Récit Toxic Tour #2 (de Freygières à Fabregoules)

Le 12 février dernier on se retrouvait à Septèmes pour la seconde balade d’exploration à la recherche de la source perdue du ruisseau Caravelle/Aygalades et de l’histoire des collines industrielles…

Nous commençons notre balade en rencontrant Mr Magro, élu de Septêmes et habitant du quartier des vieux Caillols où nous nous trouvons. Il nous rappelle les enjeux de Caravelle : ne pas considérer le cours d’eau que comme un réseau pluvial et véritablement le gérer comme un fleuve côtier, en finir avec les rejets industriels qui en bouleverse l’écologie, restaurer la rypisilve, retrouver un débit d’eau adapté à la vie d’une rivière méditerranéenne. Pour ça quelques outils: le PLUI (pour l’urbanisme), le PPRI (pour les crues et donc l’hydrographie), le contrat de baie (pour la connaissance) et aussi le changement dans les compétences de l’eau (Gemapi) qui devraient contraindre les pouvoirs publics à s’intéresser au fleuve (pour la gestion).

Et notre mobilisation…

Alors Avanti!

Mais avant d’aller occuper le sommet de l’étoile pour diffuser nos messages à la télévision :), on décide de passer chez Eric comprendre comment les chèvres participent de la gestion de ces collines.

Eric a repris l’activité de chêvrerie en 2014, transmise par Guy, qui vit toujours là dans la maisonnette.C’est une jolie histoire car Eric, habitant des Aygalades et qui a découvert sur le tard sa vocation de fromager puis chevrier, a vraiment vécu cette aventure (d’une reconversion professionnelle) comme une rencontre (avec Guy et les chèvres) et comme une retrouvaille avec les promenades qu’il faisait précisément dans ces collines petit avec ses parents














Aujourd’hui avec l’aide de la commune il a modernisé la chèvrerie, tout en vivant avec les souvenirs et les savoir-faire de Guy qui habite sur le site et sculpte dans les lieux (cherchez la chouette…).


Eric nous explique l’AOC récemment acquis par la brousse du Rove et aussi avec Yves qui s’occupe du comité bénévole communal des feux et forêts, la place des chèvres dans la gestion du risque incendie.

Cette année pour la première fois vous pouvez en tant qu’habitant demander à accueillir quelques unes de ses chèvres pour débroussailler votre terrain!


La chèvrerie se trouve dans une ancienne carrière de calcaire dont on aperçoit quelques vestiges.


On rejoint ainsi la forêt, direction Lafarge…

L’implantation de Lafarge (usine de la Malle) se compose à la fois d’une carrière et d’une cimenterie, installées depuis 1958.C’est dans ce vallon de Fabregoules que les sources convergent pour devenir la source du ruisseau Caravelle/Aygalades.
Nous allons tenter de trouver l’eau, mais profitons sur le chemin des vestiges d’anciens systèmes de gestion de l’eau, et d’un panorama spectaculaire…


Et voici le lac, la source, le bassin, … L’eau… Enfin…
La rétention d’eau exercée par le creusement de la carrière n’est pas intégralement responsable du manque de débit du ruisseau (il y a aussi les eaux possiblement captées par la Galerie de la mer, et aussi les perturbations du bassin versant par l’urbanisation, et aussi la pluviométrie …) mais elle est tout de même un facteur capital sur lequel on doit pouvoir agir (inviter Larfarge à remettre de l’eau dans le lit à partir d’une concertation sur les besoins écologiques du ruisseau).


Convaincus de notre « mission » nous finissons d’explorer les circuits de l’eau et de nous convaincre de son retour proche, à l’aide de nos nouvelles technologies de poche…

La balade se finit en mode aventure, nous ne quittons plus le lit du ruisseau…

Et pour finir en couleur, une rencontre avec ce petit champignon qui nous a accompagné tout au long de cette exploration aqueuse et forestière: la pezize écarlate…Il fait partie des organismes saprophytes, qui peuvent vivre dans l’air, l’eau ou le sol sans dépendre directement d’un être vivant.
Très flashy, et attisant la curiosité, vivant au détour de cette étrange histoire de ruisseau dont parfois on doute de l’existence, de ces paysages qu’on soupçonne parfois d’être plus morts que vivant, il est apparu comme une bonne mascotte pour un Toxic tour!
Profitons…

Prochaine exploration Toxic Tour le Jeudi 4 avril, avec aussi l’observation collective d’un premier lâcher d’eau dans le ruisseau concerté avec Lafarge.

Tale toxic Tour #2 (from Freygières to Fabregoules)

On February 12th, we met in Septèmes for the second exploration trip in search of the lost source of the Caravelle/Aygalades Creek and the history of the industrial hills…

We begin our walk by meeting Mr Magro, elected from Septêmes and living in the District of old Caillols where we find ourselves. It reminds us of the stakes of Caravelle: not to consider the watercourse as a storm network and genuinely manage it as a coastal river, to end the industrial discharges that upset the ecology, restore the rypisilve, regain a flow water adapted to the life of a Mediterranean River. For this a few tools: PLUI (for urban planning), the PPRI (for floods and therefore hydrography), the Bay contract (for knowledge) and also the change in water skills (Gemapi) that should compel the public authorities to interested in the River (for management).

And our mobilization…

So Avanti!

But before going to occupy the top of the star to broadcast our messages on television:), we decide to spend at Eric understand how the goats participate in the management of these hills.

Eric took over the activity of goat farm in 2014, transmitted by Guy, who still lives there in the Maisonette. It’s a nice story because Eric, a resident of the Aygalades who discovered his vocation as a cheese maker and then Chevrier, really lived this adventure (from a professional reconversion) as a meeting (with guy and goats) and as a find with the walks he was doing precisely in those little hills with his parents














Today with the help of the commune he modernized the chèvrerie, while living with the memories and know-how of guy who lives on the site and sculpts in the places (look for the OWL…).


