Venez découvrir l’Eglise Saint Louis avec Lucienne Brun et voir les Vasarely avant leur départ!

Hôtel du Nord poursuit avec MP2013 son invitation à découvrir Marseille par son Nord avec celles et ceux qui y habitent, travaillent et vivent. Le samedi 26 janvier, Lucienne Brun vous fera découvrir l’Église Saint-Louis et ses chefs d’œuvre d’art contemporain.

Cette église surprend toujours les visiteurs : Un peintre abstrait, communiste de surcroît, qui par l’effet d’on ne sait quelle grâce donne un thème religieux à deux toiles figuratives, les seules de son œuvre ? Des affichistes de cinéma agrandissant démesurément, pour les murs d’une église, les images d’un calendrier jociste ? Rencontres surprenantes, mais surtout passerelles tressées d’espoir, où la foi chrétienne se conjugue avec les luttes sociales. De la croisade des années trente à l’aventure des prêtres-ouvriers, cette visite déroule sur quatre-vingt ans les relations complexes que l’Eglise catholique a entretenu avec le monde ouvrier.

Cette visite permet de découvrir sculptures, vitraux, affiches, fresques et toiles de maîtres comme autant d’images riches de symboles et d’histoire. Cette balade est une des dernières occasions de voir les peintures de Vasarely encore in situ dans l’église avant leur déménagement définitif.

A découvrir avec Lucienne Brun.

Libération : « A nous de nous en emparer »

Christine Breton d’Hôtel du Nord, coopérative de chambres d’hôte dans les quartiers nord

 OLIVIER BERTRAND – 10 janvier 2013 à 22:26

«A la veille de l’ouverture de Marseille-Provence 2013, ce qui compte, pour moi, c’est la rencontre avec le public. J’attends l’énergie que cela va créer, le changement de dimension que nous devons prendre. C’est un projet à l’échelle européenne, donc cela doit nous sortir de notre ghetto marseillais. Lire la suite

Les Inrocks : Les quartiers nord, grands oubliés de “Marseille 2013″

Les Inrocks de janvier 2011 consacre un article à Marseille Provence 2013 et aux quartiers nord de Marseille : Les quartiers nord, grands oubliés de “Marseille 2013″ sans oublier Hôtel du Nord.

Les 12 et 13 janvier, la Cité phocéenne devient capitale européenne de la culture. Mais, alors que Marseille-Provence 2013 a mobilisé des centaines de millions d’euros en centre-ville, les projets se sont figés aux portes des cités. Reportage dans les quartiers nord, où associations, élus et habitants expriment leur colère contre la capitale de la culture. Lire la suite

Jean Cristofol : Le Nord

La question s’est posée d’accueillir dans Hôtel du Nord, des hôtes qui voudraient nous rejoindre et dont les habitats se trouvent dans d’autres arrondissements de Marseille, mais aussi dans des villes de l’étang de Berre et de la zone de Fos. Cela nous oblige à réfléchir aux limites géographiques dans lesquelles s’inscrit Hôtel du Nord. Cela nous oblige aussi à réfléchir au développement nécessaire de nos activités pour atteindre un équilibre minimum qui autorise la survie économique de notre coopérative – et, espérons-le, son développement autonome.

Évidemment, les deux aspects sont liés, mais ils doivent aussi répondre à une véritable nécessité et à une cohérence qui leur donne un sens. Hôtel du Nord est ancré dans la réalité des quartiers nord de Marseille. Il est le produit d’une histoire propre qui s’est longuement inscrite dans les quinzième et seizième arrondissements. Cela fait deux territoires qui ne se recouvrent que partiellement et qu’il faut bien distinguer : le territoire qui a accueilli la naissance d’une expérience et qui se définit aussi dans ses limites institutionnelles, et le territoire qui porte l’esprit et la raison de cette expérience et qui, lui, ne s’arrête pas aux découpages administratifs. Ce sont ces deux territoires qu’Hôtel du Nord porte dans son nom, et dont il doit savoir réinventer les relations à la fois imaginaires et géographiques.

Ce qui porte les coopérateurs d’Hôtel du Nord, c’est une certaine façon de s’emparer de la réalité des lieux et des tensions qui les travaillent pour en nourrir des projets entrelacés où s’articulent des valeurs communes : la rencontre, l’accueil et l’hospitalité, la volonté de valoriser des territoires au delà des clichés qui les accablent, l’idée que l’histoire ne vit que dans la création présente, la conviction que l’économie peut se réinventer dans la relation à la culture. Et ce qui caractérise ces lieux et leurs tensions, c’est le processus économique et politique qui a noué le destin de Marseille en divisant profondément la ville, en opposant le nord et le sud, en niant la richesse de son patrimoine populaire, en créant des zones de ségrégation sociale, en faisant de l’oubli et du mépris une arme de destruction morale qui préside à la reproduction de formes du pouvoir morbides, incapables de penser l’avenir. Evidemment, Hôtel du Nord ne constitue certainement pas à lui seul une réponse à ce processus, mais il y trouve sa toile de fond et il puise dans la nécessité de lui résister sa première énergie.

