Samedi 8 juin 2013 après midi, venez en balade dans les collines le long du Canalet

Samedi 8 juin 2013 après midi, venez participer à une balade sensible dans les collines le long du Canalet avec François Parra.

Cette balade vous propose d’en parcourir un tronçon du canal de Marseille, qui chemine de  l’oppidum de Verduron jusqu’à l’ancienne carrière Paul&Pons (dont il alimentait le concasseur) après avoir consulté l’ouvrage sur le quartier de la Pelouque écrit par Monsieur Jacques Boquet (ethnosociologue) qui nous rappelle que ce quartier vécut autrefois de la culture des fleurs.

Elle se fait équipée de casques fabriqués au moyen de cartouches de chasse glanées sur le site. Nous nous rendrons ensuite au Centre Richebois (centre de rééducation par le travail) ou l’association Voyons Voir a mis en place une résidence d’artistes qui travaille en lien avec le centre. Une occasion d’y voir le travail de l’artiste en résidence cette année. Départ depuis l’école du Verduron haut.

Sixième marche sous l’Etoile.

SIXIÈME  MARCHE : « SOUS l’ÉTOILE » (Hôtel du Nord/ Récits d’hospitalité n°4-– C.Breton/G.Caccavale).

Lundi 3 juin 2013.

La matinée commence en gare St Charles, comme tous  ces  lundi depuis janvier. Premières douceurs de l’air .Cet hiver a mangé le printemps : pluie et vent depuis des semaines. On descend à la halte-ferroviaire ,déserte, de St Joseph -le Castellas. Depuis les opérations comptables des années 80 , dites de  restructuration des  transports ferroviaires , les cheminots ne se croisent plus que dans les gares. Je ne m’y fais pas à ces déserts-là .Quand les trains relient les hommes entre eux. D’ailleurs ici la billetterie électronique est hors d’usage et il semble établi que les voyageurs  vers St Charles ne paient pas de billet. Curieux  monde, non ?

On suit un sentier abrupt, en talus, sous la voie ferrée, entre coquelicots et déchets oubliés comme cette épave de voiture où somnole un chat jaune. On repasse, comme une fois précédente,  près de  filets  d’eau cristalline  entre les mousses, au-dessus d’un parking,  derrière la cité gérée par la Phocéenne d’Habitation .C’est  Christine Breton  l’érudite qui  le dit : elle déchiffre pour nous  la ville ,l’histoire, la géologie, les faits religieux, salue par leur nom tel et telle, demande des nouvelles à l’équipe d’entretien …La cuisinière du Centre municipal  du Castellas sort de ses fourneaux , sourire éclatant ,qui nous gratifie d’un « Dieu vous bénisse tous ».On est à deux pas d’un mur de Berlin , une autoroute urbaine  vrombissante, près de ce qu’il reste d’une bastide de la famille Falque :un portail monumental, la maison du gardien ,des allées de platanes .Le « fantôme du château « dira Christine hante les lieux :un mur de clôture en  tôles cède , penche, semble s’effondrer :qu’y a –t-il en sous-sol ? Probablement  une ruralité du 19ème siècle  provençal qui a fait  place aux logements sociaux  avec leurs alignements de paraboles et de linge qui sèche. Marseille des campagnes, en périphérie, remodelée par les barres de HLM .Entre 1962 et 1963, lorsque l’Algérie coloniale devient indépendante, il fallut loger 300 000 habitants venus de rive sud : Maghrébins de la main d’oeuvre  pour des chantiers qui poussent alors  partout, Harkis , Pieds- Noirs… .Soit la population de Toulouse ! Bidonvilles puis logements sociaux transformèrent  le paysage péri urbain  et la société. Tout a été très vite et les traces de ces bouleversements géographiques sont aussi sociaux. Il faut l’intelligence et le sens de ce que sont les êtres humains d’un M.Doumé Santhiago (avec un H souligne-t-il ) musicien et inventeur de micro société en bas de chez lui ,cité des Aygalades. Des rencontres   entre Gitans, Haïtiens , Comoriens, Maghébins.. par le travail  des jardins partagés de l’association du bas des immeubles . Elle se nomme :« ça coule de source », dit la pancarte. Estrade pour concerts, grillades et apéros sous des couverts d’arbres et de tôles. Pieds de tomates , courgettes et salades sagement alignées sur la pente. Un petit monde en recherche. Réinvention d’un village-monde. J’y vois un antidote aux enfermements des « origines », »communautés » et autres mythologies des barrières. Le redire encore : construire des ponts ,non des murs.   Ce Doumé  a  donc fait un stage de formation de jardinier..La Ville lui a promis un emploi d’animateur …il y a trois ans… « ça s’est perdu » me dit –il avec un sourire un  peu triste. La vie est forte et « l’espérance violente «  souffle le poète . « Les légumes ça aide, pour les fins de mois »ajoute-t-il , pudique.

