Aurélie Roperch : « J’irai dormir dans les quartiers nord », 3ème prix Charles Gide

Charles GideL’article « J’irai dormir dans les quartiers nord » de Aurélie Roperch de l’École de Journalisme et de communication d’Aix-Marseille  a reçu le troisième prix Charles Gide du  »meilleur reportage en économie sociale » de la Fondation du Crédit Coopératif. Ce prix décerné par un jury d’une dizaine de professionnels s’adresse aux étudiants de dernière année des 13 écoles de journalisme reconnues par la profession. Nous avons trois raisons de remercier Aurélie Roperch pour son article.

Ce prix permets à une jeune journaliste d’avoir pu faire reconnaitre son talent en prenant comme sujet la coopérative d’habitants Hôtel du Nord.

Charles Gide fut un grand défenseur et théoricien des coopératives de consommateurs (voir sur wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gide).

Ce prix promeut une expérience coopérative marseillaise. Marseille a été à la fois le lieu de l’abandon et de l’espérance coopérative. En 1888, c’est au congrès de Marseille que les espérances coopératives nées de la révolution de 1848 ont été abandonnées au profit d’un partie des travailleurs uniques[1]; en 1940 c’est à Marseille qu’une coopérative ouvrière, la fabrique de biscuits « Le fruit mordoré » est fondée et fera travailler 200 réfugiés jusqu’en 1942; c’est à Marseille que de 1944 à 1946 que les recommandations du Conseil de la Résistance qui préconisait l’instauration d’une « véritable démocratie économique et sociale » ont donné lieu à une expérience d’autogestion d’entreprise unique en France avecMARseille ENtreprises REQuisitionnées : 15.000 ouvriers ont ainsi accédé et participé à la gestion de 15 entreprises marseillaises[2].  Enfin, c’est aussi à Marseille que se réinvente la coopérative de consommateurs avec Autopartage ProvenceProxi-pousse ou Hôtel du Nord sans oublier dernièrement Fralib où le syndicalisme renoue avec la coopérative (voir article du Monde du 18 juin 2013[3]).

J’irai dormir dans les quartiers nord

Contempler la Méditerranée, l’arrière-port industriel ou la garrigue, mais depuis les cités. À Marseille, une coopérative créée par des habitants propose des chambres d’hôte dans des quartiers habituellement peu fréquentés par les touristes.

La baie vitrée s’ouvre sur une terrasse baignée de lumière. Le soleil rasant d’hiver découpe le paysage en objets scintillants. À perte de vue, la mer, majestueuse et rayonnante, impose son immense présence. « La vue sur la Méditerranée alors qu’on est dans les quartiers nord, ça étonne toujours», s’amuse Virginie Lombard. Cette Parisienne de 49 ans vit depuis treize ans dans le 15e arrondissement de Marseille. Depuis novembre dernier, elle loue la chambre de son appartement du quatrième étage de la cité de la Cabucelle par le biais de la coopérative Hôtel du Nord. Des habitants ont concrétisé cette initiative originale il y a deux ans : louer leurs chambres, au cœur des cités, pour faire découvrir les richesses ignorées de la banlieue marseillaise.

Hôtel du Nord est l’une des premières coopératives en France à donner la parole majoritairement aux habitants. L’idée a vu le jour sur un pari : « On a pensé qu’il était possible de développer une offre d’hospitalité et de découverte marchande dans les quartiers nord et que celle-ci rencontrerait une demande », explique Prosper Wanner, le gérant. Cet ingénieur de formation s’est retrouvé à la tête d’un projet pensé dès les années 1990. « J’ai rencontré un collectif de conservateurs du patrimoine qui militaient sur ce territoire. Il y a quelques années, ils avaient publié un manifeste pour protester contre un projet de modernisation de l’administration. Pour eux, les musées étaient en décalage avec le territoire sur lequel ils s’implantaient », raconte-t-il. À l’époque cogérant d’une coopérative qui accompagne les structures économiques innovantes, il rejoint le concept d’Hôtel du Nord en 2002. « Ils sont venus me demander comment faire pour développer une économie qui impliquerait les habitants. On a fait des stages de création d’entreprise, des rapports sur les notions de patrimoine et économie, des tentatives d’actions commune sur le terrain, etc. » Trois ans plus tard, l’Europe leur fournit un premier cadre législatif de référence : la Convention de Faro, qui reconnaît que « chaque personne, seule ou en commun, a le droit de bénéficier du patrimoine culturel et de contribuer à son enrichissement ». Si la France ignore le texte, la mairie des 15e et 16e arrondissements de Marseille en devient le premier signataire en 2009. Un soutien local qui permet le lancement, l’année suivante, de cinq chambres d’hôtes dans les quartiers. Face au succès de cette période-test, la coopérative patrimoniale Hôtel du Nord est officiellement mise en place l’année suivante.

