Dès cet Ă©tĂ© un groupe de citoyens volontaires s’est engagĂ© dans des marches apprenantes durant lesquelles, entourĂ©s d’experts, ils apprennent Ă prĂ©venir et vivre avec le risque incendie.
Parmi les groupes de travail qui ont émergé au sein du collectif de l’incendie du 8-Juillet, créé au lendemain du sinistre à l’Estaque (16e), il en est un qui s’est spontanément porté sur l’approche du feu.
« Dès juillet, une centaine de personnes a participĂ© Ă une rencontre sur le terrain avec des experts pour comprendre ce qu’est qu’habiter avec le feu, explique Julie De Muer, membre du Le Bureau des guides – GR2013. Avec la CoopĂ©rative HĂ´tel du Nord, on utilise la marche depuis des annĂ©es pour enquĂŞter sur le patrimoine de notre territoire, cette acculturation a permis de crĂ©er l’École du feu. »
Fin octobre, accompagnés d’un paysagiste, d’une anthropologue et d’une urbaniste, une trentaine de néophytes volontaires ont marché du chemin de la Nerthe aux Abandonnés, pour découvrir plantes pyrophiles et comment fonctionne un incendie.
Un « audacieux pas de côté » qui a permis d’accueillir la colère et de la poser « là où elle peut être un moteur » : « Apprendre donne le sentiment de moins subir et de ne plus être infantilisés ».
Et faire peut-être rentrer l’incendie de l’Estaque dans l’histoire en rendant Marseille pionnière dans cette approche citoyenne. « En s’alliant avec les chercheurs, on peut faire bouger le monde technocrate qui rédige les plans de gestion et d’urbanisme », assure Julie De Muer.
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