Je me suis alors demandé comment nous voient ces habitants  de leur fenêtres, ces femmes furtives revenant des courses ,celles  qui font bouillir les marmites  et aiment les enfants ? Marches et paroles à travers les histoires du temps, regards bienveillants qui ouvrent des yeux et les chemins des consciences. Travaux pratiques  d’approches sans fards  du réel qui cassent tant de clichés sur les « banlieues ».On peut rêver d’un forum  sans tralala officiel , celui des marcheurs, en fin d’année 2013 .Une capitale à nous : celle des  têtes qui se rencontrent et se  racontent.  Avec ceux qui s’associent et se parlent en marchant. Etonnantes, éphémères et précieuses traversées des apparences ! Rencontre qui mêlerait travailleurs sociaux , habitants…juste pour s’écouter, essayer de parler la même langue. C’est si difficile de passer les frontières.

Assis pas loin des arbres , sur un pré où on a dit qu’il y avait tant de sources  sous-terraines  et autres puits disparus (les Aygalades ,aigo ,aquae… l’eau ).Encore une autre  source : on écoute  assis en cercle une dame venue de Haïti ,c’est Josette, de l’association ATD Quart Monde. Son français chante la Caraïbe et articule comme personne : « le corps professoral »,  en parlant du collège et le précieux travail de l’école publique pour les enfants du quartier. Toujours vif l’espoir des humbles pour leur promotion humaine et sociale par le savoir .Tant et si bien qu’un collégien dira, rapporte Josette, « On participe au projet de la France ».C’est pas beau ça ? A côté de moi, Juliette de l’Ecole de l’architecture et du paysage avec son gros carnet , croque ,note, observe. La marche comme école de l’écoute et de l’observation. On reprend le jardin d’Epicure à Athènes, penser en rompant avec la brutalité du monde.

Je n’oublie pas les commentaires savants dans la petite église des Aygalades , la crypte et sa  grotte en tuff , l’histoire de Marie Madeleine,les ermites des grottes cassianites , le mont Carmel ,la Palestine… les récupérations par la hiérarchie catholique au 13èmesiécle .Tout cela est repris patiemment par Christine à partir de ses déchiffrages des « forgeries » et autre trucages savants  des manuscrits qui troublent par leur récurrences et qu’on trouvera plus en détail dans son livre cité comme titre ce petit papier impressionniste.

J’avais un peu  la tête ailleurs : l’odeur vieillotte de l’église  , la pénombre des  voûtes ,l’histoire des reconstruction et de la symbolique du scapulaire, les traces d’encens et de poussières, les regards de douceur du Père Antoine ,le curé de la paroisse qui nous reçoit ,ancien prêtre ouvrier qui a dû voir passer et soutenir  tant de luttes sociales  dans l’après- guerre des quartiers industriels de Marseille…Il était en conversation avec le jovial  président du CIQ des Aygalades , qui parle haut ,préoccupé par le mauvais état du mur de la grotte des Carmes, en haut du ruisseau Caravel (c’est son nom ) ou ruisseau des Aygalades qui longe l’autoroute Nord, au milieu d’un superbe figuière :celle  des mille figuiers .Tu n’imagines pas bien, cher lecteur, de combien de centaines de kilos de figues  est peuplé ce vallon ! Les pluies interminables de ce printemps ont fait leur œuvre …Près  des  cascades  bondissant sur plusieurs niveaux ,un animateur de l’ADDAP 13 (actions de prévention de la délinquance  par le  Conseil Général ) raconte le labeur d’une équipe de jeunes qui a construit avec  force pioches ,pics ,madriers, scies et sueurs un sentier de visite qui croise des aménagements  hydrauliques, escaliers et autres murs  anciens ..Encore les enchevêtrements de l’histoire longue de cette ville-monde : traces des aménagements industriels pour les moulins et savonneries ,chemins des ermites vers les laures et autres refuges qui tournent le dos au monde, eaux  ruisselantes dans les tufs de 1,6 millions d’années du ravin de la Viste,  à travers les lacis de plastiques et autres rejets urbains, vrombissements des moteurs sur l’autoroute A51…  Et  cette porte Nord de Marseille invisible et  qu’on touche presque du doigt à travers les récits des hérétiques et autres rebelles, ce morceau de terre sainte comme le nomme Christine .A partir de son enquête sur un oratoire sur la route d’Aix aux Aygalades, perdu  et retrouvé dans une bibliothèque. Ce petit  livre là  se lit comme toutes ces interprétations qui éveillent nos sens et nos esprits le temps de ces marches .Ou encore de la modification qui s’opère en nous lorsqu’on marche à travers les terres et le temps.

Essayez !

Gérard Perrier, à  Puyloubier 5 juin 2013.

