Les principes de la Convention de Faro adoptés à l’unanimité par l’Union bretonne des Villes d’Art et d’Histoire et des Villes Historiques.

Lors de son Conseil d’Administration à Pontivy, le 30 mars dernier, les représentants des Villes d’Art et d’Histoire et des Villes Historiques de Bretagne ont adopté à l’unanimité, le projet d’adhérer aux principes de la Convention de Faro.

En adhérant aux principes de cette convention, l’Union bretonne inscrit cette nouvelle démarche parmi les orientations majeures qu’elle souhaite prendre pour les années à venir. Elle compte s’appuyer sur cet accord pour définir le cadre et le fil rouge de son nouveau projet associatif. L’Union des 22 Villes d’Art et d’Histoire et Villes Historiques reconnait ainsi plusieurs principes importants énoncés par la Convention de Faro.

  •  la perception du patrimoine non comme une fin en soi, mais comme une ressource utile à la société ;
  •  l’accès au patrimoine et son usage, comme une pratique des droits de l’homme vécue par les citoyens ;
  •  la responsabilité partagée de tous envers ce patrimoine et la diversification de ses acteurs ;
  •  l’orientation de l’économie du patrimoine vers un développement durable des territoires.

Elle rejoint ainsi les villes de Marseille, Vitrolles, Septémes Les Vallons, mais aussi Venise, Oran, Fontecchio, Pilsen, qui sont engagées dans cette convention. L’Union des 22 Villes d’Art et d’Histoire et Villes Historiques est désormais sur les rangs, incluant ainsi la Bretagne dans une dynamique européenne et l’adaptation du patrimoine culturel aux enjeux climatiques et sociaux du XXIème siècle.

Sa présidente, Mona Bras, est venue participer aux 2 journées Arsenale Aperto, pour y représenter le réseau et la Région Bretagne. L’occasion de présenter les liens historiques peu connus entre ces deux peuples vénètes et les enjeux pour la Bretagne comme pour Venise de sortir des logiques muséales concernant leur riche patrimoine maritime et d’en faire une ressource en investissant comme en Bretagne dans les énergies maritimes renouvelables, la recherche en biologie marine, les fêtes maritimes ou encore le transport à voile de marchandise.

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Ville de Vannes dont le nom vient de Vénète.

Comprendre la Convention de Faro – Paris le 1er juillet

La coopérative de formation pour une économie équitable et la coopérative d’habitants Hôtel du Nord proposent le 1er juillet à Paris une journée de sensibilisation sur la convention cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine pour la société (dite Convention de Faro) qui encourage la réflexion sur le rôle des citoyens dans les processus de décisions et de gestion de leur environnement culturel.

Les sociétés européennes se transforment et recherchent de nouveaux modèles de développement stimulés par plus de démocratie, une participation directe des citoyens aux processus de planification et une meilleure gouvernance reposant sur des institutions plus efficaces et des partenariats public-privé dynamiques.

Certains arrondissements et communes de l’agglomération marseillaise ont très tôt adhéré aux principes énoncés dans la Convention de Faro en créant localement les conditions permettant à différents acteurs de se rassembler pour agir contre les discriminations et les pauvretés par un certain nombre d’initiatives. Cette formation se propose de présenter les actions qui ont lieu à Marseille et qui peuvent aujourd’hui être essaimées sur d’autres territoires.

Programme :

  • Présentation de la Convention de Faro
  • Retour sur les initiatives locales mises en place
  • Les possibilités d’adapter ces projets sur d’autres territoires

Conditions :

  • Public : habitants, collectivités locales, élus, chargés de mission, associations, communautés patrimoniales, …
  • Tarif : 150 €
  • Durée : 1 jour (7 heures)

>> Plus d’informations et inscriptions sur le site de la coopérative de formation : infos et inscription.

>> Voir le PDF de présentation : Faro Brochure 2 pages

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Prosper Wanner : Quelques éléments de bilan d’Hôtel du Nord en 2014

L’assemblée générale ordinaire annuelle des sociétaires de la coopérative d’habitants Hôtel du Nord créée en 2010 a eu lieu au mois d’avril, l’occasion de partager à nouveau quelques données et les évolutions du processus coopératif.