Des chambres à partir de cinq euros

Aujourd’hui, l’équipe gérée par Prosper Wanner compte une cinquantaine de membres dont trente sociétaires. « Une bonne bande de motivés », plaisante Virginie. Cette botaniste et animatrice de jardins partagés a fréquenté la coopérative pendant six mois avant de devenir sociétaire. « Des collectifs d’artistes locaux m’ont fait connaître Hôtel du Nord il y a un an et demi. Ce

qui m’a intéressée, c’est que le touriste, comme l’habitant, découvre en marchant toute la richesse des quartiers! » Cinq mois plus tard, elle décide d’ouvrir sa chambre. Pour Prosper Wanner, « l’enjeu est de faire se croiser les gens. Comment s’adresser à tous, sachant que nous sommes sur des quartiers très diversifiés en termes d’habitats, de catégories sociales, etc. ? »

Un autre obstacle, légal cette fois, empêche certains locataires de devenir hôte. Si Virginie, dont l’immeuble est en copropriété, peut louer son bien, les locataires d’habitats sociaux n’en ont pas le droit. Être chambre d’hôte est assimilé à de la sous-location, une pratique aujourd’hui illicite que la coopérative essaie de faire accepter. La sénatrice-maire du 15e et 16e arrondissements, Samia Ghali, prépare actuellement une proposition de loi pour que l’activité de chambre d’hôte soit occasionnellement possible en habitat social.

En attendant d’élargir l’offre d’hébergement, trente-six chambres en appartements, maisonnettes ou en bastides sont déjà disponibles. Les prix, fixés librement par chaque hôte, varient entre 5 et 160 euros. La coopérative récupère un pourcentage de 10% sur le nombre de nuitées tarifées. Le reste revient aux hôtes. Mais pour Virginie, comme pour Michèle Rauzier, propriétaire d’une de ces bastides, la recette n’est pas la motivation première. « On reçoit des gens charmants avec qui on crée des liens. Certains sont même devenus des amis. C’est ce qui me tient à cœur. Mais cela ne me déplaît pas de gagner un petit peu d’argent : une maison comme ça, c’est un véritable gouffre financier ! », confie la jeune retraitée en dévoilant sa propriété. Dans un écrin de verdure, accolée à un phare, la grande maison aux volets bleus surplombe le quartier et offre une large vue sur le port industriel. Un paysage que l’on peut aussi admirer depuis la chambre que loue Michèle. « Ne faites pas trop attention, le dernier hôte vient de partir, je n’ai pas encore fait le ménage », s’excuse-t-elle en arrangeant le lit de la pièce d’un blanc immaculé. Pour cette fille d’un patron de bar, l’hospitalité est une seconde nature. « Je reçois des gens comme si je recevais de la famille, j’ai toujours vécu comme ça depuis que je suis petite », revendique-t-elle.

Un accueil qui a été tout aussi chaleureux pour Daniel et Martine Pattin, qui viennent tout juste de quitter l’appartement de Virginie après un week-end. « C’est une bonne surprise, on est très contents. Nous sommes déjà venus à Marseille il y a cinq ans mais cette fois, on n’a pas eu l’impression d’être des touristes mais plutôt d’être invités », relate Martine. C’est après avoir découvert Hôtel du Nord dans un magazine que le couple de Parisiens a contacté Virginie via le site internet de la coopérative. « L’intérêt de cet hébergement, c’est vraiment d’être inséré dans la ville, de vivre la vie de quartier. Mais il y a aussi les produits locaux, l’histoire et la mémoire du patrimoine, c’est ce qui fait la différence », conclut Daniel.

