Restons branchés! Récit d’exploration #2

Les récits d’exploration mettent en partage les conversations et recherches des balades en cours de construction. 

Cette fois ça commence par un pique-nique sur la terrasse de Dominique.

Chacun a amené une histoire à raconter, une production à goûter ou un bouquin à partager autour de sa relation à l’arbre.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Après le pique quasi gastronomique on revient dans l’enquête.
 
La mémoire des fractures…
 
D’abord l’histoire du Robinier Faux acacia. Dans la vieille ferme que Dominique et Jean viennent habiter il y a déjà un paquet d’années, ils devinent deux ronds entourant ce qui devait être deux arbres, abritant agréablement la terrasse et donnant des airs de bastides à l’endroit. 
 
Mais il faut bien vivre et l’activité de la ferme évolua, avec notamment du stockage de charbon. On coupa les arbres pour laisser la place au camion venant livrer le combustible. Des années après, Jean et Dominique partent donc en quête d’un nouvel arbre à planter là, pour donner un peu de fraicheur au lieu où nous pique-niquons. 
Alors qu’ils espéraient un micocoulier, c’est finalement un robinier qui emménagera avec eux. Ils apprendront avec lui à accompagner la « fracture » (c’est un arbre très cassant), ce qui va nous permettre d’arriver à notre premier adage/slogan inventé de la journée (il y en aura d’autres…):  « Ça casse mais ça pousse »…
 
 
 
 
 
 
Ça vaut des nèfles…
 
Pas très loin du robinier, on trouve un très vaillant néflier qui a tout particulièrement l’affection de Jean. 
 
Serait-ce par goût pour ce qui n’est pas très valorisé (comme un peu chacun de nous dans ces balades)? Ou par intérêt pour l’activité permanente dont cet arbre fait preuve (Jean est aussi un grand travailleur)? 
 
En tous cas il nous amène notre deuxième adage: « Super, ça vaut des nèfles »…
 
 
 
 
 
 
 
 
Le Palmier du ghetto…
 
Josyane a bien préparé son résumé de ses recherches sur l’Aillante! Outre ce qu’on savait déjà (que c’est une plante qui s’installe dans les terres remuées, qui résiste à des conditions très dégradées de sol et de pollution, qu’on peut au choix y voir une nuisible ou une championne de la survie), on apprend que cet arbre fut donc importé de Chine (on verra que la Chine est récurrente dans cette histoire…) comme arbre d’ornement mais aussi, mais surtout, dans l’espoir d’une exploitation économique via son Bombyx, un papillon de nuit capable de produire de la soie.
Quand cette production n’a plus trouvé d’intérêt économique on l’a peu à peu trouvé moins sympathique…
Pour continuer à lister ses qualités, et pas seulement ses défauts (notre goût pour les nèfles…), on remarque sa capacité à pousser rapidement, les qualités musicales de son bois,  ses capacités à inhiber la germination d’autres plantes (ce qui peut être un défaut comme une qualité…).
 
 
Un instrument pour sonder les corbeaux en Ailante
 
 
L’Ailante a aussi beaucoup de noms différents, qui expriment la difficulté de clairement le classer du côté des bons ou des mauvais…
 
Outre le « Palmier du Ghetto », « Faux vernis du Japon », « Arbre du ciel » et « Arbre du paradis, il a aussi deux noms d’usage en Chine: 
Pour le chinois de la campagne il est l »’Arbre du printemps » (car sa période de « renaissance » annuelle est tardive et annonce avec certitude le printemps) quand il est pour le chinois des villes « l’Arbre puant » (parce qu’il dégage une odeur nauséabonde quand on froisse ses feuilles). 
Les chinois l’utilisent aussi comme métaphore à la fois du père de famille (par allusion à son côté imposant quand il est mature) et du fils dévergondé (en faisant allusion à la croissance un peu fofolle des rejets de souche).
 
Alors l’adage qui nous vient pourrait être : « Oui mais non ».
 
Entre Terre et Ciel…
 
Et l’on finit notre petit tour de table de nouveau avec la Chine, mais aussi la langue arabe et le dessin, avec Stéphanie qui nous montre les idéogrammes qui correspondent à « arbre » mais aussi « racine », « cime », « forêt »… 
Elle nous fait également partagé le beau livre Nous n’’irons plus au bois » dessiné par Zeynep Perinçek. 
 
 
Pour l’adage, les chinois nous invitent à réfléchir à Si j’étais un arbre…

 

 
 
 
 
 
 
 
 
Et puis on part en balade sur Foresta…
 
 
C’est pour commencer le retour du robinier, dans une autre situation. 
Dalila nous raconte alors que cet arbre, grâce à la présence de nodosité et de bactéries symbiotiques sur ses racines, a la particularité comme toutes les Fabaceae (légumineuses), d’être capable de capter l’azote de l’air (ce que la plupart de végétaux ne peuvent pas faire bien que l’atmosphère en contienne 78%). 
Une partie de cet azote sera utilisé pour fabriquer ses protéines, et l’ autre restera dans le sol et deviendra assimilable par les autres plantes.
Le Robinier, en agissant comme un engrais, en fait ainsi profiter les autres.
 
