Les récits d’exploration mettent en partage les conversations et recherches des balades en cours de construction.
Chacun a amené une histoire à raconter, une production à goûter ou un bouquin à partager autour de sa relation à l’arbre.







Les récits d’exploration mettent en partage les conversations et recherches des balades en cours de construction.
Chacun a amené une histoire à raconter, une production à goûter ou un bouquin à partager autour de sa relation à l’arbre.







Exploration stories share conversations and searches of walks under construction.
Each has brought a story to tell, a production to taste or a book to share around its relationship to the tree.







Les conversations marchées sont une invitation à regarder ce qui est là avec un scientifique qui ne connait pas forcément les lieux mais avec qui nous pensons avoir des « sujets de conversation »…
Cet inventaire est participatif et ses résultats sont consignés sur le site du mouvement « Tela botanica », où des milliers de personnes en France inventorient les plantes sauvages de leur quartier.
Une grande boucle pédestre à travers l’Estaque, à la découverte de son histoire industrielle (tuileries, cimenterie, industries chimiques), de son patrimoine culturel (de Cézanne à l’invention du cubisme de Braque et Duffy), et de son rôle de précurseur dans l’archéologie sous-marine (du Cdt Cousteau à la COMEX et au DRASSM).
Type de balade : patrimoniale.
Thématique(s) ou notions abordée(s) : histoire des loisirs : L’Estaque, premier lieu de villégiature de la Côte Bleue (années 1850), histoire de la pêche, histoire industrielle, histoire de la peinture moderne, histoire de l’archéologie sous-marine.
Sites, monuments, lieux visités : accueil à l’Écomusée du Syndicat des Initiatives, ruelles, courées, bureaux de la Coloniale, ancien site de la Comex.
Secteur géographique : Littoral, Marseille 16e
Foresta est un espace ouvert de nature dans la ville et un projet de parc contributif du coté de Grand Littoral. Avec ses dénivelés à 68 %, il est aussi le royaume de la pente.
Face à ce monde en biais, comment la végétation s’adapte-elle ?
Dans le cadre des fabrications collectives de balades que Hôtel du nord accompagne grâce à son groupe d’explorateurs du 1000 pattes, cette séance d’inventaire s’intéressera cette fois ci plus particulièrement aux arbres présents à Foresta: à ceux qui ont réussi à réchapper aux bouleversements industriels puis à la construction de Grand Littoral, mais aussi à ceux qui se sont installés là, particulièrement intéressants car capables de développer des stratégies de survie dans des conditions difficiles (vent, embruns, terre appauvrie…).
Pour suivre le début de l’enquête collective du 1000 pattes sur les arbres dans nos quartiers: Inscriptions ICI.
Vous êtes mes hôtes pour déambuler entre gare et port et prendre une tangente aux grands axes de circulation. Quels sont ces « passagers » de Belsunce qui ont fabriqué l’âme du quartier ? Regardez la ville depuis ces lieux hospitaliers : hôtels particuliers, meublés, hôpitaux et même Hôtel de Ville… Un bel itinéraire historique dans l’intimité du centre de Marseille.
Thèmes abordés : Histoire des migrations, sociologie urbaine, transformation de la ville.
Cette année le 1000 pattes, groupe informel qui fabrique collectivement au sein d’Hôtel du Nord des explorations puis des balades, se laisse guider par les arbres, avec comme point de départ Foresta. Récit de la première séance de travail… Ce groupe est ouvert, vous pouvez le rejoindre à tout moment en prenant contact avec la coopérative.
Un premier petit groupe s’est retrouvé à Foresta, non pas sous un arbre, mais sous une ombrière en cannes de Provence, fabriquée collectivement avec le collectif Safi il y a quelques semaines pour apporter de l’ombre là les arbres ne sont pas…
Nous avons le temps d’un pique nique pour définir un peu plus précisément ce qu’on voudrait chercher en prenant l’arbre pour guide.
Quelles sont nos questions, envies, intuitions qui se cachent derrière l’arbre qu’aujourd’hui nous interpellons ?