Ainsi, ce qu’on appelle les quartiers nord ne correspond pas seulement à un périmètre, ni à un territoire d’appartenance, mais à un certain point de vue. Ce point de vue est à la fois celui à partir duquel ils sont regardés et celui qu’ils nous proposent comme lieu d’un regard sur le monde. D’une certaine façon, Hôtel du Nord se propose de travailler ces points de vue et la façon dont ils se croisent.

Ce serait d’ailleurs une idée curieusement simplificatrice de penser que les quartiers nord sont un territoire. Ils recouvrent une incroyable richesse de territoires différents. Et cette diversité de territoires, de populations, d’histoires et de traditions, de langues aussi, se reconnaît dans un espace certainement bien concret, mais toujours redessiné, toujours réinventé. Il y a, vers Corbières, une structure portuaire d’accueil des bateaux de plaisance qui s’affirme comme un port de Marseille Ouest. C’est évidemment une façon locale d’éviter de se situer au nord, c’est une façon de pratiquer une géographie de la dénégation. Nous devons pratiquer une géographie de la revendication.

Que des initiatives se manifestent du côté des treizième et quatorzième arrondissements, cela me semble absolument naturel. Dans la logique des points de vue croisés, je ne vois pas vraiment ce qui les distingue de nos quartiers, même si l’éloignement de la mer les rend cinématographiquement moins photogéniques. Les villes de l’étang de Berre nous posent une question bien plus intéressante. Elles nous parlent en raccourci de l’histoire de nos quartiers, entre l’extension du tissus urbain et le déplacement des activités industrielles vers des espaces plus larges, plus ouverts, plus facilement articulés sur la façade maritime – le nord. Ils nous parlent aussi de l’apport des populations immigrées, du croisement entre héritages agricoles et entreprises mangeuses de terrains, entre les villages et les cités, les villes nouvelles et les formes recommencées de la crise sociale. Elles sont différentes de nous et elles sont nous à la fois, nos prolongements, nos extensions, nos modestes et pauvres Amériques. Elles sont notre nord et elles participent de notre nord. Nous partageons la même histoire et le même présent, parce que nos territoires respectifs se sont constitués dans la même logique. C’est pourquoi il me semble nécessaire que s’y continue et s’y déploie l’activité d’Hôtel du Nord.

Jean Cristofol, sociétaire Hôtel du Nord, novembre 2012.

Jean Cristofol: The North

The question arose to welcome guests in northern Hotel, who would like to join us and whose habitats are located in other arrondissements of Marseille, but also in towns of the Lake of Leo and the area of Fos. This forces us to think about the geographical boundaries in which North Hotel fits. It also forces us to reflect on the necessary development of our activities to achieve a minimum balance that allows the economic survival of our co-op – and hopefully its self-development. Of course, the two aspects are linked, but they also have to respond to a genuine need and coherence that gives them meaning. The North hotel is anchored in the reality of the northern districts of Marseille. It is the product of a clean history that has long enrolled in the fifteenth and sixteenth arrondissements. This makes two territories which only partially overlap and which must be distinguished: the territory which has received the birth of an experiment and which is also defined within its institutional limits, and the territory which bears the spirit and the reason of this experience and which does not stop at administrative cuttings. It is these two territories that Northern Hotel Bears in its name, and which it must know to reinvent the relations both imaginary and geographical. What carries the Northern Hotel co-operators is a certain way of seizing the reality of the places and the tensions that work on them to feed interlaced projects where common values are articulated: The meeting, the reception and the hospitality, the Willingness to value territories beyond the clichés that overwhelm them, the idea that history lives only in the present creation, the belief that the economy can reinvent itself in the relationship to culture. And what characterizes these places and their tensions is the economic and political process that created Marseille's destiny by dividing the city profoundly, by opposing the north and the south, by denying the richness of its popular heritage, by creating areas of Social segregation, by making oblivion and contempt a weapon of moral destruction that presides over the reproduction of forms of morbid power, unable to think about the future. Of course, the North Hotel is certainly not in itself an answer to this process, but it finds its backdrop and it draws in the need to resist its first energy. So what we call the northern districts is not just a perimeter or a territory of belonging, but a certain point of view. This point of view is both the one from which they are viewed and the one they offer us as a place of a glance at the world. In a way, North Hotel is proposing to work these viewpoints and the way they intersect. It would also be a curiously simplifying idea to think that the northern districts are a territory. They cover an incredible wealth of different territories. And this diversity of territories, of populations, of stories and of traditions, of languages also, is recognized in a space certainly very concrete, but always redesigned, always reinvented. There is, towards Corbières, a port structure of pleasure craft which asserts itself as a port of Marseille West. It is obviously a local way to avoid being in the north, it is a way of practicing a geography of denial. We have to practice a geography of the claim. That there are initiatives on the thirteenth and fourteenth arrondissements, it seems to me to be absolutely natural. In the logic of cross-points of view, I do not really see what distinguishes them from our quarters, even if the remoteness of the sea makes them cinematically less photogenic. The towns of the lake of Leo ask us a much more interesting question. They speak to us in short of the history of our neighbourhoods, between the extension of the urban fabric and the movement of industrial activities towards wider spaces, more open, more easily articulated on the maritime facade – the north. They also tell us about the contribution of immigrant populations, the cross between agricultural heritage and land-eating enterprises, between villages and cities, new towns and the restarted forms of the social crisis. They are different from us and they are us at the same time, our extensions, our expansions, our humble and poor Americas. They are our north and they are part of our north. We share the same story and the same present, because our respective territories have formed the same logic. That is why it seems necessary for me to continue and to deploy the North Hotel activity. Jean Cristofol, Associate North Hotel, November 2012.

