Assemblée Générale EKITOUR 2016

Daniel Lodenet, Président et Nicolas Leclaire, Directeur de l’association Ekitour, sociétaire d’Hôtel du Nprd, ont le plaisir de vous convier à l’Assemblée Générale d’Ekitour Le mercredi 10 février 2016 à 17h30 à la Résidence Habitat Jeunes Kennedy 1 avenue John Kennedy – Quartier des Couronneries – 86000 Poitiers

Economie collaborative et coopérative !

Programme

17h30            Accueil des participants

18h00            Présentation des orientations politiques et stratégiques d’EKITOUR

19h30            Exposé « De l’intérêt d’EKITOUR à se lancer dans la création d’une plateforme d’hospitalité coopérative ».

Un cocktail dînatoire clôturera cet événement.

Inscrivez-vous avant le lundi 8 février via notre formulaire en ligne

Intégrons l’hospitalité en habitat social à la Loi « Égalité et Citoyenneté »!

HdN D. poulain © Affiche Bel vedere au ravin de la Viste

Le projet de loi « Égalité et Citoyenneté » devrait être examiné cette semaine par le Conseil d’État, pour une présentation en conseil des ministres en mars puis au Parlement avant cet été. Le texte comporte un important volet logement dont l’habitat social notamment dans le but « d’empêcher l’entre-soi« .

Ce projet de Loi pourrait pleinement intégrer notre proposition de pouvoir expérimenter l’hospitalité en habitat social avec l’ensemble des personnes concernées.

L’expérimentation législative locale est l’autorisation donnée par une loi à une collectivité territoriale d’appliquer une politique publique ne faisant pas partie de ses attributions légales, pour une période donnée. L’expérimentation législative a comme but d’étudier les effets d’une réforme ou d’une loi sur un échantillon de personnes et dans un temps limité.

La coopérative d’habitants Hôtel du Nord et d’autres comme l’association Accueil Banlieues en Seine Saint Denis proposent avec succès l’hospitalité en chambres d’hôtes et balades urbaines dans des quartiers où l’habitat social est très présent.

Cela contribue à générer des revenues complémentaires localement, à changer l’image de ces quartiers et à une citoyenneté active.

A ce jour, la Loi interdit la sous location en habitat social à quelques exceptions prêt et donc l’exercice de la chambre d’hôte. Les expérimentations faites dans ce cadre restreint semblent peu concluantes (logement intergénérationnel, etc).

Une partie importante des habitants, et des membres d’Hôtel du Nord en particulier, ne peuvent de fait proposer leur hospitalité, même occasionnellement, au risque d’être expulsés et d’avoir une forte amende. Au regard de la Convention de Faro, et depuis août 2015 de la loi NOTRe qui garantie les droits culturels, ils n’ont pas le même droit d’accueillir et de partager leurs histoires et leur environnement patrimonial.

Il existe pourtant une demande locale pour loger des parents, des personnes en stage dans les entreprises à proximité (notamment en ZFU), des intervenants du milieu associatif ou de la part des bailleurs sociaux (résidence artistique, personnel) dans des quartiers souvent dépourvus d’offre d’hébergement. D’ailleurs, des bailleurs sociaux la tolèrent aux moment de grands événements et une offre émerge sur les plateformes collaboratives.

Comme il existe des récits, des patrimoines culturels et des hôtes. L’hospitalité ne se limitant pas à l’hébergement, nous la proposons à travers nos balades patrimoniales dont les « balades des cités », dans le Mille-Pattes, fabrique d’histoires de la coopérative, dans nos ouvrages comme les Récits d’hospitalité et dans nos co productions artistiques.

L’activité de chambre d’hôte est particulièrement simple administrativement (déclaration en mairie et assureur), intéressante économiquement si elle reste modeste (non fiscalisée et sans charges sociales), riche humainement car la rencontre y est obligatoire (petit déjeuner chez l’habitant) et favorable aux activités environnantes (restauration, activités culturelles, etc).

Son autorisation en habitat social soulève aussi des questions de sous occupation, de distorsion de concurrence, assurentielles, de responsabilité du bailleur social, etc

Afin d’identifier ces freins et avantages, nous avons eu durant l’année 2012 de nombreuses rencontres avec des bailleurs sociaux, des parlementaires, des habitants, des communautés patrimoniales, des amicales de locataires et des personnes impliquées dans les quartiers d’habitat social (Régies de quartier, représentant du Préfet, etc).

Nous avons aussi réalisé des opérations pilotes à l’occasion de Marseille capitale européenne de la culture en 2013 et étudié des processus comme l’Albergo diffuso en Italie qui pourrait servir d’exemple à une approche de l’hospitalité non pas centré sur le seul hôte mais sur l’ensemble de la cité d’habitat social.

Nous avons ainsi constituer un « dossier exhaustif » sur ce qui pourrait faire l’objet d’une expérimentation législative. La balle est depuis du côté de l’État et de nos parlementaires que nous interpellons régulièrement à ce sujet à Marseille et en Seine-Saint Denis. Espérons cette fois avec succès.

HdN D. poulain © Affiche Bel vedere au ravin de la Viste
HdN D. poulain © Affiche Bel vedere au ravin de la Viste

 

Integrate hospitality in social housing with the law "Equality and Citizenship"!

