Rétrospective intégrale en version originale de Robert Guédiguian à l’Alhambra

20477515_2Pendant 12 jours, le cinéma l’Alhambra, cinéma situé 2 rue du Cinéma à Saint-Henri dans les quartiers nord de Marseille, vous invite à découvrir tout le cinéma de Robert Guédiguian dans sa ville natale, celle qu’il a filmée à de multiples reprises, construisant sur la durée [plus de 30 ans] une œuvre unique au monde (voir le site).

Tout part de l’Estaque et des quartiers populaires, et s’étend pour raconter un territoire qui résonne avec celui de la Capitale européenne de la Culture. Cette rétrospective investira différents lieux du centre-ville à l’Estaque. Ce rendez-vous sera l’occasion de montrer des copies restaurées et numérisées des premiers films, de révéler des portraits de Robert, de découvrir les lieux mêmes où les films ont été tournés, etc…

A cette occasion, Hôtel du Nord vous propose du 28 au 30 juin de faire escale à Marseille : Escale 5# Protis, Marius, Paul et les autres, L’occasion de (re)découvrir l’oeuvre de Guédiguian et de bénéficier de l’hospitalité des hôtes d’Hôtel du Nord en passant deux nuits en chambre d’hôtes et en participant à balade patrimoniale « D’un oppidum à l’autre ».

Bienvenue au nord.

Rencontres d’Oran sur la Convention de Faro et Camus les 9 et 10 mai 2013.

Euromed Conseil, sociétaire d’Hôtel du Nord, l’association Bel Horizon, L’Institut Culturel Français à Oran et l’Ambassade de France à Alger proposent du 9 au 10 mai une série de rencontres sur la Convention de Faro et Camus à Oran.

Cet événement bénéficie du partenariat de la Mairie Marseille 15/16, de la Mairie Marseille 2/3, de laMairie de Vitrolles, de la coopérative Hôtel du Nord, de l’association Ancrages et de la compagnie aérienne Aigles Azur, transporteur officiel.

En ces temps de rigueur économique les États ont pu regarder d’un oeil suspicieux l’arrivée d’une nouvelle convention sur la protection et la gestion du patrimoine. Mais la Convention de Faro du fait de son approche novatrice en matière de gestion et d’utilisation du patrimoine possède une réelle valeur ajoutée pour les États et la société civile.

L’approche intégrée du patrimoine portée par «la Convention de Faro» complète les anciennes conceptions du patrimoine, conceptions figées, où il n’était question que de protection et de conservation. Cette nouvelle définition prône une vision plus large de la notion de patrimoine, elle ne renverrait plus seulement au patrimoine « historique » mais également aux objets que l’on peut qualifier « d’ordinaires ». Le patrimoine ne serait plus seulement défini selon des critères esthétiques ou historiques. Tout objet/monument porteur de sens et d’identité pour une population pourra être érigé au rang de patrimoine.

De ce fait, la Convention de Faro entend placer l’individu au centre des préoccupations patrimoniales. Elle lui permettra de se réapproprier ses droits culturels « indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité » prévus dans l’article 22 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

  • Entrée libre sur inscription

«Les repères camusiens» à Oran – Balade, conférence déambulatoire dans les rues d’Oran – Vendredi 10 mai

Après tout, la meilleure façon de parler de ce qu’on aime est d’en parler légèrement. En ce qui concerne l’Algérie, j’ai toujours peur d’appuyer sur cette corde intérieure qui lui correspond en moi et dont je connais le chant aveugle et grave mais je puis dire au moins qu’elle est ma vraie patrie et qu’en n’importe quel lieu du monde, je reconnais ces fils et mes frères à ce rire d’amitié qui me prend devant eux. Oui, ce que j’aime dans les villes algériennes ne se séparent des hommes qui les peuplent. Voilà pourquoi je préfère m’y trouver à cette heure du soir où les bureaux et les maisons déversent dans les rues, encore obscures, une foule jacassante, qui finit par couler jusqu’aux boulevards devant le mer et commence à s’y taire, à mesure que vient la nuit et que les lumières du ciel, les phares de la baie, et les lampes de la ville se rejoignent peu à peu dans la même palpitation indistincte. (…)

Non, décidément, n’allez pas là-bas si vous vous sentez le coeur tiède et si votre âme est une bête pauvre mais pour ceux qui connaissent les déchirements du oui et du non, de midi et des minuits, de la révolte et de l’amour, pour ceux enfin qui aiment les buchers devant la mer, il y a là-bas, une flamme qui les attends». Extrait de «l’été», 1947

