Boud’mer s’associe au séjour Eaux et Jardins

Les hôtes du séjour Eaux et Jardins pourrons si ils le souhaitent faire une balade en barquette « De l’Estaque à la Côte Bleu » le dimanche 19 septembre de 14h30 à 17h30 si la météo le permet.

La balade est organisée par Boud’mer. L’association loi 1901 a été créée par quelques amoureux de la mer et des bateaux traditionnels. Ils proposent de partager des bateaux traditionnels pour ouvrir les loisirs nautiques au plus grand nombre, favoriser les rencontres et redonner vie à cet héritage marseillais.

Le départ se fera du port de l’Estaque où l’association a un bateau (l’Alexia). La balade d’une durée de 2h30 partira de l’Estaque jusqu’à Niolon et passera par une visite du tunnel du Rove.

L’Hôtel du Nord reçoit ses hôtes et les publics du 17 au 19 septembre 2010

Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine 2010 « l’Hôtel du Nord » reçoit ses hôtes et les publics du 17 au 19 septembre

Gratuits et pour tout public les moments d’hospitalité proposés cette année sont créés et organisés par les communautés patrimoniales des 15 et 16èmes arrondissements de Marseille, coordonnés par la mairie de secteur et la coopérative Place. Les premiers hôtes de « l’Hôtel du Nord » et les publics complices du rendez vous annuel des Journées européennes du patrimoine, pourront rencontrer tous les partenaires de l’économie solidaire, les habitants-chercheurs de patrimoine, les réalisateurs des « ateliers de révélation urbaine » et de « l’itinéraire nord » ainsi que les scientifiques et les artistes.

Lire le programme.

Pour ceux qui veulent profiter pleinement de l’hospitalité, ils peuvent séjourner (nuitées, repas) sur place grâce à l’offre de séjour proposée par l’organisme de tourisme solidaire Taddart le 17, 18 et 19 septembre. Voire la fiche descriptive et les tarifs.

NOTER : toutes ces rencontres sont gratuites et engagent la responsabilité des participants. Il est recommandé d’arriver à l’heure aux rendez vous et se munir de chaussures confortables et d’eau lors des balades.

Mise en vente par Taddart du premier séjour Hôtel du Nord

Taddart propose, en partenariat avec la future coopérative Hôtel du Nord dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, le week-end des 17, 18 et 19 septembre 2010, un séjour favorisant la découverte des différents visages de Marseille avec ses habitants qui vous feront aimer et comprendre leur ville, leur quartier.

Le Week-end 3 jours /2 nuits sur une base d’un groupe de 10 à 12 personnes est au prix de 270€ à 320 € pour 2 personnes selon le niveau de confort de l’hébergement. Ce prix comprend : Hébergement chambre double (grand lit) + petit déjeuner + les repas du soir + Cartes bus + balades urbaines + une carte d’accès aux différents départs des balades + une enveloppe de bienvenue avec des produits et adresses de lieux alternatifs à Marseille.

– Voire la description du séjour

Place lance l’Ecole des Hôtes

Le 22 et 23 juin 2010 a eu lieu la première session de l’école des hôtes. Une vingtaine de personnes a participé aux 4 ateliers. L’objet de l’école des hôtes est de se former collectivement aux différentes facettes d’Hôtel du Nord à travers la mise en œuvre  des actions.

L’atelier du mardi matin a été consacré à l’organisation du séjourEaux et Jardins et s’est déroulé à la Savonnerie du Midi. L’atelier de l’après midi a porté sur la mise en place des chambres d’hôtes avec la visite d’une chambre d’hôtes écologique à Plan d’Aups (La maison rouge).

Le mercredi 23 juin, l’atelier sur l’usage de l’espace de travail collaboratif hoteldunord.ning.com a eu lieu à la Gare Franche. Le dernier atelier a porté sur la fondation de la coopérative Hôtel du Nord et s’est déroulé à la  crypte de l’église Saint Louis.

  

 

Présentation Hôtel du Nord à l’école d’architecture de Berne

Voici une présentation de l’Hôtel du Nord par Christine Breton, Yohanne Lamoulère et Jeremy Garniaux, le 18 avril 2010 à Marseille, aux étudiants et professeurs de l’école d’architecture de Berne en voyage d’étude à Marseille. Cette présentation a accompagné une invitation à la réalisation d’une des 50 chambres pour 2013.

Christine Breton et Prosper Wanner : Les communautés patrimoniales : principe actif du développement durable

Préambule

Ce rapport a été validé par l’Assemblée Plénière du 5 février 2009 du Conseil départementale de concertation des Bouches-du-Rhône.Télécharger le rapport.

Introduction :
Ce rapport entre dans le mouvement de réflexion collective lancé par le cdc en 2007 pour comprendre et faire comprendre les principes du développement durable et leurs applications aux territoires du département.
Ce rapport apporte l’éclairage patrimonial, il résulte de nombreux aller-retours entre les pratiques citoyennes déjà existantes dans le département et le cadre de droit nouvellement ouvert par la convention de Faro de 2005:  » Convention-cadre du Conseil de l’Europe sur la valeur du patrimoine culturel et naturel pour la société. » que vous pouvez consulter en annexe 1.
Ce rapport propose de considérer les patrimoines naturels et culturels des territoires du département des Bouches-du-Rhônes comme une ressource vivante et citoyenne fondatrice de tout processus de développement durable.
Ce rapport ne fait pas l’impasse sur les enjeux théoriques, parfois complexes et pourtant au coeur des engagements des communautés patrimoniales face aux enjeux économiques, sociaux et touristiques:
« Le discours du tourisme culturel affirme avec constance que les touristes s’intéressent toujours plus au patrimoine, aux destinations « authentiques » et aux activités culturelles multiples. Cette affirmation, émise en langue commerciale, accompagne et justifie la mise en œuvre de nombreux projets touristiques présentés comme les futurs « moteurs de développement local ». Le problème est que la lecture des chiffres de fréquentation et l’observation des lieux culturels et territoires non « prestigieux », soit l’immense majorité de l’offre touristique, s’oppose totalement à cet optimisme institutionnel et politique. Le discours du tourisme culturel ne paraît pas rationnel par rapport aux critères marchands et aux fins financières qu’il revendique ».
« Ce qui est recherché par les politiques touristiques – et sans doute par les touristes, n’est alors pas une altérité, une différence, mais ce qui permet de se représenter soi-même, par identification ou différenciation. Les conséquences en sont que le tourisme culturel n’est pas une modalité d’échange et de découverte de l’autre tels que le postulent ses promoteurs, mais plutôt un déficit de pensée de l’altérité et un impensé de l’échange ».