Eric explains the AOC recently acquired by the Rove Bush and also with Yves who takes care of the communal Volunteer Committee of fires and forests, the place of goats in the management of fire risk.

This year for the first time you can as a resident ask to welcome some of his goats to brush up your land!


The chèvrerie is located in a former limestone quarry with a few vestiges.


We join the forest, direction Lafarge…

The establishment of Lafarge (factory of the Malle) consists of both a quarry and a cement plant, installed since 1958. it is in this valley of Fabregoules that the springs converge to become the source of the Brook Caravell
e/Aygalades. we’ll try to find the water, but enjoy on the way the remnants of old water management systems, and a spectacular panorama…


And here is the Lake, the spring, the basin,… The
water… at last… The retention of water exerted by the quarry excavation is not entirely responsible for the lack of flow of the Brook (there are also the waters possibly captured by the Gallery of the sea, and also the disturbances of the watershed by the urbanization, and also rainfall…) but it is still a crucial factor on which one must be able to Act (invite Larfarge to put water in the bed from a consultation on the ecological needs of the Brook).


Convinced of our « mission » we finish to explore the water circuits and convince us of his close return, using our new handheld technologies…

The ride ends in Adventure mode, we no longer leave the bed of the Brook…

And to finish in color, a meeting with this little mushroom that accompanied us throughout this aqueous and forest exploration: the Scarlet pezize… It is one of the saprophytic organisms, which can live in air, water or soil without directly relying on a living being. Very fl
ashy, and stoking curiosity, living in the detour of this strange story of Brook of which sometimes one doubts the existence, of these landscapes that one suspects sometimes to be more dead than alive, it appeared as a good mascot for a toxic to
ur! Enjoy…

Next toxic tour exploration on Thursday, April 4, with also the collective observation of a first release of water in the Brook concerted with Lafarge.

Restons branchés! Récit #4

Un nouvel épisode de l’une de nos explorations en cours, qui donnera lieu à une première balade publique le 24 mars prochain…

Il y a des jours où tout à l’air ordinaire, et où pourtant l’extra-ordinaire s’invite au coin de la rue. 

Le 10 janvier 2019 fut un jour comme ça pour une grosse grappe de voisins qui allait vivre une petite aventure, une sorte de glissade tranquille hors de nos habitudes, en remontant du ruisseau des Aygalades jusqu’à Foresta. Le coin de la rue ce jour là c’est le 151 de l’avenue des Aygalades.
Comme à l’ordinaire ça travaille dans cette petite zone d’activités nommée Marseille industries, installée entre terril (de boues rouges) et ruisseau. Avant, il y a longtemps, il y avait là une grande propriété rurale avec 3 fermes, des vignes, une bastide et des loges à cochons. Le dernier propriétaire Balthazar Rouvière vendit en 1870 à la PLM (Paris Lyon Méditerranée) de Talabot pour construire la Gare de Saint-Louis Les Aygalades. L’aventure cheminote dont on parlera plus tard démarre là. S’installera un peu plus tard dans le siècle une huilerie (société des huiles raffinées du midi) puis dans les années 20 une station d’épuration et une usine de gélatine qui fonctionne jusqu’à la guerre. C’est la famille propriétaire, les Ramonnaxto, de cette usine de gélatine, qui après pas mal de temps en friche transformeront peu à peu en zone d’entrepôts puis en zone d’activité ces terrains. Aujourd’hui il y 75 entreprises qui sont installées là, un peu de tout (du fret, des grossistes en matériel techniques, des informaticiens…).  
Mais tout ce petit monde qui tourne plutôt bien n’est pas habitué à voir un groupe de plus en plus important s’amasser à côté de ce que fut la maison du gardien, devant une mystérieuse et discrète petite poste.
Mais où sont les arbres dans tout ça? Car c’est toujours sur la piste des arbres qu’on se retrouve là…


La bascule vers un autre monde qui se trouve pourtant bel et bien là prendra quelques minutes, le temps de faire connaissance de Jeannot, ancien cheminot, mais aussi pâtissier, qui au milieu de cette mini zone d’affaire semble aussi improbable que le Lapin blanc dans Alice au pays des Merveilles (sauf que Jeannot n’a pas du tout l’air de trouver qu’il est en retard…).

Côté marcheurs on est particulièrement nombreux, et une fois encore (chouette), nous sommes plein à ne pas nous connaître, à ne pas venir du même quartier, de la même « tribu », donc des rencontres en perspectives…

Bascule par la petite porte, nous passons de l’autre côté…


De l’autre côté les plantes sont les reines et chacune porte son histoire.


De l’autre côté le petit olivier a été planté là pour Marthe, parce que sa maman s’appelait Emilie Olivier, et que c’était une jolie manière qu’elle porte le nom de son père et pousse avec le nom de sa mère. 
Sous lui, se trouve une bouteille pleine de voeux qui seront un jour déterrés par la demoiselle, mais chut, c’est encore un secret…De l’autre côté tout semble un peu magique, il y a même des boules à facettes et des dames aux longs manteaux en fourrure qui portent des baguettes de pain et causent avec des garçons en sac à dos…


De l’autre côté, on apprend qu’il y a sur l’olivier des feuilles rondes et des feuilles allongées, et que c’est important pour les aider à grandir quand on les taille…


De l’autre côté tout semble un peu magique, il y a même des boules à facettes et des dames aux longs manteaux en fourrure qui portent des baguettes de pain et causent avec des garçons en sac à dos…


De l‘autre côté il y a des humains qui semblent d’organiser autour des arbres plutôt que l’inverse…


De l’autre côté c’est un bazar, un monde complexe d’espèces végétales, animales et d’usages humains qui nous rassure: on est vivants!…

Nous poursuivons dans le labyrinthe végétal des Jardins cheminots. Mais d’où vient cette apparition? Apparition ou au contraire relique, mirage d’un réel vivant mais évoluant dans une temporalité parallèle?
Ecoutons les horloges…


1855, l’axe ferroviaire du PLM s’achève à ce niveau. L’axe du train et du ruisseau se croisent, et se trouve en deçà de la ligne fiscale de l’octroi, incitant l’installation des industries qui tentent d’éviter les charges fiscales.Sur les pentes du chemin de fer jusqu’au ruisseau, les talus se prêtent à la culture des radis et à la culture ouvrière… Jeannot nous raconte que ce serait le comte de Mirabeau qui aurait vendu pour l’Ecu symbolique les terrains à destination des ouvriers pour y jardiner. Une condition à cette vente nous dit-il: que le béal (ces dérivations qu’on a construit le long qui ruisseau pour capter la force motrice de l’eau) soit entretenu à vie par les jardiniers…
Aujourd’hui ce n’est plus avec l’eau du ruisseau trop polluée qu’on arrose les jardins. Et si un jour ça redevenait possible? Chiche?