L’année 2014 était pour Hôtel du Nord une année importante avec la fin de l’année capitale européenne de la culture et l’arrivée à terme des soutiens à l’économie sociale et solidaire (Région, Département, Fondation de France et Macif). L’offre d’hospitalité de la coopérative allait-elle toujours interésser au delà de 2013 ? La coopérative allait-elle trouver un équilibre économique? Les sociétaires souhaitaient-ils poursuivre l’aventure coopérative?

Un an après, la coopérative compte une soixantaine de sociétaires, le nombre de nuitées a augmenté de 30% (1600 en 2014 pour un nombre stable d’une quarantaine de chambres), la vente de balades a doublée (10.000€ sur l’année) et Hôtel du Nord a vendu son premier séjour formation à une équipe de Pilsen 2015, capitale européenne de la culture de la République Tchèque. 

2/3 des passagers sont venus séjourner dans les chambres d’Hôtel du Nord pour des motifs locaux (professionnel, familial, santé) avec une prédominance pour motif professionnel. Cette année Hôtel du Nord renforce son offre d’hospitalité autours de l’Hôpital Nord (5 lieux d’hospitalité ouvert cette semaine), ses liens avec les entreprises (Cap au Nord entreprendre, Arnavant), propose des séjours longue durée (stagiaires, personnes en formation, etc) et une grande partie du site est maintenant accessible en langue anglaise. Le dernier tiers des passagers vient pour ses vacances.

Le Bouche-à-oreille et la marque commune Hôtel du Nord restent les principaux vecteurs de communication de la coopérative. La présence dans les médias est toujours importante (une vingtaine en 2014) comme sur les portails touristiques (Guide du Routard, Office du tourisme, guide GR2013, etc).

Hôtel du Nord a obtenu en 2014 l’agrément « entreprise sociale et solidaire » et le « Grand Prix des Bonnes Nouvelles des Territoires » sur plus d’une centaine de projets proposés au niveau national (voir le détail). La mise en place de l’activité d’agence de voyage suite au feu vert donnée fin 2013 par le Ministère de l’économie sociale et solidaire (voir l’agence) a été possible grâce à l’obtention d’un financement européen (FSE micro projet).

De manière générale, en 2014 les ressources de la coopérative ont diminué de 30% (85.000 euros en 2014), l’année 2013 ayant était boostée par des prestations réalisées pour MP2013 (programme balades, GR2013) et le Conseil de l’Europe (Forum de Marseille).

Pour compenser cette baisse, la coopérative a dût licencier pour motif économique les deux postes salariés et  se réorganiser autours de missions prises en charge par les sociétaires souvent de manière bénévole. Cette réorganisation est aujourd’hui quasiment finalisée avec un gérant élu, un conseil de surveillance composé de sociétaires élus et une douzaine de sociétaires impliqués dans des missions spécifiques. Le Conseil Régional vient de confirmer son soutien en 2015 au développement de la coopérative et la Mairie du 15 et 16me arrondissement de Marseille poursuit son soutien (mise à disposition bureau et salle réunion).

La coopérative continu à renforcer son autonomie économique en augmentant ses fonds propres grâce au capital investit par ses sociétaires et à ses résultats mis en réserve coopérative (16.000 euros de fonds propres fin 2014). Aujourd’hui la coopérative compte 59 sociétaires dont 1/3 de personnes morales (savonneries, associations, résidences artistiques, maison édition, médias).

Les sociétaires ont décidé en 2015 de programmer à nouveau une quarantaines de balades patrimoniales pour découvrir Marseille par son nord et promouvoir la coopérative (voir le programme réalisée entièrement par du bénévolat) et de poursuivre le développement de l’offre de lieux d’hospitalité avec déjà une cinquantaine de chambres en maisonnette, appartement, bastide, bateau ou caravane répartis sur le « cœur » de la métropole, depuis le Vieux Port jusqu’à Ensues la Redonne en passant par Bouc-Bel-Air. Les premiers « séjours balades » proposés par les hôtes de la coopérative arrivent en ligne (voir le détail).

La vente de nuitées, de produits, d’ouvrages et de balades représente des revenus complémentaires pour les hôtes de la coopérative qui reversent 10% à la coopérative sur ces ventes.

Hôtel du Nord reste la première coopérative d’habitants en Europe à appliquer les principes européens énoncés par la Convention de Faro. Cette convention reconnaît que toute personne a le droit de s’impliquer dans le patrimoine culturel de son choix comme un aspect du droit de prendre librement part à la vie culturelle, droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies (1948).