(« L’identité au miroir du tourisme » Thèse de doctorat sociologie, Saskia Cousin, 2003).

1 – Les patrimoines naturels et culturels des territoires du département des  Bouches-du-Rhône seront autant de ressources pour le développement durable qu’il y aura de communautés patrimoniales pour les fonder et les faire vivre.

*Evolution de la notion de patrimoine : le mot patrimoine est utilisé dans ce rapport au sens français. Nous héritons d’un ensemble de formes visuelles et écrites publiques qui fondent le pouvoir et cristallise le corps social. Il ne faut pas oublier qu’Aix en fut le foyer et le berceau. De nombreux collectionneurs privés, tous issus de la sphère du parlement de Provence dont Peiresc, dés la fin du 16ème siècle, ont contribué à fonder  et les premières collections publiques et la royauté de droit divin qui s’inventait. L’un d’entre eux, P.A. Rascas de Bagarris, collectionneur aixois, de noblesse de robe, fut choisi par Henri IV pour être le fondateur et intendant de ses collections d’antiques et de son cabinet des médailles, vers 1598. Il insiste sur l’avantage d’établir des trésors publics et rappelle qu’un prince est obligé de conserver les monuments de la gloire de ses prédécesseurs. Il a écrit un livre toujours d’actualité : « de la nécessité de l’usage des médailles dans les monnaies ». Quelle image tenez-vous dans votre main chaque jour lorsque vous faites votre marché? C’est le premier conservateur public. Encore aujourd’hui, cette continuité publique construite nous fonde dans l’invisible. Après le religieux et le droit divin, l’Etat Républicain a continué d’occuper cette place dans notre imaginaire collectif , constituant ainsi une communauté patrimoniale non dite.
P. LEGENDRE qui a créé l’anthropologie dogmatique démonte ce processus et montre « ce que l’Occident ne voit pas de l’Occident ». Titre chez Mille et une nuits 2004.

* Le service public a la charge du trésor public dans cette tradition française, mais la nouvelle réalité de l’Etat nous oblige à refonder les principes des politiques locales et européennes. Voilà l’enjeu en cours. Le patrimoine est un principe actif dont nous avons encore collectivement la responsabilité.

ATTENTION donc les patrimoines ne sont pas des ressources comme les autres. Nous proposons dans ce rapport les bases d’une gestion alternative qui pourrait donner lieu à des avis pour l’assemblée des élus.

* L’enjeu du développement durable comme gestion alternative et citoyenne des territoires et des patrimoines :
Dans un rapport précédent du Conseil Départemental de Concertation, en 2006, nous avions préconisé l’approche intégrée du patrimoine pour faire du Département un pilote dans l’application des principes élaborés par le Conseil de l’Europe et actualisés dans la convention de Faro que nous rappelons en annexe. Nous avons un outil actif pour fonder des territoires locaux spécifiques intégrés dans la dimension européenne et le processus de sa construction. Encore faut-il savoir s’en servir !! Ces principes sont trop loin des traditions françaises et la continuité en est rompue. Il faut donc les traduire en durabilité. Nous avons plusieurs atouts locaux pour ce faire .

A – Les atouts locaux

Rapide état des lieux en 2008 :
Au niveau général :

– La sensibilisation croissante de l’opinion publique au développement durable se traduit timidement en actes, que nous soyons interpellés en tant que citoyen, professionnel ou simple consommateur.

– Ce changement de comportement, si souvent mis en avant comme fondamental, représente pour chacun une (r)évolution culturelle. Il ne s’agit pas seulement d’avoir les bons outils, un certain nombre de recettes existent déjà, mais de vouloir s’en saisir. Notre rapport avec notre environnement, qu’il soit humain, naturel ou technique, passe par la culture. Tout comme le lien entre générations, fondement du développement durable.

– Les patrimoines culturels, peu pris en compte aujourd’hui dans les politiques de développement durable, sont en passe d’en être le principe actif. Nous les considérons alors non seulement comme un bien commun à conserver pour les générations futures, mais aussi comme l’un des seuls capable aujourd’hui d’accompagner un changement culturel de cette nature.

– Les patrimoines ont une double qualité culturelle et économique qui en ferait un catalyseur de processus collectif, ressort indispensable au développement durable. Il peut être ce « plus petit dénominateur commun » entre des secteurs, des disciplines et des logiques qui se côtoient difficilement. Un bien commun partagé au travers des usages ou valorisations différenciés : économiques, symboliques, écologiques, historiques, sociaux, etc.

– Cette nouvelle ambition pour les élus comme pour les conservateurs du patrimoine est perçue d’abord comme une prise de risque. Et c’est une réelle prise de risque que de passer d’une prise si bien identifiée ­ les politiques publiques du patrimoine ­ à cette nouvelle prise où tout semble «à construire». Mais quels sont les risques à ne pas prendre ce risque ? Le patrimoine n’est pas une marchandise. Aujourd’hui, des conditions semblent réunies pour accompagner une prise de risque.

Au niveau départemental :
Une étude précise sur l’état des patrimoines du département vient d’être livrée par l’Agence Régionale du Patrimoine ; son texte est accessible en annexe 2.

B –  La plus value symbolique base d’une gestion partagée

Dans un autre rapport du CDC, présenté en novembre 2006 : « Le patrimoine Départemental : bien commun et échanges économiques », le CDC préconisait déjà des applications immédiates dans ce sens. Il fut édité et diffusé dans le milieu des professionnels du patrimoine par leur association : l’AGCCPF. Le livre est disponible en bibliothèque librairies et au CDC sous le titre « Valorisation partagée du patrimoine ».