Une autre image des quartiers nord

Développer l’hospitalité dans les quartiers, c’est aussi pour faire oublier le tableau noir qu’on dresse trop souvent de Marseille, notamment dans les médias: règlements de compte liés au trafic de drogue, vols de bijoux, saleté de la ville, etc. « On s’appuie sur un projet militant. Les quartiers nord ont des histoires passionnantes, mais elles restent sans doute à écrire et à raconter », commente Julie de Muer. Cette sociétaire participe à l’autre activité-phare de la coopérative : les balades patrimoniales, qui révèlent des petits coins de paradis à deux pas des quartiers bétonnés. Pour six euros, on découvre des massifs de calcaire en grimpant à travers la garrigue, des ruines d’une ancienne civilisation celtique ou encore une cascade dépaysante à deux pas seulement des cités. Pour compléter ces parcours, la coopérative, inscrite dans le Guide du Routard 2013, propose également des livres, Les Récits d’hospitalités, une dizaine de produits locaux, dont du savon artisanal, et du miel produit dans les quartiers.

Depuis sa création, Hôtel du Nord, qui reçoit des soutiens financiers de structures publiques, clôture ses bilans à l’équilibre. En deux ans elle a généré une activité économique globale de 42 500 euros, dont 20 000 euros de recettes via les chambres. Le nombre de nuitées a plus que triplé et les balades attirent de plus en plus d’amateurs. Aujourd’hui, son activité est ralentie par un problème de statut juridique. Atout France, l’agence chargée par l’État de gérer le développement touristique, ne prend pas en compte sa nature coopérative et l’oblige à faire un choix : faire appel à une agence de voyage pour continuer à proposer ses offres, ou bien payer la caution pour être enregistrée comme telle.

En tant que coopérative, Hôtel du Nord demande à être reconnue comme agence de voyage solidaire. Une requête que Prosper Wanner a envoyé mi-avril au ministre de l’économie sociale et solidaire, Benoît Hamon. « Si nous obtenons gain de cause, nous pourrions vendre des séjours, des forfaits nuitées plus balade, ou bien nuitées plus ouvrage, sans passer par une agence de voyage », espère-t-il. En attendant de régler ses obstacles juridiques, Hôtel du Nord ne perd pas de vue les millions de touristes attendus cet été pour l’année 2013, pour laquelle Marseille a été désignée capitale européenne de la culture. Une vingtaine de balades et une douzaine de chambres supplémentaires sont en cours d’ouverture.

Aurélie Roperch, Ecole de Journalisme et de communication d’Aix-Marseille

 

[1] Considérant que les sociétés coopératives de production et de consommation ne peuvent améliorer le sort d’un petit nombre de privilégié dans une faible proportion, le Congrés déclare que les société coopératives ne peuvent aucunement être considérées comme des moyens assez puissants pour arriver à l’émancipation du prolétariat.  Les coopératives deviennent des outils de propagande du partie des travailleurs socialistes de France créé à l’issu du congrès

[2] Sur les coopératives : http://hoteldunord.coop/la-cooperative-hotel-du-nord/patrimoine-cooperatif/

[3] Lire l’article « 40 ans après « Lip », le modèle coopératif reste une alternative aux restructurations », Le monde 18 juin 2013 :http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/18/cooperatives-et-syndicats-un-mariage-de-raison-pour-lutter-contre-les-restructurations_3432214_3234.html

Aurélie rash: "I will go to sleep in the northern Quarters", 3rd prix Charles Gide