Lundi 3 juin, Hôtel du Nord vous invite à participer à la 6me marche dans les récits d’hospitalité

couvSmallEtoileLundi 3 juin, Hôtel du Nord vous invite à participer à la 6me marche dans les récits d’hospitalité « à la recherche de l’oratoire carme » avec Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine.

 

Comme chaque premier lundi du mois, durant l’année 2013, les Récits d’hospitalité se lisent en marchant ; avec Martine Derain artiste-éditrice pour leur conception et Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine, pour vous accompagner. Cette promenade a été créée à partir du récit d’hospitalité d’Hôtel du Nord : Sous L’Étoile, en collaboration avec l’ordre des Carmes.

Départ 8h15 Métro Bougainville (Les billets de train ne sont pas compris dans le tarif).

L’Europe discute des « Balades de Faro » qui auront lieu à Marseille le 12-13 septembre 2013

grande_bretagne_1606
GB

Session plénière Comité Directeur de la Culture, du Patrimoine et du Paysage (CDCPP) La deuxième réunion duComité directeur de la Culture, du Patrimoine et du Paysage (CDCPP) du Conseil de l’Europe a eu lieu à Strasbourg du 27 au 29 mai. Les hauts fonctionnaires représentant des États membres du Conseil de l’Europe se sont réunis pour discuter notamment du Plan d’action visant à promouvoir la Convention-cadre de Faro sur la valeur du patrimoine culturel pour la société dont fait pleinement partie leForum de Marseille sur la valeur du patrimoine pour la société et la valeur sociale du patrimoine les 12 et 13 septembre 2013.

  • Voir le Forum : lien

Nous publions des extraits  du Plan d’action visant à promouvoir la Convention-cadre de Faro et de la Note de concept pour le Forum de Marseille proposés à la discussion du CDCPP, l’occasion de revenir sur les progrès de cette convention au niveau européen et sur les motivations du Conseil de l’Europe pour ce Forum de Marseille. La totalité du document est téléchargeable ici et la présentation en anglais est ici.

Plan d’action visant à promouvoir la Convention-cadre de Faro

Le Secrétariat du Conseil de l’Europe lance une série d’initiatives visant à promouvoir la Convention de Faro en vue d’augmenter le nombre de ratifications et d’assurer la mise en œuvre de la Convention.

Plusieurs textes ont été circulés ces dernières années pour illustrer et présenter les objectifs de la Convention de Faro. Tous soulignent la richesse et la nouveauté de ses principes. La Convention de Faro est de fait une “convention-cadre” qui définit les enjeux, les objectifs généraux et les champs possibles d’intervention dans lesquels les États membres sont invités à progresser. Chaque partie-contractante peut décider des moyens qui conviennent le mieux pour la mise en œuvre, en fonction de ses cadres législatifs et institutionnels, ses pratiques et son expérience spécifique. Comparée aux autres conventions, la “convention-cadre” ne crée pas d’obligation d’action. Elle suggère plus qu’elle n’impose. La “convention-cadre” est également plus souple en termes de suivi de sa mise en œuvre. Elle envisage davantage ce suivi plutôt comme un processus dynamique et volontaire de partage et de développement de bonnes pratiques, qu’une obligation de produire desRapports périodiques. Elle invite les parties contractantes à développer des réseaux de coopération pour l’échange d’expérience et le lancement de nouveaux projets.

Le rôle du Secrétariat est d’accroître la visibilité et la compréhension de la Convention de Faro, et de générer des références communes et des indicateurs, qui permettront d’estimer la valeur des différentes initiatives développées dans les pays. Afin de lancer ce processus, le Secrétariat a publié une première brochure dans le cadre d’une série à venir qui propose une interprétation partielle et provisoire de laConvention de Faro articulée autour de trois axes prioritaires1 qui offrent une explication cohérente de la contribution de cette Convention par rapport aux objectifs politiques du Conseil de l’Europe.

  1. Renforcer la cohésion sociale par la gestion de la diversité ;
  2. L’amélioration du cadre et de la qualité de vie ;
  3. Le développement de la participation démocratique.

Les actions de promotion déjà prévues comportent trois volets :

1. Les “Balades de Faro” sont inspirées de l’idée des “balades patrimoniales” qui sensibilisent le public à travers une expérience directe des lieux tout en encourageant les participants à réfléchir sur la valeur du patrimoine. Les “Balades de Faro” serviront d’intitulé pour des événements qui seront organisés en rapport avec des aspects spécifiques de la Convention de Faro.

La première « Balades de Faro » aura lieu à Marseille (France) le 12-13 septembre 2013 lors du « Forum de Marseille sur la valeur du patrimoine pour la société et la valeur sociale du patrimoine » (voir la note de concept), qui est soutenu par le Conseil de l’Europe et la Commission européenne.