Rapide état des lieux en 2008 :
Au niveau général :

Les patrimoines culturels et naturels sont déjà à l’oeuvre dans les nouveaux processus de création de valeur. Ils deviennent des plus values concurrentielles déterminantes pour se démarquer dans une économie de plus en plus mondialisée et virtuelle.

Le patrimoine est aussi devenu un levier économique du désendettement de l’Etat. La toute nouvelle Agence du Patrimoine Immatériel de l’Etat ­ l’APIE ­ et la récente valorisation exceptionnelle de la marque « Louvre » sont là pour en témoigner.

Cette valorisation accrue, certes risquée, est aussi l’opportunité pour le monde de la culture de prendre langue avec le monde économique, souvent perçu comme antagoniste. Les collectivités locales, les TPE, les PME, les associations, bref ce qui fait l’économie locale, a tout autant besoin du patrimoine pour s’ancrer localement et retrouver une marge de manœuvre économique, propice au développement durable. (Rôle de plus petit dénominateur commun).

Des indicateurs d’encadrement des politiques publiques se structurent au niveau national aussi : l’Etat, dans le cadre de la modernisation des services publics, a construit une batterie de plus d’un millier d’indicateurs de performance. Ils concernent l’ensemble des politiques publiques ­ culture, santé, économie, etc ­ et sont appréhendés du point de vue du citoyen, de l’usager et du contribuable. Les collectivités s’en inspirent de plus en plus au niveau local. Autant de repères pour suivre la prise de risque, comparer sa performante, en tirer des bilans et savoir si elle reste compatible avec les politiques nationales, voire européennes. Cette possibilité est offerte par la loi organique relative aux lois de finances de 2001, la LOLF. (Voir nos annexes).

Une législation qui lie de plus en plus clairement le patrimoine culturel et son environnement, traduisant de fait le passage d’une approche essentiellement culturelle des sites patrimoniaux à une approche prenant en compte l’environnement du site et sa gestion décentralisée.

Au niveau départemental :

La société civile apporte son appui au processus de ratification de la convention de Faro du conseil de l’Europe, tant au niveau professionnel par l’association AGCCPF PACA que plus général par le CDC 13 (rapport 2006).

Des indicateurs d’encadrement des politiques publiques se structurent au niveau local via les travaux de l’agence régionale du patrimoine : Monsieur PARODI, Président du C.D.C. va y apporter sa contribution fin juin dans le n°5 des cahiers de l’Agence.

179 942 ha sont sous juridiction patrimoniale au niveau départemental : 40 sites inscrits (104 680 ha), 68 sites classés (26.200 ha), leurs abords (48 120 ha) et 12 ZPPAUP (942 ha) – Source SDAP.

5 conventions de transfert de monuments appartenant à l’État vers des communes en application de l’article 97 de la loi du 13 août 2004  ont été signées, soit 10%  du national (41) – source Sénat octobre 2008.
10 années d’expérimentation d’application sur le terrain des recommandations du Conseil de l’Europe dans le cadre de la mission européen de patrimoine intégrée ont permis de faire émerger 5 communautés patrimoniales actives et de structurer une méthodologie qui fait déjà école au niveau européen (voire annexe 40xVenezia).

C –  Le droit au patrimoine une mise à jour des ressorts invisibles dogmatiques.

Rapide état des lieux en 2008 :

au plan général :

L’absence ou la faiblesse des référentiels existants concernant la coopération des conservateurs avec le privé fragilise la construction de conventions propres à réguler les rapports de forces, voire les éventuels conflits d’intérêts entre public et privé.

Le droit au patrimoine culturel émerge au niveau européen. Il permet d’envisager plus sereinement un cadre de régulation adapté à la coopération des conservateurs avec le privé : associations, entreprises, particuliers, etc. En proposant de faire passer chacun du statut de « bénéficiaire » du patrimoine à celui « d’ayant droit », elle propose un nouveau cadre de régulation.

Les partenaires privés sont reconnus comme des associés, non plus seulement d’éventuels clients, fournisseurs ou bienfaiteurs. Le patrimoine est public et reste public.

Le statut coopératif devient de plus en plus un cadre de coopération public privé. Dans un rapport précédent du Conseil Départemental de Concertation, en 2006, nous avions préconisé au Département de poursuivre son soutien au mouvement coopératif et en particulier au développement des coopérations public-privé notamment au sein des SCIC. Depuis, notre région occupe la première place pour le nombre de Sociétés coopératives d’intérêt collectif (SCIC). Les SCIC associent des acteurs multiples autour d’un même projet qui privilégie son aboutissement plutôt que la recherche de profits à court terme. Les secteurs d’activités des SCIC sont les services à la personne, l’environnement, la culture, le développement local (source notre région n°199).

Au plan départemental :

Les institutions patrimoniales et leurs élus commencent à être sensibilisés aux principes de durabilité intégrant les communautés patrimoniales. La nécessaire révolution méthodologique est en cours pour partager l’ancien monopole public et en faire un service public d’accompagnement scientifique. L’Association des Conservateurs des collections publiques de France propose sur son site à la rubrique « question d’actualité » des exemples concrets en cours: www.ateliermuseal.net.
La pratique des logiciels libres déjà largement utilisés dans les réseaux citoyens du département favorise cette nouvelle valeur partagée. Voir en annexe 3 le texte de J.C.Becquet sur les principes du libre.

2 – Premières conclusions pour une proposition d’avis

La difficulté est d’avancer sur l’ensemble de ces trois fronts de façon collaborative : gestion partagée public/privée, cadre de suivi (indicateurs), (ré)actualisation du droit commun. L’un ne peut pas se passer de l’autre. La coopération sans objectifs clairs se limite souvent à une stratégie d’affichage. Et la poursuite d’objectifs communs sans cadre de régulation ne dure que le temps des fondateurs, voire moins. Si la relation au client ou au bénéficiaire est suffisamment balisée, celle de la coopération public/privée demande à l’être davantage. La reconnaissance de la démarche participative comme un des fondamentaux des stratégies de développement durable, dont celle de l’Etat, et la nouvelle convention de Faro sont deux points d’appui pour s’atteler à la tâche.

