BFM TV : Une semaine en PACA: visite dans les quartiers nord de Marseille – 30/07

La seconde balade Terroirs des Cités a eu lieu le samedi 30 juillet avec une quinzaine de participants qui a suivi Christiane Martinezdans la découverte de La Visitation et alentours. BFM TV a consacré un reportage à cette balade dans le cadre de sa série « une semaine en PACA ».

« Terroirs des Cités » car la terre des grands ensembles a aussi son histoire, souvent passionnante, sédimentée dans la diversité des parcours humains et des actes urbains qui composent la ville. Des habitants qui vivent là vous invitent à écouter et partager des espaces, des paysages, des trajectoires de vie et de langues, des histoires d’exil, en un mot leur patrimoine.

Cette semaine, direction le Sud et la région Provence-Alpes-Côte-D’azur. Seconde étape à Marseille dans les Bouches-du-Rhône. La coopérative « Hôtel du Nord » organise chaque semaine une balade au sein des quartiers nord de la cite phocéenne pour montrer une nouvelle perspective de la ville.

Lundi 1er juillet, participez à la 7eme marche dans les récits d’hospitalité

Photo Martine DerainLundi 1er juillet au matin, partez à la recherche du poème épique avec Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine, à l’occasion de la 7me marche dans les récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord.

 

Vous abordoez le 5ème récits d’hospitalitéédité par Martine Derain : Portes sublimes et jardins poèmes. Il est consacré aux poètes des quartiers nord et à la disparition de l’un d’eux, Pierre de Saint Louis. C’était au 17ème siècle.

Aurélie Roperch : « J’irai dormir dans les quartiers nord », 3ème prix Charles Gide

Charles GideL’article « J’irai dormir dans les quartiers nord » de Aurélie Roperch de l’École de Journalisme et de communication d’Aix-Marseille  a reçu le troisième prix Charles Gide du  »meilleur reportage en économie sociale » de la Fondation du Crédit Coopératif. Ce prix décerné par un jury d’une dizaine de professionnels s’adresse aux étudiants de dernière année des 13 écoles de journalisme reconnues par la profession. Nous avons trois raisons de remercier Aurélie Roperch pour son article.

Ce prix permets à une jeune journaliste d’avoir pu faire reconnaitre son talent en prenant comme sujet la coopérative d’habitants Hôtel du Nord.

Charles Gide fut un grand défenseur et théoricien des coopératives de consommateurs (voir sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gide).

Ce prix promeut une expérience coopérative marseillaise. Marseille a été à la fois le lieu de l’abandon et de l’espérance coopérative. En 1888, c’est au congrès de Marseille que les espérances coopératives nées de la révolution de 1848 ont été abandonnées au profit d’un partie des travailleurs uniques[1]; en 1940 c’est à Marseille qu’une coopérative ouvrière, la fabrique de biscuits « Le fruit mordoré » est fondée et fera travailler 200 réfugiés jusqu’en 1942; c’est à Marseille que de 1944 à 1946 que les recommandations du Conseil de la Résistance qui préconisait l’instauration d’une « véritable démocratie économique et sociale » ont donné lieu à une expérience d’autogestion d’entreprise unique en France avecMARseille ENtreprises REQuisitionnées : 15.000 ouvriers ont ainsi accédé et participé à la gestion de 15 entreprises marseillaises[2].  Enfin, c’est aussi à Marseille que se réinvente la coopérative de consommateurs avec Autopartage ProvenceProxi-pousse ou Hôtel du Nord sans oublier dernièrement Fralib où le syndicalisme renoue avec la coopérative (voir article du Monde du 18 juin 2013[3]).

J’irai dormir dans les quartiers nord

Contempler la Méditerranée, l’arrière-port industriel ou la garrigue, mais depuis les cités. À Marseille, une coopérative créée par des habitants propose des chambres d’hôte dans des quartiers habituellement peu fréquentés par les touristes.