2. Les “Initiatives de Faro” seront lancées lors de la réunion plénière du CDCPP le 27-29 mai 2013. L’appel à contribution des Etats membres et des observateurs visera à rassembler autant d’informations que possible au sujet des idées, des expériences, et des projets réalisés ou en cours, susceptibles d’illustrer et d’expliquer les principes et objectifs de la Convention de Faro en rapport avec les trois axes prioritaires. Il s’agit de projets qui ont été promus au niveau national, régional ou local, à l’initiative des ministères, des élus locaux, des institutions spécialisées, des associations, des collectifs d’entreprises ou d’artistes, ou de simples citoyens dans tous les pays membres, même ceux qui n’ont pas signé la convention. La collection de ces exemples permettra d’identifier les différentes interprétations proposées pour laConvention de Faro, les situations dans lesquelles ces projets s’inscrivent, et pourra progressivement aider à définir les indicateurs pour suivre la mise en œuvre de la convention dans les États membres.

Le Secrétariat souhaite qu’une première vague de contributions puisse être envoyée avant le  1er  août 2013 afin qu’elles soient présentées dans le cadre du Forum de Marseille. Une seconde vague de contributions sera attendue avant la fin de l’année 2013 en vue d’une publication ou d’une exposition. Cette activité continuera en 2014 afin de permettre au plus grand nombre possible de porteurs de projet de partager leurs expériences.

3. Les résultats des “Balades de Faro” et des “Initiatives de Faro” seront systématiquement publiés et diffusés.

Note de concept pour le “Forum de Marseille »

Note de concept pour le  “Forum de Marseille sur la valeur du patrimoine pour la société et la valeur sociale du patrimoine” Marseille (France), 12-13 septembre 2013 avec le soutien de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe dans le cadre des « balades de Faro », action du Conseil de l’Europe pour le suivi de la mise en œuvre de la « Convention-cadre sur la valeur du patrimoine culturel pour la société »

Une convention innovante

La Convention-cadre sur la valeur du patrimoine culturel pour la société (ou Convention de Faro) a été adoptée par le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe le 13 octobre 2005 et ouverte à la signature des Etats membres à Faro (Portugal) le 27 octobre de la même année. Elle est entrée en vigueur le 1er juin 2011. A ce jour, 14 États ont ratifié la convention : l’Arménie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Géorgie, la Hongrie, la Lettonie, le Luxembourg, la République de Moldova, le Monténégro, la Norvège, le Portugal, la Serbie, la Slovénie et « l’ex-République yougoslave de Macédoine ». Par ailleurs, 7 autres États ont signé la Convention : l’Albanie, la Belgique, la Bulgarie, l’Italie, Saint-Marin, la République slovaque et l’Ukraine. La procédure de signature est en cours dans un certain nombre d’autres États membres du Conseil de l’Europe.

Les États signataires constatent que les sociétés européennes se transforment par les effets combinés des changements économiques et politiques, de la transition énergétique, et la réduction des ressources. Cette situation soulève des enjeux qui appellent à la proposition de nouveaux modèles de sociétés et de développement. L’Europe a besoin d’innover afin de créer le cadre pour une nouvelle société stimulée par plus de démocratie, une participation directe des citoyens accrue, et une meilleure gouvernance reposant sur des institutions plus efficaces et des partenariats public-privé dynamiques. Dans ce contexte de changement profond qui génère des inquiétudes, notre patrimoine commun donne une cohérence aux sociétés européennes ; il est le socle de l’identité sur laquelle se bâtit l’Europe d’aujourd’hui, et un repère fondamental, un facteur de stabilité et de continuité. La notion de patrimoine devient un levier de développement durable. Le patrimoine est une ressource à mobiliser pour et par les citoyens pour agir et contribuer à la transformation de leur environnement. Hérité du passé, il est l’expression des valeurs, croyances, savoirs et traditions qui ont façonné les villes et les territoires par l’interaction continue entre les personnes, les communautés et les lieux.

Dans cette perspective, la Convention-cadre du Conseil de l’Europeest innovante à plusieurs titres. Elle consolide la notion de « patrimoine commun de l’Europe », en la rapprochant des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui éclairent également les questions liées au « vivre ensemble », à la qualité et au cadre de vie dans lequel les citoyens veulent prospérer. Trois axes prioritaires mettent particulièrement en valeur la contribution de la Convention-cadre aux enjeux sociétaux tels qu’ils se posent dans un grand nombre de pays :

  1. Renforcer la cohésion sociale par la gestion de la diversité
  2. L’amélioration du cadre et de la qualité de la vie
  3. Le développement de la participation démocratique

Une initiative locale qui interpelle l’Europe

A la lumière de ces axes prioritaires, les élus des 2e, 7e et 8e secteurs de Marseille et le maire Vitrolles ont signé symboliquement laConvention-cadre afin d’inscrire les initiatives sociales et patrimoniales mises en œuvre localement dans une perspective européenne. Ces initiatives créent les conditions permettant aux différents acteurs locaux de se rassembler afin d’agir contre les discriminations et les pauvretés qui affectent certains quartiers en dégradant les conditions de vie et en générant une détresse sociale et psychologique des populations.