Donc c’est super… Oui! 
 
Mais il prend aussi possiblement la place d’autres plantes à cause de ses gousses pleines de graines… Non! 
 
« Oui mais non »…
 
 
Bon, on apprend aussi qu’il peut remplacer le teck pour faire de chouette terrasse mais aussi des bâtons du jardinier car son bois est imputrescible.
 
Quelques mètres plus tard voici le peuplier. 
 
Potentiellement marqueur d’eau, mais oui mais non nous dit la compagnie, car c’est le peuplier blanc, pas le vert. 
Mais savez-vous que le peuplier blanc c’est le peuplier de peintres de la Renaissance italienne, l’arbre avec lequel ils fabriquaient leur retable pour peindre sur bois? Ceux du nord utilisaient le chêne. 
Clin d’oeil aux nombreuses histoires italiennes de ces quartiers?
 
Et puis voilà le Frêne et ses histoires de Fresnette (idée pour l’Epicerie Foresta?) mais aussi de fourmis qui nettoient l’arbre en buvant le liquide sucré contenu dans des pucerons à partir du suc de l’arbre… euh… vous m’avez compris??
 
Et toujours ces plantes qui indiqueraient l’eau, en dessous… 
 

Le mystère du Savonnier. Pourquoi ça s’appelle comme ça? On ne sait pas mais on sait que, encore une fois, cet arbre vient de Chine… 
Troublante cette récurrence de la Chine, quand on sait que le projet MIF 68, qui indirectement a provoqué le projet Foresta, est largement lié aux investisseurs chinois et aux stratégies des nouvelles routes de la soie…
 
 
 
Tiens cette fois un Troène du Japon. Ils furent à la mode dans les bastides marseillaises, taillés en boule et recouverts de filets afin de permettre « Les chasses aux dames » , les oiseaux étant ainsi plus faciles à chasser pour la gente féminine…Hum Hum…
 

Nous voilà à l’orée de l’incendie. Un drame et une chance… Nous échangeons sur les impacts de l’incendie, à la fois traumatiques pour les hommes dans la modification du paysage qu’il provoque, mais aussi accélérateur pour certaines plantes qui vont profiter de la lumière retrouvée.
On se dit qu’il faudra approfondir cette question de l’incendie, de sa gestion aussi, notamment en invitant le chercheur Thierry Tatony à converser avec nous.
 
Des Chênes blancs, Chênes Kermes, de la Filaire, du Neprun, Viorne tin, Salsepareille, c’est tout un milieu qui vit là, face aux Ailantes et aux buissons d’Atriplex.
 
 
 
 
L’un grignotera t’il l’autre?
 
 
Nous y serons attentifs et pour prendre soin de cette incroyable relique nous proposons également d’entamer une procédure de classement au titre de la protection du biotope, rien que ça!!
 
 
 
A suivre…
 

Let's stay tuned! #2 exploration story

Exploration stories share conversations and searches of walks under construction. 

This time it starts with a picnic on the terrace of Dominique.

Each has brought a story to tell, a production to taste or a book to share around its relationship to the tree.

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
After the almost gastronomic pique we return to the investigation.
 
The memory of fractures…
 
First the story of the Robini faux Acacia. In the old farmhouse that Dominique and Jean come to live there is already a pack of years, they guessed two rounds surrounding what had to be two trees, pleasantly sheltering the terrace and giving airs of bastides to the place. 
 
But we must live well and the activity of the farm evolved, especially with the storage of coal. The trees were cut to give way to the truck coming to deliver the fuel. Years later, Jean and Dominique went on a quest for a new tree to plant there, to give a little freshness to the place where we picnic. 
As they hoped for a micocoulier, it is finally a Robinia who will move with them. They will learn with him to accompany the "fracture" (it is a very brittle tree), which is going to allow us to arrive at our first adage/slogan invented of the day (there will be others…): "it breaks but it grows"…
 
 
 
 
 
 
It's worth a few Nevers…
 
Not very far from the robinier, we find a very valiant neflier who has particularly the affection of John. 
 
Would it be by taste for what is not very valued (like a little each of us in these walks)? Or by interest in the permanent activity that this tree shows (John is also a great worker)? 
 
In any case he brings us our second adage: "great, it's worth the Nevers"…
 
 
 
 
 
 
 
 
The ghetto Palm tree…
 
Josyane has well prepared his summary of his research on the Aillante! Besides what we already knew (that it is a plant that settles in the disturbed land, which withstands very degraded conditions of soil and pollution, that one can choose to see a pest or a champion of survival), we learn that this tree was therefore imported from China (it will be seen that China is recurring in this story…) as an ornamental tree but also, but above all, in the hope of an economic exploitation via its Bombyx, a moth capable of producing silk.
When this production no longer found any economic interest it was little by little found less sympathetic…
To continue to list its qualities, and not only its flaws (our taste for Nevers…), one notices its ability to grow rapidly, the musical qualities of its wood, its abilities to inhibit the germination of other plants (which can be a defect as a quality…).
 
