Le 2/3 s’engage à appliquer les principes de la Convention de Faro

Comme  Samia Ghali en 2009 pour les 15 et 16e arrondissement Marseille, vendredi 16 septembre 2011 Lisette Narduci, Maire de secteur du 2 et 3e arrondissement, signera son engagement à appliquer les principes de laConvention de Faro.

A cette occasion, les membres de la coordination patrimoines et créations accueilleront leurs collègues marseillais et étrangers appliquant déjà les principes de la convention de Faro, en présence de représentants du Conseil de l’Europe et de Marseille Provence 2013.

Hôtel du Nord sera présent avec une délégation euro méditerranéenne venue participer à un work shop sur la Convention de Faro co construit avec l’association Euromed Conseil.

La signature sera suivie d’un apéritif, accompagné par Dhalia qui interprétera « Tais toi Marseille » paroles de Maurice Vidalin, musique de Jacques Datin, en hommage à Colette Renard qui a fait de cette chanson un élément de patrimoine.

Le rendez vous est 18 h à la Mairie de secteur, 2 place de la Major, 13002.

La Marseillaise : « De la vigne à l’acier »

La Marseillaise poursuit sa série d’articles hebdomadaires qui présentent les communautés patrimoniales des quartiers nord de Marseille et leur implication dans les Journées Européennes du Patrimoine.

L’article « De la vigne à l’acier » écrit par Mireille Roubaud racontetoute une histoire économique qui s’est bâtie le long du ruisseau qui porte le nom du quartier des Aygalades. Balade entre entreprises emblématiques et nature à préserver.

> LIRE LE PROGRAMME DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE

Derniers jours pour voter pour Hôtel du Nord !

Le 5 septembre se clôturent les votes en ligne qui vont contribuer à départager les trois nominés « tourisme urbain » des trophées du tourisme responsable. Votre vote compte pour 50% du choix final, tout comme celui du jury professionnel.

Le 18 août deux membres du jury sont venus sur place : au programme une rencontre autour de l’apéritif dînatoire avec des sociétaires et des hôtes d’Hôtel du Nord, une présentation d’Hôtel du Nord et d’ouvrages, une dégustation des fromages affinés à Mourepiane par Michel. Après une nuit en chambre patrimoniale,  les membres du jury ont rencontré des habitants qui se battent pour leur quartier : Christiane et Rose à la Visitation et Dominique, animateur des jardins jardins partagés des Aygalades. La visite s’est clôturée à la savonnerie du midi avec le processus de musée usine et la création de la filière équitable avec le Mali.

[showtime]

Une victoire aux trophées du tourisme responsable représenterait pour Hôtel du Nord un impact publicitaire unique, une forte médiatisation et une présence sur les salons du tourisme responsable.

Il vous reste donc 5 jours pour voter pour Hôtel du Nord !

Les habitants des 2ème et 3ème arrondissements vous invitent à parcourir autrement l’histoire et le présent de leurs quartiers.

Pour les Journées Européennes du Patrimoine 2011 leshabitants des 2ème et 3èmearrondissements de Marseille vous invitent à parcourir autrement l’histoire et le présent de leurs quartiers.

Balades, projections, interventions artistiques, rencontres…

Entre grands projets culturels à venir et rénovation urbaine en cours, les 2e et 3e arrondissements questionnent la place que peut prendre l’habitant dans la valorisation de sa ville et de son histoire.

La « coordination patrimoines et créations » regroupe des habitants et des associations souhaitant fabriquer de la connaissance commune autour de ces quartiers et la mettre en partage avec tous.

Les balades et rencontres proposées pendant ces deux journées en sont la première invitation publique.

Soyez les bienvenus !