The "Equality and Citizenship" Bill should be considered this week by the Council of State, for a presentation in the Council of Ministers in March and then in Parliament before this summer. The text contains an important housing component, including social habitat in order to "prevent the inbetween". This bill could fully incorporate our proposal to be able to experience hospitality in social housing with all the people involved. Local legislative experimentation is the authorization given by a law to a territorial community to apply a public policy that is not part of its legal powers, for a given period of time. The purpose of legislative experimentation is to study the effects of a reform or a law on a sample of people and in a limited time. The co-operative of Northerners hotel and others like the association home suburbs in Seine Saint Denis successfully offer hospitality in guest rooms and urban walks in areas where the social habitat is very present. This helps to generate complementary income locally, to change the image of these neighbourhoods and to an active citizenship. To date, the law prohibits subletting in social housing with a few exceptions ready and thus the exercise of the House of hosts. Experiments in this limited framework seem inconclusive (intergenerational housing, etc.). A large part of the inhabitants, and members of the Northern Hotel in particular, cannot actually offer their hospitality, even occasionally, at the risk of being expelled and having a strong fine. In view of the Faro Convention, and since August 2015 of our law which guarantees cultural rights, they do not have the same right to welcome and share their histories and their heritage environment. There is, however, a local demand to accommodate parents, persons on probation in nearby businesses (notably in ZFU), stakeholders in the associative community or on the part of social donors (artistic residence, staff) in neighbourhoods Often lacking accommodation offerings. Moreover, social donors tolerate it at the time of major events and an offer emerges on the collaborative platforms. As there are stories, cultural heritages and hosts. Hospitality is not limited to lodging, we offer it through our heritage walks including the "strolls of the cities", in the Centipede, manufactures of stories of the cooperative, in our books such as the accounts of hospitality and in our CO Artistic productions. The activity of the guest house is particularly simple administratively (declaration in town Hall and insurer), economically interesting if it remains modest (not banned and without social charges), rich humanly because the meeting there is Obligatory (breakfast at the inhabitant) and favorable to the surrounding activities (catering, cultural activities, etc.). His authorization in social housing also raises questions of under-occupation, distortion of competition, assurentielles, responsibility of the social landlord, etc. In order to identify these brakes and benefits, we had in the year 2012 many Meetings with social donors, parliamentarians, residents, heritage communities, tenants ' friendlies and people involved in the neighbourhoods of social housing (neighbourhood authorities, Prefect's representative, etc). We also carried out pilot operations on the occasion of Marseille European Capital of Culture in 2013 and studied processes like the Albergo Diffuso in Italy which could serve as an example to an approach of hospitality not centered on the only host But on the whole of the city of social housing. We thus constitute a "comprehensive dossier" on what could be the subject of legislative experimentation. The ball is from the side of the state and our parliamentarians that we regularly question on this subject in Marseille and Seine-Saint Denis. Hopefully this time successfully. HdN D. Foal © Poster Bel at the ravine of the Viste  

Propositions pour une politique publique patrimoniale en faveur du droit au patrimoine

Le 8 août 2015, l’Assemblée Nationale a adopté la loi NOTRe portant sur la nouvelle organisation territoriale de la République qui veut dans son article 103 que sur chaque territoire, les droits culturels des citoyens soient garantis par l’exercice conjoint de la compétence en matière de culture par l’État et les collectivités territoriales.

La « garantie » que les droits culturels des personnes seront partout, à tout moment, respectés, est maintenant une responsabilité publique des services comme des élus. Ils pourront se référer, a minima, à l’article 27 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948  (DUDH), article même dont découle « le droit au patrimoine culturel » de la Convention de Faro.

Jusque là notre coopérative a coopéré avec les maires qui ont volontairement adhéré aux principes de la Convention de Faro (5 maires depuis 2009), s’engageant par là à assumer leurs responsabilités « dans le respect du droit au patrimoine culturel ». L’Etat français n’a toujours pas signé la Convention de Faro et un examen approfondi en vu de sa signature est actuellement en cours (question parlementaire 77255, juin 2015).

Aujourd’hui, l’article 103 de la loi NOTRe pose une obligation qui vaut pour toutes les actions et tous les acteurs de la politique culturelle.

Comme l’adoption d’une Loi ne vaut pas traduction immédiate en politique publique, voici à partir de l’expérience marseillaise et celles rencontrées ailleurs, des propositions de ce que pourrait être une politique publique patrimoniale en faveur du droit au patrimoine culturel et qui pourraient être discutées, amendées, reprises et expérimentées par une Collectivité.

Ces propositions portent en particulier sur la prise en compte du « droit au patrimoine culturel » tel que défini par la Convention de Faro au regard des droits de l’Homme, les droits culturels étant bien plus larges : l’article 103 de la Loi NOTRe fait référence aux droits culturels énoncés par la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005.

Alors, comment passer de la logique de la politique de « l’offre culturelle » et « des publics » à celle d’une écoute de la demande sociale ? Comment encourager chacun à participer dans le cadre de l’action publique au processus d’identification, d’étude, d’interprétation, de protection, de conservation et de présentation du patrimoine culturel ? Comment passer de la désignation des « publics bénéficiaires » à l’initiative citoyenne? De quel cadre public pourrait se doter une « fabrique patrimoniale citoyenne » ? Quelle répartition des compétences, des responsabilités et des actions en matière de patrimoine culturel entre l’État, les collectivités territoriales et les citoyens ? Quelles coopérations possibles ? Comment l’institution publique, garante de l’intérêt général, peut-elle être aussi garante des droits culturels ?