Charles GideThe article "I will sleep in the northern quarters" by Aurélie rash of the school of Journalism and Communication of Aix-Marseille received the third prize Charles Gide of the "best reportage in social economy" of the Cooperative Credit Foundation. This award by a jury of a dozen professionals is aimed at the final year students of the 13 journalism schools recognized by the profession. We have three reasons to thank Aurélie Rash for her article. This award allows a young journalist to have been able to recognize her talent by taking as subject the coopérative of inhabitants Hotel du Nord. Charles Gide was a great defender and theorist of consumer cooperatives (see on Wikipedia: Http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Gide). This award promotes a cooperative experience in Marseille. Marseille was both the place of abandonment and cooperative hope. In 1888, it was at the Congress of Marseille that the cooperative expectations arising from the revolution of 1848 were abandoned for the benefit of a part of the single workers [1]; In 1940 it was in Marseille that a workers ' cooperative, the Biscuit Factory "The Golden Fruit" was founded and would work 200 refugees until 1942; It is in Marseille that from 1944 to 1946 that the recommendations of the Resistance Council which advocated the establishment of a "true economic and social democracy" gave rise to an experience of self-management of company unique in France AvecMARseille Entreprises REQuisitionnées: 15,000 workers have thus acceded and participated in the management of 15 companies in Marseille [2].  Finally, it is also in Marseille that the consumer cooperative is reinventing itself with autoparting Provence, Proxi-rickshaw or northern hotel without forgetting recently Fralib where trade unionism reconnects with the cooperative (see article of the world of 18 June 2013 [3]).

I'll sleep in the northern quarters.

Contemplate the Mediterranean, the industrial back-port or the Garrigue, but from the cities. In Marseille, a cooperative created by local residents offers guest rooms in neighbourhoods that are usually not frequented by tourists. The bay window opens onto a terrace bathed in light. The winter-shaving sun cuts the landscape into glittering objects. At a loss of sight, the sea, Majestic and radiant, imposes its immense presence. "The view of the Mediterranean while we are in the northern districts, it always amazes," amuses Virginie Lombard. This Parisian of 49 years has lived for thirteen years in the 15th arrondissement of Marseille. Since last November, she has rented the room from her apartment on the fourth floor of the Cité de la Cabucelle through the Coopérative Hotel du Nord. Some people have made this original initiative two years ago: renting their rooms, in the heart of the cities, to discover the unknown wealth of the Marseille suburbs. The Northern Hotel is one of the first cooperatives in France to give the floor to the inhabitants. The idea was born out of a bet: "It was thought that it was possible to develop an offer of hospitality and market discovery in the northern neighbourhoods and that it would meet a demand," says Prosper Wanner, the manager. This training engineer found himself at the head of a project conceived as early as the years 1990. I met a collective of heritage curators who militated on this territory. A few years ago they had published a manifesto to protest a project to modernize the administration. For them, museums were out of step with the territory they were in, he says. At the time co-manager of a cooperative that accompanies the innovative economic structures, he joined the concept of Hotel North in 2002. They came to ask me how to develop an economy that would involve the inhabitants. We have done internships for the creation of companies, reports on the notions of heritage and economy, attempts at common actions on the ground, etc. Three years later, Europe provides them with a first reference legislative framework: the Faro Convention, which recognises that "every person, alone or in common, has the right to benefit from the cultural heritage and to contribute to its enrichment". If France ignores the text, the town hall of the 15th and 16th arrondissements of Marseille became the first signatory in 2009. Local support that allows the next year to launch five guest rooms in the neighborhoods. In the Face of the success of this test period, the North Hotel Heritage Cooperative is officially set up the following year. Rooms starting from five euros today, the team managed by Prosper Wanner has about 50 members including thirty associates. "A good bunch of motivated," jokes Virginia. This botanist and shared garden host attended the Co-op for six months before becoming a member. "Local artists ' collectives made me know North Hotel a year and a half ago. What interested me was that the tourist, as the inhabitant, discovers by walking all the