, conflits et réconciliation, chômage des jeunes, discrimination des rom et égalité homme-femme » identifiés pour 2021. Les défis à relever par la communauté locale sont nombreux : exode des jeunes face au chômage, discriminations de la communauté rom, présence de “logements sociaux horizontaux” issus de la période socialiste, risque de gentrification accentué par 2021, manque de confiance dans la classe politique, ….   La communauté mène de nombreuses actions pour inclure davantage d’habitants comme le festival « Découvrez les arrières jardins de Almaš » et depuis un an la gestion d’une station culturelle installée dans une ancienne fabrique du quartier.

Invités : Violetta Đerković et Filip Vlatkovic de la communauté.

Le Musée Collectif, Casablanca

Le Musée Collectif résulte d’un travail de recherche, de collecte, de réflexion et de création mené par des groupes composés d’artistes, d’activistes, d’étudiants, d’enfants et d’habitants qui engagent des actions dans leurs quartiers visant à faire émerger des récits peu connus. Dans un processus partagé d’écriture d’une histoire de la ville par ses citoyens, le Musée Collectif accueille des objets, documents, archives et témoignages des habitants sur la mémoire de leurs quartiers en valorisant la macro-histoire, l’intime, l’oublié et les marges. (extrait site internet du musée).

Du droit au patrimoine aux droits culturels des personnes

Le 24 novembre 2020, notre coopérative aura 10 ans. Dix années d’expérimentation sur l’interprétation et l’application du droit au patrimoine culturel, comme droit humain, dans le cadre coopératif et dans le cadre de l’action publique. Les élections municipales sont l’occasion de constater que en dix ans la question des droits culturels a grandement évoluée au niveau législatif et timidement au niveau des institutions.

Il y a dix ans, leur prise en compte relevait d’une expérimentation patrimoniale dans les quartiers nord de Marseille et de la volonté politique avec une demi douzaine de maires qui ont adhéré à Marseille, Vitrolles et Septèmes les Vallons aux principes de la  convention du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel pour la société, dite convention de Faro. Une initiative reprise par d’autres élus en Italie et en Espagne.

Aujourd’hui, les droits culturels sont inscrits dans la Loi (NOTRe, CAP) et relèvent de la responsabilité des collectivités locales comme de l’État. Hôtel du Nord fait partie du réseau européen de Faro sur ces droits, créé dans la foulée du séminaire Faro organisé dans les quartiers nord de Marseille en 2013 et auquel ont participé une trentaine de pays. Ce réseau s’est réuni dernièrement à Saint-Denis avec des chercheurs européens autours des enjeux des pratiques d’hospitalité au regard de l’économie de l’altérité.

Au niveau de l’application, Hôtel du nord a co fondé en 2016 la coopérative Les oiseaux de passage qui promeut la prise en compte au niveau européen de ces droits dans les activités d’hospitalité, dont le tourisme. Cette plateforme coopérative du « droit au voyage »  est reconnue jeune entreprise innovante sur ces enjeux et accueil un doctorant en anthropologie. Elle a participé activement au programme de prise en compte des droits culturels par la Région Nouvelle Aquitaine.

La Loi ne suffit pas pour autant à ce que les droits culturels soient pleinement pris en compte. La convention de Faro n’a toujours pas été signée par la France alors que la Loi NOTRe est entrée en vigueur et que leur base juridique et leur intention sont les mêmes. L’importance du travail réalisé en région nouvelle Aquitaine pour définir ne serait ce que la terminologie confirme qu’il s’agit bien d’une « révolution copernicienne » pour les institutions comme pour les initiatives. Il aura fallu 18 mois pour s’entendre sur le sens des termes au regard des droits culturels : publics, offre culturelle, besoin culturel, création, démocratisation de la culture, culture, médiation culturelle et transversalité.

A l’occasion de notre collaboration avec Manifesta13 et l’artiste Mohamed Fariji, archives invisibles #3  Hôtel du Nord (Marseille-Casablanca), cinq initiatives du réseau européen de Faro d’Espagne, Géorgie, Lituanie, Italie et Serbie seront présentes à Marseille pour débattre avec Hôtel du Nord, Mohamed Fariji et Ancrages des “archives invisibles” et remettre une note au Conseil de l’Europe sur cet enjeu.