Durant ce mois d’avril 2015, la ville de Pilsen a lancé son application Hideen City pour découvrir « la ville cachée » à travers une douzaine de balades patrimoniales fabriquées par les habitants (voir le projet), la deuxième édition de « Arsenal Ouvert » à Venise a réunie plus de 20.000 participants (Faro est le cadre d’action) et à Oran, la méga randonnée vient à nouveau de mobiliser des milliers d’oranais autours de leurs patrimoines.

Le Conseil de l’Europe diffuse en Europe « la coopérative d’habitants » comme une application libre de Faro (voir le PDF) et les habitants de Pilsen y réfléchissent pour l’année 2016. Cette année, une délégation de la ville de Caen est venue en séjour école des hôtes et en juin ce seront les villes de Châtellerault et Poitiers qui seront accueillies.

Une concurrence à Hôtel du Nord a émergé en moins de deux années avec les nouvelles plateformes C2C (consommateur à consommateur) performantes sur l’accueil chez l’habitant comme Air BnB ou proposant les visites avec les habitants. La question s’est posée : pourquoi ne pas basculer totalement l’activité d’Hôtel du Nord sur ces plateformes performantes?

L’année 2014 a été riche de débats à ce sujet avec des journées participatives et des assemblées générales. Une rapide étude de leur fonctionnement  a montré que ces start-up ont une stratégie de conquête de position dominante sur leur secteur en étant fortement capitalisées pour pouvoir couvrir des pertes, en pratiquant l’optimisation fiscale grâce à des sièges sociaux basés en Irlande et dont le discours d’hospitalité relève essentiellement d’une stratégie marketing.

La question de la propriété collective de la marque comme de la plateforme internet, sa gouvernance dans l’intérêt général en lien avec l’institution publique et l’indissociabilité de la démarche patrimoniale avec celle économique et sociale ont renforcé la volonté des sociétaires de poursuivre l’aventure en coopérative en l’élargissant aux autres communautés patrimoniales et Europe et en Méditerranée et en investissant dans des outils aussi performants que ceux existants en C2C.

Fin 2014, un tour de table avec une vingtaine de partenaires publics et privés de 4 régions différentes a aboutie à une collaboration sur le lancement d’une plateforme nationale H2H : humain à humain, hôte à hôte, habitant à habitant – pour remettre la question de l’hospitalité et du travail au coeur du débat.

2014 a été une année dense en questionnements et  repositionnements pour la coopérative et 2015 devrait être le début d’un nouveau cycle de développement et de consolidation.

Prosper Wanner, gérant et sociétaire.

 

Récit d’hospitalité – ALF

Mauvais rêve

Oui, ce paysage là, l’inconnu, l’être-ange, ce paysage là, ce contexte dans lequel je marche en ce moment avec un peu de peur, me laisse une impression de rien. Je devrais faire partie de ce contexte, en être un élément actif, marchant, intégrant et pourtant je ne peux rien nommer. Ce paysage est déshabité par ses dieux et ses déesses, ce paysage me désincarne avec lui. Je deviens en lui cette gravure de vente, de mode, de tourisme, de table rase prospective reconnue. Je ne suis plus et l’image désirante, de maîtrise, prime.
Reste le lieu commun au lieu du paysage là.
Nous pouvons souvent nous surprendre en flagrant délire de :  » Oh que c’est beau ! » et le lendemain croiser la photo glacée de ce lieu, cet objet, cette situation dans un catalogue de voyages, d’armes et cycles ou de films. Terrible déconvenue, frustration refoulée aussitôt.

mais où est passée la divinité de ce paysage là ?

Bonne question pour sortir du mauvais rêve. Mon imaginaire ( comme le votre ) bloqué à niveau zéro, au plan de la tabula rasa moderniste a besoin de cette question pour redémarrer sinon je suis aphone, je ne puis nommer, raconter, partager avec les autres ce paysage là. Le récit commun, le roman national, l’imaginaire partagé  n’est plus désiré ou désirant. Il ne me séduit plus car je n’ai pas su trouver les mots.
Pourtant, diviniser est précisément une trés ancienne opération humaine qui permet de mettre un mot sur une sensation, un paysage, un inconnu, un être ange. Puis ce mot prend forme et devient le nom de cette forme Ou plutôt, face à l’un connu, c’est inventer un mot qui ouvre l’imaginaire à une autre chaine de sens et enrichie le contexte. Bien-sur le religieux a rapté cette opération et l’a dérivé vers un ailleurs, berceau des idéologies, mais ça on le sait et on remercie bien celles et ceux qui nous ont fait sortir de ce tout religieux hérité. Donc, maintenant libre de les récupérer dans les poubelles de l’histoire, je réinvente tous les petits dieux, toutes les fées vertes abandonnées et cela me permet de raconter le paysage là, patrimoine naturel et culturel. Mais la rencontre avec une divinité du paysage ne va pas de soi. Il faut d’abord avoir idée de la chercher là et pour se faire :

être là soi même.