 
An instrument to probe Ravens in Ailante
 
 
The Ailante also has many different names, which express the difficulty of clearly classifying it on the side of good or bad…
 
Besides the "ghetto Palm", "false varnish of Japan", "tree of heaven" and "tree of paradise", it also has two names of use in China: 
For the Chinese of the countryside it is the "tree of spring" (because its annual "Renaissance" period is late and announces with certainty the spring) when it is for Chinese cities "the stinking tree" (because it exudes a foul odor when one crummy leaves). 
The Chinese also use it as a metaphor for both the father of the family (by allusion to his imposing side when he is mature) and the unturned son (alluding to the somewhat fomad growth of the stump releases).
 
Then the adage that comes to us could be: "Yes but no".
 
Between Earth and heaven…
 
And we finish our little round of table again with China, but also the Arabic language and the drawing, with Stephanie who shows us the ideograms that correspond to "tree" but also "root", "CIME", "forest"… 
It also makes us share the beautiful book we will not go to the wood "designed by Zeynep Perinçek. 
 
 
For the adage, the Chinese invite us to think about whether I was a tree…

 

 
 
 
 
 
 
 
 
And then we go for a stroll on ForestA…
 
 
It is to begin the return of the robinier, in another situation. 
Dalila tells us that this tree, thanks to the presence of nodosity and symbiotic bacteria on its roots, has the particularity like all the Fabaceae (legumes), to be able to capture the nitrogen of the air (which most plants can not make sure the atmosphere contains 78%). 
Some of this nitrogen will be used to make its proteins, and the other is to remain in the soil and become assimilated by other plants.
The Robinier, acting as a fertilizer, makes it so enjoy the others.
 
So it's great… yes! 
 
But it also possibly takes the place of other plants because of its pods full of seeds… no! 
 
"Yes but no"…
 
 
Well, we also learn that he can replace the teak to make a nice terrace but also of the gardener's sticks because his wood is unputrescible.
 
A few meters later here is the Poplar. 
 
Potentially water marker, but yes but no tells us the company, because it is the White Poplar, not the green. 
But do you know that the White Poplar is the Poplar of painters of the Italian Renaissance, the tree with which they made their altarpiece to paint on wood? The northern ones used oak. 
Wink at the many Italian stories of these neighborhoods?
 
And here is the ash and its stories of Fresnette (idea for the Epicerie ForestA?) but also of ants that clean the tree by drinking the sweetened liquid contained in aphids from the tree's soot… Uh… you understand me??
 
And always these plants that would indicate the water below… 
 

The mystery of the Savonnier. Why is it called that? We do not know but we know that once again, this tree comes from China… 
Troubling this recurrence of China, when we know that the project MIF 68, which indirectly caused the project ForestA, is largely linked to Chinese investors and strategies of new Silk roads…
 
 
 
This time, here's a Trojan from Japan. They were fashionable in the Marseille Bastides, cut into a ball and covered with nets to allow "the hunts to the ladies", the birds being thus easier to hunt for the female… Hum hum…
 

Here we are at the edge of the fire. A drama and a chance… We exchange on the impacts of the fire, both traumatic for men in altering the landscape that it causes, but also Accelerator for some plants that will enjoy the light found.
It is said that it will be necessary to deepen this question of the fire, of its management also, in particular by inviting the researcher Thierry Tatony to converse with us.
 
White Oaks, Kermes Oaks, wireframe, Neprun, Viorne Tin, sarsaparilla, it is a whole environment that lives there, facing the Ailantes and the bushes of Atriplex.
 
 
 
 
Will one nibble on the other?
 
 
We will be attentive and to take care of this incredible relic we also propose to start a procedure of classification for the protection of the biotope, just that!!
 
 
 
To follow…
 

Conversation marchée à Foresta #1

Les conversations marchées sont une invitation à regarder ce qui est là avec un scientifique qui ne connait pas forcément les lieux mais avec qui nous pensons avoir des « sujets de conversation »…

Récit de la Conversation marchée #1, 7 novembre 2018
 
Qui vit là et comment?
 
Alors c’était un mercredi matin, ciel menaçant, et une colline Foresta particulièrement verte pour la période de l’année. But de jeu de la matinée: regarder ensemble avec les chercheuses du laboratoire le LPED (laboratoire population environnement développement) Magali Deschamps-Cottin et Carole Barthelemy ce qui est là, dans un espace naturel profondément modifié par l’homme et aux conditions difficiles (pente, embruns, vent…). 
 
Toutes deux travaillent sur la nature en ville, et plus particulièrement à Marseille. 
Magali est écologue, elle regarde les relations et interactions entre les plantes, les animaux…et les hommes, avec une prédilection pour les papillons. 
Carole est sociologue, elle travaille sur les relations entre la nature et la société plus particulièrement dans les quartiers populaires de Marseille. Ça veut dire les usages qu’ont les habitants de la nature, les représentations mais aussi les modes de gestion de cette nature urbaine qui n’est pas toujours perçue ou nommée comme telle (les délaissés, les friches, les collines habitées…).
 