L’occasion de partir en balade avec Hôtel du Nord et de découvrir le dernier ouvrage de Christine Breton Oh Bonne Maire! aux Éditions Communes, une mise en perspective, dans le présent le plus urgent d’une élection, des racines les plus anciennes de la coopérative quand elle était en gestation dans le programme européen de patrimoine intégré.

Nous vous invitons à venir marcher et penser avec nous les droits culturels des personnes.

Sur les traces de nos pas ….

«Sur les traces de nos pas. Mémoire du quartier né entre Saint André et Saint-Louis» est le titre du livre écrit par Lucienne Brun en 2008 à partir de portraits, parcours, images d’une culture ouvrière fondée sur l’immigration : un livre comme un miroir où les habitants aient envie de se regarder.

Ce livre fait partie de la bibliothèque d’Hôtel du Nord avec le livre «L’église Saint-Louis. L’art et la foi rencontrent le monde ouvrier», première coédition d’Hôtel du Nord en 2010 avec la Fraternité Saint-Louis. Ce livre coécrit avec Christine Breton est le reflet d’une histoire tressée d’espoir, de luttes sociales et de foi chrétienne.

Lucienne a réalisé de nombreuses visites et balades autours de l’histoire de cette église, premier monument historique protégé des quartiers nord de Marseille. Hôtel du Nord obtiendra de la part de l’Archevêché l’autorisation d’organiser ses visites où Lucienne déroulait sur quatre-vingt ans les relations complexes que l’église catholique a entretenu avec le monde ouvrier, de la croisade des années trente à l’aventure des prêtres-ouvriers.

Elle fait partie des sept personnes qui ont co fondé la coopérative Hôtel du Nord le 24 novembre 2010. Elle a contribué à imaginer l’aventure coopérative Hôtel du Nord et à la rendre possible notamment de manière moins visible dans la mise en place de son organisation et dans l’écriture de ses statuts et principes fondateurs.

Les vénitiens, venues en délégation lors des journées européennes du patrimoine à Marseille en septembre 2009, se rappellent la nuit passée à chanter sous l’orage dans sa maison les chants révolutionnaires italiens et à évoquer l’enchevêtrement des liens qui unissent Marseille à Venise où elle se rendra à leur invitation en 2011 pour les journées européennes du patrimoine. Son intervention enregistrée à cette occasion est l’occasion de revenir avec elle sur les traces de nos pas… et sur ses luttes et questionnements, toujours d’actualité.

Lucienne nous a laissé le 6 janvier 2020. Un hommage lui sera rendu samedi 11 janvier – en l’église St-Louis – à 10h30 –  suivi de l’inhumation au cimetière de St Henri.

Nos pensées vont à sa compagne et à ses proches. O bella, ciao.

Voir l’interview vidéo de Lucienne réalisée par Images et Paroles engagées, sociétaire de la coopérative en 2008 pour la sortie de son livre Sur les taces de nos pas … et le texte Lucienne Brun écrit par Nathalie Cazals, sociétaire d’Hôtel du Nord.

Marcelle média : Des guides bénévoles dans les quartiers du nord de Marseille

Balade à la rencontre des chèvres du Rove organisée par Hôtel du Nord © DR

La média Marcelle en ligne interactif alimenté par des journalistes professionnels s’intéresse tout particulièrement aux actions et initiatives utiles à la société et à la personne. Le 30 juillet 2019, ils publient le portait “Des guides bénévoles dans les quartiers du nord de Marseille“.

[Portraits de bénévoles] Ils sont retraités mais loin d’être inactifs ! Sociétaires de la coopérative Hôtel du Nord, Agnès Maillard et Louis Duffet font découvrir leur quartier et leur passion pour l’apiculture aux Marseillais et visiteurs de toute la France. Objectif : mettre en lumière le patrimoine naturel et culturel de ce côté de la ville.