richness of the neighborhoods! Five months later, she decided to open her room. For Prosper Wanner, the challenge is to make people cross. How to address everyone, knowing that we are in very diverse neighbourhoods in terms of habitats, social categories, etc. ? Another obstacle, legal this time, prevents some tenants from becoming a host. If Virginia, whose property is in co-ownership, can rent his good, the tenants of social habitats are not entitled to it. Being a guest house is likened to subletting, an illegal practice that the cooperative is trying to get accepted. The senator-mayor of the 15th and 16th districts, Samia Ghali, is currently preparing a proposal for a law to ensure that the guest house activity is occasionally possible in social housing. While waiting to expand the accommodation offer, thirty-six rooms in apartments, maisonettes or Bastide houses are already available. Prices, fixed freely by each host, vary between 5 and 160 euros. The Co-op recovers a percentage of 10% on the number of tariffed nights. The rest goes to the hosts. But for Virginie, as for Michèle Rauzier, owner of one of these bastide, the recipe is not the first motivation. "We receive charming people with whom we create links. Some have even become friends. That's my heart. But I don't like to win a little bit of money: a house like that is a real financial chasm! The young retiree by unveiling her property. In a green setting, adjacent to a lighthouse, the large blue-flaped house overlooks the area and offers a wide view of the industrial port. A landscape that can also be admired from the room that Michèle rents. "Don't be too careful, the last host just left, I haven't cleaned up yet," she apologises by arranging the bed of the room with an immaculate white. For this girl of a bar boss, hospitality is second nature. "I get people like I'm getting family, I've always lived like that since I was little," she claims. A welcome that was just as warm for Daniel and Martine Pattin, who have just left the apartment in Virginia after a weekend. "It's a nice surprise, we're very happy. We have already come to Marseille five years ago but this time we did not feel like tourists but rather to be invited, "recounts Martine. It is after discovering North Hotel in a magazine that the couple of Parisians contacted Virginie via the website of the Cooperative. "The interest of this accommodation is really to be inserted into the city, to live the neighbourhood life. But there are also local products, history and heritage memory, which is what makes the difference, "concludes Daniel. Another image of the northern districts develop hospitality in the neighborhoods, it is also to make forget the blackboard that is too often drawn from Marseille, especially in the media: Account settlements related to drug trafficking, theft of jewellery, dirt of The city, etc. We rely on a militant project. The northern neighbourhoods have exciting stories, but they probably remain to write and tell, commented Julie. This member participates in the other flagship activity of the cooperative: The heritage walks, which reveal small corners of paradise close to the concreted neighborhoods. For six euros, we discover massive limestone by climbing through the garrigue, ruins of an ancient Celtic civilization or an unearthing waterfall just two steps away from the cities. To complete these courses, the cooperative, listed in the Guide of the 2013 backpacker, also offers books, stories of hospitality, a dozen local products, including handmade soap, and honey produced in the neighborhoods. Since its creation, Hotel du Nord, which receives financial support from public structures, closes its balance sheets to balance. In two years it generated an overall economic activity of 42 500 euros, of which 20 000 euros of revenue via the rooms. The number of nights has more than tripled and the rides attract more and more amateurs. Today its activity is slowed down by a problem of legal status. Trump France, the agency charged by the State to manage tourism development, does not take into account its cooperative nature and obliges it to make a choice: to call on a travel agency to continue to offer its offers, or to pay the surety to be registered as such. As a cooperative, the North Hotel asks to be recognized as a Solidarity travel agency. A request that Prosper Wanner sent to the Minister of Social economy and solidarity, Benoît Hamon, in mid-April. "If we win, we could sell stays, overnight packages plus strolls, or overnight more work, without going through a travel agency," he hopes. While waiting to settle its legal obstacles, Hotel du Nord does not lose sight of the millions of tourists expected this summer for the year 2013, for which Marseille was designated European Capital of Culture. About twenty walks and a dozen additional rooms are being opened. Aurélie Rash, School of journalism and Communication of Aix-Marseille  