Nous arrivons dans le jardin de Anne. Elle n’est pas cheminote, elle témoigne du renouvellement qui peu à peu diversifie les histoires et les pratiques. Elle développe son jardin en permaculture, et surtout l’ouvre à l’apprentissage en proposant une école du jardinage avec un cycle complet de mise en pratique autour du jardinage urbain.

Contact et infos auprès de Anna: apmarsdegun@yahoo.fr

De nouveau le paysage est enchanteur et le récit instructif. Nous y apprenons l’histoire de l’association Jardinot (contraction de Jardin et Cheminot) qui s’est recomposée autour des multiples jardins ouvriers liés à l’histoire cheminote et à la SNCF.

Nous continuons pour rejoindre la parcelle de Jeannot. La ligne d’horizon nous rappelle que ce territoire est bien industriel et qu’en ces temps de déprise c’est l’immobilier qui se charge de requalifier…

Jeannot cultive dans ces jardins depuis plus de 60 ans, il a tout appris des aïeuls, de la pluie et de la lune. Il fut longtemps président des jardins cheminots, et aujourd’hui son grand plaisir est de transmettre. Il faudrait écrire un livre à partir de ce que raconte à chaque rencontre Jeannot. Christine qui marche aussi avec nous aujourd’hui a commencé, on espère qu’elle poursuivra, c’est important.

Pour l’heure on découvre les lieux. Jeannot son truc c’est les agrumes. Alors dans les dizaines d’histoires qu’il nous raconte c’est celle de la main de Bouddha, un citronnier.

INTERLUDE BANQUET ET TARTE AU CITRON (confectionnée par Dalila en spéciale dédicace à notre hôte)

Les retrouvailles ne sont pas aisées, car le ruisseau a du non pas partager son lit, mais peu à peu se laisser oublier dans le florilège industriel qui borde ses rives. Dès la sortie des jardins c’est la valse des déchets qui donne le rythme, le là, le sol?

Déchets, déchoir, déchu. Borderline…

Toute la filière du déchet se traverse en quelques centaines de mètres, avec de très vielles histoires (l’extraction des corps gras des animaux au moyen d’hydrocarbures) et des plus récentes (centres de tri, déchetterie ou recyclage de métaux…).

Et les arbres dans tout ça, arrivent-ils encore à raconter quelque chose?
D’abord ils nous disent tout simplement par leur présence. La ripisylve est vaillante, on se sent paradoxalement vraiment explorateurs dans cette zone là… 

Dalila nous pointe une forêt de figuiers qui l’interroge côté reproduction, et nous fait remarquer la « bataille » en cours entre les fresnes habitués des bords de l’eau et les muriers à papier qui s’adaptent bien aux retournements de la terre. Plus qu’une bataille entre les « typiques » et les « opportunistes », elle nous raconte la dynamique d’un milieu qui nous invite à nous questionner sur ce que pourrait être les divers modes d’entretien ou d’accompagnement de ces berges autogérées, ça discute…


Nous arrivons à la star, l’Etoile du Nord, la Cascade!

La journée n’étant pas dédiée (pour une fois) à l’état de l’eau mais à regarder à partir des berges, on part à l’aventure de l’allée de platanes repérée dans les images anciennes.

Sur le chemin deux demoiselles nous regardent…

Petite exploration avec Jean-François, artiste-jardinier des lieux…

En revenant on voit des arbres partout, dans tout…

Nous quittons la cascade et la Cité des arts de la rue pour prendre un peu de hauteur…

Il est bien connu que dans les forêts vivent parfois des lutins. Nous ne sommes pas loin du bois sacré contre qui a combattu César (voir le récit précédent), il n’y a plus de forêt mais il reste un lutin, ou un esprit, ou… qui sait. Ce qui est sur c’est qu’il s’appelle Pierre-Louis, qu’on se demande ce qu’il fait là, qu’il n’est pas sur lui non plus, mais nous dit qu’on est à l’heure (le retour du lapin blanc??)! Pour nous récompenser il nous raconte l’histoire du Château Bovis, en réponse aux divers châteaux qui trainaient par là. On se souvient d’une histoire de vaches mais à ce stade de la balade plus rien n’est sur…

Mais la rencontre hasardeuse nous amène à parler de où nous sommes, l’ancienne cité des créneaux, détruite dans les années 2010. Petite cité-village, sa douloureuse trajectoire nous amène à parler de l’attachement que nous portons aux lieux, aux sols, quelqu’ils soient quand ils ont vu et su nous y faire grandir. Nous sommes des arbres…
Et quelques minutes plus tard…!!


Les mains des enfants dans les feuilles, les troncs-immeubles ou les immeubles-troncs, le tout dans le faux tuf et la vraie rocaille. Histoire d’histoires…
Fin de balade un peu sur le fil, on n’est plus trop sur de la part de fiction et de réalité dans ce qu’on rencontre et raconte…
Ce qui est sur c’est qu’on arrive au Parc Brégante, et que là, sur le petit pont de rocaille et dans le beau jardin très arboré de cette ancienne bastide convertie une fois n’est pas coutume en parc public municipal, 3 d’entre nous ont joué petits de manière transgressive (passer la palissade) et 3 d’entre nous se sont mariés (c’est the spot pour les photos de mariage). Delà à dire que le mariage est transgressif, on ne le dira pas…

Nous sommes après cet épisode près à nous perdre un peu et à trouver un trou dans le grillage. Bizarrement cette désorientation (on s’est vraiment perdus) est balisée par le GR2013. Allez comprendre…


Nous rentrons dans le territoire Foresta… Nous saluons la forêt comestible et le figuier Câlin (il est tout doux à force qu’on le carresse), on salue le grand paysage et là on se dit qu’il est temps de se dire au revoir.