A –  PROPOSITIONS DE TRAVAIL COLLABORATIF AU SEIN DU CDC, L’ÉMERGENCE DE LA VALEUR SOCIALE

Depuis la présentation du cadre de travail, nous avons recherché quelques pratiques patrimoniales de coopérations durables dans le département et dans chaque cas, l’angle d’analyse a porté sur la relation établie entre les professionnels publics et les entrepreneur(ses) privé(es) comme une SA (Société Anonyme), une association ou une entreprise individuelle.

La réalisation de portraits de coopération patrimoniale est en cours de publication par le réseau des conservateurs de la région (AGCCPF). Cela a consisté dans un premier temps à aller voir sur les sites, à rencontrer ces personnes, à récolter leur témoignage et des données disponibles. Ensuite, à partir de cette matière, un diagnostic a été réalisé sous trois angles :

– le premier sur la valorisation économique ou dit autrement l’intérêt pour l’entrepreneur,

– le second sur l’efficience et l’efficacité de cette coopération pour le patrimoine,

– et le dernier sur les modalités de contractualisation qu’il a été possible de poser entre l’entreprise et l’institution patrimoniale publique.

Dans quelles mesures une approche coopérative entre un conservateur et une entreprise est-elle performante ? Est-elle compatible avec les cibles de performance que se fixe l’Etat au travers de la LOLF ? Renforce-t-elle l’entreprise ? Contribue-t-elle à renforcer une approche de développement durable pour l’entreprise ?

Les trois exemples choisis par l’AGCCPF PACA témoignent de l’existence effective de coopérations entre conservateurs et entreprises favorables au développement durable. Ils illustrent volontairement les trois axes traditionnels du développement durable : l’environnement, le social et l’économie. Comme ils illustrent les diversités d’entrées possibles : un Musée national, un Musée départemental et une mission communale – Une association, un indépendant et une société anonyme – Une œuvre d’art, un objet patrimonial et un monument historique.

Les conclusions des diagnostiques sont encourageantes :

La coopération s’avère intéressante pour les deux parties. Chacune de ces coopérations est efficiente – ou économe – pour le musée et l’entreprise. Elles sont un moyen efficace pour accompagner la réalisation des missions du musée – amélioration de l’accessibilité du patrimoine, de l’intervention en zones rurales ou en zones urbaines sensibles. Elles se montrent même performantes au regard des cibles fixées par la LOLF aux musées pour 2010. Enfin, elles renforcent les acteurs économiques dans leur choix de s’inscrire dans un développement durable.

La coopération se fait avec une large partie de la société civile – associations, entreprises, collectifs, résidents.

La fragilité de ces coopérations est structurelle : ce sont des initiatives de développement durable peu durables. La coopération repose davantage sur des liens de confiance que sur une régulation contractuelle des rapports. Dans ce contexte, il peut être difficile de passer un cap de développement, d’aller au-delà des fondateurs ou simplement de transférer ces expériences sauf de retrouver un contexte identique.

Une première conclusion à ces portraits est peut-être l’identification de ce chantier qui semble prioritaire pour que de ces innovations, de ces expériences, de ces investigations émerge un cadre de droit commun.

B – UNE EXPÉRIENCE AILLEURS EN EUROPE :

Pour faire comprendre la notion de communauté patrimoniale nous nous sommes décalés dans une ville portuaire et de delta : Venise. Nous avons retenu une expérience citoyenne patrimoniale et durable celle des 40XVenezia.
Les 40xVenezia (quarantenaires pour Venise) est un mouvement de proposition qui cherche à mettre à disposition de Venise ses propres expériences plurielles de citoyens

40xVenezia a trouvé un formidable outil d’expression au travers de son social network (ou NING), instrument de discutions en ligne auquel il suffit de s’inscrire en donnant son nom, une photographie et un cours profil pour se retrouver immédiatement projeté dans une immense agora télématique (plus de 1500 usagers à ce jour) dans laquelle il est possible de connaître le mouvement et de participer à ses activités (www.40xVenezia.it).

Actuellement le mouvement 40xVenezia s’est engagé à promouvoir la connaissance de la Convention culturelle du Conseil de l’Europe paraphée à Faro en octobre 2005 (en cours de ratification). Il a  réalisé une traduction en langue italienne afin de favoriser une prise de conscience citoyenne de la signification du patrimoine culturel. . Un groupe de travail a été constitué pour faire vivre ce droit sur le terrain.

Pour cette raison les 40xVenezia retiennent que la Convention de Faro, qui souligne l’importance du « droit au patrimoine culturel », peut offrir un support fondamental pour mieux interpréter, utiliser, conserver et relancer le sens de la dimension culturelle de Venise, concernant tout autant la relation avec ses propres citoyens – la « communauté patrimoniale » – que plus largement celle avec le monde qui entre en contact avec cette communauté.

Sur l’exemple de la méthodologie des ballades patrimoniales créée à Marseille, l’une des premières villes d’Europe à s’être engagée pour faire connaître à ses propres citoyens la Convention, deux ballades patrimoniale vénitiennes ont été réalisée en 2008. Voir : www.40xvenezia.it

C- NOUS PROPOSONS SUR LA BASE DE CES EXEMPLES CONCRETS CINQ AVIS COOPÉRATIFS QUI DÉCOULENT DE CES APPLICATIONS DE TERRAIN, À DÉBATTRE EN COMMISSION

A- Le premier avis vise à rendre plus explicite l’intérêt de l’entrepreneur qui coopère à valoriser sa ressource patrimoniale et celle désignée comme bien commun. Nous voyons dans les exemples qu’il n’est ni un client, ni un fournisseur, ni un mécène des patrimoines mais bien l’associé d’un projet commun. Comment y trouve-t-il son    compte ? En quoi cette coopération renforce-t-elle son positionnement ?
Nous pourrions préconiser un élargissement des cadres d’indicateurs par une prise en compte de l’existence d’intérêts privés (associations, entreprises, particuliers) dans la gestion du patrimoine qu’ils restent à nommer et évaluer. L’agence régionale du patrimoine, le Ministère des finances via l’APIE ou la promotion des PPP (Partenariats Publics Privés) ­ pourraient être sollicités à ce sujet. Il s’agirait de mesurer l’intérêt de la société civile à contribuer à une gestion partagée du patrimoine.