Les acteurs impliqués sont des amicales de locataires, des associations locales, des regroupements d’entreprises, des collectifs d’artistes ou de simples citoyens engagés tous ensemble au sein de «communautés patrimoniales » dans la défense de la qualité et du cadre de vie de leurs quartiers, auquel ils s’identifient au point de se percevoir eux-mêmes avec leur environnement comme un patrimoine à défendre et à valoriser. Pour cela, ils mènent des recherchent sur leurs histoires, éditent des ouvrages (récit d’hospitalité), proposent des rencontres (balades patrimoniales, « sound walk »), produisent des créations artistiques (Fenêtre augmentée, le Pont, cartes postales, balades sensibles), offrent leur hospitalité (Hôtel du Nord), mutualisent leurs moyens et expérimentent des espaces de démocratie participative (commission patrimoine). De ces rassemblements nait un dialogue ouvert à la participation de tous, et un sens aigu de la communauté. La démarche encouragée dans le cadre de l’action publique mais conduite par les habitants, est considérée comme une démarche « patrimoniale » visant à initier des actions citoyennes comme autant de réponses pragmatiques aux difficultés permanentes vécues dans ces quartiers.

Venant comme une confirmation de la valeur de ces initiatives, Marseille-Provence 2013 Capitale Européenne de la Culture (association qui regroupe les villes et partenaires de l’année Capitale européenne de la culture) s’est appuyée sur les ressources citoyennes locales ainsi créées pour mettre en place des projets structurants ambitieux appelés à durer au-delà de l’année 2013 : le premier « chemin de grande randonnée » (GR) périurbain français, long de 365 kilomètres sur 38 communes (GR2013) ; « Culture Pilots », programme d’insertion professionnelle d’habitants-animateurs touristiques et culturels ; « Hôtel du Nord », la première coopérative d’habitants en Europe, propose une offre de tourisme solidaire dans les quartiers populaires de Marseille avec une cinquantaine d’hôtes qualifiés.

L’expérience marseillaise développée en référence à la Convention-cadre est effectivement porteuse d’enseignement et par extension suggère des réponses possibles à la crise sociale qui se généralise un peu partout en France et en Europe. Cette expérience pourrait nourrir une réflexion sur la façon d’encourager d’autres initiatives dans les pays signataires de la Convention-cadre. Le processus patrimonial qu’elle offre converge vers la mission et les valeurs de la Commission européenne et du Conseil de l’Europe. Il privilégie notamment une approche innovante des problèmes sociaux, politiques et économiques utilisant la culture et le patrimoine pour atteindre l’ensemble des acteurs de la société, y compris les plus défavorisés.

Un forum pour promouvoir et mettre en œuvre la convention

Initié par les quatre maires de Marseille et sa région, et coordonné par la coopérative « Hôtel du Nord », soutenu par Marseille-Provence 2013, le Conseil général des Bouches-du-Rhône, la Commission européenne et le Conseil de l’Europe, le « Forum de Marseille » développera les questions relatives aux Droits de l’Homme, à la diversité et à l’identité culturelles, à l’intégration des minorités et des moins favorisés, à la prévention des intolérances et de la discrimination, au dialogue inter-religieux, aux interventions dans les zones urbaines et péri-urbaines défavorisées, etc. Le « Forum » se donne notamment pour objectifs principaux :

  • d’extraire de cette expérience de terrain une interprétation de laConvention-cadre qui souligne ses aspects les plus innovants, notamment en ce qui concerne les « valeurs sociales du patrimoine » et les « valeurs du patrimoine pour la société » ;
  • d’offrir un cadre de référence commun aux initiatives en cours ou à venir dans les pays européens susceptibles de contribuer à la mise en œuvre des principes de la Convention-cadre de manière à répondre aux enjeux sociétaux auxquels est confrontée l’Europe ;
  • de lancer  une action de communication autour des principes de laConvention-cadre afin d’en promouvoir la ratification auprès des Etats ;
  • de mettre en œuvre un suivi approprié des résultats du Forum, notamment en identifiant des orientations pour les politiques publiques et des axes de réflexion pour l’élaboration d’indicateurs multicritères pour l’évaluation de la mise en œuvre de laConvention-cadre dans les pays ou d’identifier de bons exemples d’initiatives.

Le « Forum de Marseille » réunira avec les acteurs locaux (autorités publiques, habitants, Marseille-Provence 2013, société civile) un panel international constitué des représentants des 21 États membres du Conseil de l’Europe qui ont signé la Convention-cadre (ambassadeurs, autorités nationales, élus, fonctionnaires), des autres pays intéressés, et des représentants des différentes directions du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne. Pendant le jour et demi du Forum, le panel ira d’abord à la rencontre de ces communautés patrimoniales et de leurs actions en participant à 4 « balades urbaines » illustrant de manière vivante les principales thématiques soulevées par le Forum. Le panel restituera ensuite son expérience marseillaise dans une perspective européenne.