Ce programme est susceptible d’accueillir de nouvelles propositions et invitations d’ici le 16 septembre. Retrouvez les actualisations sur notre blog

> http://patrimoinesetcreations23.blogspot.com/

Guillaume Cromer: From community tourism to the French

Photo credit: Guillaume Cromer [/caption] Guillaume Cromer is one of the experts who came to meet the Northern Hotel on August 18 as part of the responsible tourism trophies. Following this meeting, he published this article on his website SPE Tourisme. In the year 2000, the Swiss Cooperation agency Helvetas launched a community tourism project in the heart of Central Asia, Kyrgyzstan, to promote the entire heritage of the Kyrgyz territory in favour of the economic reconstruction of the country. The concept called "CBT – Community-based tourism" in English is explained by the fact that this type of tourism project is based on the inhabitants or the local community. The latter manages and coordinates the entire tourism project. In Kyrgyzstan, in the four corners of the country, residents have gathered in local organizations to offer tourist benefits to national and international visitors. Thus, the shepherds, the housewives, the farmers, the artisans, the young, etc. Offered accommodation (in the inhabitant or under the yurt), mountain guidance (on foot or on horseback), restoration, local handicraft in the form of souvenir objects or cultural services. Thus, based on all the local heritages (equestrian culture, local gastronomy, mountain landscapes and steppes, handicrafts, historical monuments, history of the elders and shepherds, etc.) and valuing them around benefits Tourists, these inhabitants were able to improve the image of a country of the former Soviet Union while improving their daily living conditions and creating jobs for the young people of the villages. Showtime Eleven years later, the project is a great success. It becomes impossible for a traveller to take an unstamped "CBT" service. All the tourist guides have highlighted the CBT offer in their publications. In Kyrgyzstan, more than 20 villages have created their local CBT antenna. The National Association KCBTA (Kyrgyz Community based Tourism Association) based in the capital Bishkek coordinates the local antennas, organizes a la carte circuits for international tour operators and travels on the major tourism fairs in Europe and Asia. Finally, the project has made small ones in neighbouring countries, Kazakhstan, Tajikistan and Uzbekistan, based on the heritage and identities of each territory. Recently Uneassociation of Community tourism in Central Asia, bringing together all these entities has even been created. On January 1, 2011, closer to home, in Marseille, a cooperative company "Hôtel du Nord" was created to offer travellers accommodation at home, participatory walks in the northern districts of the cité Marseille and the sale of Local products (Marseille soap, locally refined goat cheese, books and publications featuring local heritage, etc.) exclusively from the 15th and 16th arrondissements of Marseille. Based on the heritage (natural, cultural, built, historical, human) of these neighbourhoods, the members and friends of the cooperative decided to restore the image of the northern districts of the city making, without knowing it, a true community tourism to The French. The traveller can thus meet the inhabitants of these neighbourhoods, to understand their fights, their difficulties, their joys and their fears and to follow their projects which aim to preserve their living environment, to improve the life of all the inhabitants, to give Desires for young people or simply to share good moments of conviviality around a stew or a pastis. The traveller will thus have the change to meet Michèle, Thérèse, Christine, Maxou or Rose, to spend a night in the district of La Mourepiane, of the Esta Cher to Cézanne or in the city of the visitation, to discover the traditional soap of Midi, of To meet Dominique the origin of an exceptional project of shared gardens in the sensitive city of Aygalades, reviving thus the social connections between the inhabitants and developing entrepreneurship and citizenship in the cities of the northern districts. Many exceptional projects are thus followed, supported and endorsed by the cooperative, which offers a new look at the northern areas of Marseille to the French travelers but also to the Marseille themselves discovering or rediscovering a neighbourhood Attaching to clichés far too attached…. Thus, as in Kyrgyzstan, the inhabitants of the 15th and 16th have regained a way of valuing their exceptional heritages in the service of local economic development of the inhabitants as well as for a positive opening of these neighborhoods to the eye Outside. A magnificent Citizen project, nominated in 2011 for the Voyages-sncf.com Trophy of responsible tourism in the category urban tourism. by Guillaume Cromer, on August 18, 2011

Daumenkino / flip books by Civic City

Voici en images le « daumenkino » / flip books du prototype de la bibliothèque + présentoire d’été que Civic City présentera lors du rendu de son travail pour les journées européennes du patrimoine.