La baie vitrée s’ouvre sur une terrasse baignée de lumière. Le soleil rasant d’hiver découpe le paysage en objets scintillants. À perte de vue, la mer, majestueuse et rayonnante, impose son immense présence. « La vue sur la Méditerranée alors qu’on est dans les quartiers nord, ça étonne toujours», s’amuse Virginie Lombard. Cette Parisienne de 49 ans vit depuis treize ans dans le 15e arrondissement de Marseille. Depuis novembre dernier, elle loue la chambre de son appartement du quatrième étage de la cité de la Cabucelle par le biais de la coopérative Hôtel du Nord. Des habitants ont concrétisé cette initiative originale il y a deux ans : louer leurs chambres, au cœur des cités, pour faire découvrir les richesses ignorées de la banlieue marseillaise.

Hôtel du Nord est l’une des premières coopératives en France à donner la parole majoritairement aux habitants. L’idée a vu le jour sur un pari : « On a pensé qu’il était possible de développer une offre d’hospitalité et de découverte marchande dans les quartiers nord et que celle-ci rencontrerait une demande », explique Prosper Wanner, le gérant. Cet ingénieur de formation s’est retrouvé à la tête d’un projet pensé dès les années 1990. « J’ai rencontré un collectif de conservateurs du patrimoine qui militaient sur ce territoire. Il y a quelques années, ils avaient publié un manifeste pour protester contre un projet de modernisation de l’administration. Pour eux, les musées étaient en décalage avec le territoire sur lequel ils s’implantaient », raconte-t-il. À l’époque cogérant d’une coopérative qui accompagne les structures économiques innovantes, il rejoint le concept d’Hôtel du Nord en 2002. « Ils sont venus me demander comment faire pour développer une économie qui impliquerait les habitants. On a fait des stages de création d’entreprise, des rapports sur les notions de patrimoine et économie, des tentatives d’actions commune sur le terrain, etc. » Trois ans plus tard, l’Europe leur fournit un premier cadre législatif de référence : la Convention de Faro, qui reconnaît que « chaque personne, seule ou en commun, a le droit de bénéficier du patrimoine culturel et de contribuer à son enrichissement ». Si la France ignore le texte, la mairie des 15e et 16e arrondissements de Marseille en devient le premier signataire en 2009. Un soutien local qui permet le lancement, l’année suivante, de cinq chambres d’hôtes dans les quartiers. Face au succès de cette période-test, la coopérative patrimoniale Hôtel du Nord est officiellement mise en place l’année suivante.

Des chambres à partir de cinq euros

Aujourd’hui, l’équipe gérée par Prosper Wanner compte une cinquantaine de membres dont trente sociétaires. « Une bonne bande de motivés », plaisante Virginie. Cette botaniste et animatrice de jardins partagés a fréquenté la coopérative pendant six mois avant de devenir sociétaire. « Des collectifs d’artistes locaux m’ont fait connaître Hôtel du Nord il y a un an et demi. Ce

qui m’a intéressée, c’est que le touriste, comme l’habitant, découvre en marchant toute la richesse des quartiers! » Cinq mois plus tard, elle décide d’ouvrir sa chambre. Pour Prosper Wanner, « l’enjeu est de faire se croiser les gens. Comment s’adresser à tous, sachant que nous sommes sur des quartiers très diversifiés en termes d’habitats, de catégories sociales, etc. ? »

Un autre obstacle, légal cette fois, empêche certains locataires de devenir hôte. Si Virginie, dont l’immeuble est en copropriété, peut louer son bien, les locataires d’habitats sociaux n’en ont pas le droit. Être chambre d’hôte est assimilé à de la sous-location, une pratique aujourd’hui illicite que la coopérative essaie de faire accepter. La sénatrice-maire du 15e et 16e arrondissements, Samia Ghali, prépare actuellement une proposition de loi pour que l’activité de chambre d’hôte soit occasionnellement possible en habitat social.