  • Inscription : Association Bel Horizon

Jeudi 9 mai 18h00 :Séminaire sur la Convention de Faro, Institut Français d’Oran
Modération – Mohamed Chabani, Directeur d’Euromed Conseil

Introduction aux principes de Faro

  • Christine Breton, Conservateur honoraire du patrimoine

L’implication des communes dans la mise en place des principes de Faro :

  • Pascal Reynier, Présidente de la Commission Patrimoine des 15 et 16ème arrondissements de Marseille
  • Gisèle Gros-Coissy, Présidente de la Coordination « patrimoine et création » du 2/3 de Marseille
  • Géraldine Garnier, Chargée de Mission Culturelle, Direction de la Culture et de l’Animation Mairie de Vitrolles, en charge du projet «Vitrolles Echangeur 2013 – Vitrolles hospitalité»

Le patrimoine au service du développement économique

  • Prosper Wanner, Gérant de la coopérative « Hôtel du Nord » – Patrimoine et développement économique, l’exemple d’Hôtel du Nord ;
  • Christine Vernière, Sociétaire – Témoignage d’une sociétaire, chambre d’hôtes
  • Azzedine Bahou, Chef de projet relations euroméditerranéennes, Communauté urbaine Marseille Provence Métropole

Le patrimoine au service de la société civile

  • Samia Chabani, Directrice d’Ancrages – Les balades patrimoniales, une démarche intégrée du patrimoine;
  • Kouider Metair, Président de Bel Horizon – L’expérience de Bel Horizon en matière de valorisation du patrimoine

Vendredi 10 mai 9h-12h

  • 10h-13h : Balade patrimoniale – Oran/Santa Cruz
  • 15-18h : Rencontre avec la société civile – Bel Horizon

Samedi 11 mai 10h – 13 Hommage à Albert Camus

  • Balade littéraire et Conférence déambulatoire «les repères camusiens». Lecture de textes d’Albert Camus le long de la ville
  • Présentation : Kouider Metair / Lectures : Abdelhak Abdeslem, Ismahem Khlifi, Larbi benaissa

Télécharger le programme : séjour camus et convention de Faro

Le dimanche 5 mai, venez vous balader sous les pavés…. le sentier autonome du littoral

Le dimanche 5 mai au matin, venez participer à une balade surplombant le grand port maritime de Marseille proposée parVirginie Lombard.  Cette balade traverse l’histoire de la réparation navale et des industries coloniales dont certaines fonctionnent encore comme le silo et la sucrière.

Cette promenade en lisière du port permet aussi de retrouver les traces du sentier de la douane qui suit les plages du littoral avant la construction du port, pour comprendre le développement au nord de la ville, la transformation d’une ville de négociants tournée vers la mer en une métropole industrielle.

Ce sentier entre le silo Panzani de la Madrague et le belvédère de La Viste coté mer, révèle un trésor méconnu, les plantes rares de Marseille comme le teucrium pseudochamaepitys, rescapées autour des mines d’argile de Séon. Un bout de GR 2013. En fin de balade, partage d’un pique nique tiré du sac au Belvédère de La Viste (Bd d’Hanoï).

Difficulté moyenne: 3 km de sentier avec quelques dénivelés en escaliers, durée 3h, prévoir des chaussures de marche, de l’eau, et un pique nique si envie.

Bienvenue aux nouveaux sociétaires.

Aujourd’hui, la coopérative d’habitants Hôtel du Nord compte 41 sociétaires dont 28 personnes physiques et 13 personnes morales.

L’assemblée générale ordinaire de la coopérative d’habitants Hôtel du Nord a eu lieu mardi 9 avril au siège des Villages Clubs du Soleil (Silo). Les Villages Clubs du Soleil, nés dans les quartiers nord de Marseille il y a plus de 50 ans, ont une histoire qui nourrit celle d’Hôtel du Nord et réciproquement. Les sociétaires ont validé à l’unanimité l’entrée de 11 nouveaux sociétaires, tous déjà impliqués dans l’offre d’hospitalité de la coopérative.

Gérard et JanineChristineAgnès BlaisCatherine et Agnès qui proposent l’hospitalité en chambres d’hôtes;

Nicolas Mémain et L’ADDAP13, – Association Départementale pour le Développement des Actions de Prévention des Bouches-du-Rhônes – qui proposent la découverte des patrimoines à travers des balades patrimoniales;

Les Éditions Commune qui éditent les Récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord;

Radio Grenouille qui propose la découverte des quartiers à travers ses sound walk;

Euromed Conseil qui développe les coopérations entre Hôtel du Nord et le sud de la méditerranée;