Programme des Journées Européennes du Patrimoine 2011

Depuis Janvier 2009, date de sa création, la Commission Patrimoine de la Mairie des 15ème et 16ème arrondissements accumule les actions d’envergures: signature des principes de la Convention de Faro (officialisation d’une politique de Patrimoine intégré), demandes de classement et d’inscription, participation au sauvetage des toiles de Vasarely, dépôt du dossier Marseille Provence 2013 “La Route du Savon ” avec la Mairie des 13ème et 14ème arrondissements, projet de mise en valeur de la cascade des Aygalades etc.

Le réseau chambres patrimoniales chez l’habitant dans les 15ème  16ème  “Hôtel du Nord”, né de la Commission Patrimoine, est d’ores et déjà une réussite incontestable.
Les Journées Européennes du Patrimoine 2011 seront l’occasion, cette année encore, d’arpenter le territoire, lors des balades organisées par les habitants, membres des diverses Communautés Patrimoniales.

Ainsi, de l’Estaque aux collines de Kalliste, de Mourepiane au Plan d’Aou, de la Gare Franche à la Cité des Arts de la Rue, nous déclinerons le thème de ces journées : “La mer côté Nord”.

Salon du livre, Performances artistiques, lectures, expositions, repas et fiesta sont au programme.

Hôtel du Nord propose un séjour chez l’habitant « La mer côté Nord » en partenariat avec l’organisme de tourisme solidaire Horizons en Partage et prépare l’accueil d’une délégation euro méditerranéenne. Toutes ces personnes seront accueillies par des hôtes dans l’une des quinze chambres patrimoniales Hôtel du Nord.

En 2010 ce furent plus de 2000 personnes qui vinrent partager ces journées avec les habitants des 15ème 16ème .

Gageons que cette année, alléchés par un programme ambitieux – et pour tout dire unique – ils seront encore plus nombreux !

Samia Ghali – Sénateur-Maire – Vice Présidente de Marseille Provence Métropole.

Communiqué presse Service Culture – Culture1516_a_gmail.com – 04 91 14 61 24  – www.marseillenord.org

> VOIRE LE PROGRAMME DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE 2011

Prosper Wanner : Le choix de la coopérative pour exercer le droit au patrimoine culturel.

La grande plasticité du statut coopératif lui permet depuis plus d’un siècle d’être une réponse innovante et concrète à des enjeux de société : consommation, artisanat, agriculture, pèche, secteur bancaire, production et dernièrement l’intérêt collectif. Ceci a été particulièrement vrai quand les législateurs croisaient le mouvement coopératif au Musée Social.

Cette plasticité repose sur la force de ses principes fondateurs, énoncés en Angleterre dans les années 1840 par un groupe de tisserands de Rochedale puis repris, complétés et il y a peu, actualisés par l’Alliance coopérative internationale.

Cette capacité d’innovation, l’ONU va la promouvoir en 2012 avec l’année « Les coopératives, des entreprises pour un monde meilleur« .

La question posée dans cet article est celle de la capacité de la coopérative à répondre au défit lancé par le Conseil de l’Europe aux États membres de reconnaitre le droit au patrimoine culturel.

Le droit au patrimoine culturel.

Le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté est reconnu par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Le Conseil de l’Europe l’a précisé pour le patrimoine culturel en proposant de reconnaitre à chaque personne, seule ou en commun, le droit de bénéficier du patrimoine culturel et de contribuer à son enrichissement. C’est à dire à titre d’exemple le droit de désigner de ce qui fait patrimoine pour soi, de prendre part aux choix de sa mise en valeur ou de donner son avis sur l’usage qui en est fait, seul ou en commun.

