Hôtel du Nord s’envole pour Novi Sad

Novi Sad, seconde ville de Serbie, sera capitale européenne de la culture en 2021. Elle participe depuis 2017 aux travaux du réseau de la Convention de Faro au côté d’Hôtel du Nord. Elle était présente comme Hôtel du Nord mi mai au dernier forum de Faro à Lisbonne sur le rôle du patrimoine culturel dans la régénération de communauté.

L’équipe de la Capitale européenne de la culture a invité Hôtel du Nord à venir partager son expérience marseillaise et de coopération avec d’autres villes en Europe comme Venise ou Pilsen. Ce sera l’occasion de présenter les avancées de la plateforme coopérative Les oiseaux de passage, notamment ses premières destinations en Europe et méditerranée.

Virginie, sociétaire de longue date d’Hôtel du Nord, et hôte chez elle comme en balade, s’y rendra du 6 au 10 juin pour rencontrer les communautés patrimoniales, découvrir les initiatives locales comme les balades patrimoniales et d’imaginer de futures coopérations. Des nouvelles dès mis juin.

Droits et précarité artistique

Apparemment pour Pole emploi, être artiste ce n’est pas être « créateur » d’activité. Pourtant, de nombreux artistes contribuent à l’activité de notre coopérative, ils sont même essentiels, comme les Éditions commune qui ont édité les neuf récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord que nous continuons à partager, à commercialiser et à utiliser pour la création de nouvelles activités comme des balades patrimoniales.

Pôle emploi réclame 10.000 euros à Martine Derain, créatrice des Éditions commune, pour les allocations qu’elle a perçues sur les trois dernières années lorsque au chômage, elle développait de nouvelles activités. Un créateur ou repreneur d’entreprise peut opter pour le maintien de ses allocations d’aide au retour à l’emploi (ARE) jusqu’au terme de ses droits. Un artiste non. Si l’État parle bien de « création d’activité », les mesures d’accompagnement concernent la création « d’entreprise », terminologie qui ne fait pas l’objet d’une réelle définition légale et qui, in fine, pour Pole emploi, se borne aux “entreprises lucratives”.

Pôle emploi considère donc un artiste comme « bénévole » lorsqu’il crée son activité et les autres créateurs d’activités, non artistiques, comme « entrepreneur », leur accordant alors le maintien de leurs allocations.

Comme de nombreux artistes, faute d’un statut reconnu comme le décrit bien Christine Breton dans le texte qui suit, Martine alterne depuis 30 ans, droits d’auteur, vacations en écoles d’art ou d’architecture, autrefois et parfois emplois aidés sur des métiers où elle eu besoin d’être formée, enfin salariée du régime général CDD sur des missions de direction artistique à l’intérieur d’associations d’artistes – et chômage quand ces missions de direction sont achevées. Entre ces périodes salariées, c’est-à-dire quand elle est au chômage, elle conçoit et propose des projets à un réseau d’associations qui l’emploient régulièrement, projets dont elle est parfois la responsable artistique auprès des tutelles. Elle a également accepté un mandat de trésorière après d’un gros projet pour Marseille-Provence 2013 dans l’une de ces associations et ce pour transmettre aux plus jeunes ses compétences administratives.

Pôle emploi qualifie de “bénévole” cet investissement et non de « création d’activité » pour ensuite s’appuyer sur un arrêt récent (mai 2017) de la cour de cassation concernant l’article L5425-8 du Code du Travail qui dit que si tout demandeur d’emploi peut exercer une activité bénévole, cette activité ne peut s’accomplir chez un précédent employeur, ni se substituer à un emploi salarié, et doit rester compatible avec l’obligation de recherche d’emploi.

Les artistes ne sont pas reconnus comme des “créateurs d’activités” mais comme des “bénévoles”, terminologie tout autant flou juridiquement que celle « d’entrepreneur ».

Christine Breton, sociétaire elle aussi d’Hôtel du Nord, revient dans le texte joint sur ce « cas mal posé » alors que “le statut des artistes n’est toujours pas clarifié”.