[1] Whereas cooperative production and consumption companies cannot improve the plight of a small number of privileged in a small proportion, the Congress states that cooperative societies cannot be regarded as means powerful enough to achieve the emancipation of the proletariat.  Cooperatives become propaganda tools of the Socialist Workers ' Party of France created at the outcome of the Congress
[2] on cooperatives: http://hoteldunord.coop/la-cooperative-hotel-du-nord/patrimoine-cooperatif/
[3] Read the article "40 years after" Lip ", the co-operative model remains an alternative to restructuring", the World 18 June 2013: http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/06/18/cooperatives-et-syndicats-un-mariage-de-raison-pour-lutter-contre-les-restructurations_3432214_3234.html

Mardi 30 juillet, partez en balade au phare de Planier

Boud'merMardi 30 juillet, partez pour une journée détente avec l’associationBoud’mer, au plus prêt du Phare de Planier : l’entrée de la rade de Marseille !

Départ à 9h00 de la capitainerie du Vieux Port. Retour prévu vers 16h00. N’oubliez pas dans vos sacs : casse croûtes et chaussures de sport.

Réservation obligatoire en direct avec Boud’Mer au : 06.15.07.06.90. ou via mail à contact@boudmer.org. Participation aux frais est de 28 € pour les adhérents de l’association Boud’mer.

Lundi 5 août, 8eme marche dans les récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord

Doucement, nous arrivons à la 8ème marche dans les récits d’hospitalité avec Christine Breton, conservatrice honoraire du patrimoine.

Les livres, conçus et édités par Martine Derain, éditions commune, sont diffusés dans les chambres Hôtel du Nord et dans les librairies spécialisées de Marseille.

Lundi 5 août, pour la 8me marche dans les récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord, nous voyagerons dans le N°6 et la Zone arrière portuaire, à partir de la cité Campagne Lévèque, pour tenter de comprendre le processus social et historique de la machine portuaire.

Samedi 27 juillet, découvrez l’urbanisme arlequin avec Nicolas Mémain

Nicolas MémainSamedi 27 juillet au matin, dans le centre de Marseille, découvrez l’urbanisme arlequin avecNicolas Mémain, sociétaire d’Hôtel du Nord.

Le centre de Marseille est fait de gros morceaux de compositions urbaines très contrastées : le quartier du vieux panier, la rue de la République, la reconstruction du vieux port et le centre Bourse. Grands thèmes transversaux : Pouillon et les collages de demi-projets architecturaux réalisés, mal cicatrisés.

AQUA III

Le jardin ÇA COULE DE SOURCE , à la Cité des Aygalades, n’est pas né d’hier. Dominique Santiago, et toute l’équipe de RIPOSTE’15 l’ont imaginé, créé, fait vivre et fructifier depuis quelques années déjà. Il est devenu un lieu de jardins partagés, bien sûr,

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mais bien plus encore : un petit oasis propice au repos, rencontres, aux jeux et concours de boules, à la musique.

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On peut y boire un coup au bar associatif, y papoter entre copines, y promener le dernier né, faire des fêtes, danser…. Il y a une source, juste en dessous… et même une petite fontaine…
Il y a dans tout petit village encore vivant LA PLACE qui accueille tout cela. Le jardin ÇA COULE DE SOURCE est exactement LA PLACE de la cité des Aygalades.
A la belle saison, chacun y circule, y passe, y reste 10 minutes ou 3 heures, y travaille, y flâne un peu tous les jours, informellement. Presque tous les samedis soir, une fête s’y joue.

Le 6 juillet 2013, un samedi donc, c’était la fête, immanquablement. Toute l’équipe de RIPOSTE’15 était là pour accueillir qui viendrait, chaleureusement, généreusement, simplement, tenir le bar, servir merguez grillées et barquettes de frites d’un bout à l’autre de la soirée.

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Les sociétaires d’HÔTEL DU NORD ont été aussi complices de ce moment. L’une avait invité un orchestre de jazz manouche, GIORGI SWING, à venir jouer,

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d’autres y ont amené amis, parents, « passagers » accueillis chez eux…

Dès 19 heures, et jusqu’à 22 heures une jeune ethnologue italienne, à l’abri d’une petite tente -presque- berbère, dressée sous l’olivier, elle aussi sociétaire d’HÔTEL DU NORD a recueilli les rêves que les uns ou les autres ont bien voulu lui conter. Arianna Cecconi (c’est son nom) fouille depuis des années ce que sont les rêves nocturnes des italiens, des espagnols, des indiens quechuas, des boliviens exilés à Paris… aujourd’hui des habitants de toutes origines de nos quartiers Nord à Marseille.

Ce soir-là, en toute intimité, ell a écouté les rêves d’habitants de Aygalades, et leur a proposé en échange, boissons fraîches, petits gâteaux, et les rêves enregistrés d’autres habitants de nos quartiers ; des moments secrets, sans aucun nom divulgué, livrés à la découverte de l’autre, pourtant inconnu… Arianna reviendra en septembre à la Cité des Aygalades pour proposer plus durablement, plus en profondeur des ateliers « oniriques » ouverts à tous, petits et grands….