La définition du patrimoine prise en compte par le Conseil de l’Europe va au delà des patrimoines inscrits ou classés que nous connaissons en France. Elle inclut tous les aspects de notre environnement résultant de l’interaction dans le temps entre les personnes et les lieux. Ce patrimoine n’est ni statique, ni immuable. Au contraire, notre action humaine le définit et redéfinit en permanence. Cette approche ne sépare pas le patrimoine de l’humain, elle les lie.

C’est une révolution copernicienne qui est proposée aux États que de penser non plus à l’objet à protéger − le patrimoine − mais ausujet bénéficiaire, à savoir toute personne seule ou en commun. Le Conseil de l’Europe est convaincu du besoin d’impliquer chacun dans le processus continu de définition et de gestion du patrimoine culturel.

Il s’agit d’initier un processus de démocratisation de la fabrique patrimoniale. Cette approche fait échos auprès de toutes celles et ceux qui voient leur environnement patrimonial transformé, exploité, confisqué ou abandonné.

Dix États ont accepté de progresser ensemble sur la reconnaissance de ce droit au patrimoine culturel. Dés cette année 2011, ils débuteront leurs travaux en partant des objectifs, des domaines d’action et des grandes directions de progrès tracés par le Conseil de l’Europe dans sa Convention cadre sur la valeur du patrimoine culturel pour la société dite Convention de Faro.

Le choix de la coopérative Hôtel du Nord.

Marseille, future capitale européenne de la culture, des citoyens réunis au sein d’une coopérative, Hôtel du Nord, ont décidé de se donner les moyens d’appliquer les principes énoncés par cette Convention de Faro.

L’objet social de leur coopérative est de valoriser le patrimoine présent dans les 15ième et 16ième arrondissements de Marseille pour le conserver « en vie » et améliorer la vie de ceux qui y vivent et travaillent. Les habitants du 15ième et 16ième arrondissement de Marseille impliqués dans le patrimoine y sont statutairement majoritaires.

Pour poursuivre son objet social, la coopérative développe des activités d’édition, d’éducation populaire via une École des hôtes et promeut l’hospitalité : chambres d’hôtes, accompagnateurs, commerces, entreprises, séjours, créations artistiques. Son but est de développer de l’activité économique.

Cette coopérative s’appuie sur un réseau diffus d’habitants, de fonctionnaires, d’associations, d’artistes et de chefs d’entreprises qui depuis 15 ans fabriquent le patrimoine. La Mairie des 15ième et 16ième arrondissements (8ième secteur) et l’association Marseille-Provence 2013 sont à leurs côtés.

L’objet de cet article est d’expliquer les raisons qui ont poussé à choisir le statut coopératif pour créer de l’économie solidaire à partir de cette richesse patrimoniale.

Les principes coopératifs, historiquement vivants dans les quartiers concernés par un siècle et demi d’histoire ouvrière, ont servi de base à la réflexion pour savoir s’ils étaient adaptables aujourd’hui pour une application des principes de la Convention de Faro par les citoyens. Seule la pratique et l’invention de formes encore inconnues pourront nous le dire.

Un membre, une voix.

L’une des revendications des habitants est d’être associé à la gouvernance des patrimoines de leurs quartiers, en pleine période de reconversion industrielle. D’où leur attachement à ce que soit reconnu que toute personne, seule ou en commun, a le droit de bénéficier du patrimoine culturel et de contribuer à son enrichissement.

Ce droit trouve son expression dans les principes coopératifs l’adhésion volontaire et ouverte à tous ou le principe dit de la «porte ouverte » et le pouvoir démocratique exercé par les membres en vertu de la règle « un membre, une voix ». Ces principes permettent de poser le cadre d’une gouvernance démocratique d’un processus patrimonial : les coopératives sont des organisations démocratiques dirigées par leurs membres qui participent activement à l’établissement des politiques et à la prise de décisions.

Un patrimoine commun.