Après une petite introduction presque polémique à propos des prédateurs domestiques que sont les chats (qui en trop grand nombre affaiblissent la biodiversité), nous partons marcher.
 
A Foresta on se trouve majoritairement dans ce qu’on appelle un milieu ouvert. Or les papillons aiment bien ces milieux, plus que les forêts… Ils ont par contre besoin d’habitats diversifiés, notamment pour passer l’hiver.
 
Par exemple certains papillons passent l’hiver à taille adulte en ce cachant dans des vieux murs ou dans les ronces (donc oui, les ronces c’est important et pas que pour ramasser des mûres…).
 
 
 
 
 
Tiens, là le vieux mur qui sous tend aujourd’hui le Lycée de la Viste, relique bâtie de la colline d’origine. Un bon gite…
D’autres papillons passent l’hiver sous forme de chenilles ou de chrysalide, directement sur les plantes.
 
Dans le fenouil qui poussent un peu partout ici on trouve le Machaon. La Machaon aime le fenouil. Les papillons ont en effet des plantes hôtes, des plantes spécifiques que chaque espèce choisira pour pondre ses oeufs et qui sera la base alimentaire de la chenille. Les plantes sauvages parfois considérées comme mauvaises herbes peuvent ainsi être précieuses vues par une autre espèce…
On se fait un petit tour des espèces qui apprécient les friches et les zones abandonnées de nos contrées. Certains sont migrateurs, traversant la Méditerranée et élargissant ainsi leurs capacités à trouver le bon climat, la bonne plante… 
Et beaucoup ont des noms plein d’imaginaire…
Le Grand voilier, le Vulcain, la Belle dame ou encore le Pacha, qui n’accepte comme plante hôte que l’arbousier. Nous pourrions même rencontrer un papillon dont la femelle est appelée la Mégère quand son mâle se nomme le Satyre… 
Bon, en l’absence d’arbousier pas d’espoir de Pacha pour l’instant à Foresta…
 
On croise sur la dyplotaxie (la roquette sauvage) des chenilles de Pierrides, un papillon plutôt « tout terrain « .
 
 
Ici il faut se mélanger…
Un terrain artificialisé comme Foresta est le lieu de vie des champions de l’adaptation, de ceux (plantes, animaux et… humains…?) qui arrivent à trouver des stratégies pour faire avec les difficultés et qui finalement en font une opportunité.
En profitant de la « coupe » provoquée par l’installation des lettres de Netflix, on peut voir que la couche du sol vivante, propice à la vie, est très fine. En dessous les remblais des multiples modifications du site. La présence de l’argile joue aussi sur la perméabilité des sols. En gros soit c’est trop sec, soit c’est noyé… 
 
La réponse qu’ont trouvée les plantes à cette situation est de faire des cycles courts, aller vite pour réussir à se reproduire dans les deux périodes « viables » le printemps et l’automne. On voit aussi que dans ces terrains remués urbains qui ont constitué le terroir marseillais avec ses bastides et ses fermes, les plantes se mélangent, les espèces héritées des jardins cotoyant les spontanées reines de l’adaptation.
 
 
 
 
La planque du moustique…
Globalement, on est toujours agréablement surpris de constater que Foresta, tout en étant resté un espace ouvert, est plutôt « propre ». Peu de déchets, quelques bagnoles abandonnées de temps en temps mais finalement rien de trop alarmant au regard de la taille des lieux.
 
Mais malgré tout on trouve des petits amoncellements de temps à autres qui sont des vrais villas pour moustique, notamment les tigres qui adorent les humains et leur capacité à laisser trainer des récipients d’eau stagnante. Un peu d’eau qui traine dans une canette suffit à installer une nurserie, un cycle de reproduction pouvant se dérouler en 1 semaine. Si une partie des espèces de moustiques sont nécessaires dans un milieu, Magali nous invite quand même à sérieusement éviter ce genre d’habitat collectif qui dérégule les équilibres entre les espèces et nous bouffe quand même un peu la vie 🙂
 
Adopter un âne ou un quadra…
Nous arrivons devant l’un des quadra installés par SAFI dans Foresta. L’idée est d’avoir une petite zone d’observation détaillée des plantes pour que son inventaire exhaustif dans le temps nous apprenne comment évolue le terrain, par exemple suite à la venue des ânes qui depuis cette année se chargent du débroussaillage de printemps. Est-ce que les ânes vont modifier les plantes et le terrain? Affaire à suivre…