Ou bien si, si l’on considère qu’ils ne créent pas d’activité. Comme coopérative, nous ne pouvons que témoigner du contraire et nous inquiéter de cette situation qui met en péril notre propre activité et fragilise nombre de nos sociétaires, déjà fortement précarisés ces dernières années. Nous publions le texte de Christine Breton pour contribuer à ce débat et accompagner Martine Derain dans la bataille juridique qui s’annonce.

 

Le cas de l’artiste-éditrice Martine Derain

Contentieux Pôle emploi. Témoignage de Christine Breton, Conservateur honoraire du patrimoine.

Je tiens à témoigner dans le cas cité afin de souligner les enjeux collectifs qu’il fait apparaitre pour la création artistique et pour la politique culturelle publique.

Pour ce faire je compte m’appuyer sur mon expérience professionnelle de fonctionnaire que je résume aux trois terrains qui concernent le différend :

  • de 1973 à 1986, Conservateur au Musée des Beaux-Arts de Grenoble puis de deux Fonds Régionaux d’Art Contemporain (FRAC), je suis chargée des acquisitions et de la valorisation de collections publiques françaises, spécialisée en art contemporain, docteur en histoire ;
  • de 1987 à 1995, Conservateur chargée de mission à la Ville de Marseille, j’ai la responsabilité de la politique culturelle dans l’équipe de Dominique Wallon, soit création, musée, recherche, école d’art et marché de l’art, j’enseigne aussi à l’université ;
  • enfin, de 1995 à 2010, date de ma retraite, Conservateur sur un programme Ville-Etat-Conseil de l’Europe, je mène la première mission expérimentale européenne de Patrimoine intégré, dans le contexte des quartiers nord de Marseille.

1 – Enjeux pour la politique culturelle publique.

Avant tout, il me semble que le cas cité est mal posé. Le différend qu’il décrit relève d’une évolution des services publics de l’emploi, de l’économie et de la culture. Son règlement doit être interne, entre les administrations concernées. Les artistes que ces services ont la charge d’accompagner ne peuvent servir de prétexte. Que Pôle Emploi oblige Martine Derain à aller devant le Tribunal de Grande Instance ne peut être concevable au regard de l’histoire des politiques publiques que je me propose de re-contextuer.

J’ai rencontré Martine Derain, artiste autodidacte arrivée à Marseille en 1986, dans le cadre des projets de l’association Casa factori qu’elle avait co-fondée. En 1988 D. Wallon avait décidé de mettre en mouvement le cycle de l’art et j’accompagnais tous les acteurs qui allaient enclencher la fameuse “Movida” marseillaise. Divisé en 4 parties égales et dépendantes les unes des autres, la mise en mouvement du cycle de l’art s’est faite avec peu de moyens publics tant sa potentialité est riche :

* Le quart des musées remplit la fonction de référence. C’est le corps de symboles qui nous fait citoyens de la République française. C’est une institution décentralisée, municipale, créée par la Terreur et organisée par Jules Ferry.

* Le quart de la seconde institution publique, municipale, l’école d’art, remplit la fonction de transmission. L’artiste du passé transmet ses savoirs-faire à l’artiste du futur. Cela se passe dans la connaissance et dans l’exemplarité des artistes.

* Le quart des artistes remplit la fonction de production. Autodidactes ou sortis de l’école d’art ils ont perdus leur statut Etudiant. Aucun statut ne les attend de l’autre côté de ce passage. Ils ne bénéficient pas de celui d’intermittents du spectacle. Il leur reste à monnayer leurs diplômes dans l’enseignement. Ils peuvent s’organiser en réseaux, en ateliers ou galeries d’artistes avec le statut d’associations loi 1901. Ils peuvent se déclarer auto-entrepreneurs pour poursuivre leur recherche et leur production artistique. Ils peuvent adhérer à la Maison des artistes ou à l’AGESSA.

* Le dernier quart est celui du marché de l’art qui remplit la fonction de diffusion : achats, ventes,

échanges de la production artistique. Il est régi par la loi du marché. L’art contemporain est devenu valeur refuge dans la financiarisation actuelle.