La première proposition serait de créer un service public patrimonial dont la fonction serait d’accompagner les citoyens, seuls ou en groupe, dans leur travaux d’identification, de recherche, d’exposition et de conservation des patrimoines culturels auxquels ils attachent de la valeur et qu’ils souhaitent, dans le cadre de l’action publique, maintenir et transmettre aux générations futures. Les citoyens ne seraient plus seulement les « bénéficiaires » du patrimoine culturel  (politique des publics, de l’offre culturel) mais ceux qui font le patrimoine (approche intégrée).

La longue expérience de la mission européenne de patrimoine intégré a permis à une conservatrice du patrimoine d’expérimenter cette nouvelle fonction publique patrimoniale de 1995 à 2013. La mission qui n’a malheureusement pas été maintenue suite à son départ en retraite est à l’origine d’initiatives de la société civile qui poursuivent une partie de ses fonctions comme le « Centre de ressources » Ancrages dédié à l’histoire et aux mémoires des migrations ou le Mille-pattes d’Hôtel du Nord qui est une « fabrique d’histoires ».

La seconde proposition concerne les données patrimoniales. Bien que l’institution publique soit active sur l’inventaire des patrimoines culturels, leur numérisation et accessibilité via notamment de nouveaux services culturels numériques, les nombreuses données collectées par les communautés patrimoniales entrent, elles, rarement dans le domaine public faute souvent même d’essayer, voir d’opter pour des supports de publication indépendants du contrôle institutionnel comme Wikipédia. Comment ces processus, publics et civils, pourraient ils contribuer à co définir les conditions et protocoles de coopération des communautés patrimoniales aux processus d’inventaire et de mise en circulation des données patrimoniales  (commenter, collecter, compléter, re créer, partager, interpréter, médiatiser, valoriser)?.

Le dernier avis européen « La dimension locale et régionale de l’économie du partage » promeut la consolidation d’«écosystèmes institutionnels collaboratifs» avec les initiatives citoyennes qui respectent les principes de transparence, d’ouverture et de responsabilité.

La troisième est celle d’expérimenter une réglementation publique des « biens communs culturels » qui pourrait s’inspirer de l’expérience italienne portée par le laboratoire pour la gouvernance des biens commun LabGov. Il expérimente et diffuse un modèle de « règlement des communs urbains » adopté en seulement deux ans par une soixantaine de villes italiennes et en court d’adoption par 80 nouvelles dont Rome. Il permet à une collectivité de passer un « pacte de collaboration » avec des citoyens pour qu’ils puissent prendre soin (protection, conservation, entretien) de biens communs matériels ou immatériels, publics ou privés à usage public, et collaborer à leur gestion, rénovation, transformation ou innovation. Ces biens communs urbains peuvent être des espaces publics comme des places ou des jardins, des bâtiments ou encore des services comme des pratiques sportives, culturelles, sociales, etc

La Cascade des Aygalades, la Grotte des Carmes, l’Oppidum de Verduron, atour desquels les communautés patrimoniales et les élus locaux se mobilisent de longue date,  pourraient bénéficier à titre expérimental d’une telle expérimentation.

La quatrième porte sur la mise en place d’un processus de concertation publique patrimonial. Les maires signataires de Faro ont posé comme premier acte la mise en place d’une « commission patrimoine » réunissant les communautés patrimoniales actives pour ensemble se concerter sur les enjeux liés aux patrimoines culturels. Cette expérience, qui fait l’objet aujourd’hui d’une « application libre de Faro » diffusée par le Conseil de l’Europe, pourrait être davantage formalisée en s’appuyant notamment sur l’expérience française des Conseils de développement.

Les communautés patrimoniales se verraient ainsi reconnues dans leur fonction d’interpellation et de préparation des décisions publiques touchant aux patrimoines culturels (urbanisme, politique culturelle, action sociale, développement économique, etc). Elles pourraient ainsi, dans le cadre de l’action publique, participer à organiser la concertation locale, à la réalisation du diagnostic comme de l’évaluation et être force de proposition et d’alerte. Leur rôle serait tout aussi important dans la gestion des conflits patrimoniaux (usages, interprétations, mise en valeur, etc) en facilitant l’expression des communautés patrimoniales, des acteurs économiques et associatifs, des élus et des administrations.

La dernière porte sur la mise en place d’un observatoire sur la prise en compte des droits culturels. Il serait utile, non pas dans une fonction d’évaluation, mais « d’alerte » concernant les expérimentations mises en œuvre notamment concernant l’accès au droit de tous les citoyens, sur l’existence effective d’un environnement économique et social propice à leur participation, au respect de la diversité des interprétations comme de l’intégrité du patrimoine, bref de maintenir une attention constante à toutes les recommandations issues de la Convention de Faro, fruits de trente année de réflexion européenne.

Ces propositions faite in primis aux sociétaires de la coopérative comme aux collectivités locales et plus généralement à ceux qui s’intéressent à ces enjeux conditionnent la réalisation de notre objet social.

Prosper Wanner, sociétaire d’Hôtel du Nord

De notre intérêt à se lancer, ou pas, dans la création d’une plateforme d’hospitalité coopérative à grande échelle..