Cet inventaire est participatif et ses résultats sont consignés sur le site du mouvement « Tela botanica », où des milliers de personnes en France inventorient les plantes sauvages de leur quartier.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ailantes Versus Chênes?
 Nous nous trouvons à la lisière entre une relique de la colline ancienne et de la colline transformée. D’un côté un bout de forêt avec des chênes pubescents, de l’autre une prairie sèche peuplée d’Aillantes qui ont réussi, c’est l’une de leur caractéristiques, à s’installer sur cette terre appauvrie. L’Ailante est considérée comme invasive. En même temps elle a la qualité d’arborer des zones dégradées par les hommes et où il est difficile d’habiter quand on est un arbre. Un petit débat démarre sur la menace, ou pas, que l’Aillante représente pour les chênes de l’autre côté du chemin. Battle à poursuivre lors de la prochaine balade d’exploration à partir des arbres…
Les écologues nous invitent à observer la dynamique d’évolution de cette micro-forêt:  Y a t’il de jeunes arbres ? Progresse t’elle ou régresse t’elle ?
 
Dans le même ordre d’idée, posant ainsi la question des régulations qui deviennent parfois complexes pour la nature anthropisée, Magali nous raconte que quand on met trop de ruches d’abeilles domestiques, ce qui ne semble au premier abord qu’une bonne idée, on met la pression sur les espèces sauvages. On crée une concurrence autour de la ressource des lieux avec d’un côté des abeilles sauvages qui butinent seules, et de l’autre des abeilles domestiques qui fonctionnent en colonies et qui « ratissent » très efficacement les zones de pollen. Tout est histoire d’équilibres…
 

Un peu plus loin on découvre un « arrangement » entre deux cèdres de l’Atlas plantés trop serrés et des mûriers à papier. Ré-équilibrer la répartition en taillant fragiliserait surement l’équilibre de l’ensemble, notamment racinaire, les rendant ainsi plus vulnérables au vent…
Dans ce cas on conclue qu’il faut au contraire laisser faire, observer, faire régulièrement des photos pour documenter et se rendre peu à peu compte de comment ces arbres et ce paysage vit.
 
 
Un bassin à ménager…
Nous finissons devant l’un des deux bassins de rétention de Foresta. Ces ouvrages techniques sont aussi des lieux de vie, notamment celui-ci qui a la qualité de ne pas être bétonné, ce qui le rend beaucoup plus hospitalier pour plein d’espèces de plantes et d’animaux. Tout peut y circuler, il crée un milieu dynamique, plein d’interactions. Nous nous promettons de rechercher les résultats de l’enquête sur les oiseaux nicheurs, réalisé récemment par le LEPD et l’association la Chevèche.
On regarde également la ressource que représente les cannes, que nous apprenons à tresser et à utiliser comme ressource de construction à Foresta.
 
Nous concluons notre conversation en se confirmant avec nos deux scientifiques qui découvraient les lieux pour la 1ère fois que cet espace naturel, pivot également dans les enjeux de corridors écologiques (trames), était vraiment précieux. 
Vaste, usager, à la fois marqueur historique et révélateur de toutes les stratégies de la nature pour s’adapter, cet endroit peut participer à nommer et à prendre soin d’une nature urbaine qu’on ne valorise pas ou peu et qui souvent devient un enjeu, conflictuel, au moment où on la perd (pour une construction).
 
On se dit que plus qu’une « Zone à Défendre », c’est une belle « Zone à Ménager », qu’on a du temps pour ça et qu’il faut en profiter…
 
 
A suivre!
 
 
Prochain Récit d’exploration à suivre: Restons branchés #2
Photos Sheryl Debourg

Dernière balade patrimoniale de la saison automnale : L’Estaque : son patrimoine industriel et culturel, samedi 24 Novembre.

Une grande boucle pédestre à travers l’Estaque, à la découverte de son histoire industrielle (tuileries, cimenterie, industries chimiques), de son patrimoine culturel (de Cézanne à l’invention du cubisme de Braque et Duffy), et de son rôle de précurseur dans l’archéologie sous-marine (du Cdt Cousteau à la COMEX et au DRASSM).

Type de balade : patrimoniale.
Thématique(s) ou notions abordée(s) : histoire des loisirs : L’Estaque, premier lieu de villégiature de la Côte Bleue (années 1850), histoire de la pêche, histoire industrielle, histoire de la peinture moderne, histoire de l’archéologie sous-marine.
Sites, monuments, lieux visités : accueil à l’Écomusée du Syndicat des Initiatives, ruelles, courées, bureaux de la Coloniale, ancien site de la Comex.
Secteur géographique : Littoral, Marseille 16e

Inscriptions ICI.

Balade patrimoniale automnale: » Exploration botanique de la pente à Foresta-herbier #3 Spécial Arbres » vendredi 16 novembre.

Foresta est un espace ouvert de nature dans la ville et un projet de parc contributif du coté de Grand Littoral. Avec ses dénivelés à 68 %, il est aussi le royaume de la pente. 

Face à ce monde en biais, comment la végétation s’adapte-elle ? 