Et bien non, la rencontre encore nous appelle puisque Ahmed et Hakim nous font signe. Jardiniers « pionniers » pour ne pas dire « clandos », « sauvages », des terrains Foresta, mais aussi « sentinelles », gardiens », « soigneurs », ils prennent soins de lieux depuis des années, cultivant dans les ruines de l’ancien Château Bel air leurs jardins à la mode kabyle.

Et là, surprise, il se sont attaqués à la pente! L’escalier! 
On en rêvait, ils l’ont fait!

Euh, non, ils en rêvaient, ils le font… et ils ont tellement raison, ils ouvrent l’horizon! 
Merci à tous!!

Photos Dominique Poulain et Didier Brevet.

Prochaine exploration « Restons branchés! » en avril, « Balade des arbres, épisode 1 » le 24 mars.

Let's stay tuned! #4 story

A new episode of one of our ongoing explorations, which will give rise to a first public stroll on March 24th…

There are days when everything looks ordinary, and yet the extra-ordinary invites itself to the corner of the street. 

On January 10, 2019 was a day like this for a big bunch of neighbors who would live a little adventure, a kind of quiet slide out of our habits, going up from the stream of Aygalades to ForestA. The corner of the street that day is the 151 of the Avenue de
s aygalades. as usual it works in this small area of activity named Marseille industries, installed between Bing (red sludge) and Brook. Before, a long time ago, there was a large rural property with 3 farms, vineyards, a Bastide and pig lodges. The last owner Balthazar Rouvière sold in 1870 to the PLM (Paris Lyon Méditerranée) of Talabot to build the Gare de Saint-Louis Les Aygalades. The railwaymen adventure we will talk about later starts there. A little later in the century an oil mill (a company of refined oils of the MIDI) will be installed and then in the 1920s a purification plant and a gelatine factory that works until the war. It is the family owner, the Ramonnaxto, of this gelatine plant, which after a lot of time in waster will gradually transform in the warehouse area and then in the area of activity these plots. Today there 75 companies that are installed there, a bit of everything (freight, technical equipment wholesalers, computer scientists…).  
But all this little world that turns pretty well is not accustomed to seeing an increasingly important group gather next to what was the keeper's House, in front of a mysterious and discreet small post. B
ut where are the trees in all this? For it is always on the trail of the trees that we meet there…


The flip to another world that is still there will take a few minutes, time to get acquainted with Jeannot, former railwayman, but also pastry chef, who in the middle of this mini business area seems as unlikely as the White Rabbit in Alice in Wonderland (except that Jeannot at all seems to find that he is late…).

Walkers are particularly numerous, and once again (OWL), we are full not to know us, not to come from the same neighborhood, the same "tribe", so encounters in prospects…

Flip through the small door, we move on the other side…


On the other side the plants are the Queens and each bears its history.


On the other side the little olive tree was planted there for Martha, because her mother was called Emilie Olivier, and that it was a nice way that she bears the name of her father and grows with the name of her mother. 
Beneath him is a bottle full of vows that will one day be dug up by the damsel, but hush, it's still a secret… On the other side everything seems a little magical, there are even faceted balls and ladies with long fur coats that carry baguettes of bread and cause with boys in Backpack…


On the other side, we learn that there are round leaves and elongated leaves on the olive tree, and that it is important to help them grow when you size them…


On the other side everything seems a little magical, there are even faceted balls and ladies with long fur coats that carry baguettes of bread and cause with boys in Backpack…


On the other side there are humans who seem to organize around the trees rather than the reverse…


On the other side it is a bazaar, a complex world of plant, animal and human uses that reassure us: we are alive!…

We continue in the plant maze of the railwaymen gardens. But where does this apparition come from? Appearance or on the contrary relic, mirage of a real living but evolving in a parallel temporality? Let's
listen to the clocks…


1855, the PLM rail line ends at this level. The axis of the train and the stream intersect, and is below the tax line of the grant, prompting the installation of industries that try to avoid tax burdens. On the slopes of the railroad to the Brook, the embankments lend themselves to the cultivation of radishes and the working culture… Jeannot tells us that it would be the Earl of Mirabeau who would have sold for the symbolic ECU the land destined for the workers for gardening. A condition to this sale tells us: that the Béal (these derivations that we built along which brook to capture the driving force of the water) is maintained for life by the gardeners… Toda
y it is no longer with the water of the Brook too polluted that the gardens are watered. What if one day it could be again? tight-fisted?

We arrive in Anne's garden. It is not cheminote, it testifies to the renewal that gradually diversifies the stories and practices. She develops her garden in Permaculture, and especially opens it to learning by proposing a school of gardening with a complete cycle of putting into practice around urban gardening.

Contact and info from Anna: apmarsdegun@yahoo.fr

Again the scenery is enchanting and informative narrative. We learn about the history of the Association Jardinot (contraction of Jardin and cheminot) which has recomposed around the multiple working gardens linked to the history of railwaymen and the SNCF.

We continue to join the plot of Jeannot. The horizon line reminds us that this territory is well industrial and that in these times of distaking it is the real estate that takes care of requalifier…

Jeannot has cultivated in these gardens for over 60 years, he has learned everything from the ancestors, the rain and the moon. He was a long time President of the railwaymen gardens, and today his great pleasure is to convey. It would be necessary to write a book from what is told at each meeting Jeannot. Christine who also walks with us today has begun, we hope that she will continue, it is important.

For the time being we discover the places. Jeannot his thing is citrus. So in the dozens of stories he tells us is that of the hand of Buddha, a lemon tree.