 

Le 19 janvier 2016, Hôtel du Nord fêtera ses 5 années d’existence en qualité de « coopérative d’habitants ».

Notre processus coopératif est né bien avant, avec la mission européenne de patrimoine intégré entre 1995 et 2013, la commission patrimoine 15/16 active dès 2009 et un premier prototype pilote de séjour lancé en 2010 avant d’adopter le statut de coopérative.
Cinq ans après, notre coopérative compte plus de 60 hôtes sociétaires  et a contribué à l’accueil d’environs 10.000 passagers venus découvrir Marseille par son nord. Un bilan détaillé sera publié comme chaque année suite à notre assemblée générale d’avril 2015.

Au niveau économique, Hôtel du Nord doit faire face comme tant d’autres à la nouvelle concurrence redoutable des plateformes de l’économie collaborative, dans notre cas AirBnB pour ne nommer que la plus visible avec déjà un millier de lits disponibles dans les quartiers Nord de Marseille (7ème et 8ème secteurs). Hôtel du Nord s’est lancée avec d’autres depuis une année dans un processus de  création d’une plateforme coopérative d’hospitalité à l’échelle internationale dénommée pour le moment « H2H » : d’humain à humains, d’histoire à histoires, d’hôte à hôtes.

Pourquoi se lancer dans la création d’une nouvelle plateforme coopérative à l’échelle internationale ? Qu’aurait elle de si innovant qui vaudrait le coup de tenter l’aventure ? N’est ce pas une fuite en avant doublée d’une fascination pour l’outil internet ? Le débat est ouvert au sein de notre coopérative et avec nos partenaires.

Le positionnement de ces plateformes est toujours le même : un échange direct de personne à personne C2C, l’accès à une offre  à bas tarif (argument central), un système de réputation des hôtes (notation, avis, certification, etc) sans oublier un discours marketing centré sur la promesse d’une rencontre d’un « habitant ».

Un tour des nombreuses plateformes internet « alternatives » à AirBnB permet de comprendre qu’elles cherchent essentiellement à se différencier en se spécialisant sur une typologie d’usagers : professionnels, gay, familles avec enfants, riches, etc, et dans une moindre mesure sur un élargissement timide des services annexes proposés : bonnes adresses à proximité, offres de formation ou visites avec son hôte, etc

In fine, la plus value principale est celle de gagner de l’agent facilement pour l’hôte qui accueille (« changez de vie, gagner de l’argent en accueillant ») et du tarif le moins cher pour le voyageur (« deux fois moins cher qu’un hôtel »). Les services d’hébergement proposés via les plateformes C2C semblent les plus concurrentiels, comme sur les plateformes C2C positionnées sur le transport, les visites, la restauration à domicile, etc.

Ce tarif concurrentiel est obtenu par une mise en concurrence optimisée entre hôtes grâce à une individualisation des hôtes qui accentue la libre concurrence ; une réduction a minima de leurs contributions de solidarité et de leurs droits : réduction à minima des droits communs (code du travail, etc), des contributions sociales (fiscalité, charges sociales, etc), des organisations collectives (syndicats, etc) avec in fine une majorité d’hôtes sans statut ou en auto entrepreneur. Ensuite un élargissement exponentiel de l’offre grâce à la possibilité offerte à tous d’exercer sans être professionnel : il suffirait d’avoir un canapé pour héberger, une cuisine pour cuisiner, une voiture pour transporter, etc (la fin des métiers). In fine une mise en concurrence optimisée grâce au web avec une comparaison instantanée et efficace des tarifs, de la localisation, de la réputation et de la prestation.

Seules les plateformes elles-mêmes s’excluent de cette mise en concurrence via l’acquisition d’une position de quasi monopole pour imposer de fortes marges (et susciter l’intérêt des fonds de pension), pouvoir exclure leurs membres indésirables (critique de la plateforme, mauvaise réputation), créer un rapport de force favorable avec les pouvoirs publics, optimiser leur fiscalité et faire évoluer les réglementations en leur faveur (lobbying).

Cette logique rencontre ses propres limites avec aujourd’hui par exemple 20% des hébergements parisiens d’AirBnB qui sont l’offre de professionnels allant jusqu’à proposer une centaine d’appartements, voir des hôteliers comme en Suisse. Ces informations, non fournies  par  AirBnB, voir contredites, sont le fruit d’activistes de plus en plus nombreux à mettre en place des systèmes de vigilance et d’information vis à vis de ces plateformes.

A Barcelone, où la nouvelle maire a fait campagne contre le tourisme de masse dans sa ville, la ville vient de lancer en décembre des procédures disciplinaires contre les deux plates-formes AirBnB et HomeAway  pour avoir proposé des « appartements touristiques non inscrits  » et « ne pas avoir répondu aux demandes de l’administration ». AirBnB a déjà annoncé son intention de faire appel.

Pour autant, AirBnB arrive à imposer ses choix en dépensant par exemple 8 millions de dollars l’année passée dans la seule ville de San Francisco pour faire échouer, avec succès, un référendum qui proposait aux habitants d’encadrer beaucoup plus strictement son activité face à l’augmentation des loyers et des expulsions qu’elle engendrait. Son ambition est de devenir le premier acteur mondial du tourisme dès 2017 et elle s’en donne les moyens.