Dans le cadre des fabrications collectives de balades que Hôtel du nord accompagne grâce à son groupe d’explorateurs du 1000 pattes, cette séance d’inventaire s’intéressera cette fois ci plus particulièrement aux arbres présents à Foresta: à ceux qui ont réussi à réchapper aux bouleversements industriels puis à la construction de Grand Littoral, mais aussi à ceux qui se sont installés là, particulièrement intéressants car capables de développer des stratégies de survie dans des conditions difficiles (vent, embruns, terre appauvrie…).

 

Pour suivre le début de l’enquête collective du 1000 pattes sur les arbres dans nos quartiers: Inscriptions ICI.

Balade patrimoniale automnale: « Itinéraire Bis » , samedi 10 novembre.

Vous êtes mes hôtes pour déambuler entre gare et port et prendre une tangente aux grands axes de circulation. Quels sont ces « passagers » de Belsunce qui ont fabriqué l’âme du quartier ? Regardez la ville depuis ces lieux hospitaliers : hôtels particuliers, meublés, hôpitaux et même Hôtel de Ville… Un bel itinéraire historique dans l’intimité du centre de Marseille.

Thèmes abordés : Histoire des migrations, sociologie urbaine, transformation de la ville.

 

Inscriptions ICI.

Balade patrimoniale automnale: « Conversation marchée #1 » mercredi 07 Novembre

Les Conversations marchées invitent des scientifiques, écologues, botanistes… à éclairer notre regard. Elles nous donne à voir et à comprendre ce qui constitue le site de Foresta, quels sont les enjeux qui le traversent et en quoi il participe d’un écosystème. 
 
Nous interrogerons nos invités sur biodiversité supposée à Foresta, quels espèces susceptibles de s’y développer, de s’y maintenir, quel sont les éléments qui conditionnent cette biodiversité, quels sont les facteurs susceptibles de favoriser son maintient ou son développement et quels sont les liens que nous pouvons nouer avec notre environnement ?
 
Avec
Carole Barthélémy – Maître de conférences en écologie,  LPED- Laboratoire Population Environnement Développement.
Magali Deschamps-Cottin – Maître de conférences en sociologie, LPED- Laboratoire Population Environnement Développement.
 

Récit #1 des racines et des arbres: Restons Branchés!

Cette année le 1000 pattes, groupe informel qui fabrique collectivement au sein d’Hôtel du Nord des explorations puis des balades, se laisse guider par les arbres, avec comme point de départ Foresta. Récit de la première séance de travail… Ce groupe est ouvert, vous pouvez le rejoindre à tout moment en prenant contact avec la coopérative.

Un premier petit groupe s’est retrouvé à Foresta, non pas sous un arbre, mais sous une ombrière en cannes de Provence, fabriquée collectivement avec le collectif Safi il y a quelques semaines pour apporter de l’ombre là les arbres ne sont pas…

Nous avons le temps d’un pique nique pour définir un peu plus précisément ce qu’on voudrait chercher en prenant l’arbre pour guide.

Quelles sont nos questions, envies, intuitions qui se cachent derrière l’arbre qu’aujourd’hui nous interpellons ?

Envahisseur, opportuniste, lanceur d’alerte…?

Vincent se lance et nous raconte ses interrogations autour de l’Ailante.

Dans son quartier du côté de l’Estaque cet arbre, originaire de Chine et importé en occident lors de l’engouement pour les « chinoiseries » ornementales, est communément regardé comme un «invasif». L’Ailante semble pousser partout et à grande vitesse. Alors entre la valeur qu’on a pu y donner par le passé (il a été largement utilisé comme arbre d’ornement tant dans les jardins que dans les espaces publics) et son possible statut de plante invasive à combattre aujourd’hui, que penser?…

Ce cas de l’Ailante devient encore plus passionnant quand Dalila nous explique que l’Ailante fait partie de ces arbres qui aiment les terrains remuées, appauvries voire dégradés. Plus qu’une invasive on pourrait dire que c’est une « opportuniste », elle sait très bien profiter du goût de l’humain des villes à décaisser, remblayer, déplacer les terres et les laisser devenir les coulisses de la construction.

Par sa multiplication, on pourrait même considérer qu’elle « donne l’alerte », qu’elle nous interpelle sur la manière dont nous gérons la terre sur laquelle nous habitons.

Dans le jardin de Vincent, le bosquet d’ailante est devenu un sujet important, à contenir mais aussi transformer. Outre l’ombre qu’elle apporte à cette colline aride, l’aillante permet à la compagne de Vincent de réaliser des sortes de totems avec les rejets et branches d’Ailantes qui chaque années se développent rapidement. A aller voir!

Foresta étant tout à fait caractéristique de ces terres urbaines dégradées, s’intéresser à l’ailante et à ce type d’arbres, dans toutes ces ambiguïtés et tensions qu’il révèle, nous semble motivant. D’autant plus que la Canne, qui est à l’origine de l’ombre qui nous abrite, fait également partie de ces espèces à la fois considérées comme invasives mais développant des stratégies pour trouver les ressources des lieux (par ex l’eau) et elle même devenir une ressource sur ces terres dégradées par les hommes.