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D’autres sociétaires de la coopérative HÔTEL DU NORD encore ont, bien en amont de cette soirée du 6 juillet, invité Jårg Geismar, artiste allemand globe-trotter, à rencontrer Dominique Santiago et découvrir le jardin ÇA COULE DE SOURCE. Outre sa principale installation au [mac], dans le cadre de l’exposition LE PONT (à voir jusqu’à la mi-octobre), Jårg Geismar a égrenné du sud au nord de Marseille (voir from-me-to-you) toute une série d’interventions, installations, et/ou évènements ponctuels…

Ce 6 juillet , vers 22 heures, au jardin ÇA COULE DE SOURCE, Jårg Geismar proposait une projection de diapositives originales peintes à la main, sous le nom d’AQUA III, sur une partie de la façade de l’immeuble qui jouxte le Jardin…

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Il y a eu d’autres très jolis moments au cours de la soirée:
– À l’heure qu’on appelle « entre chien et loup » un quattuor d’adolescentes s’est produit sur la scène, suivant leur propre chorégraphie, pour un « show » très disco qui a suscité l’admiration d’une brochette de garçonnets, le nez au ras de la scène….

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– une bande de gamins, au crépuscule, a rendu hommage, entre improvisation, joyeuse pagaille et solennité, sur la scène, au jardin ÇA COULE DE SOURCE; (synopsis : il n’y avait rien, RIEN, à la cité des Aygalades, pas de jeux, pas d’arbres, pas de terrain de boules, pas d’endroit pour faire la fête, et maintenant, MAINTENANT, IL Y A LE JARDIN ÇA COULE DE SOURCE… ET ON A TOUT CE DONT ON RÊVAIT !!)

– Un groupe de rap local, YAKMAN, suivi d’un petit moment de percussions avec entre autres… Dominique Santiago lui-même, a électrisé d’un coup la soirée… mais aussi provoqué une panne de la sono et des éclairages du côté de la scène – ce qui a amené le groupe GIORGI SWING à jouer sur un mode purement accoustique et dans une obscurité quasi totale, et indéniablement donné du relief et une luminosité accrus à la projection des diapositives de Jårg Geismar … très poétique au final !!

L’atmosphère générale, le lieu, l’élasticité du programme et du temps, d’un bout à l’autre de la soirée, tout cela était joyeux, très familial, réunissait toutes les générations, permettait PÊLE-MÊLE les complicités adolescentes, les jeux des tout-petits, les bavardages dans des coins un peu reculés, le plaisir de jouer, ou d’écouter de la musique, ensemble…
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Vers 1 heure du matin, au Aygalades, comme dans la chanson, on dansait encore…

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Photos et texte Dominique Poulain, sociétaire Hôtel du Nord.

La Provence : les habitants des cités invitent à arpenter leur « terroir ».

Christiane ET JeanneLa Provence du 19 juillet 2013 consacre un article à la première balade « Terroirs des cités » d’Hôtel du Nord avec Marie au Castellas.

L’occasion de revenir sur la programmation en 2013 des 5 premières balades « Terroirs des Cités » car la terre des grands ensembles a aussi son histoire, souvent passionnante, sédimentée dans la diversité des parcours humains et des actes urbains qui composent la ville. Des habitants qui vivent là vous invitent à écouter et partager des espaces, des paysages, des trajectoires de vie et de langues, des histoires d’exil, en un mot leur patrimoine.» 

Le samedi 27 juillet en fin d’après midi,  Christiane, habitante de la cité de la Visitation propose la seconde balade « Terroirs des cités » consacrée à la Visitation et alentour.

Les 12 et 13 septembre à Marseille, participez au Forum sur la valeur sociale du patrimoine pour la société.

Le « Forum de Marseille sur la valeur du patrimoine pour la société et la valeur sociale du patrimoine » aura lieu à Marseille le 12-13 septembre 2013 aux Archives Départementales.

Initié par les quatre maires de Marseille et sa région, et coordonné par la coopérative « Hôtel du Nord », soutenu par Marseille-Provence 2013, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, la Commission Européenne et le Conseil de l’Europe, le « Forum de Marseille » développera les questions relatives aux Droits de l’Homme, à la diversité et à l’identité culturelles, à l’intégration des minorités et des moins favorisés, à la prévention des intolérances et de la discrimination, aux interventions dans les zones urbaines et péri-urbaines défavorisées, etc.