Une seconde revendication est que les choix de valorisation économique de ces patrimoines s’inscrivent dans une économie solidaire.

Le principe coopératif de participation économique des membres fonde une solidarité entre les membres de la coopérative et avec les générations futures. Chaque sociétaire d’une coopérative est solidaire des autres et du patrimoine commun.

Tout au long de leur existence les coopératives constituent une réserve financière impartageable. C’est une propriété collective etinter générationnelle qui contribue à la pérennité de la coopérative. Si la coopérative est dissoute, la réserve est attribuée à une autre coopérative ou à des œuvres d’intérêt général. Ce principe a une certaine similitude avec la notion de bien inaliénable qui caractérise le patrimoine inscrit et classé.

Une économie solidaire.

La coopérative est une société qui, bien que no-profit, doit développer de l’activité économique pour assurer son autonomie et son existence. Ce qui oblige et engage à générer de l’économie sur les 15ième et 16ième arrondissements de Marseille qui en ont fortement besoin.

Dans une coopérative, le capital peut être rémunéré par un intérêt limité, comparable à celui d’un prêt. Elle est permise dans la mesure où elle ne fragile pas le bien commun. La coopérative permet de veiller à ce que les politiques économiques respectent l’intégrité du patrimoine culturel sans compromettre ses valeurs intrinsèques.

Une communauté patrimoniale.

Une des autres qualités de la coopérative est d’être une forme possible de communauté patrimoniale, c’est à dire de réunir unensemble de personnes qui attachent de la valeur à des aspects spécifiques du patrimoine culturel qu’elles souhaitent, dans le cadre de l’action publique, maintenir et transmettre aux générations futures. La coopérative se positionne entre la sphère publique et celle privée. Elle peut conclure des accords avec d’autres organisations privées ou publiques si ces accords préservent le pouvoir démocratique des membres et maintiennent son indépendance.

Pour renforcer cette indépendance, les coopératives ont attaché dans leur histoire une grande importance à fournir à leurs sociétairesl’éducation, la formation et l’information requises pour pouvoir contribuer effectivement au développement de leur coopérative, même si cela est moins d’actualité aujourd’hui. Cette préoccupation rejoint celle du Conseil de l’Europe que de favoriser un environnement économique et social propice à la participation aux activités relatives au patrimoine culturel.

Un but commun.

Enfin, La Convention de Faro engage les États à ce que la conservation du patrimoine culturel et son utilisation durable ont comme but le développement humain et la qualité de la vie. En 1995 l’Alliance coopérative international a rappelé clairement l’engagement des coopératives envers la communauté et leur contribution au développement durable.

Vers une coopérative culturelle européenne.

Bien qu’il n’existe pas à ce jour juridiquement de coopérative patrimoniale comme il existe des statuts coopératifs spécifiques pour de nombreuses activités humaines, cette proximité a confirmé le choix du statut coopératif comme forme d’application possible des principes énoncés par la Convention de Faro.

Pour conclure et mettre en perspective ce processus, la coopérative Hôtel du Nord n’est pas un « modèle type » de coopérative patrimoniale car elle est d’abord l’expression d’une communauté avec ses particularités, ses fragilités et ses richesses.

A terme, la coopérative vise le statut de coopérative patrimoniale européenne qui donnera un statut européen au patrimoine constitué dans son contenu (ses réserves impartageables) et dans son identité.

Il s’agit de s’inscrire dans un processus historique : depuis quelques décennies ces deux créations européennes, le Bien Inaliénableconstitué par le patrimoine et la Réserve Impartageable constituée par les coopératives, font croître le bien commun dans l’intérêt des générations futures.

Prosper Wanner, gérant coopérative Hôtel du Nord.

Janvier 2011.

Texte de l’intervention à la Journée d’étude du jeudi 25 novembre 2010 « Évolution des contextes patrimoniaux et des représentations du patrimoine » organisée par l’Association Générale des Conservateurs des Collections Publiques de France, section PACA (AGCCPF)

Prosper Wanner: The choice of the cooperative to exercise the right to cultural heritage.