Samedi 1 juin, venez parcourir la Route du savon de Marseille à Marseille

Samedi 1 juin, venez en balade en compagnie des jeunes animateurs de balades de l’Atelier de Révélation Urbaine de l’ADDAP 13correspond à un tronçon de la route du savon, du Métro Bougainville, en passant par des passerelles pour atteindre des jardins cachés et redécouvrir le patrimoine du Canet jusqu’à la savonnerie du fer à cheval…

Le retour se fait en TER ou bus depuis la savonnerie du fer à cheval.

M6 : Le chef en Provence

Pour le magazine « Le chef » de M6 consacré à la Provence du 27 mai 2013 – Le Chef en Provence – Michèle Rauzier, sociétaire et chambre d’hôtes de la coopérative d’habitants Hôtel du Nord a reçu les grands chefs cuisiniers et prêter sa cuisine à l’élaboration d’une bouillabaisse qui a mis l’eau à la bouche de tout le monde.

Cette semaine, Cyril Lignac se rend dans la région touristique préférée des Français, la région du soleil, des cigales et des accents qui chantent : bienvenue en Provence !
Impensable pour Cyril de venir dans la région sans passer par Marseille ! Il va s’attaquer au plat légendaire de la cité phocéenne : la bouillabaisse. Direction le vieux port de Marseille pour faire les courses à même le bateau du pêcheur, puis c’est entouré de quatre drôles de dames 100% marseillaises que Cyril va tout découvrir de ce plat dont on dit ici qu’il est le plus savoureux du monde.

Coup de projecteur sur les Balades Urbaines Capitales

culture pilotsCe jeudi 30 mai à 15h au Pavillon M (Place Villeneuve Bargemon), le public est invité à découvrir les 6 balades thématiques jusqu’à la fin de l’année via un Coup de projecteur sur les Balades Urbaines Capitales en présence des animateurs touristiques et culturels.

Citoyenneté et découverte! Elaborées avec la complicité des habitants, à partir de leur vécu et de leurs savoirs, les six Balades Urbaines Capitales proposenr un regard unique et personnalisé sur la ville et son patrimoine.

Des sociétaires de la coopérative Hôtel du Nord ont formé et accompagné dans la construction de leurs circuits de balades urbaines les 12 animateurs des balades Culture Pilots – Balades Urbaines Capitales (programme européen Leonardo da Vinci – Transfert d’innovation) , co-piloté par l’Union  des Centres Sociaux 13 et Marseille-Provence 2013.

from_me_to_you de Jårg Geismar

00d_GeismarText_image_location_from_me_to_you_2013

from_me_to_you” est une création de Jårg Geismar 2013 pour LE PONT, projet du [mac], Musée d’Art Contemporain Marseille, dans le cadre de Marseille-Provence 2013, Capitale Culturelle de l’Europe.

Le projet soutenu par le [mac], La Ville de Marseille, le Goethe Institut à Paris et la coopérative d’habitants Hôtel du Nord.

Le projet : “from_me_to_you” , de Jårg Geismar se déploie au total sur 8 lieux, dont [mac], et 7 autres lieux-satellites à travers la ville de Marseille durant une période de 5 mois.

Ce projet nous révèle comment Jårg Geismar transforme son inspiration issue de la vie quotidienne et de ses errances à travers différents quartiers de Marseille en une vision propre et singulière, qui devient alors démarche artistique. Jårg Geismar emmène le spectateur dans un voyage virtuel qui le conduit à lui-même et nous aide à décrypter le monde complexe qui nous entoure.

Jårg Geismar est un artiste allemand, né en 1958 à Burgsvik, en Suède. Il vit à Düsseldorf, en Allemagne. Pour plus d’informations :http://geismarfrommetoyou.blogspot.fr/

Les différents points du projet « from_me_to_you » au nord

  • L’Alhambra 2, Rue du Cinema, 13016 Marseille 0491 46 02 83

Le 20 septembre 2013 – soirée
« I heart Marseille » : une présentation de 2 vidéos dans 2 salles différentes, suivie d’une discussion à l’Alhambra. Le film original fut tourné en 2001 sur une moto, auquel se sont ajoutées de nouvelles séquences en 2012 et 2013, tournées sur un scooter à Marseille. Le conducteur n’est autre que Thierry Ollat, l’artiste tient la caméra, et a monté le film à Tokyo et Marseille.

  • La Gorgée de Soleil 87, Avenue de Saint-Antoine, 13015 Marseille Tel. 04 91 96 20 19

Du 20 mai au 20 octobre 2013
« Neighbourhood » est une vidéo installée chez un caviste. Sa boutique est appelée La
Gorgée de Soleil , à Saint Antoine. Ce film nous montre tout un groupe de gens qui partagent le même territoire et se côtoient dans la ville de Marseille.