Ma Provence TV : Marseille : Les Quartiers Nord, spot touristique

Agnès et Louis, hôtes et sociétaires d’Hôtel du Nord font l’objet d’un reportage de la chaîne de télévision locale Ma Provence TV. Un reportage vidéo qui présente l’ensemble de leurs offres d’hospitalité “Marseille : Les Quartiers Nord, spot touristique

Chaque soir après le journal de la chaîne de télévision locale Ma Provence TV, une personnalité commente l’actualité, parle de culture, présente son travail ou ses activités sur le plateau de Provence Azur. Vincent Fraschina, hôte de la coopérative Hôtel du Nord est l’invité du jour pour parler slow tourisme et Oiseaux de passage : Du slow tourisme à Marseille.

Et si pour votre séjour à Marseille vous ne cherchiez pas une chambre sur le Vieux port ou la Corniche, mais plutôt chez l’habitant, dans les quartiers Nord ?
Contrairement au Sud, réputé pour son offre touristique, le Nord de la ville est très méconnu, parfois même redouté.
En s’associant à la nouvelle plateforme de slow tourisme « Les oiseaux de passage », des habitants proposent des chambres, des balades et des rencontres pour valoriser leur patrimoine.

Guide pratique « Politique de la ville & ESS »

Le Réseau des collectivités Territoriales pour une Économie Solidaire (RTES) qui réunit des collectivités territoriales qui s’engagent pour le développement de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) sur leur territoire a édité un Guide pratique « Politique de la ville & ESS »

Ce guide pratique apporte des pistes d’actions issues de l’ESS s’appuyant sur l’analyse d’une vingtaine d’initiatives, dont Hôtel du Nord (page 48, Fiches « Déniché pour vous »), qui contribuent à renforcer et diversifier les stratégies mises en oeuvre pour et dans les quartiers politique de la ville en matière d’emploi et de développement économique.

Balade patrimoniale printanière #11 : Rencontres mythiques à Verduron 1 # 2, dimanche 17 juin.

Vous suivrez les pas de Nathalie Cazals, archéologue, passionnée depuis longtemps par l’oppidum de Verduron, ancien village gaulois, celte dit-on actuellement. Depuis les hauteurs de Verduron s’ouvre un autre point de vue en raison de sa situation géographique exceptionnelle. Sur la ville d’abord, car se dessine ici une cartographie urbaine où flux et réseaux croisent une mosaïque de hameaux villageois et de grands ensembles. Sur le mythe fondateur de Marseille ensuite, car son histoire d’amour et de réconciliation des peuples a bien des raisons d’être et s’interprète autrement depuis le monde celte face à la centralité de Massalia la grecque. Un récit antique qui résonne jusqu’à nos jours pour discuter avec les habitants des rapports entre centralités et périphéries, pour discuter aussi de l’avenir du site archéologique qui sera réhabilité cette année.

Proposition dans le cadre des Journées Nationales Archéologie 2018 Programmation Printemps 2018 .

ATTENTION NB: POUR DES RAISONS DE NOMBRES DE PLACES SUR CITE DEUX PROGRAMMATIONS DE CETTE MEME BALADE SONT PROPOSEES DANS LA MEME MATINEE.: de 9:30 ET de 11:00 à 12:30

Inscriptions horaire#1 ICI.

Inscriptions horaire#2 ICI.

Balade patrimoniale printanière #10 : La route des Celtes : de la Galline à l’oppidum de la Cloche, samedi 16 juin.

L’oppidum de la Cloche se situe sur une voie reliant Marseille à l’Étang de Berre. Détruit par les troupes romaines en 49 avant notre ère, fouillé puis classé Monument Historique en 2004, il raconte le passé celto-ligure mais aussi les circulations dans un territoire métropolitain pratiqué par les hommes depuis des milliers d’années.

En marchant dans les pas des Celtes, nous rencontrerons au fil du chemin les histoires des multiples habitants du massif de la Nerthe :

  • ceux qui vivent toujours dans le très discret hameau de la Galline et sa Chapelle
  • ceux dont nous retrouvons les traces dans les anciens domaines Cossimont, Turc ou dans les multiples fortifications militaires
  • ceux qui sont venus avec l’industrialisation du massif, mais aussi les nombreux « non-humains » qui participent de la richesse de ces collines (espèces végétales, oiseaux, batraciens…)

Pique-nique tiré du sac en fin de balade.

Dans le cadre : Journées Nationales Archéologie 2018 Programmation Printemps 2018 

Inscriptions ICI.