Mettre en mouvement les 4 fonctions imposait, en priorité à Marseille, d’accompagner le quart le plus fragile dont tout le reste dépend : les artistes, les producteurs. Ma mission devait être inventive et diversifiée :

–       avec les services sociaux, permettre au cas par cas la sortie du sous-prolétariat et de la misère ;

–       avec les services de Pôle Emploi faire reconnaître leur spécificité et chercher une solution statutaire ;

–       avec les services municipaux restaurer les lois qui favorisent la commande publique aux artistes comme le 1% ;

–       avec les services de l’économie relancer le marché de l’art via le soutien aux galeries associatives, les achats au fonds communal restauré et les participations aux foires internationales d’art;

–       avec les artistes inventer des co-éditions de catalogues ou livres spécialisés pour les faire connaître, des co-commandes, des co-installations de l’outil de travail qu’est l’atelier d’artistes ;

–       avec les services culturels soutenir les actions en réseau des artistes ;

–       avec les logeurs publics négocier pour intégrer des ateliers-logements dans leurs programmes, etc…

Je dois avouer une limite à l’issue de ma mission en 1995 : le statut des artistes n’était toujours pas clarifié. Faiblesse qui allait produire un effet pervers lors du changement de municipalité. Le clientélisme a remis à l’honneur les subventions au lieu des accompagnements théoriques et

économiques. Les subventions se sont raréfiées créant encore plus de misère et la nécessité pour les artistes de jongler encore plus vite entre les statuts acquis.

Le cas Martine Derain montre bien comment dans le cadre légal une même personne doit passer d’artiste à directrice artistique à chômeuse à mandataire associative pour rester en vie et dans le mouvement de sa propre création. La multiplication des collaborations entre associations comme la multiplication des échelles territoriales sont le signe d’une profonde transformation de la recherche artistique. Plus holistique, elle doit trouver les moyens de transcender les classifications et les métiers devenus obsolètes.

2 – Enjeux pour la création artistique

On pourra objecter que mon témoignage n’est pas recevable car je suis juge et partie ayant été moi même publiée dans la maison d’édition animée par Martine Derain : “les éditions commune”. Je vais effectivement m’appuyer sur cette expérience à la frontière entre mon travail de chercheuse et celui de conservateur pour témoigner dans son cas des enjeux collectifs en matière de création artistique.

En 2010, lors de ma retraite, j’ai pu entreprendre le grand chantier des “Récits d’hospitalité”. En neuf livres et trois ans de recherches, j’ai tenté l’écriture de l’histoire des quartiers dont j’avais partagé durant

15 ans l’aventure patrimoniale. Il s’agissait d’une double expérimentation de la pratique du patrimoine intégré et de l’écriture de l’histoire dans son contexte. Il n’était donc pas question pour moi de choisir une maison d’édition issue de mon milieu patrimonial par trop spécialisé. A l’inverse je ne pouvais choisir une maison d’édition grand public car trop tentée par le « scoop » du quartier mis au ban. J’ai cherché une maison d’édition capable de création formelle et stratégique. C’est ainsi que j’ai sollicité les “éditions commune”. Un long partenariat intellectuel a alors commencé. Dès 2013 les 9 ouvrages ont été édités puis vendus dans les librairies spécialisées et dans les lieux improbables des quartiers concernés. Certains d’entre eux sont d’ores et déjà épuisés.

Voilà ce qu’a su créer l’artiste-éditrice, un nouvel espace de diffusion des idées et des créations artistiques. Situation unique ! Je n’aurais jamais pu trouver un autre espace pour restituer mes recherches. J’ai alors compris la cohérence du processus de Martine Derain commencé avec le journal mural collectif créé via l’association “Casa Factori”. Voilà la meilleure école pragmatique pour aborder le rapport aux publics. Et c’est cette école que Pôle Emploi réfute. Pourtant en tant que Service public, nous devrions être tous fiers d’avoir participé au développement de cette aventure de 30 ans.

30 ans : le temps de formation d’un être humain. 30 ans de dépenses publiques tel un investissement que l’on dénie au moment d’en cueillir les fruits. Comme si nous, les responsables de politiques culturelles, nous nous étions trompés dans notre diagnostique collectif!

La lecture inversée des textes tronqués de la loi de 1901 et de celle de 1998 par Pôle Emploi vide leur contenu et donc le sens. Inversement l’article 103 de la loi N.O.T.Re de 2015 concernant les droits culturels des citoyens et la loi relative à la liberté de la création, à l’Architecture et au Patrimoine du 7 juillet 2015, comme les textes européens dont la Convention de Faro, donnent raison à Martine Derain créatrice et citoyenne.