Zone arrière-portuaire, n°6 des Récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord

Les Éditions Commune annonce la sortie Zone arrière-portuaire, n°6 des Récits d’hospitalité d’Hôtel du Nord. L’invitée : Dalila Mahdjoub, autour d’une création en cours. C’est l’avant-dernier des récits renversants de Christine Breton.

Le sixième point de vue des Récits est tout entier absorbé dans le désastre, la violence d’une disparition : celle du travail. Comme dans les numéros précédents, la recherche des traces de ce grand pan du contrat social fait se rencontrer des récits issus d’alternatives collectives. Des exemples têtus apparaissent dans l’énergie de la vie qui bricole. Des Vivre-Ensemble s’inventent au Désert de la ville. A montrer Marseille depuis son Nord, à regarder la zone arrière-portuaire depuis son confin Sud, les récits finissent par atterrir dans l’Histoire-Monde. Un contexte se crée qui permet à Dalila Mahdjoub de représenter, conserver, transmettre sa mémoire familiale. Et quand le livre se met à tricoter savoirs et transmission vivante, il se pose comme tiers actif. Il suffit de montrer.

Il annonce également le programme des balades patrimoniales menées en 2013 dans les 15 et 16e arrondissements de Marseille, autour de chaque livre de la collection, et avec chacun des complices de cette belle aventure éditoriale.

Vous désirez rencontrer « en vrai » les sites évoqués et celles et ceux qui les habitent.
Vous voulez approfondir, l’histoire, la méthode des Récits ou discuter de détails avec l’auteur et ses complices.
Vous le pourrez car chaque premier lundi du mois, durant l’année 2013, les Récits d’hospitalité se lisent en marchant ; avec Martine Derain artiste-éditrice pour leur conception et Christine Breton, conservateur honoraire du patrimoine, pour  vous accompagner.

Les Récits sont ouverts au public marcheur à partir de 10 personnes minimum, prévus de 9H à 12H. Les trois premiers lieux de Rendez vous sont indiqués, pour les suivants consulter le programme Hôtel du Nord 2013.

L’école des hôtes en balade à Saint-Antoine

Le 8 décembre aura lieu la troisième séance de balade en construction proposée par le groupe « du grand Saint Antoine » dans l’école des hôtes. Ces balades de l’école des hôtes sont ouvertes aux personnes impliquées de différentes manières dans le projet global d’Hôtel du Nord.

Après la balade nocturne réalisée le 2 novembre et la balade Les Piémonts de l’Étoile le 19 novembre, le groupe « du grand Saint Antoine »  propose une balade St Antoine. Une manière de se former en marchant et en échange de savoirs.

L’école des hôtes se déroule tout au long de l’année à travers des sessions pour découvrir les contenus patrimoniaux produits par les habitants (livres, balades, histoires) et accompagner le développement des activités économiques d’hospitalité (chambres d’hôte, balades, séjours).

En savoir plus sur l’école des hôtes.