B­ Le second avis vise à mesurer la coopération du point de vue des politiques patrimoniales publiques. C’est-à-dire la capacité à atteindre les objectifs correspondant aux missions d’intérêt général inhérent au projet de coopération. Afin de pouvoir comparer l’efficience du processus coopératif au regard d’autres expériences et à la cible que s’est fixée l’Etat pour les années à venir, les indicateurs sont au préalable récupérés au sein de la LOLF et à intégrer dans les services départementaux.

C ­ Le troisième avis porte sur l’efficacité de la coopération. Il s’agit de mettre en regard les moyens déployés et les résultats fixés. Ou dit plus simplement d’en évaluer le rapport qualité/prix. Toujours dans la perspective de pouvoir comparer l’efficacité du processus coopératif au niveau européen et national, la LOLF est réutilisée ainsi que les mesures territoriales existantes comme les ZPPAUP. Comment ces coopérations contribuent-elles à maintenir un haut niveau de service public dans un cadre de maîtrise de la dépense publique ?

D ­ Ce quatrième avis porte sur l’implication des membres de la société civile (entreprises, associations, particuliers, etc), sur les questions se rattachant aux patrimoines et leurs niveaux de conventionnement. Cet avis de Gouvernance démocratique nécessite un changement radical des catégories du savoir. Le patrimoine quitte le contexte de l’éducation pour celui du développement durable. Ceci implique une large réforme de la machine administrative qui tombe bien puisque le débat public sur la modernisation de la fonction publique a été lancé officiellement le 1er octobre 2007. Le CDC pourrait ainsi participer à l’élaboration de leur livre blanc (voir article en annexe). Elle nécessite un droit patrimonial (cadre d’action et de régulation) et donc l’application du texte de la convention de Faro du Conseil de l’Europe sur les Bouches-du-Rhône par une signature symbolique en attendant que l’Etat le fasse. Dans ce même mouvement, le Département peut annoncer la mise en route d’un agenda 21 expérimental sur les patrimoines du département. Ce serait le début du processus et la reconnaissance des partenaires potentiels ainsi motivés.

E- Proposer la mise en oeuvre expérimentale de l’article 11 de la convention de Faro au niveau départementale ; « Article 11 : Organisation des responsabilités publiques en matière de patrimoine culturel ». Dans la gestion du patrimoine culturel, les Parties   s’engagent :

à promouvoir une approche intégrée et bien informée de l’action des pouvoirs publics dans tous les secteurs et à tous les niveaux ;

à développer les cadres juridiques, financiers et professionnels qui permettent une action combinée de la part des autorités publiques, des experts, des propriétaires, des investisseurs, des entreprises, des organisations non gouvernementales et de la société civile ;

à développer des pratiques innovantes de coopération des autorités publiques avec d’autres intervenants ;

d. à respecter et à encourager des initiatives bénévoles complémentaires à la mission des pouvoirs publics ;

e. à encourager les organisations non gouvernementales concernées par la conservation du patrimoine d’intervenir dans l’intérêt public.

Christine Breton and Prosper Wanner: Heritage Communities: Active principle of sustainable development