INTERLUDE BANQUET and lemon TART (crafted by Dalila in special dedication to our host)

The reunion is not easy, because the Brook has not to share its bed, but gradually to be forgotten in the industrial anthology that borders its shores. From the exit of the gardens is the waltz of waste that gives the rhythm, the there, the ground?

Waste, discards, deposed. Borderline…

The entire waste sector is crossed in a few hundred metres, with very old stories (the extraction of fatty bodies from animals by means of hydrocarbons) and the most recent ones (sorting centers, waste disposal or recycling of metals…).

And the trees in all of this, are they still coming to tell some
thing? First they tell us simply by their presence. The riverine is valiant, we feel paradoxically really explorers in this area there… 

Dalila points us to a forest of fig trees that asks the reproduction side, and points out the "battle" underway between the Fresnes accustomed to the edges of the water and the paper walls that adapt well to the reversals of the Earth. More than a battle between the "typical" and the "opportunists", it tells us the dynamics of an environment that invites us to question what could be the various modes of maintenance or accompaniment of these banks self-managed, it discusses…


We arrive at the star, the Etoile du Nord, the cascade!

The day is not dedicated (for once) to the State of the water but to look from the banks, one goes to the adventure of the alley of plane trees spotted in the old pictures.

On the way two young ladies are watching us…

Small exploration with Jean-François, artist-gardener of the places…

Coming back we see trees everywhere, in everything…

We leave the waterfall and the city of the street arts to take a little height…

It is well known that in the forests sometimes live goblins. We are not far from the sacred wood against whom Caesar fought (see the previous story), there is no forest but there is still a leprechaun, or a spirit, or… Who knows. What is on is that he is called Pierre-Louis, that we wonder what he is doing there, that he is not on him either, but tells us that we are on time (the return of the White Rabbit??)! To reward us he tells us the history of the Château Bovis, in response to the various castles that were hanging around. We remember a history of cows but at this stage of the ride nothing is on…

But the risky encounter leads us to talk about where we are, the ancient city of niches, destroyed in the years 2010. Small town-village, its painful trajectory leads us to talk about the attachment that we carry to the places, to the soils, whatever they are when they saw and knew how to grow there. We are trees… An
d a few minutes later…!!


The hands of the children in the leaves, the trunks-buildings or the buildings-trunks, all in the false Tuff and the real rockery. History of stories.
.. End of ride a little on the wire, one is no longer too much on the part of fiction and reality in what one meets and
tells… What is on is that we arrive at the Park Brégante, and that there, on the small rock bridge and in the beautiful garden very wooded of this former Bastide converted once is not custom in municipal public park, 3 of us played small in a transgressive way ( pass the palisade) and 3 of us got married (this is the spot for wedding photos). Beyond saying that marriage is transgressive, we will not say…

We are after this episode close to losing ourselves a bit and finding a hole in the fence. Strangely this disorientation (we got really lost) is signalized by the GR2013. Go and understand…


We return to the territory ForestA… We salute the edible forest and the fig tree cuddly (it is very soft to be carresse), we greet the great landscape and there we say that it is time to say goodbye.


Well no, the meeting still calls us since Ahmed and Hakim are waving at us. Gardeners "pioneers" not to say "clandos", "wild", ForestA terrains, but also "sentinels", guardians, "healers", they take care of places for years, cultivating in the ruins of the old Chateau Bel Air their fashionable gardens Kabyle.

And there, surprise, they attacked the slope! The stairs! We
dreamed about it, they did it!

Uh, no, they were dreaming, they're doing it… and they are so right, they open the horizon! 
Thank you all!!

Photos Dominique Poulain and Didier brevet.

Next exploration "stay tuned!" in April, "tree walk, episode 1" on March 24th.

Toxic Tour Caravelle: Récit #1

On est le jeudi 4 décembre, et on se retrouve sous le soleil d’hiver sur la place devant la poste de Septêmes. 

Derrière le côté anodin du petit rassemblement, la situation est pourtant incertaine. Nous venons pour certains de Septêmes, pour d’autres de St Antoine, pour d’autres encore des Aygalades ou de Saint Henri Rien que ça c’est un pas de côté vers l’inconnu mais aussi vers la rencontre…! Tout en étant tous passionnés par nos quartiers et engagés d’une manière ou d’une autre à mieux les connaitre afin de mieux en prendre soin, pour la plupart on ne se connait pas. D’où un petit silence un peu embarrassé en attendant on ne pas trop quel retardataire. C’est assez rare qu’on soit d’autant de quartiers différents, et même de communes, intéressés par le même sujet pour construire une balade. Alors de quoi s’agit-il? Objectif de l’après midi, commencer à arpenter physiquement les lieux qui pourraient peu à peu nous raconter l’histoire passée et présente de l’industrie chimique dans cette petite commune limitrophe de Marseille, avec qui elle partage (entre autres) le fleuve côtier qu’on nomme ici Caravelle, puis à partir des Aygalades Ruisseau des Aygalades. L’envie pour cette balade en construction est donc clairement de relier une histoire patrimoniale industrielle locale à des situations écologiques actuelles, notamment en s’intéressant aux relations (via l’industrie, la géographie, le fleuve…) de cette petite commune rurale à sa grande voisine marseillaise. Notre petite équipe va donc faire connaissance chemin faisant, sachant qu’on se sait pas vraiment quel chemin on va faire, et se met en route. Nous avons trouvé un consensus pour commencer l’exploration: aller voir au fond du vallon du Maire les rejets de l’usine Spi pharma, source majeure de la pollution actuelle du ruisseau Caravelle. Sur le chemin, Pierre, habitant fin connaisseur des lieux partage anecdotes de village et de rivière, entre vaches flottantes lors de la crue de 1907, restes de fontaine et traces de l’ancien lavoir et moulin.
A partir d’une carte postale du milieu du 20ème siècle ça donne…
Très vite on se retrouve aussi à essayer de démêler ce qu’on sait du bassin versant des Aygalades, c’est à dire de tous ces affluents dont certains ne sont plus considérés que comme des souvenirs, et d’autres comme des égouts.
 