En espérant que mon témoignage contribuera à la solution de ce différend.

Christine Breton, Conservateur honoraire du Patrimoine.

Artistic rights and precariousness

Apparently for Pole employment, being an artist is not being "creator" of activity. Yet many artists contribute to the activity of our Co-op, they are even essential, like the joint editions that have published the nine stories of hospitality of the North Hotel that we continue to share, to market and to use for the Creation of new activities such as heritage walks. Pole job claims 10,000 euros to Martine Derain, creator of the joint editions, for the allowances she received over the last three years when unemployed, she developed new activities. A creator or business owner can opt for the maintenance of his return to employment assistance (AER) allowances until the end of his rights. No artist. If the state speaks well of "activity creation", the accompanying measures concern the creation of "enterprise", terminology which is not the subject of a real legal definition and which, in fine, for Pole employment, is confined to "lucrative enterprises". Employment Pole therefore considers an artist as "volunteer" when he creates his activity and other creators of activities, non-artistic, as "entrepreneur", then granting them the maintenance of their allowances. Like many artists, for lack of a recognized status as Christine Breton described in the following text, Martine has been alternating for 30 years, copyrights, vacations in schools of art or architecture, formerly and sometimes jobs aided on trades where She needed to be trained, finally salaried from the general CDD regime on missions of artistic direction within artists ' associations – and unemployment when these management missions were completed. Between these salaried periods, that is, when she is unemployed, she conceives and proposes projects to a network of associations that employ her regularly, projects of which she is sometimes the artistic manager of the tutors. She also accepted a Treasurer's mandate after a big project for Marseille-Provence 2013 In one of these associations to pass on to the youngest his administrative skills. Employment Division refers to this investment as a "volunteer" and not to "creation of activity" and then based on a recent decision (May 2017) of the Court of Cassation concerning article L5425 of the Labour Code, which states that if any applicant for employment can exercise Volunteer activity, this activity cannot be done in a previous employer or substitute for salaried employment, and must remain compatible with the job search obligation. Artists are not recognized as "creators of activities" but as "volunteers", terminology as equally blurred legally as that of "entrepreneur". Christine Breton, also a member of the Northern Hotel, returns in the enclosed text on this "ill-posed case" while "the status of artists is still not clarified". Or if you consider that they do not create activity. As a cooperative, we can only testify to the contrary and worry about this situation which jeopardizes our own activity and weakens many of our members, already strongly insecure in recent years. We publish the text of Christine Breton to contribute to this debate and accompany Martine Derain in the legal battle that is ahead.  

The case of the artist-editor Martine Derain

Employment Division litigation. Testimony of Christine Breton, honorary curator of heritage. I would like to testify in the case cited in order to underline the collective stakes that it makes for artistic creation and for public cultural policy. To do so, I intend to rely on my professional experience as a public servant, which I summarize in the three grounds concerning the dispute:

  • From 1973 to 1986, curator at the Museum of Fine Arts of Grenoble and two regional funds for contemporary art (FRAC), I am responsible for the acquisitions and valorisation of French public collections, specialising in contemporary art, doctor in History
  • From 1987 to 1995, curator in charge of mission to the city of Marseille, I am responsible for cultural policy in the team of Dominique Wallon, namely creation, museum, research, art school and art market, I also teach at the university;
  • Finally, from 1995 to 2010, the date of my retirement, curator of a city-State Council of Europe Programme, I lead the first European experimental mission of Integrated heritage, in the context of the northern districts of Marseille.