Moteurs ! à La Cité des Arts de la Rue

Le vendredi 17 mai à partie de 21h30l’Apcar (Association Pour la Cité des Arts de la Rue), sociétaire d’Hôtel du Nord, invite à rencontrer ceux et celles qui habitent La Cité des arts de la rue. L’accès est  gratuit sur réservation uniquement viace lien. Bars et petites restauration sur place

La Citée des arts de la rue est construite et toutes les structures qui devaient s’y installer y sont désormais. Il n’y a plus qu’à… Moteurs !
Rouages aguerris, belles de métal, cantiques des mécaniques, vrombissements lyriques, concentré de « bleues », systémique aérienne, stations-services historiques, ciné-mob, bécanes acrobatiques…
Des habitants de La Cité des arts de la Rue – Gardens, La FAI-AR, Générik Vapeur, Lézarap’art, et Sud Side en Capitaine de Soirée – se réunissent à l’initiative de Karwan pour ensemble mettre les gaz…

L’ensemble de cette soirée est rendue possible grâce à l’Apcar (Association Pour la Cité des Arts de la Rue), et au soutien d’entreprises complices de longue date du territoire Arnavant.

Le lundi 6 mai, venez marcher à la recherche de la colonie érémitique, 5me marche dans les récits d’hospitalité.

Photo Valérie Jouve

Le lundi 6 mai au matin, venez participer à la 5me marche dans les récits d’hospitalité« à la recherche de la colonie érémitique » avec Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine. Départ de la Gare Saint-Charles.

 

Balade créée à partir du récit d’hospitalité d’Hôtel du Nord : Imagines un Déserten collaboration avec les éditions commune.

Vous avez lu ou feuilleté les Récits d’hospitalités dans les chambres d’Hôtel du nord ou en librairie. Vous désirez rencontrer « en vrai » les sites évoqués et celles et ceux qui les habitent. Vous voulez approfondir, l’histoire, la méthode des Récits ou discuter de détails avec l’auteur et ses complices.

Vous le pourrez car chaque premier lundi du mois, depuis le début de l’année 2013, les Récits d’hospitalité se lisent en marchant ; avecMartine Derain artiste-éditrice pour leur conception et Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine, pour vous accompagner. Les marches sont ouvertes au public marcheur à partir de 10 personnes minimum, prévus de 9H à 12H. N’oubliez pas de porter de l’eau et de bonnes chaussures. Les transports sont à la charge des participants (bus, train, métro, …).

Le samedi 4 mai, venez sur la route du savon de Marseille.

Le samedi 4 mai après midi, venez en balade en compagnie des jeunes animateurs de balades de l’Atelier de Révélation Urbaine de l’ADDAP 13 correspond à un tronçon de laroute du Savon de Marseille à Marseille. La balade part du Métro Bougainville, passe par des passerelles pour atteindre des jardins cachés et redécouvrir le patrimoine du Canet jusqu’à la savonnerie du fer à cheval…

Le retour se fait en TER ou bus depuis la savonnerie du fer à cheval.

Le projet de La route du Savon de Marseille à Marseille  est né d’une volonté d’ouvrir une voie industrielle au tourisme et à la culture, afin de promouvoir et valoriser le territoire et les savoir faire, de renforcer l’identité des entreprises. Une des forces de La Route du savon de Marseille à Marseille est de s’inscrire dans un processus global de valorisation du patrimoine présent. Elle donne l’opportunité de relier le patrimoine scientifique et technique aux innovations et savoir-faire contemporain.

L’histoire du savon de Marseille remonte aux XVe et XVIe siècles. La situation provençale et portuaire de Marseille explique la fabrication du savon, activité artisanale et industrielle, alimentée par l’huile d’olive de Provence, mais aussi par les huiles et soudes de tout le pourtour méditerranéen. Au début du XVIIIe siècle, Marseille est le premier centre européen de production de savon avec une quinzaine de savonneries. Quatre-vingt-dix fabriques, installées près des cours d’eau, soit plus de quatre cents chaudières, produiront cent quatre-vingt mille tonnes au début du XXe siècle. Des centaines d’ouvriers, les « fatiguons » alimentent d’immenses chaudrons où cuisent les pâtes composées de soude et d’huiles.

De nos jours, seulement trois savonneries témoignent de cette histoire industrielle de la ville avec leurs pierres usagées, les charpentes impressionnantes, les vastes chaudrons dont les plus anciens sont en briques réfractaires. Certains, cuvelés intérieurement en acier, sont toujours en activité, ainsi que treuils, découpeuses et estampilleuses.

Des objets exceptionnels, collections de savons, estampilles en bronze, affiches et réclames (naissance de la réclame, développement de la publicité et du « marketing lessiviel » dont le savon de Marseille a été un des produits les plus emblématiques) sont témoins de l’évolution des sociétés.