En attendant d’élargir l’offre d’hébergement, trente-six chambres en appartements, maisonnettes ou en bastides sont déjà disponibles. Les prix, fixés librement par chaque hôte, varient entre 5 et 160 euros. La coopérative récupère un pourcentage de 10% sur le nombre de nuitées tarifées. Le reste revient aux hôtes. Mais pour Virginie, comme pour Michèle Rauzier, propriétaire d’une de ces bastides, la recette n’est pas la motivation première. « On reçoit des gens charmants avec qui on crée des liens. Certains sont même devenus des amis. C’est ce qui me tient à cœur. Mais cela ne me déplaît pas de gagner un petit peu d’argent : une maison comme ça, c’est un véritable gouffre financier ! », confie la jeune retraitée en dévoilant sa propriété. Dans un écrin de verdure, accolée à un phare, la grande maison aux volets bleus surplombe le quartier et offre une large vue sur le port industriel. Un paysage que l’on peut aussi admirer depuis la chambre que loue Michèle. « Ne faites pas trop attention, le dernier hôte vient de partir, je n’ai pas encore fait le ménage », s’excuse-t-elle en arrangeant le lit de la pièce d’un blanc immaculé. Pour cette fille d’un patron de bar, l’hospitalité est une seconde nature. « Je reçois des gens comme si je recevais de la famille, j’ai toujours vécu comme ça depuis que je suis petite », revendique-t-elle.

Un accueil qui a été tout aussi chaleureux pour Daniel et Martine Pattin, qui viennent tout juste de quitter l’appartement de Virginie après un week-end. « C’est une bonne surprise, on est très contents. Nous sommes déjà venus à Marseille il y a cinq ans mais cette fois, on n’a pas eu l’impression d’être des touristes mais plutôt d’être invités », relate Martine. C’est après avoir découvert Hôtel du Nord dans un magazine que le couple de Parisiens a contacté Virginie via le site internet de la coopérative. « L’intérêt de cet hébergement, c’est vraiment d’être inséré dans la ville, de vivre la vie de quartier. Mais il y a aussi les produits locaux, l’histoire et la mémoire du patrimoine, c’est ce qui fait la différence », conclut Daniel.

Une autre image des quartiers nord

Développer l’hospitalité dans les quartiers, c’est aussi pour faire oublier le tableau noir qu’on dresse trop souvent de Marseille, notamment dans les médias: règlements de compte liés au trafic de drogue, vols de bijoux, saleté de la ville, etc. « On s’appuie sur un projet militant. Les quartiers nord ont des histoires passionnantes, mais elles restent sans doute à écrire et à raconter », commente Julie de Muer. Cette sociétaire participe à l’autre activité-phare de la coopérative : les balades patrimoniales, qui révèlent des petits coins de paradis à deux pas des quartiers bétonnés. Pour six euros, on découvre des massifs de calcaire en grimpant à travers la garrigue, des ruines d’une ancienne civilisation celtique ou encore une cascade dépaysante à deux pas seulement des cités. Pour compléter ces parcours, la coopérative, inscrite dans le Guide du Routard 2013, propose également des livres, Les Récits d’hospitalités, une dizaine de produits locaux, dont du savon artisanal, et du miel produit dans les quartiers.

Depuis sa création, Hôtel du Nord, qui reçoit des soutiens financiers de structures publiques, clôture ses bilans à l’équilibre. En deux ans elle a généré une activité économique globale de 42 500 euros, dont 20 000 euros de recettes via les chambres. Le nombre de nuitées a plus que triplé et les balades attirent de plus en plus d’amateurs. Aujourd’hui, son activité est ralentie par un problème de statut juridique. Atout France, l’agence chargée par l’État de gérer le développement touristique, ne prend pas en compte sa nature coopérative et l’oblige à faire un choix : faire appel à une agence de voyage pour continuer à proposer ses offres, ou bien payer la caution pour être enregistrée comme telle.

En tant que coopérative, Hôtel du Nord demande à être reconnue comme agence de voyage solidaire. Une requête que Prosper Wanner a envoyé mi-avril au ministre de l’économie sociale et solidaire, Benoît Hamon. « Si nous obtenons gain de cause, nous pourrions vendre des séjours, des forfaits nuitées plus balade, ou bien nuitées plus ouvrage, sans passer par une agence de voyage », espère-t-il. En attendant de régler ses obstacles juridiques, Hôtel du Nord ne perd pas de vue les millions de touristes attendus cet été pour l’année 2013, pour laquelle Marseille a été désignée capitale européenne de la culture. Une vingtaine de balades et une douzaine de chambres supplémentaires sont en cours d’ouverture.