Envahisseur, opportuniste, lanceur d’alerte…?
Vincent se lance et nous raconte ses interrogations autour de l’Ailante.
Dans son quartier du côté de l’Estaque cet arbre, originaire de Chine et importé en occident lors de l’engouement pour les « chinoiseries » ornementales, est communément regardé comme un «invasif». L’Ailante semble pousser partout et à grande vitesse. Alors entre la valeur qu’on a pu y donner par le passé (il a été largement utilisé comme arbre d’ornement tant dans les jardins que dans les espaces publics) et son possible statut de plante invasive à combattre aujourd’hui, que penser?…
Ce cas de l’Ailante devient encore plus passionnant quand Dalila nous explique que l’Ailante fait partie de ces arbres qui aiment les terrains remuées, appauvries voire dégradés. Plus qu’une invasive on pourrait dire que c’est une « opportuniste », elle sait très bien profiter du goût de l’humain des villes à décaisser, remblayer, déplacer les terres et les laisser devenir les coulisses de la construction.
Par sa multiplication, on pourrait même considérer qu’elle « donne l’alerte », qu’elle nous interpelle sur la manière dont nous gérons la terre sur laquelle nous habitons.
Dans le jardin de Vincent, le bosquet d’ailante est devenu un sujet important, à contenir mais aussi transformer. Outre l’ombre qu’elle apporte à cette colline aride, l’aillante permet à la compagne de Vincent de réaliser des sortes de totems avec les rejets et branches d’Ailantes qui chaque années se développent rapidement. A aller voir!
Foresta étant tout à fait caractéristique de ces terres urbaines dégradées, s’intéresser à l’ailante et à ce type d’arbres, dans toutes ces ambiguïtés et tensions qu’il révèle, nous semble motivant. D’autant plus que la Canne, qui est à l’origine de l’ombre qui nous abrite, fait également partie de ces espèces à la fois considérées comme invasives mais développant des stratégies pour trouver les ressources des lieux (par ex l’eau) et elle même devenir une ressource sur ces terres dégradées par les hommes.
Nous décidons ainsi de cette année mener une sorte d’enquêtes autour de l’ailante et de la canne (où, pourquoi et comment elles habitent, leurs usages et leurs histoires, comment elles peuvent devenir de la ressource et des histoires à partager…).
De foresta à forêt: petite histoire d’un territoire prohibé…
A partir de cette première histoire, il nous apparaît évident qu’il est nécessaire de prolonger cette question de la « survie « sur des terrains aussi difficiles que les terrains remués et transformés de Foresta. Mais avant ça nous revenons au nom «Foresta ».
Ce n’est pas que le nom d’une famille noble provençale et de son château, d’une zone d’opération militaire, d’un creux industriel, d’un terrain d’aventures.
C’est aussi dans l’histoire du mot le terme pour désigner un terrain interdit, mis au ban, sur lequel on ordonne de ne pas habiter ni cultiver, dans l’intérêt de la chasse seigneuriale. Apparait ainsi le verbe Forestare, « mettre au ban ». Et comme la chasse aime les animaux qui aiment les bois, Forestare a donné Forêt!
Redonner de l’usage collectif à un terrain qui s’appelle Foresta? Une fois qu’on connait cette étymologie et l’histoire des lieux, là encore ça motive!
Habiter sur les ruines…
Mais si la notion de « territoire mis au ban » résonne bien avec notre situation locale, force est de constater qu’il n’y a pas, presque plus, de forêt à Foresta. Y en a t’il eu un jour? Et comment se débrouillent les rescapés pour vivre là malgré les bouleversements urbains, ou les nouveaux venus qui ont choisi malgré les embruns salés, malgré le vent, malgré le manque d’eau et la terre appauvrie de s’installer là?
Ces arbres spécialistes de la survie nous questionnent et nous avons envie d’aller les rencontrer.
Nous décidons donc qu’un volet des explorations sera consacré à les inventorier, comprendre leurs stratégies et écouter ces arbres qui sont là, témoins d’un autre temps ou au contraire agiles pour survivre en conditions particulièrement difficiles.