Preamble This report was validated by the plenary Assembly of 5 February 2009 of the Departmental Council for consultation of Bouches-du-Rhône. Download the report. Introduction: This report is part of the collective thinking movement launched by the CDC in 2007 to understand and understand the principles of sustainable development and their applications to the territories of the Department. This report brings heritage lighting, it results from numerous round-trips between the already existing citizen practices in the Department and the framework of law newly opened by the Faro Convention of 2005:» Framework Convention of the Council of Europe on the value of cultural and natural Heritage for society. You can see in Appendix 1. This report proposes to consider the natural and cultural heritages of the territories of the Bouches-du-Rhône department as a living and founding citizen of any sustainable development process. This report does not go beyond the theoretical, sometimes complex, and yet at the heart of the commitments of heritage communities in the face of economic, social and tourist issues: the discourse of cultural tourism consistently affirms that Tourists are increasingly interested in heritage, "authentic" destinations and multiple cultural activities. This statement, issued in the commercial language, accompanies and justifies the implementation of many tourism projects presented as the future "local development engines". The problem is that the reading of attendance figures and the observation of non-' prestigious ' cultural places and territories, the vast majority of tourist offerings, is totally opposed to this institutional and political optimism. The discourse of cultural tourism does not seem rational in relation to the market criteria and the financial purposes it claims. "What is sought by tourism policies – and undoubtedly by tourists, is then not an alteration, a difference, but what makes it possible to represent oneself, by identification or differentiation." The consequences are that cultural tourism is not a modality of exchange and discovery of the other as postulated by its proponents, but rather a deficit of thought of otherness and an unthink of exchange. ("Identity in the Mirror of tourism" PhD thesis sociology, Saskia Cousin, 2003). 1 – The natural and cultural heritage of the territories of the Bouches-du-Rhône department will be as many resources for sustainable development as there will be heritage communities to establish and sustain them. * Evolution of the concept of heritage: the word heritage is used in this report in the French sense. We inherit a set of public visual and written forms that base power and crystallize the social body. It should not be forgotten that Aix was the home and cradle. Many private collectors, all from the sphere of the Parliament of Provence, whose Peiresc, from the end of the 16th century, helped to found and the first public collections and the royalty of divine right that was invented. One of them, P.A. Rahmanadia de Bagarris, collector Aix, of noble Robe, was chosen by Henri IV to be the founder and intendant of his collections of antiques and his Cabinet of medals, circa 1598. He insisted on the advantage of establishing public treasures and recalled that a prince was obliged to preserve the monuments of the glory of his predecessors. He has written a book that is still topical: "The need for the use of medals in currencies". What image do you hold in your hand every day when you make your deal? He's the first public curator. Still today, this built public continuity relies on us in the unseen. After the religious and divine right, the Republican state continued to occupy this place in our collective imaginary, thus constituting an unspoken heritage community. P. LEGENDRE who created dogmatic anthropology dismantles This process and shows "what the West does not see from the West". Title at Mille and One Nights 2004. * The public service has the responsibility of the public treasury in this French tradition, but the new reality of the state obliges us to rebase the principles of local and European policies. That is the current issue. Heritage is an active principle that we still collectively have responsibility for. Be careful so the heritages are not resources like the others. We propose in this report the basics of alternative management which could give rise to opinions for the Assembly of elected representatives. * The challenge of sustainable development as an alternative and citizen management of Territories and heritages: In a previous report of the Departmental Council of consultation, in 2006, we advocated the integrated approach to heritage to make Department a pilot in the application of the principles developed by the Council of Europe and updated in the Faro convention which we recall in the annex. We have an active tool to found specific local territories integrated into the European dimension and the process of its construction. Still need to know how to use it!! These principles are too far from French traditions and continuity is broken. So we have to translate them into sustainability. We have several local strengths to do that. A – Local strengths rapid state of play in 2008: At the general level:-The growing awareness of public opinion on sustainable development is timidly translated into action, whether we are challenged as a citizen, professional or simple Consumer. -This change in behaviour, so often highlighted as fundamental, represents for each one (r) cultural evolution. It is not just a matter of having the right tools, a certain number of recipes already exist, but of wanting to seize it. Our relationship with our environment, whether human, natural or technical, goes through culture. Just like the link between generations, the foundation of sustainable development. -Cultural heritages, which are not taken into account today in sustainable development policies, are on the move to be the active principle. We then consider them not only as a common good to be preserved for future generations, but also as one of the only ones able today to accompany a cultural change of this nature. -Heritage has a dual cultural and economic quality that would make it a catalyst for collective process, which is indispensable for sustainable development. It can be this "lowest common denominator" between sectors, disciplines and logics that are difficult to rub shoulders with. A common good shared by different uses or valuations: economic, symbolic, ecological, historical, social, etc. -This new ambition for both the elect and the heritage curators is perceived as a risk-taking first. And it is a real risk taking to move from an outlet so well identified public heritage policies to this new outlet where everything seems "to be built". But what are the risks of not taking that risk? Heritage is not a commodity. Today, conditions seem to come together to accompany a risk-taking. At the departmental level: A detailed study on the state of the department's assets has just been delivered by the Regional heritage Agency; Its text is available in Appendix 2. B-The most symbolic value based on shared management in another CDC report, presented in November 2006: "Departmental heritage: Common good and economic exchange", the CDC was already advocating immediate applications in this direction. It was published and disseminated in the field of heritage professionals by their association: the AGCCPF. The book is available in library libraries and at the CDC under the title "Shared valuation of heritage". Rapid state of play in 2008: At the general level: cultural and natural heritages are already at work in the new processes of value creation. They become the most important competitive values to stand out in an increasingly global and virtual economy. Heritage has also become an economic lever for state debt. The new Intangible Heritage Agency of the state the FIPA and the recent exceptional valorisation of the "Louvre" brand are there to testify. This increased recovery, certainly risky, is also the opportunity for the world of culture to take language with the economic world, often perceived as antagonist. The local authorities, the TPE, the SMEs, the associations, in short what makes the local economy, has as much need of the heritage to be anchored locally and to find a room for economic manoeuvre conducive to sustainable development. (role of smaller common denominator). Public policy frameworks are also structured at national level: the state, as part of the modernization of public services, has built a battery of more than a thousand performance indicators. They concern all public policies culture, health, economics, etc. and are apprehended from the point of view of the citizen, the user and the taxpayer. Communities are increasingly inspired at the local level. So many benchmarks to follow the risk taking, compare its performance, draw on the balance sheets and know whether it remains compatible with national policies, or even European. This possibility is offered by the Organic law relating to the financial laws of 2001, the LOLF. (See our annexes). Legislation that is increasingly binding on the cultural heritage and its environment, translating in fact the shift from an essentially cultural approach of heritage sites to an approach taking into account the environment of the site and its management Decentralised. At the departmental level: civil society supports the ratification process of the Council of Europe's Faro convention, both at the Professional level by the association AGCCPF PACA and more general by CDC 13 (report 2006). Public policy framework indicators are structured at the local level through the work of the regional heritage agency: Mr Parodi, president of the H.C. will make its contribution at the end of June in the No. 5 of the agency's notebooks. 179 942 ha are under patrimonial jurisdiction at the departmental level: 40 Registered sites (104 680 ha), 68 sites classified (26,200 ha), their approaches (48 120 ha) and 12 ZPPAUP (942 ha) – Source SDAP. 5 agreements for the transfer of monuments belonging to the State to communes pursuant to Article 97 of the Law of 13 August 2004 were signed, i.e. 10% of the national (41) – Source Senate October 2008. 