On les suit dans ce qu’on peut en voir…
Et si on regarde une carte, une rivière est une multitude …
Etude de connaissance de l’aléa inondation sur le bassin versant des Aygalades- Setec Hydratec 2015
La balade continue vers le très bucolique Vallon du Maire. Plusieurs hypothèses quant au nom, dont celle qu’à un moment l’une des usines qui le borde était propriété du maire de la commune.
Comme nous sommes dans l’idée d’explorer un Toxic tour, on ne manque pas cette arrivée spectaculaire de colis en provenance de Chine dans le Ruisseau du Maire (affluent qui va donc se jeter dans Caravelle). Certains (Isabelle et Bernard sont des membres actifs de l’association AESE qui lutte contre les pollutions industrielles à Septêmes et ses environs) vont mener l’enquête…
Sur le chemin on s’accorde la joie de prendre un chemin buissonnier pour chercher sur les pas d’Isabelle une mystérieuse source des Lilas… Pas évident de l’identifier mais finalement on la trouve.
Peu à peu les traces industrielles se font plus présentes. De drôles de tunnels de taupes géantes par ici, la forêt cheminée par là, des collines qui sentent de plus en plus le remblai et le terril.
Nous voilà dans les paysages historiques de la chimie locale.
 
Bon là il va falloir prendre un peu plus de phrases pour expliquer (avec l’aide des savoirs de tous et quelques compléments de l’historien Xavier Daumalin…):
 
L’histoire de l’industrie chimique à Marseille et sa région est liée à celle de la soude, nécessaire à la fabrication du savon de Marseille. Initialement produite à partir de végétaux, un nouveau procédé breveté par un certain Nicolas Leblanc en 1791 va lentement (car au début les marseillais ont continué à importer de la soude végétale car moins onéreuse et moins… polluante…) changer la donne en permettant une fabrication à partir de la décomposition du sel marin avec de l’acide sulfurique. 
Le mouvement de passage au procédé Leblanc va commencer en 1809, avec l’ouverture d’une usine au sud de Marseille. La suite de l’histoire, passionnante et complexe, on vous la racontera en marchant, mais pour l’instant nous retenons que le développement des usines est alors intense dans Marseille et que dès les années 1815 des protestations, procès, se multiplient par des habitants inquiets des effets des rejets gazeux sur la santé et sur les cultures… 
 
Et oui, les préoccupations environnementales ne sont pas que des questions contemporaines…!
 
Septêmes fut la première commune hors Marseille, à la fois proche et perçue comme suffisamment rurale pour être « loin de la ville », à accueillir cette croissance rapide des soudières.
Elle sera ainsi également la reine des contestataires, quatre usines des industriels Rougier, Grimes, Rigaud, Crémieux et Delpuget y étant implantées dès ces années là, employant près de 170 ouvriers.
 
En 1816 les usines du vallon sont menacées d’être incendiées. Ca se finit violemment par l’incarcération de plusieurs cultivateurs. Pierre a ainsi retrouvé le procès qu’un de ses aïeuls agriculteurs a intenté aux soudiers. Nous espérons le lire bientôt!
L’état va finalement poser un ultimatum aux soudiers pour qu’ils réduisent leurs gaz. 
 
C’est alors pour certains la délocalisation vers « des déserts » (Port Cros, Porquerolles, Les Goudes et globalement toute la côte littorale), pour d’autres la recherche technologique, avec la mise en place de ces fameux tunnels de taupes qu’on repère dans le paysage, autrement nommées cheminées rampantes (on vous racontera comment ça marche une prochaine fois…). 
Mais la encore des habitants de Septêmes se rebiffent alignant les contre expertises pour prouver l’inefficacité de l»’invention ». 
La bataille fut rude à coup là encore de procès et plaintes. Mais l’Etat et les experts du conseil de salubrité jugeront ces préoccupations environnementales infondées, sauvant ainsi pour un bon bout de temps l’industrie provençale de la soude…

La tumultueuse histoire de la soude se poursuivra tout au long du 19ème siècle, sur fond d’innovations technologiques et d’affrontements fiscaux et économiques , puis aboutira dans ses contenus à la production des engrais chimiques. Elle débute en 1879 à Septêmes avec l’installation de la société Schloesing frères & Cie

L’usine, dont nous avons les vestiges juste sous nos yeux, produit des engrais azotés à partir des eaux de vidanges de la ville de Marseille, ainsi que des engrais phosphatés. 

Ce groupe Schoesling a eu un certain rôle dans l’adoption du modèle de l’agriculture intensive et l’utilisation des engrais chimiques dans le sud de la France, avec des compagnes de communication assez spectaculaires (les carottes géantes!) et même un journal présenté comme informatif  La Gazette des champs, dont le tirage dépassera les 250 000 exemplaires. 

Nous arrivons maintenant au fond du Vallon à l’Usine Spi Pharma. Cette entreprise est installée dans des anciens ateliers du vieil ensemble industriel. Elle produit des produits chimiques utilisés dans les médicaments et notamment les pansements gastriques (le Gavascon). Spi Pharma semble considérer le ruisseau du Maire plutôt comme un égout et y rejette du sel et de l’hydroxyde d’aluminium. L’augmentation de la salinité d’une rivière d’eau douce est un bouleversement écologique majeur auquel qui ici s’ajoutent les pollutions des remblais se déversant dans le ruisseau quand il pleut. 
Ce rejet est identifié par les chercheurs (de l’IMBE, Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie) qui travaillent actuellement à faire une sorte d’« état de santé » du Ruisseau des Aygalades comme la source majeure de pollution, qui impacte l’ensemble du fleuve puisqu’il se trouve très en amont. 
L’AESE est intervenue à plusieurs reprises notamment auprès de l’Agence de l’eau, une verbalisation a également eu lieu lors d’un rejet très spectaculaire en décembre 2016 mais pour l’instant sans avancées majeures.
 