Nous décidons ainsi de cette année mener une sorte d’enquêtes autour de l’ailante et de la canne (où, pourquoi et comment elles habitent, leurs usages et leurs histoires, comment elles peuvent devenir de la ressource et des histoires à partager…).

De foresta à forêt: petite histoire d’un territoire prohibé…

A partir de cette première histoire, il nous apparaît évident qu’il est nécessaire de prolonger cette question de la « survie « sur des terrains aussi difficiles que les terrains remués et transformés de Foresta. Mais avant ça nous revenons au nom «Foresta ».

Ce n’est pas que le nom d’une famille noble provençale et de son château, d’une zone d’opération militaire, d’un creux industriel, d’un terrain d’aventures.

C’est aussi dans l’histoire du mot le terme pour désigner un terrain interdit, mis au ban, sur lequel on ordonne de ne pas habiter ni cultiver, dans l’intérêt de la chasse seigneuriale. Apparait ainsi le verbe Forestare, « mettre au ban ». Et comme la chasse aime les animaux qui aiment les bois, Forestare a donné Forêt!

Redonner de l’usage collectif à un terrain qui s’appelle Foresta? Une fois qu’on connait cette étymologie et l’histoire des lieux, là encore ça motive!

Habiter sur les ruines…

Mais si la notion de « territoire mis au ban » résonne bien avec notre situation locale, force est de constater qu’il n’y a pas, presque plus, de forêt à Foresta. Y en a t’il eu un jour? Et comment se débrouillent les rescapés pour vivre là malgré les bouleversements urbains, ou les nouveaux venus qui ont choisi malgré les embruns salés, malgré le vent, malgré le manque d’eau et la terre appauvrie de s’installer là?

Ces arbres spécialistes de la survie nous questionnent et nous avons envie d’aller les rencontrer.

Nous décidons donc qu’un volet des explorations sera consacré à les inventorier, comprendre leurs stratégies et écouter ces arbres qui sont là, témoins d’un autre temps ou au contraire agiles pour survivre en conditions particulièrement difficiles.

Au pied de mon arbre (puis-je vivre heureux…?)
Et nous dans tout ça? Quelles sont nos relations plus intimes avec un, deux, dix arbres? Quelles sont nos histoires d’arbres? 
Il y a celles qui s’imbriquent intimement dans notre vie et notre mémoire, comme ces quelques arbres du boulevard Henri Barnier qui quand on écoute Dominique finissent par raconter toute l’histoire de sa maison. Ou la petite oliveraie où va ressourcer près de chez elle Isabelle. Mais il y aussi ces arbres qui portent des légendes, des luttes, des mémoires plus collectives dont ils peuvent devenir un témoin, un complice. 
Ils se trouvent à côté de chez nous ou un peu plus loin, ils nous relient.
 
Parfois nos histoires d’arbres deviennent aussi un sujet de conversation au quotidien. Comment on les taille chez soi ou dans l’espace public, comment avec eux ou parfois contre eux on marque son territoire, comment ils fixent des usages mais aussi des frontières dans un quartier? 
En écoutant les histoires d’arbres de Stéphanie au centre ville (notre pique nique a eu lieu quelques jours après les premiers arrachages d’arbres sur la Plaine) et celles de Sylviane à Saint Henri, nous réalisons comment les arbres d’un quartier deviennent à la fois un sujet qui engage du commun mais également du conflit.
 
Nous décidons alors de nous montrer ces arbres singuliers, d’écrire et de se raconter nos histoires intimes avec eux, et aussi de partir sur les traces de Sylviane pour explorer plus en détail une partie de St Henri, où l’entretien des arbres au quotidien est une conversation active entre voisins.
Et puis on finit en se rappelant la puissance poétique et imaginaire des arbres. On se souvient alors qu’Alice au Pays des merveilles y bascule en tombant dans un arbre, que même les botanistes et scientifiques comme Francis Hallé font appel à la poésie pour nommer ce qu’on peut s’apprendre, et que la dimension affective que l’arbre déclenche chez l’homme en fera un excellent guide de balades à plusieurs voix!
Prochaine exploration, vendredi 16 novembre: pour s’inscrire ici

Story #1 roots and trees: let's stay tuned!