The great plasticity of co-operative status has enabled it for more than a century to be an innovative and concrete response to societal issues: consumption, handicrafts, agriculture, fishing, banking, production and lately the collective interest. This was especially true when legislators crossed the cooperative movement at the Social Museum.

This plasticity is based on the strength of its founding principles, enunciated in England in the years 1840 by a group of Rochedale weavers, then taken up, supplemented and recently updated by the International cooperative Alliance.

This capacity for innovation, the UN will promote it in 2012 with the year "cooperatives, companies for a better world".

The question posed in this article is that of the co-operative's ability to respond to the Council of Europe's challenge to the Member States to recognise the right to cultural heritage.

The right to cultural heritage.

The right to participate freely in the cultural life of the community is recognized by the Universal Declaration of Human Rights. The Council of Europe has made it clear for cultural heritage by proposing to recognise to each person, alone or in common, the right to benefit from the cultural heritage and to contribute to its enrichment. That is to say as an example the right to designate what makes heritage for oneself, to take part in the choices of its development or to give its opinion on the use that is made, alone or in common.

The definition of heritage taken into account by the Council of Europe goes beyond the registered or classified patrimony that we know in France. It includes all aspects of our environment resulting from the interaction in time between people and places. This heritage is neither static nor immutable. On the contrary, our human action defines it and redefines it permanently. This approach does not separate the heritage of the human, it binds them.

It is a Copernican revolution that is proposed to States to think no more about the object to be protected – the heritage – but Ausujet beneficiary, namely any single person or in common. The Council of Europe is convinced of the need to involve everyone in the ongoing process of defining and managing cultural heritage.

It is a matter of initiating a process of democratization of the Heritage Factory. This approach is echoed by all those who see their heritage environment transformed, exploited, confiscated or abandoned.

Ten states agreed to progress together on the recognition of this right to cultural heritage. From this year 2011, they will begin their work on the basis of the objectives, areas of action and major directions of progress drawn up by the Council of Europe in its framework Convention on the value of cultural heritage for the so-called Convention Society Faro.

The choice of the North Hotel Co-op.

In Marseille, the future European capital of culture, citizens meeting in a cooperative, Hotel du Nord, have decided to give themselves the means to apply the principles laid down in this Faro Convention.

The social purpose of their cooperative is to enhance the heritage present in the 15th and 16th arrondissements of Marseille to keep it "alive" and to improve the lives of those who live and work there. The inhabitants of the 15th and 16th arrondissement of Marseille are involved in the heritage.

To pursue its social object, the cooperative develops publishing activities, popular education through a host school and promotes hospitality: Bed and Breakfast, accompanists, shops, businesses, stays, artistic creations. Its purpose is to develop economic activity.

This cooperative is based on a diffuse network of residents, civil servants, associations, artists and business leaders who have been producing heritage for 15 years. The town hall of 15th and 16th arrondissements (8th sector) and the association Marseille-Provence 2013 are at their side.

The purpose of this article is to explain the reasons that led to the choice of co-operative status to create solidarity economy from this heritage wealth.

The cooperative principles, historically alive in the neighbourhoods concerned by a century and a half of working history, have served as the basis for reflection as to whether they were adaptable today for an application of the principles of the Faro Convention By the citizens. Only the practice and the invention of still unknown forms can tell us.

One member, one voice.

One of the demands of the inhabitants is to be associated with the governance of the heritages of their districts, in the middle of the period of industrial conversion. Hence their commitment to the recognition that everyone, alone or in common, has the right to benefit from the cultural heritage and to contribute to its enrichment.

This right is reflected in the Cooperative principles: voluntary and open-ended membership or the so-called "open door" principle and the democratic power exercised by members under the rule "one member, one vote". These principles make it possible to establish the framework of democratic governance of a heritage process: cooperatives are democratic organizations led by their members who actively participate in the development of policies and in the taking of Decisions.