  • Jardin ça coule de source Cité HLM Aygalades, Bât.5, (juste en face du 225, Cité des Arts de

La Rue).
Le 6 juillet 2013 – une soirée
« AQUA III » est un événement festif, avec une projection de diapositives en plein air au Jardin ça coule de source – jardins partagés dans le XVème arrondissement de Marseille. Une projection qui couvrira une face d’immeuble. Les images sont des diapositives peintes à la main, qui nous rappellent l’exubérance de la nature, ses couleurs, ses formes et sa fluidité.
Ce moment festif sera accompagné de musique, nourriture, boissons, danse… et plus encore.

Hôtel du Nord élargit ses horizons

map06sLa question de l’horizon territorial des activités de la coopérative a peu à peu été posée par l’existence d’initiatives et de demandes formulées par des habitants des arrondissements voisins, par le développement d’une réflexion convergente à Vitrolles, mais aussi par la logique interne du développement d’Hôtel du Nord. La question a été posée par les sociétaires, et en novembre 2012, Jean Cristofol a proposé un texte qui tentait de formuler l’enjeu pour notre coopérative de « trouver son nord« .

Ce texte est devenu la base d’une discussion longue et riche entre sociétaires et avec celles et ceux qui coopèrent avec la coopérative. Cette discussion s’est traduite par une évolution majeure de nos statuts.

Les sociétaires, réunis en assemblée générale extra ordinaire mardi 14 mai 2013 ont décidé d’élargir l’ancrage local de la coopérative aux mairies dont le maire et la société civile adhèrent aux principes de la Convention de Faro. Le processus est continu. C’est à la fois une réalité, des hôtes hors du 15/16 rejoignent la coopérative, et une affirmation politique que le texte formule ainsi :

Ce qui porte les coopérateurs d’Hôtel du Nord, c’est une certaine façon de s’emparer de la réalité des lieux et des tensions qui les travaillent pour en nourrir des projets entrelacés où s’articulent des valeurs communes : la rencontre, l’accueil et l’hospitalité, la volonté de valoriser des territoires au delà des clichés qui les accablent, l’idée que l’histoire ne vit que dans la création présente, la conviction que l’économie peut se réinventer dans la relation à la culture. Et ce qui caractérise ces lieux et leurs tensions, c’est le processus économique et politique qui a noué le destin de Marseille en divisant profondément la ville, en opposant le nord et le sud, en niant la richesse de son patrimoine populaire, en créant des zones de ségrégation sociale, en faisant de l’oubli et du mépris une arme de destruction morale qui préside à la reproduction de formes du pouvoir morbides, incapables de penser l’avenir. Evidemment, Hôtel du Nord ne constitue certainement pas à lui seul une réponse à ce processus, mais il y trouve sa toile de fond et il puise dans la nécessité de lui résister sa première énergie.

Bienvenue aux hôtes du 2me et 7me secteur de Marseille et à ceux de Vitrolles qui se retrouvent dans ce positionnement et voudraient rejoindre notre aventure coopérative. Depuis le 14 mai, l’objet social de la coopérative est de fournir à ses sociétaires des moyens afin de valoriser le potentiel du patrimoine culturel et naturel présent dans le2me, 3me, 13me, 14me, 15me et 16me arrondissement de Marseille et à Vitrolles en tant que facteur de développement durable et  les sociétaires résidents, statutairement majoritaires, sont celles et ceux qui résident dans le 2me, 3me, 13me, 14me, 15me et 16me arrondissement de Marseille et à Vitrolles.

Nous publions à nouveau ce texte à cette occasion.

La question s’est posé d’accueillir dans Hôtel du Nord des hôtes qui voudraient nous rejoindre et dont les habitats se trouvent dans d’autres arrondissements de Marseille, mais aussi dans des villes de l’étang de Berre et de la zone de Fos. Cela nous oblige à réfléchir aux limites géographiques dans lesquelles s’inscrit Hôtel du nord. Cela nous oblige aussi à réfléchir au développement nécessaire de nos activités pour atteindre un équilibre minimum qui autorise la survie économique de notre coopérative – et, espérons-le, son développement autonome.

Évidemment, les deux aspects sont liés, mais ils doivent aussi répondre à une véritable nécessité et à une cohérence qui leur donne un sens. Hôtel du Nord est ancré dans la réalité des quartiers nord de Marseille. Il est le produit d’une histoire propre qui s’est longuement inscrite dans les quinzième et seizième arrondissements. Cela fait deux territoires qui ne se recouvrent que partiellement et qu’il faut bien distinguer : le territoire qui a accueilli la naissance d’une expérience et qui se définit aussi dans ses limites institutionnelles, et le territoire qui porte l’esprit et la raison de cette expérience et qui, lui, ne s’arrête pas aux découpages administratifs. Ce sont ces deux territoires que l’Hôtel du Nord porte dans son nom, et dont il doit savoir réinventer les relations à la fois imaginaires et géographiques.