Les humains, peu enclins à l’explicite, ont inventé la danse, ont frappé avec les pieds sur la terre pour en réveiller, en faire sortir … les divinités, précisément. C’est cela marcher. Et c’est cela marcher avec d’autres, faire société (être citoyen reviendrai donc à frapper le sol en cadence pour sortir de la cécité et accueillir ce qui va arriver ).
Quittons ce discours général pour voir ce que ça me fait en vrai. Je suis là, je tape le sol en marchant et je suis prête pour hostire. Et voilà que ça arrive justement là, une personne sort de terre et nous commençons à parler, elle va dire le mot juste et je l’entend et ça me donne du bonheur, c’est la rencontre et l’échange, tout simplement.

Récit d’hospitalité

Quittons ce tout va bien et voyons si je peux vous retransmettre ce qu’a dit la personne rencontrée au présent ou sortie du passé. Justement là, ça se complique car je commence alors un processus collectif de patrimonialisation. Le mauvais rêve recommence : ce mot n’a plus de sens, le patrimoine est devenu affaire d’image glacée et commerciale et caetera et idem pour la mémoire et l’histoire. L’imaginaire retourne à niveau zéro, oui, mais maintenant je sais passer ce mauvais pas. Nous avons tout, besoin de rien :  avec ces mots  le patrimoine est désigné comme une ressource partageable et conflictuelle, elle revient donc à celles et ceux qui la font vivre. Je marche là, je dors là et les ancêtres me visite et j’en fait le récit et j’appelle cela des récits d’hospitalité. Ce n’est pas un nouveau genre littéraire mais un moteur de recherche collectif. Neuf récits qui m’obligent sous ce titre à écrire l’Histoire là. Je suis conservateur du patrimoine et je m’oblige à incorporer l’histoire, à patrimonialiser comme les autres, à vivre en contexte, en citoyenneté.

celle-qui-marche

Maintenant je m’amuse à écrire un récit dans lequel je dis je et
La femme qui raconte habite les hautes collines marseillaises.
La femme qui raconte part un matin du delta du Rhône et traverse l’Eurasie.
La femme qui raconte surgie de la mémoire orale. Elle ne lit pas, elle n’écrit pas.
Devenue Celle-qui-marche, elle rencontre les divinités des paysages traversés et raconte ces moments étranges.
Elle raconte pour nous et 2764 années nous séparent de son départ.
Pour ce récit, dans la vraie vie, j’ai croisé d’abord Brigitte Fontaine et son poème, les charmeurs de pierre. J’y ai puisé sans vergogne de quoi faire exister la petite fée verte et le grand celte jaune.  Il y eut aussi des masses de documentation filtrées grâce à celles et ceux des quartiers nord de Marseille qui m’ont appris, durant quinze années, à passer de l’autre côté de l’évidence et des références absolues. J’ai suivi leurs balises discrètes, leurs mots, jusqu’au désert du Taklamakan.

Christine Breton, 2014

Ce texte est publié avec l’autorisation de l’auteur et du Conseil de l’Europe, commanditaire de ce texte sur les « Récits d’hospitalité » identifié dans le cadre des Application Libre de Faro.

Les Applications libres de Faro (ALF) sont des actions qui ont été mises en œuvre dans le cadre d’initiatives citoyennes et dont la valeur a été reconnue par le Conseil de l’Europe par rapport aux objectifs et aux principes de la Convention de Faro. Ces expériences, souvent portées par des « communautés patrimoniales », illustrent particulièrement bien un ou plusieurs principes de Faro. Elles ont été analysées afin d’en extraire les caractéristiques principales pouvant être « appliquées » dans n’importe quel autre contexte. L’objectif du Conseil de l’Europe, conformément à l’esprit de la Convention de Faro, est de les offrir sous le format « libre ».

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Applications Libres de Faro

Le Conseil de l’Europe vient de mettre en ligne les premières Applications Libres de Faro.