1-Issues for public cultural policy. Above all, it seems to me that the case cited is ill-posed. The dispute it describes is an evolution of the public services of employment, economy and culture. Its regulation must be internal, between the administrations concerned. The artists that these services have the responsibility to accompany cannot be used as a pretext. That pole employment obliges Martine Derain to go before the court of great Instance can not be conceivable in the light of the history of public policies that I propose to re-contextuer. I met Martine Derain, a self-taught artist who arrived in Marseille in 1986, as part of the projects of the Casa Factorial Association which she had co-founded. In 1988 D. Wallon had decided to set in motion the cycle of art and I accompanied all the actors who were going to activate the famous "Movida" Marseille. Divided into 4 equal parts and dependent on each other, the movement of the art cycle has been made with few public means as its potential is rich: * A quarter of the museums fulfil the reference function. It is the body of symbols that makes us citizens of the French Republic. It is a decentralized, municipal institution created by terror and organized by Jules Ferry. * A quarter of the second public institution, municipal, art school, performs the transmission function. The artist of the past transmits his knowledge to the artist of the future. This happens in the knowledge and exemplary of the artists. * A quarter of the artists fills the production function. Self-taught or out of art school they lost their student status. No status awaits them on the other side of this passage. They do not benefit from that of intermittents of the show. They still have to monetize their diplomas in education. They can organize themselves in networks, workshops or galleries of artists with the Status of Associations Law 1901. They can declare themselves self-entrepreneurs to continue their research and artistic production. They can join the artists ' house or the AGESSA. * The last quarter is that of the art market which fulfills the function of diffusion: purchases, sales, exchanges of artistic production. It is governed by the law of the market. Contemporary art has become a refuge in the current financialisation. Setting in motion the four functions required, as a priority in Marseille, to accompany the most fragile quarter of which everything else depends: artists, producers. My mission was to be inventive and diversified: – with social services, to enable the exit of the Subproletariat and misery on a case-by-case basis; -With the services of pole employment to have their specificity recognised and to seek a statutory solution; – With Municipal services restore laws that promote public order to artists such as 1%; – With the services of the economy revive the art market through support for associative galleries, purchases at the restored communal fund and participations in international art fairs; – With the artists invent co-editions of catalogues or specialized books to make them known, co-commissions, co-installations of the work tool which is the workshop of artists; – With the cultural services supporting the network actions of artists; – with public landlords negotiate to integrate workshops-housing in their programmes, etc… I must confess a limit at the end of my mission in 1995: The status of artists was still not clarified. Weakness that would produce a perverse effect during the change of municipality. The clientelism awarded the grants instead of the theoretical and economical accompaniments. The subsidies were scarce creating even more misery and the need for artists to juggle even faster between the acquired statutes. The case of Martine Derain shows how in the legal framework the same person must pass from artist to artistic director to unemployed to associative agent to stay alive and in the movement of his own creation. The multiplication of collaborations between associations such as the multiplication of territorial scales is a sign of a profound transformation of artistic research. More holistic, it must find ways to transcend classifications and trades that have become obsolete. 2-stakes for artistic creation it will be possible to object that my testimony is not admissible because I am a judge and a part having been myself published in the publishing house animated by Martine Derain: "The Joint editions". I will actually rely on this experience at the border between my work as a researcher and that of curator to testify in his case of collective issues in artistic creation. In 2010, during my retirement, I was able to undertake the great project of "Tales of Hospitality". In nine books and three years of research, I attempted to write the history of the neighbourhoods that I shared for 15 years the heritage adventure. It was a double experimentation of the practice of integrated heritage and the writing of history in its context. So there was no question for me to choose a publishing house from my heritage environment too specialized. On the other hand I could not choose a public publishing house because too tempted by the "scoop" of the neighborhood put to the ban. I searched for a publishing house capable of formal and strategic creation. This is how I applied for the "Joint editions". A long intellectual partnership began. From 2013 the 9 books were published and sold in the specialized bookstores and in the unlikely places of the districts concerned. Some of them are already exhausted. This is what the artist-editor created, a new space for the diffusion of ideas and artistic creations. Unique Situation! I could never have found another space to restore my research. I then understood the coherence of the process of Martine Derain started with the collective wall newspaper created via the association "Casa Factorial". This is the best pragmatic school to approach the report to the public. And it is this school that job pole refutes. Yet as a public Service, we should all be proud to have participated in the development of this 30-year adventure. 30 years: The training time of a human being. 30 years of public spending such as an investment that is denied at the time of picking the fruit. As if we, the leaders of cultural policy, were mistaken in our collective diagnosis! The reversed reading of the truncated texts of the Law of 1901 and that of 1998 by pole employment empties their contents and thus the meaning. Conversely, article 103 of the Law N.O.T.Re of 2015 concerning the Cultural Rights of citizens and the law on freedom of Creation, Architecture and heritage of 7 July 2015, such as the European texts of which the Faro Convention , give reason to creative and citizen Martine Derain. In the hope that my testimony will contribute to the solution of this dispute. Christine Breton, honorary curator of heritage.