Aux Etats Unies où ces plateformes sont plus actives et implantées, le débat devient très vif. Les start up de la Silicon Valley sont appelées les « plateforme étoile de la mort » tant elles sont redoutables à tous les niveaux allant jusqu’à déclarer l’Etat hors jeu (seul les usagers comptent) et qu’aucun secteur économique ne sera épargné! « L’Alliance » face à la « sharing economy » s’organise avec fin 2015 un millier de personnes qui se sont réunies à New York pour lancer les bases d’une alternative crédible via les « cooperatives plateformes« .

Au niveau européen, le Comité Européen des Régions a remis à la Commission européenne et soumet à chaque Etat membre un rapport daté du 5 décembre 2015 sur « La dimension locale et régionale de l’économie du partage ». Ce rapport riche par son analyse du contexte, ses constats et ses propositions encourage notamment la Commission européenne et les États membres à mettre en place des mesures incitatives en faveur de l’économie collaborative afin de soutenir et d’appliquer les principes de l’économie sociale (en particulier s’agissant des principes de solidarité, de démocratie et de participation, ainsi que de la coopération avec la communauté locale). L’Europe semble vouloir ne pas se laisser à nouveau prendre de vitesse par les géants du Web.

Suite à ces constats et dans ce contexte, est il possible de développer une alternative coopérative crédible ? En quoi notre proposition H2H serait elle  différente et plus pertinente que les plateformes existantes ? Cela vaut il la peine d’investir du temps et de l’argent dans une telle aventure ? Faut il seulement mieux encadrer ces géants et faire avec ? Est il possible d’exister économiquement face à la logique économique du bas prix imposé par ces plateformes ? Sommes nous condamnés à une stratégie de niche ?

Face à cette redoutable logique économique et son efficacité avérée,  nous avons décidé de faire de  ce qui serait  a priori nos faiblesses, nos points forts !

Là où elles mettent l’individu seul à seul, nous mettons le commun au pluriel et au centre de notre activité.

Nous sommes une offre d’hospitalités. Ce sont les « communautés patrimoniales » au sens de Faro, qui accueillent. Des communautés qui prennent soin des communs, d’elles mêmes et des autres.

Nous ne proposons pas du C2C – consommateur à consommateur – mais H2H – d’hôte à hôteS, d’humain à humainS, d’histoire à histoireS. Nous confirmons notre attachement aux droits de l’Homme comme à la Démocratie et l’Etat de droit ainsi qu’aux principes coopératifs. La déclaration de l’Alliance coopérative internationale reste notre référence économique et la Convention de Faro sur le droit au patrimoine culturel notre cadre européen.

Qui sont ces communautés au sein d’H2H?

Elles sont plurielles, petites et grandes, auto organisées et auto instituées, productrices d’intérêt général et composée d’hôtes. Ce sont aujourd’hui un réseau d’hôtels en milieu rural qui prennent soin de villages et de leurs communautés, une coopérative d’habitants hôtes qui défend son environnement patrimonial dans une métropole en mutation, un réseau d’auberges de jeunesse, une coopérative d’artisans soucieux du travail bien fait et de transmettre ses savoir-faire, une agence de voyage qui défend les « vacances pour tous » et un réseau national d’entrepreneurs « producteurs d’intérêt général ». Sans parler des autres communautés en Europe, en méditerranée et depuis peu en Amérique qui nous suivent et nous  rejoindront certainement si nous passons le cap national.

Pourquoi un passager utiliserait il cette plateforme? Sera-t-elle confidentielle et réservée aux seuls avertis ?

La plateforme que nous voulons mettre en place vise en premier lieu à offrir la même qualité d’usage que celles actuelles, voir meilleure comme le permet l’internet.

Nous proposons de passer d’un accueil « one to one » avec un hôte qui ne partage avec sa communauté que la même plateforme à un accueil par une « communauté » locale existant bien avant la plateforme et propriétaire de celle-ci.

La question de la « réputation » de l’hôte et ses logiques de « notation » de plus en plus détournées n’a plus lieu d’être. Celui qui accueille est un hôte partie prenante d’une communauté qui reconnaît la qualité de son engagement et de son offre d’hospitalité comme des savoir-faire communs (métiers). Cela n’empêchera pas de maintenir comme sur Hôtel du Nord le recueil et la publication de l’avis des passagers.

L’hôte, seul ou en groupe, a des intérêts en communs à partager avec ses passagers comme leur histoire commune, leurs savoirs et savoir-faire, etc. Dès 2016, Hôtel du Nord va mettre en place sur sa plateforme pilote une expérience de taguage de ces offres d’hospitalité et contenus culturels pour que par exemple une personne partageant notre intérêt pour l’histoire industrielle du nord de Marseille puisse identifier rapidement comment partager cet intérêt à travers la rencontre d’hôtes, de lieux, d’ouvrages, de produits, d’images, d’archives, de créations artistiques.

Certaines communautés d’hôtes portent une attention commune à des passagers particuliers comme des travailleurs en déplacement, des migrants, des étudiants, des familles, etc et leur proposent des offres d’hospitalité spécifiques comme le fait déjà Hôtel du Nord en coopération avec l’Hôpital Nord (hébergement des proches de personnes hospitalisées), les entreprises et les randonneurs du GR2013.