Les Applications libres de Faro (ALF), mises en œuvre dans le cadre d’initiatives citoyennes, souvent portées par des « communautés patrimoniales » et reconnues par le Conseil de l’Europe, illustrent particulièrement bien un ou plusieurs principes de la Convention de Faro. Intégrées dans le domaine public par le Conseil de l’Europe, elles sont diffusées sous le format « libre » qui respecte les libertés de l’utilisateur : la liberté de l’utiliser, de l’étudier, de le modifier et de les diffuser avec ou sans modification.

Le Conseil de l’Europe ne propose pas de « bonnes pratiques clef en main » qu’il suffirait de reproduire. Ce sont des démarches dont la structure et les modalités sont simplifiées par leurs auteurs de manière à s’adapter à chaque environnement social, culturel et politique.

Les 5 premières Applications Libres de Faro sont issues du Forum de Marseille : balade patrimoniale, atelier de révélation urbaine, coopérative d’habitants, commission patrimoine et sentier métropolitain. Elle s’inscrivent dans le cadre du Plan d’Action mis en oeuvre par le Conseil de l’Europe pour promouvoir la Convention de Faro. Continuer la lecture de « Applications Libres de Faro »

Hôtel du Nord a accueilli Pilsen 2015 pour les Journées Européennes du Patrimoine

Pour son premier séjour en qualité d’agence coopérative, Hôtel du Nord a accueilli à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine une délégation de Pilsen 2015, future capitale européenne de la culture de la République Tchèque. Fort du succès des balades patrimoniales organisées avec les habitants sur l’exemple marseillais à l’occasion de la journée des voisins, Pilsen 2015 a lancé une programmation de « balades patrimoniales » pour 2015.

Les habitants sont invités à proposer des balades patrimoniales. Celles retenues bénéficient d’un micro financement, d’une programmation payée en 2015, de l’insertion dans un catalogue commun et d’une « école des hôtes » pour construire leur balade.

Pour mettre en place cette école des hôtes, la délégation a logé dans des chambres d’Hôtel du Nord, participé à plusieurs rencontres et balades à l’occasion des  Journées Européennes du Patrimoine et à des ateliers avec des sociétaires d’Hôtel du Nord  sur l’organisation d’une programmation avec Nathalie Cazals (permanente d’Hôtel du Nord), l’articulation entre mémoire, Histoire et Patrimoine avec Jean Jouanaud (membre du Milles Pattes), la partie sensible des balades avec Julie De Muer (sociétaire d’Hôtel du Nord) et la vie coopérative avec Vincent Fraschina, Gérard Planchenautl et Christine Vernière (sociétaires d’Hôtel du Nord).

A Pilsen, cette offre d’hospitalisé s’appuie sur des collaborations avec des scientifiques, des artistes, l’Office du Tourisme de la ville et le milieu associatif et s’inscrit dans un vaste programme de participation des habitants. Une application Hidden City proposera la découverte de la « ville invisible » et intégrera largement les balades comme le contenu qu’elles vont révéler.

Pilsen : Journée des Voisins Mai 2014
Pilsen : Journée des Voisins Mai 2014

 

Première balade patrimoniale sur la reconversion de l’Arsenal de Venise.

Fin juin a eu lieu la première d’une série de balades patrimoniales consacrées à l’Arsenal de Venise co organisée par l’association Faro Venezia et la Commune de Venise. La « balade patrimoniale », inspirée de l’expérience marseillaise, s’inscrit dans un processus de relance de l’Arsenal de Venise dont la ville de Venise est redevenue propriétaire d’une grande partie le 6 février 2013. L’Arsenal de Venise avec 48 hectares est le plus grand monument protégé de la ville (10% de la ville).

En décembre 2013, la ville a créé le Bureau Arsenal avec comme objectif, d’ici la fin de l’année 2014, de définir une stratégie de reconversion et d’engager un processus participatif associant l’ensemble des partenaires impliqués dans le futur de l’Arsenal. Ses principaux objectifs sont de définir un projet capable de créer des emplois, de valoriser le potentiel social et économique de l’Arsenal, de le soustraire aux usages purement touristiques et d’en faire un véritable espace urbain partagé, « un bout de ville ».