10 years of experimentation in field application of the Council of Europe's recommendations within the framework of the European Integrated Heritage mission have enabled the emergence of 5 active heritage communities and the structuring of a methodology that Already schooled at European level (even annex 40xVenezia). C-The right to heritage an update of dogmatic invisible springs. Rapid state of play in 2008: At the general level: the absence or weakness of the existing repositories concerning the cooperation of the Conservatives with the private sector weakens the construction of conventions to regulate the relations of forces or even possible Conflicts of interest between public and private. The right to cultural heritage emerges at European level. It makes it possible to envisage more serenely a regulatory framework adapted to the cooperation of the Conservatives with the private: associations, companies, individuals, etc. By proposing to pass each of the status of "beneficiary" of heritage to that of "entitled", it proposes a new regulatory framework. Private partners are recognized as partners, not just potential customers, suppliers or benefactors. The heritage is public and remains public. Co-operative status is increasingly becoming a framework for private public cooperation. In a previous report of the departmental Consultation Council in 2006, we called on the Department to continue its support to the cooperative movement and in particular to the development of public-private cooperation, particularly within CICS. Since then, our region has been the first place for the number of cooperative corporations of collective interest (CICS). CICS associate multiple actors around a single project that focuses on its outcome rather than short-term profit-seeking. CICS ' business lines are human services, the environment, culture, local development (source our region N ° 199). At the departmental level: heritage institutions and their elected officials are beginning to be sensitized to the principles of sustainability integrating heritage communities. The necessary methodological revolution is underway to share the former public monopoly and to make it a public service of scientific accompaniment. The Association of curators of the public collections of France offers on its website under the heading "Topical question" concrete examples in progress: www.ateliermuseal.net. The practice of free software already widely used in the citizen networks of the Department promotes this new shared value. See appendix 3 for J.C. Spoiler's text on the principles of free. 2 – First conclusions for a proposal for an opinion the difficulty is to move forward on all three fronts in a collaborative way: public/private shared management, monitoring framework (indicators), (re) updating of the common law. One cannot do without the other. Cooperation without clear objectives is often limited to a display strategy. And the pursuit of common objectives without a regulatory framework lasts only the time of the founders, or less. If the relationship to the client or beneficiary is sufficiently marked, that of public/private cooperation requires more. The recognition of the participatory approach as one of the fundamentals of sustainable development strategies, including that of the state, and the new Faro convention are two points of support for tackling the task. A-collaborative work proposals within the CDC, the emergence of social value since the presentation of the framework, we have sought some heritage practices of sustainable Cooperation in the Department and in each case the angle Analysis focused on the relationship between public professionals and private contractors (SES) such as a SA (limited company), an association or an individual company. The realization of portraits of heritage cooperation is being published by the network of curators of the region (AGCCPF). This consisted initially of going to see on the sites, to meet these people, to collect their testimony and the data available. Then, from this material, a diagnosis was made from three angles:-The first on economic valuation or otherwise said the interest for the entrepreneur,-the second on the efficiency and effectiveness of this cooperation for the heritage,-and The last one on the modalities of contracting which it was possible to pose between the company and the public heritage institution. In what measures does a cooperative approach between a conservative and a company perform well? Is it compatible with the performance targets set by the state through the LOLF? Does it strengthen the company? Does it help to strengthen a sustainable development approach for the company? The three examples chosen by the AGCCPF PACA attest to the effective existence of cooperation between conservatives and enterprises favourable to sustainable development. They voluntarily illustrate the three traditional axes of sustainable development: the environment, the social and the economy. As they illustrate the diversity of possible entrances: a national museum, a departmental museum and a communal mission – an association, an independent and a public limited company – a work of art, a heritage object and a historical monument. The conclusions of the diagnostics are encouraging: cooperation is interesting for both parties. Each of these cooperation is efficient – or thrifty – for the museum and the company. They are an effective way to accompany the realization of the museum's missions – improving the accessibility of heritage, intervention in rural areas or in sensitive urban areas. They are even effective in terms of the targets set by the LOLF to museums for 2010. Finally, they strengthen the economic actors in their choice to be enrolled in sustainable development. Cooperation is done with a large part of civil society – associations, companies, collectives, residents. The fragility of these cooperations is structural: these are sustainable development initiatives that are not sustainable. Cooperation is based more on trust than on contractual regulation of reports. In this context, it can be difficult to pass a course of development, to go beyond the founders or simply to transfer these experiences except to find an identical context. A first conclusion to these portraits is perhaps the identification of this site which seems to be a priority for these innovations, these experiments and these investigations to emerge a framework of common law. B – Experience elsewhere in EUROPE: to make the concept of heritage community understood we have shifted to a port city and Delta: Venice. We have retained a heritage and sustainable citizen experience that of the 40XVenezia. The 40xVenezia (Quarantine for Venice) is a proposal movement that seeks to make available to Venice its own plural experiences of citizens 40xVenezia has found a formidable tool of expression through its social network (or NING) , an online discussion instrument to which it is sufficient to register by giving its name, a photograph and a profile course to be immediately projected in an immense telematic agora (more than 1500 users to date) in which it is possible to Know the movement and participate in its activities (www.40xVenezia.it). Currently the 40xVenezia movement is committed to promoting knowledge of the Council of Europe's cultural Convention initialled in Faro in October 2005 (in the process of ratification). He made a translation in Italian language to promote a citizen awareness of the significance of the cultural heritage. . A working group has been set up to support this right on the ground. For this reason the 40xVenezia retain that the Faro Convention, which stresses the importance of the "right to cultural heritage", can offer a fundamental support to better interpret, use, preserve and revive the meaning of the cultural dimension of Venice, concerning just as much the relationship with its own citizens-the "heritage community"-that more broadly the one with the world that comes into contact with this community. On the example of the methodology of the heritage ballads created in Marseille, one of the first cities in Europe to have committed itself to make known to its own citizens the Convention, two Venetian heritage ballads were carried out in 2008. See: www.40xvenezia.it C-we propose on the basis of these concrete examples five co-operative opinions arising from these field APPLICATIONS, to be discussed in committee A-The first opinion aims to make more explicit the interest of the entrepreneur who cooperates in Valuing its heritage resource and the one designated as a common good. We see in the examples that he is neither a customer, nor a supplier, nor a patron of the patrimony but the partner of a joint project. How does he find his account? How does this cooperation strengthen its position? We could advocate an extension of the frameworks of indicators by taking into account the existence of private interests (associations, companies, individuals) in the management of the heritage that they remain to name and evaluate. The Regional heritage Agency, the Ministry of Finance via the FIPA or the promotion of PPPs (private public partnerships) could be asked to do so. It would be a measure of civil society's interest in contributing to shared management of heritage. (B) The second opinion is intended to measure cooperation from the point of view of public heritage policies. That is, the ability to achieve the objectives corresponding to the missions of general interest inherent in the cooperation project. In order to be able to compare the efficiency of the cooperative process with other experiences and the target set by the state for the years to come, the indicators are first recovered within the LOLF and integrated into departmental departments. (C) The third opinion concerns the effectiveness of cooperation. It is a question of looking at the means deployed and the results set. Or said more simply to evaluate the value for money. Always with the prospect of being able to compare the effectiveness of the cooperative process at European and national level, LOLF is reused as well as existing territorial measures such as ZPPAUP. How do these cooperation contribute to maintaining a high level of public service in a framework of control of public expenditure? (D) This fourth opinion concerns the involvement of members of civil society (companies, associations, individuals, etc.), on issues relating to heritage and their levels of contracted. This opinion of democratic governance requires a radical change in the categories of knowledge. Heritage leaves the context of education for sustainable development. This implies a large reform of the administrative machinery that falls well since the public debate on the modernisation of the public service was officially launched on 1 October 2007. The CDC could thus participate in the elaboration of their white paper (see annexed article). It requires a patrimonial right (framework for action and regulation) and therefore the application of the text of the Council of Europe's Faro convention on Bouches-du-Rhône by a symbolic signature until the state does so. In this same movement, the department can announce the start of an experimental Agenda 21 on the heritage of the department. This would be the beginning of the process and the recognition of potential partners so motivated. E-Propose the experimental implementation of article 11 of the Faro Convention at the departmental level; "Article 11: Organisation of public responsibilities in the field of cultural heritage". In the management of cultural heritage, the Parties undertake: to promote an integrated and well-informed approach to government action in all sectors and at all levels; To develop legal, financial and professional frameworks that allow for combined action by public authorities, experts, owners, investors, businesses, non-governmental organizations and society Civil To develop innovative practices for the cooperation of public authorities with other stakeholders; D. To respect and encourage voluntary initiatives complementary to the Government's mission; E. To encourage non-governmental organizations concerned with heritage conservation to intervene in the public interest.