Petites sélections d’images pour se faire une idée de comment ça se présente…

Et le rejet de 2016:

Pour finir cette première exploration, nous partons à l’aventure dans les restes de l’usine Duclos. Installée sur une grosse partie de la colline jusqu’au centre ville de Septêmes, elle produisait à la fois des sels d’aluminum utilisés aux traitements de eaux, des bétons projetés et de l’industrie chimique (Duclos Chimie), et traitait également le mercure (sous le nom de Duclos environnement…). 
 
L’activité mercure a cessé en 2011 et avait fait l’objet de longues luttes des habitants contre son extension, la suite de l’histoire contestataire de la commune… Aujourd’hui un projet de dépollution et d’écoquartier est dans les tuyaux, à suivre…
 
Petite balade en images dans ce Toxic Park en devenir, à la lisière du landart, du graff et de l’art brut…! Laissons parler les images…
 
L’amorce de la reconversion est visible:  la nouvelle médiathèque de Septêmes.
Bernard et Pierre ont chacun a leur façon cartographié cette passionnante balade, une belle manière de conclure.
 
 
La prochaine fois (le 12 février prochain après-midi), direction Lafarge!!

Toxic Tour Caravelle: Narrative #1

It is Thursday, December 4, and we meet in the winter sun on the square in front of the post of Septêmes. 

Behind the harmless side of the small gathering, the situation is uncertain. We come for some of Septêmes, for others of St Antoine, for others still Aygalades or Saint Henri Nothing that is a step aside towards the unknown but also towards the meeting…! While being all passionate about our neighborhoods and engaged in one way or another to know them better in order to take better care of them, for the most we do not know each other. Hence a little awkward silence until we are not too late. It is quite rare that we are from so many different neighborhoods, and even communes, interested in the same subject to build a stroll. So what's it all about? Objective of the afternoon, start to physically survey the places that could little by little tell us the past history and present of the chemical industry in this small commune bordering Marseille, with which it shares (among other) the river It is called Caravelle, then from the Aygalades Brook of Aygalades. The desire for this stroll in construction is therefore clearly to link a local industrial heritage history to current ecological situations, especially by focusing on relations (via industry, geography, the river…) of this Small rural commune to its big neighbour Marseille. So our little team will get to know the way, knowing that we don't really know which way we're going to go, and starts. We found a consensus to begin the exploration: to see at the bottom of the mayor's Glen the discharges of the Spi Pharma plant, a major source of the current pollution of Caravelle Brook. On the way, Pierre, inhabitant end connoisseur of the places sharing anecdotes of village and river, between floating cows during the flood of 1907, remnants of Fountain and traces of the old wash-house and mill.
From a postcard from the middle of the 20th century it gives…
Very soon we also find ourselves trying to unravel what we know of the watershed of the Aygalades, i.e. of all these tributaries, some of which are no longer considered as memories, and others as sewers.
 
We follow them in what we can see…
And if you look at a map, a river is a multitude…
Study of knowledge of the hazard flooding on the watershed of Aygalades-Setec Hydratec 2015
The stroll continues to the very bucolic glen of the mayor. Several assumptions about the name, including that at one point one of the factories that bordered it was owned by the mayor of the municipality.
As we are in the idea of exploring a Toxic tour, we do not miss this spectacular arrival of parcels from China in the brook of the mayor (tributary which will therefore throw himself in Caravelle). Some (Isabelle and Bernard are active members of the EASA association that fights industrial pollution in Septêmes and its environs) will conduct the investigation…
On the way one agrees the joy of taking a scrub path to look on the steps of Isabelle a mysterious source of lilacs… It's not easy to identify it, but it's finally found.
Little by little the industrial traces are more present. Funny tunnels of giant moles around here, the forest chimney by there, hills that feel more and more the embankment and the Bing.
Here we are in the historical landscapes of local chemistry.
 
Good there it will be necessary to take a few more sentences to explain (with the help of the knowledge of all and some supplements of the historian Xavier Daumalin…):
 
The history of the chemical industry in Marseille and its region is linked to that of the soda, necessary for the manufacture of the soap of Marseille. Originally produced from plants, a new process patented by a certain Nicolas Leblanc in 1791 goes slowly (because in the beginning the Marseille continued to import plant soda because less expensive and less… Pollutant…) Change the yield by allowing a production from the decomposition of sea salt with sulfuric acid. 
The movement to the LEBLANC process will begin in 1809, with the opening of a factory south of Marseille. The continuation of the story, exciting and complex, you will be told by walking, but for now we remember that the development of the factories is then intense in Marseille and that from the years 1815 protests, trial, multiply by People concerned about the effects of gaseous releases on health and crops… 
 
And yes, environmental concerns are not just contemporary issues...!
 
Septêmes was the first commune outside Marseille, both close and perceived as sufficiently rural to be "far from the city", to welcome this rapid growth of the soudières.
It will also be the queen of the protesters, four factories of the industrialists blush, Grimes, Rigaud, Crémieux and Delpuget being implanted there in those years, employing nearly 170 workers.
 
In 1816 the factories of the Vallon are threatened with fire. It ends violently by the incarceration of several farmers. Pierre thus found the trial that one of his peasant ancestors brought to the soda. We hope to read it soon!
The state will finally put an ultimatum to the soda to reduce their gas. 
 
It is then for some the relocation to "deserts" (Port Cros, Porquerolles, the Goudes and overall the whole coastline), for others technological research, with the establishment of these famous tunnels of moles that are spotted in the landscape , otherwise called creeping chimneys (we'll tell you how it works next time…). 
But the still inhabitants of Septêmes are recrossing aligning the counter-expertise to prove the inefficiency of the invention. 
The battle was hard to strike again from lawsuits and complaints. But the state and the experts of the Health Council will judge these environmental concerns unfounded, thus saving for a good long time the Provençal industry of soda…

The tumultuous history of soda will continue throughout the 19th century, on the background of technological innovations and fiscal and economic clashes, and then lead in its contents to the production of chemical fertilizers. It began in 1879 in Septêmes with the installation of the company Schloesing Frères & Cie. 