La communauté est aussi l’occasion de bénéficier d’une offre plurielle d’hospitalité et de découverte des patrimoines en terme d’hébergement, de balades, de produits locaux et d’ouvrages comme c’est déjà le cas avec Hôtel du Nord mais qui via les fondateurs d’H2H s’élargit déjà aux savoir-faire (appris avec) et au partage des données culturelles.

Enfin elles mettent en commun ce qui fait leur qualité de vie et leur cadre de vie que ce soit à travers le partage des « bonnes adresses » où va la communauté, des activités culturelles qu’elle  recommande ou des espaces qu’elle fréquente.

En mettant le commun au centre du projet H2H, nous revenons sur ce qui fonde nos démarches respectives tout en se démarquant positivement pour nos passagers des offres classiques C2C. C’est le pari économique que nous voulons prendre en lançant H2H.

La lecture des médias montre aussi que pour certains le statut coopératif de par sa nature démocratique et non lucrative (rémunération modérée du capital) ne serait pas compatible avec le développement d’une plateforme C2C qui nécessite une levée importante de fonds financiers, sauf peut être à confier la tache à des « entrepreneurs sociaux » faisant fi des principes coopératifs.

C’est d’abord faire peu de cas des « géants coopératifs » présents dans tous les secteurs économiques et qui ont été mis en avant lors de l’année internationale des coopératives. C’est aussi oublier la plasticité des principes coopératif qui leurs ont permis sans cesse d’adapter ce statut aux défis sociaux (coopératives de pécheurs, d’activités, etc).

Le paradoxe nous semble davantage du côté des plateformes C2C qui pensent pouvoir dans la durée conjuguer collaboration et individualisme, partage et refus des communs,  hospitalité et surveillance, réciprocité et concurrence (nous sommes à la fois producteur et consommateur).

Après avoir lancé un premier prototype de plateforme à Marseille en 2010 avec hoteldunord.coop, avoir contribué à l’émergence d’un deuxième prototype avec l’application « hidden city » à Pilsen en 2015, nous lançons notre troisième prototype cette année avec la version Poitou Charente d’HôtelduNord.coop et créons dès janvier la structure coopérative qui portera H2H. Notre objectif est de lancer la plateforme coopérative nationale en 2017 et celle internationale en 2018.

La discussion sur cet article est ouverte via les commentaires ;

of our interest to embark, or not, in the creation of a platform of cooperative hospitality on a large scale..