A common heritage.

A second claim is that the economic valuation choices of these assets are part of a solidarity economy.

The Co-operative principle of economic participation of members is based on solidarity between members of the cooperative and with future generations. Each member of a cooperative is in solidarity with the others and the common heritage.

Throughout their existence, cooperatives constitute an undivided financial reserve. It is a collective property etinter generational that contributes to the sustainability of the cooperative. If the co-operative is dissolved, the reserve is allocated to another co-operative or to works of general interest. This principle has some similarity to the notion of inalienable property that characterizes registered and classified heritage.

A solidarity economy.

The cooperative is a company which, although no-profit, must develop economic activity to ensure its autonomy and its existence. This forces and commits to generate the economy on the 15th and 16th arrondissements of Marseille which strongly need it.

In a cooperative, the capital can be paid by a limited interest comparable to that of a loan. It is allowed to the extent that it does not fragile the common good. The cooperative helps to ensure that economic policies respect the integrity of the cultural heritage without compromising its intrinsic values.

A heritage community.

One of the other qualities of the co-operative is to be a possible form of heritage community, i.e. to bring together a group of people who value specific aspects of the cultural heritage they want, within the framework of Public action, maintain and transmit to future generations. The cooperative is positioned between the public sphere and the private one. It may enter into agreements with other private or public organisations if these agreements preserve the democratic power of the members and maintain their independence.

To strengthen this independence, cooperatives have committed in their history a great importance to provide their sociétairesl'éducation, training and information needed to be able to effectively contribute to the development of their Cooperative, although this is less topical today. This concerns the Council of Europe's concern as well as to foster an economic and social environment conducive to participation in activities relating to cultural heritage.

A common goal.

Finally, the Faro Convention calls on States to ensure that the conservation of cultural heritage and its sustainable use are aimed at human development and the quality of life. In 1995 the International Cooperative Alliance clearly reiterated the commitment of cooperatives towards the community and their contribution to sustainable development.

Towards a European cultural co-operative.

Although there is currently no legal cooperative heritage as there are specific cooperative statutes for many human activities, this proximity has confirmed the choice of co-operative status as a possible form of application Of the principles set out in the Faro Convention.

To conclude and put into perspective this process, the Coopérative Hotel du Nord is not a "typical model" of a heritage cooperative because it is first and foremost the expression of a community with its peculiarities, fragilities and riches.

In the long term, the cooperative aims at the status of a European heritage co-operative which will give a European status to the heritage constituted in its content (its undivided reserves) and its identity.

It is a matter of enrolling in a historical process: For some decades these two European creations, the good Inaliénableconstitué by the heritage and the undivided reserve constituted by the cooperatives, are growing the common good in The interest of future generations.

Prosper Wanner, Co-operative manager of the Nord Hotel.

January 2011.

Text of the intervention to the study day of Thursday, 25 November 2010 "Evolution of heritage contexts and representations of patrimony" organised by the general Association of curators of public Collections of France, PACA section (AGCCPF )

La Marseillaise : « La tuile, marque de fabrique marseillaise »

photo MIGUE MARIOTTI

Comme chaque année depuis 4 ans,La Marseillaise consacre une série d’articles qui présente le programme des journées européennes du patrimoine dans les quartiers nord de Marseille.

Le premier,  La tuile, marque de fabrique marseillaise, est consacré à la balade patrimoniale « L’usine Martin frères, fabrique de l’urbain-quartier Séon Saint André »  organisée par l’association Ancrages.

Cette balade patrimoniale est proposée dans le programme réalisé par la mairie des 15/16 en partenariat avec les communautés patrimoniales pour les Journées européennes du patrimoine et intègre le séjour La mer côté Nord proposé par Horizons en Partage et la coopérative Hôtel du Nord.

Il est possible d’approfondir le sujet sur wikipedia.