Aurélie Roperch, Ecole de Journalisme et de communication d’Aix-Marseille

 

[1] Considérant que les sociétés coopératives de production et de consommation ne peuvent améliorer le sort d’un petit nombre de privilégié dans une faible proportion, le Congrés déclare que les société coopératives ne peuvent aucunement être considérées comme des moyens assez puissants pour arriver à l’émancipation du prolétariat.  Les coopératives deviennent des outils de propagande du partie des travailleurs socialistes de France créé à l’issu du congrès

[2] Sur les coopératives : http://hoteldunord.coop/la-cooperative-hotel-du-nord/patrimoine-cooperatif/

[3] Lire l’article « 40 ans après « Lip », le modèle coopératif reste une alternative aux restructurations », Le monde 18 juin 2013 :http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/18/cooperatives-et-syndicats-un-mariage-de-raison-pour-lutter-contre-les-restructurations_3432214_3234.html

Mardi 30 juillet, partez en balade au phare de Planier

Boud'merMardi 30 juillet, partez pour une journée détente avec l’associationBoud’mer, au plus prêt du Phare de Planier : l’entrée de la rade de Marseille !

Départ à 9h00 de la capitainerie du Vieux Port. Retour prévu vers 16h00. N’oubliez pas dans vos sacs : casse croûtes et chaussures de sport.

Réservation obligatoire en direct avec Boud’Mer au : 06.15.07.06.90. ou via mail à contact@boudmer.org. Participation aux frais est de 28 € pour les adhérents de l’association Boud’mer.

Lundi 5 août, 8eme marche dans les récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord

Doucement, nous arrivons à la 8ème marche dans les récits d’hospitalité avec Christine Breton, conservatrice honoraire du patrimoine.

Les livres, conçus et édités par Martine Derain, éditions commune, sont diffusés dans les chambres Hôtel du Nord et dans les librairies spécialisées de Marseille.

Lundi 5 août, pour la 8me marche dans les récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord, nous voyagerons dans le N°6 et la Zone arrière portuaire, à partir de la cité Campagne Lévèque, pour tenter de comprendre le processus social et historique de la machine portuaire.

Samedi 27 juillet, découvrez l’urbanisme arlequin avec Nicolas Mémain

Nicolas MémainSamedi 27 juillet au matin, dans le centre de Marseille, découvrez l’urbanisme arlequin avecNicolas Mémain, sociétaire d’Hôtel du Nord.

Le centre de Marseille est fait de gros morceaux de compositions urbaines très contrastées : le quartier du vieux panier, la rue de la République, la reconstruction du vieux port et le centre Bourse. Grands thèmes transversaux : Pouillon et les collages de demi-projets architecturaux réalisés, mal cicatrisés.

AQUA III

Le jardin ÇA COULE DE SOURCE , à la Cité des Aygalades, n’est pas né d’hier. Dominique Santiago, et toute l’équipe de RIPOSTE’15 l’ont imaginé, créé, fait vivre et fructifier depuis quelques années déjà. Il est devenu un lieu de jardins partagés, bien sûr,

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mais bien plus encore : un petit oasis propice au repos, rencontres, aux jeux et concours de boules, à la musique.

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On peut y boire un coup au bar associatif, y papoter entre copines, y promener le dernier né, faire des fêtes, danser…. Il y a une source, juste en dessous… et même une petite fontaine…
Il y a dans tout petit village encore vivant LA PLACE qui accueille tout cela. Le jardin ÇA COULE DE SOURCE est exactement LA PLACE de la cité des Aygalades.
A la belle saison, chacun y circule, y passe, y reste 10 minutes ou 3 heures, y travaille, y flâne un peu tous les jours, informellement. Presque tous les samedis soir, une fête s’y joue.

Le 6 juillet 2013, un samedi donc, c’était la fête, immanquablement. Toute l’équipe de RIPOSTE’15 était là pour accueillir qui viendrait, chaleureusement, généreusement, simplement, tenir le bar, servir merguez grillées et barquettes de frites d’un bout à l’autre de la soirée.

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Les sociétaires d’HÔTEL DU NORD ont été aussi complices de ce moment. L’une avait invité un orchestre de jazz manouche, GIORGI SWING, à venir jouer,

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d’autres y ont amené amis, parents, « passagers » accueillis chez eux…

Dès 19 heures, et jusqu’à 22 heures une jeune ethnologue italienne, à l’abri d’une petite tente -presque- berbère, dressée sous l’olivier, elle aussi sociétaire d’HÔTEL DU NORD a recueilli les rêves que les uns ou les autres ont bien voulu lui conter. Arianna Cecconi (c’est son nom) fouille depuis des années ce que sont les rêves nocturnes des italiens, des espagnols, des indiens quechuas, des boliviens exilés à Paris… aujourd’hui des habitants de toutes origines de nos quartiers Nord à Marseille.