La ville de Venise a annoncé publiquement que la Convention de Faro signée en février 2013 par l’Etat italien représente l’un de ses principaux cadres de référence pour la requalification et la valorisation de l’Arsenal de Venise. La ville de Venise est à l’avant-garde en Europe et en Italie sur la promotion et l’application de la Convention. Elle a accueilli en mars 2013 l’événement de promotion de la signature de la Convention de Faro par l’Italie. Elle a été présente au « Forum de Marseille » en septembre 2013 comme membre du panel international et la société civile vénitienne est l’une des plus actives d’Europe sur la promotion de la Convention de Faro.

Plus de 80 personnes se sont inscrites en deux jours à la balade pour une quarantaine de places disponibles. Une vidéo de la première balade patrimoniale, réalisée par la ville, a été publiée sur l’urban center virtuel consacré à l’Arsenal pour partager la connaissance de l’Arsenal et la découverte de ses principaux espaces concernés par le processus de régénération urbaine. La prochaine balade patrimoniale est programmée en septembre 2014, avant la première journée participative sur le futur de l’Arsenal organisée le 20 septembre à l’occasion de Journées Européennes du Patrimoine.

  • Vidéo de la première balade patrimoniale le 27 juin 2014.

Ici et ailleurs, les mêmes engagements des communautés patrimoniales

Le succès de la journée des voisins à Pilsen, future capitale européenne de la culture de la République Tchèque, a surpris par la forte participation inattendue et par le nombre de balades patrimoniales et rencontres proposées. Christian Potiron, en charge de la participation et directeur adjoint des programmes de Pilsen 2015 est à l’initiative de cette première journée, inspirée des principes de la Convention de Faro qu’il connait bien pour avoir participé au premier séjour d’Hôtel du Nord en 2010 et invité la coopérative en avril à venir rencontrer les initiatives locales.

Fontecchio, première ville d’Italie à adopter officiellement la Convention de Faro, Continuer la lecture de « Ici et ailleurs, les mêmes engagements des communautés patrimoniales »

Bienvenue à la rencontre & assemblée générale de Minga à Marseille

Le réseau Minga, regroupement d’entreprises, d’associations, et de particuliers dont l’objectif est de participer au développement d’une société plus équitable, par leurs manières de travailler, de produire, de transformer, d’échanger ou de consommer, organise les 15 et 16 juin  prochain à Marseille sa rencontre & assemblée générale annuelle. Hôtel du Nord est membre de Minga depuis 2012.

Les membres de Minga sont hébergés chez les hôtes de la coopérative d’habitants Hôtel du Nord, l’occasion de mieux faire connaître et partager nos actions et projets.

L’initiative d’Hôtel du Nord croisse plusieurs préoccupations qui traverse Minga :

  • La question d’un tourisme équitable, où le voyageur n’est pas un consommateur de paysage, mais va a la rencontre des habitants;
  • L’expérience d’une gestion de coopérative qui ne soit pas une coopérative de production ni de consommateurs;
  •  La question de la gestion intégrée du patrimoine, notamment à travers notre implication dans la promotion la convention Faro, point d’appui à la promotion développement économique endogène porter par les habitants et travailleurs d’un territoire, favorisant des mutualisations et coopérations économiques et sociales. Ce dernier point est particulièrement important notamment au regard des propres implications de Minga en Seine Saint Denis, sur l’enjeu d’un modèle urbain parisien qui permet de pouvoir vivre et travailler en ville et n’éloigne pas les populations et travailleurs modestes des centres urbains.

Hôtel du Nord est très heureux d’accueillir ces rencontres nationales de Minga et de partager un moment d’échanges et de réflexion sur nos engagements respectifs.

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Venezia Laboratorio di Faro: la sfida della città metropolitana

20.000 vénitiens et visiteurs ont participé aux 3 journées l’Arsenal Aperto alla Città pour la fête de San Marco les 25, 26 et 27 avril 2014. Les visites organisées par l’ensemble des partenaires – Biennale, Marne Militaire, Conzorio Venezia Nuova, Thètis, Comune et le Forum Arsenal ont accueillis 5.000 participants.

Le 7 mai, le bureau du Conseil de l’Europe à Venise organise une journée « Venezia Laboratorio di Faro: la sfida della città metropolitana » sur La Convention de Faro et son apport possible à la citée métropolitaine, aux minorités Roms présentes à Venise, à la régénération urbaine avec l’Arsenale et aux métiers d’art avec Faro Venezia.

Prosper Wanner, d’Hôtel du Nord et Lauso Zagatto de l’Université IUAV (droits culturels) animerons le débat sur les perspectives possibles à partir de l’exemple de Marseille.

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