This year the 1000 paws, an informal group that manufactures collectively within Hotel du Nord explorations and then walks, is guided by the trees, with the starting point ForestA. Story of the first working session… This group is open, you can join it at any time by contacting the co-op. A first small group ended up in ForestA, not under a tree, but under an Umbrian in Cannes of Provence, made collectively with the collective Safi a few weeks ago to bring shade there the trees are not… We have time for a picnic to define a little more precisely what we would like to look for by taking the tree for guide. What are our questions, desires, intuitions that lurk behind the tree that today we are questioning? Invader, opportunist, whistleblower...? Vincent starts and tells us his questions about the Ailante. In his neighbourhood on the estaque side, this tree, originally from China and imported into the West during the craze for ornamental "Chinoiserie", is commonly regarded as an "invasiveness". The Ailante seems to be pushing everywhere and at high speed. So between the value that we have been able to give in the past (it has been widely used as an ornamental tree both in gardens and in public spaces) and its possible status of invasive plant to fight today, what to think?… This case of the Ailante becomes even more exciting when Dalila explains that the Ailante is one of those trees that love the land stirred, impoverished or degraded. More than an invasive one could say that it is an "opportunist", she knows very well enjoy the taste of the human of the cities to disburze, backfill, move the land and let them become the backstage of the construction. By its multiplication, one might even consider that it "gives the alert", that it calls us on how we manage the land on which we inhabit. In the garden of Vincent, the Grove of ailante has become an important subject, to contain but also to transform. In addition to the shadow it brings to this arid Hill, the aillante allows the companion of Vincent to make kinds of totems with the discharges and branches of Ailantes which each year grow rapidly. To go see! ForestA being quite characteristic of these degraded urban lands, interested in the ailante and this type of trees, in all these ambiguities and tensions that it reveals, seems to us motivating. Especially since the cane, which is the origin of the shadow that shelters us, is also part of these species both considered invasive but developing strategies to find the resources of the places (e.g. water) and it even become a resource on these lands degraded by men. So we decide this year to conduct a kind of investigation around the ailante and the cane (where, why and how they live, their uses and their stories, how they can become resource and stories to share…). From forestA to forest: a short history of a forbidden territory… From this first story, it seems obvious to us that it is necessary to prolong this question of "survival" on terrain as difficult as the disturbed and transformed lands of ForestA. But before that we go back to the name "ForestA". It is not just the name of a noble provenal family and its castle, an area of military operation, an industrial trough, an adventure field. It is also in the history of the word the term to designate a forbidden land, banished, on which it is ordered not to dwell or cultivate, in the interest of the seigneurial hunt. Thus appears the verb Forestare, "to ban". And as the hunt loves animals that love the Woods, Forestare gave forest! Restoring collective use to a land called ForestA? Once we know this etymology and the history of the places, again it motivates! Living on the ruins… But if the notion of "bandied territory" resonates well with our local situation, it must be noted that there is not, almost more, forest in ForestA. Were there any days? And how do the survivors manage to live there despite the urban upheavals, or the newcomers who chose despite the salty spray, despite the wind, despite the lack of water and the impoverished land to settle there? These survival trees are questioning us and we want to go and meet them. We therefore decide that a part of the explorations will be devoted to inventorate them, understand their strategies and listen to those trees that are there, witnessing another time or on the contrary agile to survive in particularly difficult conditions.

At the foot of my tree (can I live happily…?)
What about us? What are our more intimate relationships with one, two, ten trees? What are our tree stories? 
There are those that are intimately intertwined in our life and our memory, like those few trees on Boulevard Henri Barnier who when we listen to Dominique end up telling the whole story of his house. Or the small olive grove where will rejuvenate near her Isabelle. But there are also those trees that carry legends, struggles, more collective memories that they can become a witness, an accomplice. 
They are next to us or a little further, they connect us.
 
Sometimes our stories of trees also become a topic of everyday conversation. How do we size them at home or in the public space, how with them or sometimes against them we mark their territory, how they set usages but also borders in a neighborhood? 
Listening to the stories of Stephanie's trees in the City Center (our picnic took place a few days after the first grudings of trees on the plain) and those of Sylviane in Saint Henri, we realize how the trees of a neighborhood become both a subject that engages the common but also the conflict.
 
We then decide to show ourselves these singular trees, to write and to tell our intimate stories with them, and also to leave in the footsteps of Sylviane to explore in more detail a part of St Henri, where the maintenance of the trees on a daily basis is a Active conversation between neighbors.
And then we end up remembering the poetic and imaginary power of the trees. It is remembered that Alice in Wonderland is rocking it by falling into a tree, that even botanists and scientists like Francis Hallé use poetry to name what can be learned, and that the affective dimension that the tree triggers in man will make it an excellent guide to walks with many voices!
Next exploration, Friday, November 16: to register here

Balade patrimoniale automnale : « En suivant le viaduc : Les Borels », dimanche 4 novembre.

Les Borels grimpent à flanc de massif entre voie de chemin de fer et canal de Marseille. Témoin de l’implantation arménienne importante autour de Saint-Antoine, ce quartier un peu caché abrite ruelles, bastides, maisonnettes auto-construites mais aussi une pagode, une église arménienne en activité, des terres agricoles cultivées…

Particularités : En fin de balade, pour ceux qui le souhaitent temps libre et déjeuner à la pagode sur inscription 06 52 98 42 48 (10€)
Type de balade : Patrimoniale
Thématique(s) ou notions abordée(s) : Architecture, paysages, migrations, autoconstruction, mémoire, terroir
Sites, monuments, lieux visités : Pagode Phap Hoa, canal de Marseille, église arménienne, voie de chemin de fer
Secteur géographique : Marseille 15e

 

Inscriptions ICI.