Ce soir-là, en toute intimité, ell a écouté les rêves d’habitants de Aygalades, et leur a proposé en échange, boissons fraîches, petits gâteaux, et les rêves enregistrés d’autres habitants de nos quartiers ; des moments secrets, sans aucun nom divulgué, livrés à la découverte de l’autre, pourtant inconnu… Arianna reviendra en septembre à la Cité des Aygalades pour proposer plus durablement, plus en profondeur des ateliers « oniriques » ouverts à tous, petits et grands….

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D’autres sociétaires de la coopérative HÔTEL DU NORD encore ont, bien en amont de cette soirée du 6 juillet, invité Jårg Geismar, artiste allemand globe-trotter, à rencontrer Dominique Santiago et découvrir le jardin ÇA COULE DE SOURCE. Outre sa principale installation au [mac], dans le cadre de l’exposition LE PONT (à voir jusqu’à la mi-octobre), Jårg Geismar a égrenné du sud au nord de Marseille (voir from-me-to-you) toute une série d’interventions, installations, et/ou évènements ponctuels…

Ce 6 juillet , vers 22 heures, au jardin ÇA COULE DE SOURCE, Jårg Geismar proposait une projection de diapositives originales peintes à la main, sous le nom d’AQUA III, sur une partie de la façade de l’immeuble qui jouxte le Jardin…

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Il y a eu d’autres très jolis moments au cours de la soirée:
– À l’heure qu’on appelle « entre chien et loup » un quattuor d’adolescentes s’est produit sur la scène, suivant leur propre chorégraphie, pour un « show » très disco qui a suscité l’admiration d’une brochette de garçonnets, le nez au ras de la scène….

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– une bande de gamins, au crépuscule, a rendu hommage, entre improvisation, joyeuse pagaille et solennité, sur la scène, au jardin ÇA COULE DE SOURCE; (synopsis : il n’y avait rien, RIEN, à la cité des Aygalades, pas de jeux, pas d’arbres, pas de terrain de boules, pas d’endroit pour faire la fête, et maintenant, MAINTENANT, IL Y A LE JARDIN ÇA COULE DE SOURCE… ET ON A TOUT CE DONT ON RÊVAIT !!)

– Un groupe de rap local, YAKMAN, suivi d’un petit moment de percussions avec entre autres… Dominique Santiago lui-même, a électrisé d’un coup la soirée… mais aussi provoqué une panne de la sono et des éclairages du côté de la scène – ce qui a amené le groupe GIORGI SWING à jouer sur un mode purement accoustique et dans une obscurité quasi totale, et indéniablement donné du relief et une luminosité accrus à la projection des diapositives de Jårg Geismar … très poétique au final !!

L’atmosphère générale, le lieu, l’élasticité du programme et du temps, d’un bout à l’autre de la soirée, tout cela était joyeux, très familial, réunissait toutes les générations, permettait PÊLE-MÊLE les complicités adolescentes, les jeux des tout-petits, les bavardages dans des coins un peu reculés, le plaisir de jouer, ou d’écouter de la musique, ensemble…
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Vers 1 heure du matin, au Aygalades, comme dans la chanson, on dansait encore…

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Photos et texte Dominique Poulain, sociétaire Hôtel du Nord.

La Provence : les habitants des cités invitent à arpenter leur « terroir ».

Christiane ET JeanneLa Provence du 19 juillet 2013 consacre un article à la première balade « Terroirs des cités » d’Hôtel du Nord avec Marie au Castellas.

L’occasion de revenir sur la programmation en 2013 des 5 premières balades « Terroirs des Cités » car la terre des grands ensembles a aussi son histoire, souvent passionnante, sédimentée dans la diversité des parcours humains et des actes urbains qui composent la ville. Des habitants qui vivent là vous invitent à écouter et partager des espaces, des paysages, des trajectoires de vie et de langues, des histoires d’exil, en un mot leur patrimoine.» 