Ce qui porte les coopérateurs d’Hôtel du Nord, c’est une certaine façon de s’emparer de la réalité des lieux et des tensions qui les travaillent pour en nourrir des projets entrelacés où s’articulent des valeurs communes : la rencontre, l’accueil et l’hospitalité, la volonté de valoriser des territoires au delà des clichés qui les accablent, l’idée que l’histoire ne vit que dans la création présente, la conviction que l’économie peut se réinventer dans la relation à la culture. Et ce qui caractérise ces lieux et leurs tensions, c’est le processus économique et politique qui a noué le destin de Marseille en divisant profondément la ville, en opposant le nord et le sud, en niant la richesse de son patrimoine populaire, en créant des zones de ségrégation sociale, en faisant de l’oubli et du mépris une arme de destruction morale qui préside à la reproduction de formes du pouvoir morbides, incapables de penser l’avenir. Evidemment, l’Hôtel du Nord ne constitue certainement pas à lui seul une réponse à ce processus, mais il y trouve sa toile de fond et il puise dans la nécessité de lui résister sa première énergie.

Ainsi, ce qu’on appelle les quartiers nord ne correspond pas seulement à un périmètre, ni à un territoire d’appartenance, mais à un certain point de vue. Ce point de vue est à la fois celui à partir duquel ils sont regardés et celui qu’ils nous proposent comme lieu d’un regard sur le monde. D’une certaine façon, Hôtel du Nord se propose de travailler ces points de vue et la façon dont ils se croisent.

Ce serait d’ailleurs une idée curieusement simplificatrice de penser que les quartiers nord sont un territoire. Ils recouvrent une incroyable richesse de territoires différents. Et cette diversité de territoires, de populations, d’histoires et de traditions, de langues aussi, se reconnaît dans un espace certainement bien concret, mais toujours redessiné, toujours réinventé. Il y a, vers Corbières, une structure portuaire d’accueil des bateaux de plaisance qui s’affirme comme un port de Marseille Ouest. C’est évidemment une façon locale d’éviter de se situer au nord, c’est une façon de pratiquer une géographie de la dénégation. Nous devons pratiquer une géographie de la revendication.

Que des initiatives se manifestent du côté des treizième et quatorzième arrondissements, cela me semble absolument naturel. Dans la logique des points de vue croisés, je ne vois pas vraiment ce qui les distingue de nos quartiers, même si l’éloignement de la mer les rend cinématographiquement moins photogéniques. Les villes de l’étang de Berre nous posent une question bien plus intéressante. Elles nous parlent en raccourci de l’histoire de nos quartiers, entre l’extension du tissus urbain et le déplacement des activités industrielles vers des espaces plus larges, plus ouverts, plus facilement articulés sur la façade maritime – le nord. Ils nous parlent aussi de l’apport des populations immigrées, du croisement entre héritages agricoles et entreprises mangeuses de terrains, entre les villages et les cités, les villes nouvelles et les formes recommencées de la crise sociale. Elles sont différentes de nous et elles sont nous à la fois, nos prolongements, nos extensions, nos modestes et pauvres Amériques. Elles sont notre nord et elles participent de notre nord. Nous partageons la même histoire et le même présent, parce que nos territoires respectifs se sont constitués dans la même logique. C’est pourquoi il me semble nécessaire que s’y continue et s’y déploie l’activité d’Hôtel du Nord.

Novembre 2012, Jean Cristofol

VERNISSAGE — LE PONT — MAC/MARSEILLE — VENDREDI 24 MAI

Stéphanie Nava©
Stéphanie Nava©

 

Vendredi 24 mai, le MAC invite au vernissage de l’exposition « le Pont » à laquelle les hôtes et sociétaires de la coopérative Hôtel du Nord ont participé (69 Avenue D’Haïfa 13008 Marseille).

Bonne visite à partir de ce point de départ de l’exposition, le MAC, pour ensuite parcourir la ville. Nous vous invitons particulièrement à découvrir les œuvres réalisées par Stéphanie Nava(Bel Vedere) et Jarg Geismar autour des lieux d’hospitalité d’Hôtel du Nord.

Le Pont représente l’aventure et le lien dans le monde postcolonial d’aujourd’hui, et Marseille incarne ce nouveau monde de proximité dans lequel les artistes, comme les hommes, revendiquent leur place, quel que soit le lieu où ils se trouvent. Les artistes invités sont cent quarante-cinq venus du monde entier pour présenter leurs travaux dans les salles et le cinéma du [mac] ainsi que dans vingt-sept autres lieux de la ville qui participent à ce projet.

Belles découvertes dans la ville….

NAVA-plan-guide BelVedere

NAVA-plan-BelVedere-web