La Marseillaise : Marseille, d’hôpital en hospitalité, l’Hôtel du Nord fait le pas.

Le journal La Marseillaise a publié lundi 19 février un article de Myriam Guillaume sur notre engagement auprès de l’Hôpital Nord et des aidants : Marseille : d’hôpital en hospitalité, l’Hôtel du Nord fait le pas.

Dédiée à la découverte du patrimoine, la petite coopérative de l’Hôtel du Nord ouvre son offre hospitalière aux accompagnants des patients de l’hôpital Nord à Marseille. Des habitants des quartiers Nord développent du lien, là où l’offre hôtelière est malade. Lire la suite.

La Marseillaise: Marseille, from hospital to hospitality, the Hotel du Nord makes the step.

The newspaper La Marseillaise published on Monday 19 February an article by Myriam Guillaume on our commitment to the North Hospital and caregivers: Marseille: from hospital to hospitality, the Hotel du Nord makes the step.

Dedicated to the discovery of the heritage, the small cooperative of the Hotel du Nord opens its hospitable offer to the accompanying patients of the hospital Nord in Marseille. Residents of the Northern neighborhoods develop a link where the hotel offer is sick. Read more.

#COOPS, plus que 15 jours pour apporter votre soutien!

Dans 15 jours se clôturera la campagne de financement participatif lancée par notre nouvelle coopérative Les oiseaux de passage.

A partir de 10 euros, vous pouvez nous aider à réaliser un ouvrage, un reportage et un événement pour promouvoir les plateformes coopératives en France. On compte sur vous!

#COOPS est un exemple concret de ce que vous allez co financer : une nouvelle revue allemande dédiée aux plateformes coopératives. #COOPS réunit des interviews et des points de vu, des références et un glossaire, des portraits d’initiatives et d’activités et des illustrations graphiques, artistiques et ludiques. #COOPS est une publication collaborative d’étudiants de l’université allemande Viadrina.

Nous avons le même projet d’édition collaborative accompagner d’un reportage vidéo et d’un événement public sur le droit au voyage et les plateformes coopératives, nouvelle forme de réappropriation collective des GAFA. Nous avons déjà identifié qui nous souhaitons interviewer et inviter à écrire un article et à débattre avec vous lors d’un événement public enregistré et partagé.

Ils nous restent moins d’un mois pour réussir avec vous notre campagne de financement participatif pour financer ce travail d’édition et les frais d’organisation et diffusion de l’événement.

Cliquez ici pour participer.

Les oiseaux de passage en collecte

Peut-on trouver du plaisir à préparer son voyage sur le web ? Où écouter, lire ou regarder les histoires et paysages de celles et ceux  chez qui l’on va se rendre ? Comment trouver celles et ceux qui  exercent leurs métiers avec passion ? Comment voyager d’humain à humain, dignement, dans le respect de chacun? Comment faire du voyage un moment qui nous transforme de par la richesse des échanges qu’il permet?

Le voyage est parfois à l’origine de choix de vie, il est un atout pour comprendre le monde dans lequel nous vivons, il est une ressource économique pour de nombreuses personnes. L’industrialisation du tourisme, la dysneydanlisation des destinations, l’intrusion des plateformes collaboratives font que voyager est devenu incertain sans parler de celles et ceux qui n’en n’ont pas les moyens.

Pourtant, les acteurs du tourisme social n’ont pas disparu, les lieux culturels continuent de programmer, les marchés de producteurs se développent, les érudits locaux poursuivent leurs recherches historiques et, depuis peu, internet pourrait nous permettre d’avoir accès directement et librement à ses personnes et leurs créations et savoirs. Le voyage est toujours possible.

Il nous aura fallu trois de recherche et réflexion pour imaginer et  construire une plateforme coopérative de voyage qui propose de voyager d’humain à humain : Les oiseaux de passage. Une plateforme pensée et construite en commun par celles et ceux qui vont la faire vivre, une plateforme qui place l’humain et le voyage au centre.