Le samedi 27 juillet en fin d’après midi,  Christiane, habitante de la cité de la Visitation propose la seconde balade « Terroirs des cités » consacrée à la Visitation et alentour.

Les 12 et 13 septembre à Marseille, participez au Forum sur la valeur sociale du patrimoine pour la société.

Le « Forum de Marseille sur la valeur du patrimoine pour la société et la valeur sociale du patrimoine » aura lieu à Marseille le 12-13 septembre 2013 aux Archives Départementales.

Initié par les quatre maires de Marseille et sa région, et coordonné par la coopérative « Hôtel du Nord », soutenu par Marseille-Provence 2013, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, la Commission Européenne et le Conseil de l’Europe, le « Forum de Marseille » développera les questions relatives aux Droits de l’Homme, à la diversité et à l’identité culturelles, à l’intégration des minorités et des moins favorisés, à la prévention des intolérances et de la discrimination, aux interventions dans les zones urbaines et péri-urbaines défavorisées, etc.

Le «Forum» se donne notamment pour objectifs principaux :

  • d’extraire de cette expérience de terrain une interprétation de la Convention de Faro qui souligne ses aspects les plus innovants, notamment en ce qui concerne les « valeurs sociales du patrimoine » et les « valeurs du patrimoine pour la société » ;
  • d’ offrir un cadre de référence commun aux initiatives en cours ou à venir dans les pays européens susceptibles de contribuer à la mise en œuvre des principes de la Convention de Faro de manière à répondre aux enjeux sociétaux auxquels est confrontée l’Europe ;
  • de lancer une action de communication autour des principes de la Convention de Faro afin d’en promouvoir la ratification auprès des Etats ;
  • de mettre en œuvre un suivi approprié des résultats du Forum, notamment en identifiant des orientations pour les politiques publiques et des axes de réflexion pour l’élaboration d’indicateurs multicritères pour l’évaluation de la mise en œuvre de la Convention de Faro dans les pays ou d’identifier de bons exemples d’initiatives.

Le « Forum de Marseille » réunira avec les acteurs locaux (autorités publiques, habitants, Marseille-Provence 2013, société civile) un panel international constitué des représentants des 21 États membres du Conseil de l’Europe qui ont signé la Convention-cadre (ambassadeurs, autorités nationales, élus, fonctionnaires), des autres pays intéressés, et des représentants des différentes directions du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne. Pendant le jour et demi du Forum, le panel ira d’abord à la rencontre de ces communautés patrimoniales et de leurs actions en participant à 4 « balades urbaines » illustrant de manière vivante les principales thématiques soulevées par le Forum. Le panel restituera ensuite son expérience marseillaise dans une perspective européenne.

Ce forum s’inscrit dans la  programmation « Patrimoines en partage » du 11 au 15 septembre 2013.

  • Voir le programme et la concept note : ici
  • S’inscrire : 

Vendredi 19 juillet, venez vous promener sous les étoiles à bord d’une goélette.

Vendredi 19 juillet en soirée, participez à « Pythéas sous les étoiles », une promenade en mer sur une goélette avec Goelen.

Tarif : 35 euros par personne. La réservation est obligatoire : 6 euros frais de réservation en ligne et une participation de 29 euros payée sur place par chèque bancaire et comprenant l’adhésion des personnes embarquées à l’association Goelen.

Découvrez comment il y a 2400 ans les anciens navigateurs traversaient les océans. Sans boussole, sans montre, sans loch, sans sextant, sans GPS !

A bord de notre magnifique réplique d’une goélette Pirate du XVIIème siècle, nous vous proposons une balade initiatique entre Marseille, les Iles du Frioul ou la côte bleue, pour comprendre comment Pythéas navigua sans boussole, sans montre, sans loch, sans sextant, sans GPS.

Nous vous raconterons son histoire et comment il resta incompris et méconnu. Une manière de rendre un hommage à la mémoire de ce navigateur Massaliote. Nous vous parlerons aussi de Massalia, de son rayonnement, de son gouvernement, des savoirs de l’époque, du rôle des bibliothèques, de la mesure du temps, …

En cas de météo défavorable ou d’un nombre insuffisant d’inscrits (minimum 10), la balade sera annulée et les inscrits remboursés.