  On January 19, 2016, North Hotel celebrates its 5 years of existence as a "cooperative of inhabitants". Our cooperative process was born long before, with the integrated European Heritage mission between 1995 and 2013, the Heritage Commission 15/16 active from 2009 and a first pilot residence prototype launched in 2010 before adopting the status of cooperative. Five years later, our Co-op has more than 60 members and has contributed to the reception of around 10,000 passengers who came to Marseille by its north. A detailed review will be published as per year following our General Assembly in April 2015. At the economic level, North Hotel must face like so many others to the formidable new competition of the platforms of the collaborative economy, in our case AirBnB to name only the most visible with already a thousand beds available in the Northern Districts of Marseille (7th and 8th sectors). Hotel du Nord has embarked with others for a year in a process of creating a cooperative platform of hospitality on an international scale called for the moment "H2H": from Human to human, from history to stories, from host to hosts. Why embark on the creation of a new co-operative platform on an international scale? What would she be so innovative that would be worth the adventure? Is this not a leak in front coupled with a fascination for the Internet tool? The debate is open in our Co-op and with our partners. The positioning of these platforms is always the same: a direct exchange of person to person C2C, access to a low rate offer (central argument), a system of reputation of the hosts (notation, notice, certification, etc.) without forgetting a marketing speech Centered on the promise of a meeting of a "resident". A tour of the many "alternative" internet platforms in AirBnB makes it possible to understand that they essentially seek to differentiate themselves by specialising in a typology of users: professionals, gays, families with children, rich, etc, and in a Lesser extent on a timid widening of the proposed ancillary services: good places nearby, training offers or visits with its host, etc. in fine, the main value is that of earning the agent easily for the host that hosts ("Change Living, earning money by welcoming ") and the cheapest fare for the Traveller (" twice as much as a hotel "). The hosting services offered via the C2C platforms seem to be the most competitive, as on the C2C platforms positioned on transport, visits, home catering, etc. This competitive rate is achieved by an optimized competition between hosts thanks to an individualisation of hosts which accentuates free competition; A minimum reduction of their solidarity contributions and their rights: minimizing common rights (Labour Code, etc.), social contributions (taxation, social charges, etc.), collective organizations (unions, etc.) with in Fine a majority of hosts without status or self-contractor. Then an exponential expansion of the offer thanks to the possibility offered to all to exercise without being professional: it would suffice to have a sofa to accommodate, a kitchen to cook, a car to transport, etc. (the end of the trades). In fine an optimized competition thanks to the web with an instantaneous and efficient comparison of rates, location, reputation and service. Only the platforms themselves are excluded from this competition through the acquisition of a quasi-monopoly position to impose large margins (and attract the interest of pension funds), to be able to exclude their undesirable members (criticism of the Platform, bad reputation), create a favorable power relationship with the public authorities, optimise their taxation and change the regulations in their favour (lobbying). This logic meets its own limits with today for example 20% of the Parisian accommodation of AirBnB which are the offer of professionals going up to propose a hundred apartments, see hoteliers as in Switzerland. This information, not provided by AirBnB, see contradictions, is the result of increasingly numerous activists to set up systems of vigilance and information vis-à-vis these platforms. In Barcelona, where the new mayor campaigned against mass tourism in his city, the city just launched in December disciplinary proceedings against the two platforms AirBnB and HomeAway for proposing "tourist apartments not "Have not responded to the requests of the administration". AirBnB has already announced its intention to appeal. For all that, AirBnB arrives to impose its choices by spending for example 8 million million last year in the city of San Francisco only to fail, successfully, a referendum that proposed to the inhabitants to frame much more strictly its Activity in the face of increased rents and evictions. Its ambition is to become the first global player in tourism from 2017 and it gives the means. In the United States, where these platforms are more active and established, the debate is becoming very lively. The start up of Silicon Valley is called the "star of Death platform" so they are formidable at all levels, going so far as to declare the state out of play (only the users count) and that no economic sector will be spared! "The Alliance" in the face of the "sharing economy" is organized with the end of 2015 a thousand people who met in New York to launch the foundations of a credible alternative through the "cooperatives platforms". At European level, the European Committee of the Regions has submitted to the European Commission and submits to each Member State a report dated 5 December 2015 on "the local and regional dimension of the sharing economy". This report, rich in its analysis of the context, its findings and its proposals, particularly encourages the European Commission and the Member States to put in place incentives for the collaborative economy in order to support and apply the Principles of the social economy (in particular with regard to the principles of solidarity, democracy and participation, as well as cooperation with the local community). Europe seems to want to not get caught up in speed again by the giants of the Web. Following these findings and in this context, is it possible to develop a credible cooperative alternative? How would our H2H proposal be different and more relevant than the existing platforms? Is it worth the effort to invest time and money in such an adventure? Does it only better frame these giants and do with it? Is it possible to exist economically in the face of the economic logic of the low price imposed by these platforms? Are we doomed to a niche strategy? Faced with this formidable economic logic and its proven effectiveness, we decided to make what would be a priori our weaknesses, our strengths! Where they put the individual alone, we put the common in the plural and at the centre of our activity. We are an offer of hospitality. It is the "heritage communities" within the meaning of Faro, which welcome. Communities that take care of the common, of themselves and of others. We do not offer C2C-consumer to consumer-but H2H-host to hosts, human to human, history to stories. We confirm our commitment to human rights as to democracy and the rule of law as well as to cooperative principles. The Declaration of the International Cooperative Alliance remains our economic reference and the Faro Convention on the right to cultural heritage our European framework. Who are these communities within H2H? They are plural, small and large, self-organized and self-established, producers of general interest and composed of hosts. It is today a network of hotels in rural areas that take care of villages and their communities, a cooperative of host inhabitants who defends its heritage environment in a changing metropolis, a network of hostels, a Cooperative of artisans concerned with the work well done and to pass on its know-how, a travel agency defending the "holidays for all" and a national network of entrepreneurs "producers of general interest". Not to mention the other communities in Europe, the Mediterranean and recently in America who follow us and will certainly join us if we pass the national Cape. Why would a passenger use this platform? Will it be confidential and reserved for the only savvy? The platform we want to put in place aims in the first place to offer the same quality of use as the current ones, see better as the Internet allows. We propose to move from a "one to one" reception with a host who shares with his community only the same platform to a reception by a local "community" existing well before the platform and owner of it. The question of the "reputation" of the host and its "notation" logics increasingly diverted is no longer necessary. The host is a welcoming party of a community that recognizes the quality of its commitment and its offer of hospitality as common know-how (trades). This will not prevent the collection and publication of the opinion of the passengers as on the North Hotel. The host, alone or in a group, has common interests to share with its passengers as their common history, their knowledge and know-how, etc. From 2016, the North Hotel will set up on its pilot platform an experience of taguage of these offers of hospitality and cultural contents so that for example a person sharing our interest in the industrial history of the north of Marseille can Quickly identify how to share this interest through the meeting of hosts, places, works, products, images, archives, artistic creations. Some host communities pay special attention to particular passengers such as commuting workers, migrants, students, families, etc. and offer them specific hospitality offers such as the already Hotel du North in cooperation with the North Hospital (accommodation of relatives of hospitalized persons), businesses and hikers of the GR2013. The community is also an opportunity to benefit from a diverse offer of hospitality and heritage discovery in terms of accommodation, strolls, local products and works as is already the case with Hotel du Nord but which via the founders of H2H Already widens to the know-how (learned with) and the sharing of cultural data. Finally they pool what makes their quality of life and their living environment through the sharing of "good places" where the community goes, the cultural activities it recommends or the spaces it frequents. By putting the common in the centre of the H2H project, we return to the basis of our respective approaches while being positively marked for our passengers of the classic C2C offers. This is the economic bet we want to take by launching H2H. The reading of the media also shows that for some the cooperative status of its democratic and non-profit nature (moderate capital remuneration) would not be compatible with the development of a C2C platform which requires a significant lifting of Financial funds, except may be to entrust the task to "social entrepreneurs" ignoring the cooperative principles. It is first of all to make few cases of the "cooperative giants" present in all economic sectors and which have been highlighted during the International Year of cooperatives. It is also forgetting the plasticity of the cooperative principles that have enabled them to adapt this status to social challenges (cooperatives of sinners, activities, etc.). The paradox seems to us more on the side of the C2C platforms which think that they can in the long term combine collaboration and individualism, sharing and refusal of the Commons, hospitality and surveillance, reciprocity and competition (we are both producer and Consumer). After launching a first prototype platform in Marseille in 2010 with Hoteldunord.coop, having contributed to the emergence of a second prototype with the application "hidden City" in Pilsen in 2015, we launch our third prototype this year with the Version Poitou Charente of HôtelduNord. Coop and create in January the cooperative structure that will carry H2H. Our goal is to launch the National cooperative platform in 2017 and the international one in 2018. The discussion on this article is open through the comments;

Une IGP « savon de Marseille » sans les savonniers de Marseille?