The plant, of which we have the vestiges right before our eyes, produces nitrogen fertilizers from the drainage waters of the city of Marseille, as well as phosphate fertilizers. 

This Schoesling group has had a certain role in adopting the model of intensive agriculture and the use of chemical fertilizers in the south of France, with quite spectacular communication companions (giant carrots!) and even a newspaper Presented as informative the field Gazette, the circulation of which will exceed 250 000 copies. 

We are now coming to the bottom of the valley at the Spi Pharma factory. This company is installed in old workshops of the old industrial ensemble. It produces chemicals used in drugs, including gastric bandages (Gavascon). Spi Pharma seems to consider the mayor's Creek rather like a sewer and rejects salt and aluminum hydroxide. The increase in the salinity of a freshwater river is a major ecological upheaval which adds to the pollution of the embankments pouring into the stream when it rains. 
This rejection is identified by the researchers (from the Idris, Mediterranean Institute of Biodiversity and Ecology) who are currently working to make a sort of "state of health" of the Aygalades Brook as the major source of pollution, which impacts the whole River since it is very upstream. 
The EASA has intervened several times in particular with the water agency, a verbalization also took place during a very spectacular rejection in December 2016 but for the moment without major advances.
 
Small selections of images to get an idea of how it looks…

And the rejection of 2016:

To finish this first exploration, we leave to adventure in the remains of the factory Duclos. Located on a large part of the hill to the town centre of Septêmes, it produced both aluminum salts used in water treatments, projected concretes and the chemical Industry (duclos chemistry), and also treated Mercury (under the Name of Duclos Environnement…). 
 
The mercury activity ceased in 2011 and had been the object of long struggles of the inhabitants against its extension, following the protest history of the commune… Today a project of depollution and Eco is in the pipes, to follow…
 
Little stroll in pictures in this Toxic Park in the future, on the edge of Landart, Graff and Brut Art…! Let's talk about the images…
 
The beginning of the conversion is visible: the new Media Library of Septêmes.
Bernard and Pierre each have their way mapped out this exciting stroll, a nice way to conclude.
 
 
Next time (12 February next afternoon), direction Lafarge!!

Marche-anniversaire chez nos voisins de l’Est!

Voilà plusieurs années que les habitants marcheurs de Rives et cultures, qui oeuvrent dans les quartiers Est de Marseille, et ceux d’Hôtel du Nord correspondent à l’échelle de leurs pieds.

Balades croisées, recherches communes autour de nos fleuves industriels ou de nos oppida, transformations urbaines en tension, les occasions de se trouver des sujets de conversations ne manquent pas. Mais en voici une un peu particulière puisque l’association Rives et Cultures fête ses 10 ans. Les initiatives complices la rejoindront donc sur le terrain pour une grande balade à plusieurs voix et territoires…

Rives & Cultures a le plaisir de vous inviter à sa Marche-anniversaire des 10 ans le dimanche 3 février :
Permanences et transformations urbaines dans l’est marseillais
Hommage au géographe Marcel Roncayolo
Avec la participation des associations partenaires Bureau des Guides du GR2013, Chantepierre, Hôtel du Nord, Momkin, Robins des villes !

RDV 10H30 au niveau du 126, Bd Pont-de-Vivaux.
accessible par bus n°18 arrêt Pont-de-Vivaux- Sidolle voire bus 15 proche (arrêt St Loup-Florian)
Pique-nique à prévoir !
Fin de la balade vers 16H30 au Métro La Fourragère 
Inscriptions par courriel : rivesetcultures@live.fr ou Tel : 06.74.59.13.39

Sur les hauteurs de la cité Air Bel – Mai 2013

Anniversary walk at our eastern neighbours!

It has been several years since the marchers of Rives and cultures, who work in the Eastern quarters of Marseille, and those of Hôtel du Nord correspond to the scale of their feet.

Cross-walks, joint research around our industrial rivers or our oppida, urban transformations in tension, opportunities to find topics of conversations are not lacking. But here is a bit peculiar since the Association Rives et cultures celebrates its 10 years. The accomplices initiatives will join her on the ground for a great walk with several voices and territories…

Rives & cultures is pleased to invite you to its 10-year anniversary March on Sunday, 3 February:P erma
nences and urban transformations in the East of Marseille tribu
te to the geographer Marcel Roncayol
owith the participation of partner associations Bureau des guides du GR2013, Chantepierre, Hotel du Nord, Momkin, Robins of the cities!

RDV 10.30 at the level of the 126, BD Pont-de
-Vivaux. accessible by bus n ° 18 stop Pont-de-Vivaux-Sidolle even bus 15 near (stop St Loup-Flo
rian) picnic to expect!
End of the trip around 4.30 pm at the Metro the f
odder inscriptions by email: rivesetcultures@live.fr or Tel: 06.74.59.13.39

On the heights of the City Air Bel-may 2013

La balade des voeux…

Chez Hôtel du Nord on arrive toujours se mettre d’accord sur une histoire qui nous parle à tous, mais on a aussi toujours du mal à renoncer complètement à la multitude des autres histoires. Alors on vous envoie une série de voeux, pluriels, protéiformes, pour cheminer à votre guise dans ce qui fut notre année partagée et se donner envie de continuer. Dans tous les cas on y sera!

Conception et photos Dominique Poulain, archives Hôtel du Nord

 

The walk of vows…

At Hotel du Nord we always come to agree on a story that speaks to us all, but it is also always hard to give up completely the multitude of other stories. Then we send you a series of vows, plurals, proteiformes, to walk at your leisure in what was our shared year and make us want to continue. In any case, we'll be there! [Gallery IDs = "12188, 12185, 12186, 12207, 12206, 12205, 12199, 12191, 12201, 12198, 12204, 12203, 12202, 12200, 12196, 12195, 12194, 12193, 12192, 12190, 12189, 12187, 12208,12209"]