This year the 1000 paws, an informal group that manufactures collectively within Hotel du Nord explorations and then walks, is guided by the trees, with the starting point ForestA. Story of the first working session… This group is open, you can join it at any time by contacting the co-op. A first small group ended up in ForestA, not under a tree, but under an Umbrian in Cannes of Provence, made collectively with the collective Safi a few weeks ago to bring shade there the trees are not… We ha
ve time for a picnic to define a little more precisely what we would like to look for by taking the tree for guide. What are our questions, desires, intuitions that lurk behind the tree that today we are questioning? Invader, opportunist, whistleblower...? Vincent starts and tells us his questions about the Ailante.
In his neighbourhood on the estaque side, this tree, originally from China and imported into the West during the craze for ornamental "Chinoiserie", is commonly regarded as an "invasiveness". The Ailante seems to be pushing everywhere and at high speed. So between the value that we have been able to give in the past (it has been widely used as an ornamental tree both in gardens and in public spaces) and its possible status of invasive plant to fight today, what to think?… This case of the Ailante becomes even more exciting when Dalila explains that the Ailante is one of those trees that love the land stirred, impoverished or degraded. More than an invasive one could say that it is an "opportunist", she knows very well enjoy the taste of the human of the cities to disburze, backfill, move the land and let them become the backstage of the construction. By its multiplication, one might even consider that it "gives the alert", that it calls us on how we manage the land on which we inhabit. In the garden of Vincent, the Grove of ailante has become an important subject, to contain but also to transform. In addition to the shadow it brings to this arid Hill, the aillante allows the companion of Vincent to make kinds of totems with the discharges and branches of Ailantes which each year grow rapidly. To go see! ForestA being quite characteristic of these degraded urban lands, interested in the ailante and this type of trees, in all these ambiguities and tensions that it reveals, seems to us motivating. Especially since the cane, which is the origin of the shadow that shelters us, is also part of these species both considered invasive but developing strategies to find the resources of the places (e.g. water) and it even become a resource on these lands degraded by men.
So we decide this year to conduct a kind of investigation around the ailante and the cane (where, why and how they live, their uses and their stories, how they can become resource and stories to share…). From forestA to forest: a short history of a forbidden territory… From this first story, it seems obvious to us that it is necessary to prolong this question of "survival" on terrain as difficult as the disturbed and transformed lands of ForestA. But before that we go back to the name "ForestA". It is not just the name of a noble provenal family and its castle, an area of military operation, an industrial trough, an adventure field. It is also in the history of the word the term to designate a forbidden land, banished, on which it is ordered not to dwell or cultivate, in the interest of the seigneurial hunt. Thus appears the verb Forestare, "to ban". And as the hunt loves animals that love the Woods, Forestare gave forest! Restoring collective use to a land called ForestA? Once we know this etymology and the history of the places, again it motivates!
Living on the ruins… But if the notion of "bandied territory" resonates well with our local situation, it must be noted that there is not, almost more, forest in ForestA. Were there any days? And how do the survivors manage to live there despite the urban upheavals, or the newcomers who chose despite the salty spray, despite the wind, despite the lack of water and the impoverished land to settle there? These survival trees are questioning us and we want to go and meet them. We therefore decide that a part of the explorations will be devoted to inventorate them, understand their strategies and listen to those trees that are there, witnessing another time or on the contrary agile to survive in particularly difficult conditions. 
Les Borels grimpent à flanc de massif entre voie de chemin de fer et canal de Marseille. Témoin de l’implantation arménienne importante autour de Saint-Antoine, ce quartier un peu caché abrite ruelles, bastides, maisonnettes auto-construites mais aussi une pagode, une église arménienne en activité, des terres agricoles cultivées…
Particularités : En fin de balade, pour ceux qui le souhaitent temps libre et déjeuner à la pagode sur inscription 06 52 98 42 48 (10€)
Type de balade : Patrimoniale
Thématique(s) ou notions abordée(s) : Architecture, paysages, migrations, autoconstruction, mémoire, terroir
Sites, monuments, lieux visités : Pagode Phap Hoa, canal de Marseille, église arménienne, voie de chemin de fer
Secteur géographique : Marseille 15e