La coopérative Les oiseaux de passage propose pour l’année 2018, “année européenne du patrimoine culturel“, de contribuer au débat public à travers une édition et un événement qui donne la parole à celles et ceux qui ont nourri notre réflexion et notre compréhension sur des sujets parfois nouveaux pour nous, comme l’économie collaborative, délaissés comme le “tourisme pour tous” ou plus méconnus comme l’hospitalité ou les droits culturels.

Nous avons opté pour un financement participatif avec l’appui de J’adopte un projet pour d’ici fin février 2018 récolter 6.000 euros. Les dons possibles commencent à 10 euros et les contre parties diverses vont de votre nom dans la publication jusqu’à un voyage. On compte sur vous! > participer au financement.

photo-profil-en-collecte-les-oiseaux-de-passageLa publication et l’événement public porteront sur ce que nous avons appris et compris sur l’économie collaborative, les principes coopératifs et les droits culturels appliqués au voyage, sur les raisons qui nous amènent à vouloir la mettre en œuvre sans créer de nouvelles « étiquettes » en prenant comme cadre l’état de droit, comme horizon les droits humains et comme voie la coopération, sur notre capacité à innover à partir du commun, des droits culturels et des principes coopératifs et de témoigner de notre histoire particulière du simple fait d’être partie pour une fois de communautés existantes, parfois de longue date, pour créer une plateforme internet, et non des seuls développeurs et investisseurs.

La plateforme coopérative Les oiseaux de passage fait halte à Marseille

Vendredi 1 décembre de 14:30 à 16:30, le Centre Social CCO Bernard Du Bois  (16 Rue Bernard Dubois, Marseille 1er) accueillera une présentation publique de notre nouvelle plateforme coopérative Les oiseaux de passage

Une plateforme coopérative européenne pour pouvoir proposer l’accueil, la découverte de destinations, l’hospitalité et les échanges culturels d’humain à humain. Une plateforme sans intrusion publicitaire ni commission, sans notation ni fichage, sans discrimination ni frontière et sans spéculateur ni optimisation fiscale. Au contraire, une plateforme coopérative, poétique et diffuse, proposant les échanges directs d’humain à humain, un accès à des offres d’hospitalité qualifiées réservables en ligne comme à des contenus culturels partagés librement et une navigation narrative comme cartographique pour retrouver le plaisir de voyager.

LODP-RECITS

Les oiseaux de passage est une initiative de professionnels et citoyens lancée fin 2014 suite à une interpellation d’Hôtel du Nord aux acteurs du tourisme, de la culture, de l’éducation populaire, de l’économie sociale et solidaire sur le besoin d’une telle plateforme coopérative à l’échelle européenne.

L’expérience d’Hôtel du Nord, au croisement de l’économie collaborative, des droits culturels et des principes coopératifs, a servi de support à deux années de travail collectif pour concevoir une plateforme innovante qui ne singe pas l’existant tout en répondant pleinement aux évolutions des usages et aux potentiels qu’offre internet.

Les droits humains, les principes européens sur la valeur du patrimoine culturel, précisés dans la convention de Faro du Conseil de l’Europe et les principes coopératifs ont été adoptés comme cadres de référence.

Deux fils conducteurs ont nourri l’innovation : le choix du « commun » comme élément structurant et différenciant là où les plateformes actuelles misent sur l’individualisme et de retrouver le « plaisir de voyager » depuis la navigation sur la plateforme jusqu’au voyage lui même.

De là est née la plateforme coopérative Les oiseaux de passage qui sera en ligne début 2018. Cette mise en ligne est aujourd’hui rendue possible socialement par la cooptation des producteurs par Les oiseaux de passage, économiquement par une logique de coopération et d’abonnement graduel aux services et commercialement par le relais des offres directement auprès des bénéficiaires des aides au départ.

Le bureau des guides du GR2013 et les coopératives Okhra et Hôtel du Nord seront présents à cette rencontre pour illustrer ce que pourra proposer en 2018 Les oiseaux de passage.

Cette plateforme est ouverte à celles et ceux qui souhaitent coopérer. Cette réunion publique est une invitation à la découvrir et la rejoindre.

LODP-WEB