L’histoire de la coopérative Hôtel du Nord et celle des derniers savonniers de Marseille sont liées depuis notre création et bien avant. Dans nos membres fondateurs, dans nos sociétaires, dans nos offres de balades comme la Route de savon de Marseille à Marseille, dans nos ouvrages, dans nos rencontres européennes, nos produits, nos co productions artistiques, dans les ateliers de révélation urbaine menés avec l’ADDAP il y a toujours un savonnier.

De nombreux passagers d’Hôtel du Nord, souvent marseillais, ont eu l’occasion de visiter des entreprises qui fabriquent encore du savon de Marseille de façon traditionnelle dont la Savonnerie du Midi et la Savonnerie Fer à Cheval dont nous vendons les savons.

Nous avons été parmi les premiers à nous féliciter de la reconnaissance d’une Indication Géographique Protégée (IGP) pour le savon de Marseille. Ce qui nous étonne aujourd’hui est qu’une association regroupant l’Occitane de Provence et d’autres laboratoires cosmétiques ait déposé un cahier des charges concernant cette IGP et qu’aucune de ces savonneries marseillaises n’en fasse partie.

Une enquête publique est en court par l’INPI et comme nous l’avons fait (Numéro d’observation : IG 15-002/01/0691), il vous est possible de donner son avis jusqu’au 21 décembre. L’INPI est sensible à l’avis des professionnels comme à celui des citoyens : http://www.inpi.fr/fr/indications-geographiques/indications-geo/details-ig/ig/savon-de-marseille.html

Une pétition « sauvons le savon de Marseille » lancée sur internet a déjà recueillie plus de 21.000 signatures : https://www.change.org/p/sauvons-le-savon-de-marseille 

En balade patrimoniale dans les quartiers de Châteauneuf.

Grand succès de la première balade patrimoniale à  Châtellerault avec une centaine de participants. La Maison pour tous, Minga​ et Ekitour, organisateurs de cette première balade avec un groupe d’habitants de Châteauneuf (quartier de Châtellerault) ont été accueillis par les hôtes d’Hôtel du Nord en « séjour école » il y a quelques mois.

Une balade patrimoniale dans leur quartier gratuite et ouverte à tous : « Châteauneuf se niche quelque part entre la Vienne et la manufacture, entre la ville et la campagne… Habitants, travailleurs, associations et entreprises partons en promenade entre bétons, ardoises et bords de Vienne. Nous possédons tous une partie de l’histoire de Châteauneuf. Ensemble, partageons-la et visitons notre quartier ! »

H2H : d’humain à humain, d’hôte à hôte, d’histoire à histoire

H2H c’est parti! Moins d’une année après avoir réunis en Seine Saint Denis en coopération avec Minga une trentaine de personnes – communautés patrimoniales, réseaux d’entreprises et d’artisans, acteurs du tourisme social, comités départementaux du tourisme, collectivités locales, militants associatifs – pour réfléchir à l’opportunité de se doter collectivement d’une marque et d’une plateforme collaborative commune, nous avons avec Ekitour et Minga annoncé et présenté publiquement le processus H2H – d’humain à humain, d’hôte à hôte, d’histoire à histoire.

H2H est un processus coopératif de création et gestion continue d’un outil commun de promotion et commercialisation d’offres d’hospitalité pour découvrir les récits et patrimoines des villes, de villages et de lieux habités avec celles et ceux qui y vivent, travaillent et habitent.

Nous avons profité du salon national de l’économie sociale et solidaire à Niort et du forum européen de l’organisation mondiale du tourisme à Albufeira (Portugal) consacrés à l’économie collaborative pour présenter le processus H2H s’inspirant de l’expérience pilote d’Hôtel du Nord.

William Kornblum : Letter from Marseille

William Kornblum, professor of sociology at the City University of New York, published a « Letter of Marseille » in the Dissent magazine in January, 2015 and in Courrier International in september, 2015.

He is currently a resident research fellow at the Mediterranean Institute for Advanced Studies, University Aix-Marseille, France. Christine Breton and Christiane Martinez, members of the residents’ co operative Hôtel du Nord,  accompanied him in his discovery of the north districts of Marseilles.

As “urban renewal” threatens to further marginalize the city’s poor, Marseille activists are demonstrating that genuine cultural, environmental, and social renewal can go hand in hand.

Extract : Her approach (Christine Breton), through the Hotel du Nord cooperative, is quieter but hardly lacking in passion. She and her allies invest much of their effort in educating the public about local issues of environmental justice. They find creative ways, like the walking tours, to reach out to the socially isolated residents of the public housing neighborhoods in an effort to enlist local leadership there. Their challenge is great and they approach their work with impressive dedication and proper humility.