Le «Forum» se donne notamment pour objectifs principaux :

  • d’extraire de cette expérience de terrain une interprétation de la Convention de Faro qui souligne ses aspects les plus innovants, notamment en ce qui concerne les « valeurs sociales du patrimoine » et les « valeurs du patrimoine pour la société » ;
  • d’ offrir un cadre de référence commun aux initiatives en cours ou à venir dans les pays européens susceptibles de contribuer à la mise en œuvre des principes de la Convention de Faro de manière à répondre aux enjeux sociétaux auxquels est confrontée l’Europe ;
  • de lancer une action de communication autour des principes de la Convention de Faro afin d’en promouvoir la ratification auprès des Etats ;
  • de mettre en œuvre un suivi approprié des résultats du Forum, notamment en identifiant des orientations pour les politiques publiques et des axes de réflexion pour l’élaboration d’indicateurs multicritères pour l’évaluation de la mise en œuvre de la Convention de Faro dans les pays ou d’identifier de bons exemples d’initiatives.

Le « Forum de Marseille » réunira avec les acteurs locaux (autorités publiques, habitants, Marseille-Provence 2013, société civile) un panel international constitué des représentants des 21 États membres du Conseil de l’Europe qui ont signé la Convention-cadre (ambassadeurs, autorités nationales, élus, fonctionnaires), des autres pays intéressés, et des représentants des différentes directions du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne. Pendant le jour et demi du Forum, le panel ira d’abord à la rencontre de ces communautés patrimoniales et de leurs actions en participant à 4 « balades urbaines » illustrant de manière vivante les principales thématiques soulevées par le Forum. Le panel restituera ensuite son expérience marseillaise dans une perspective européenne.

Ce forum s’inscrit dans la  programmation « Patrimoines en partage » du 11 au 15 septembre 2013.

  • Voir le programme et la concept note : ici
  • S’inscrire : 

Vendredi 19 juillet, venez vous promener sous les étoiles à bord d’une goélette.

Vendredi 19 juillet en soirée, participez à « Pythéas sous les étoiles », une promenade en mer sur une goélette avec Goelen.

Tarif : 35 euros par personne. La réservation est obligatoire : 6 euros frais de réservation en ligne et une participation de 29 euros payée sur place par chèque bancaire et comprenant l’adhésion des personnes embarquées à l’association Goelen.

Découvrez comment il y a 2400 ans les anciens navigateurs traversaient les océans. Sans boussole, sans montre, sans loch, sans sextant, sans GPS !

A bord de notre magnifique réplique d’une goélette Pirate du XVIIème siècle, nous vous proposons une balade initiatique entre Marseille, les Iles du Frioul ou la côte bleue, pour comprendre comment Pythéas navigua sans boussole, sans montre, sans loch, sans sextant, sans GPS.

Nous vous raconterons son histoire et comment il resta incompris et méconnu. Une manière de rendre un hommage à la mémoire de ce navigateur Massaliote. Nous vous parlerons aussi de Massalia, de son rayonnement, de son gouvernement, des savoirs de l’époque, du rôle des bibliothèques, de la mesure du temps, …

En cas de météo défavorable ou d’un nombre insuffisant d’inscrits (minimum 10), la balade sera annulée et les inscrits remboursés.

Lundi 15 juillet, participez à une enquête-jeu à l’oppidum du Verduron.

5.-Loppidum-de-Verdron-et-le-jeu-de-l'archeologueLundi 15 juillet en fin d’aprés midi, participez à une enquête-jeu à l’oppidum du Verduron avecNathalie Cazals.

Depuis les hauteurs du Verduron, le mythe fondateur de Marseille prend d’autres réalités. Là où les gaulois regardent Massalia la grecque c’est l’endroit rêvé pour parler de contacts culturels entre les mondes celtes, grecs et romains au III eme siècle avant J.C. Ces questions d’identité, de territoires, de celui qui était là, de celui qui arrive ou qui repart… résonnent jusqu’à maintenant.

Venez entendre des bribes d’histoire tout en lisant les ruines d’un site archéologique, le plan d’un village ou, pour les plus jeunes, en menant une enquête sur les gaulois qui résidaient sur cette hauteur dominant la rade de Marseille.