Récit du Séjour Côté Nord d’Hôtel du Nord

Avant de partir :

Cela fait déjà deux ans que j’ai lu ces mots :

« Disons, pour être plus précis, que certaines villes supportent d’être parcourues suivant un chemin balisé, qu’il y a des quartiers à voir, ce qui signifie que, pour d’autres, ce n’est pas la peine. Au fond, l’itinéraire est l’aveu qu’il y a du déchet. Alors, soyons objectifs; si quelqu’un vous demande que voir à Marseille, la réponse à apporter est simple: tout. »

Par Patrick Cauvin, publié le 01/11/2004, l’Express

Séjour chez les hôtes

Tout d’abord, à noter que je suis un « habitué » des séjours en chambre d’hôte. Dans des contrées plus au nord (Savoie, Alpes de Haute Provence etc.) depuis la fin des années 90. J’ai de plus en plus apprécié ce mode de séjour. Presque toutes mes expériences furent positives. Quelquefois même, s’installait une sorte d’« amitié »/connaissance autour de discussions avec mes hôtes, de la politique, de la situation des populations « étrangères », des rapports entre ces gens qui se sont installés là dans la campagne et les « indigènes »…

Donc tout cela pour dire que je savais que ce genre de séjour peut être, pour moi, une chose « intéressante », car je cherche le contact avec les hôtes.

Dès ma « découverte de Marseille » en 2007 (en fait là, ce fut seulement un séjour de deux nuits et un jour…ça a suffi pour allumer le feu), j’ai cherché une « chambre d’hôte » – on pouvait en trouver, mais il fallait réserver des mois en avance. Depuis j’ai fait plusieurs voyages à Marseille et à chaque fois, je regardais s’il y avait quelque chose de nouveau. Et, enfin, enfin, je découvrais « Hôtel du Nord » – qui était déjà dans mon « radar », je crois, il y a deux ans !

D’après les infos d’internet, j’avais l’impression, bien que ce soit ciblé sur 2013, qu’ils étaient en train de s’organiser. Mais dès le début, ce qui m’intéressait – et je voulais en savoir plus -c’était l’idée de donner aux visiteurs, en plus d’une chambre, un« insight ». Je n’avais pas encore bien compris ce que c’était vraiment et ce fut seulement durant mon séjour que j’ai vu ce que c’était. A vrai dire, une drôle de curiosité me poussait. J’allais ainsi de temps en temps visiter le site et je fus heureux quand je lus l’annonce du « séjour Côté nord ». C’est comme ça que je suis arrivé là.

Mais revenons aux hôtes et à leurs rôles. L’intégration à la vie des hôtes a été plus intensive que celle que j’ai connue ailleurs ; je m’y attendais un peu, vu le programme.

Les repas qu’on prenait ensemble m’ont donné la possibilité d’avoir un « plus » par rapport au « programme officiel. À part le petit déjeuner prévu par le programme, ils m’invitaient à prendre l’apero et en plus à partager leur copieux dîner sur la terrasse perchant sur la rade. C’était l’heure de parler sur les aspects plus locaux, en l’occurrence, de Mourepiane, de sa situation, de l’histoire du dernier siècle, de l’industrie (pétrolière par exemple), de la conversion de la zone de port en zone d’activité, enfermée derrière les grillages, ce qui empêche donc l’accès à la mer.

Je reviendrai, aussi, sur ce que j’appellerai l’ « ancrage » chez les hôtes, après avoir discuté de quelques thèmes et problèmes qui ont été particulièrement présents pour moi dans le séjour –j’ai appris beaucoup de choses, j’étais impressionné, parfois irrité, j’ai beaucoup réfléchi, etc. etc.

Libre accès

(C) des photos: Dr.Jochen Eckert, Wiesbaden

« Libre accès» est un thème qui est apparu, sous différents aspects, aussi bien du côté hôtes que du côté programme organisé/ballades. Mon arrivée chez mes hôtes coïncida avec l’heure de l’apéro que l’on a pris sur la terrasse (comme je m’y attendais!) et le « problème » s’imposa là, en pleine face, devant mes yeux : le port ou ce qui est devenu le port, une zone industrielle, derrière des grillages ; là j’ai compris ce que voulaient dire certains intitulés du programme qui parlaient d’autorisation d’accès au port. Grâce aux descriptions très vives de Max, mon hôte, je pouvais m’imaginer la situation d’avant l’agrandissement du port dans les années 50. Pour une première heure, c’était déjà une entrée dans la question, sans la comprendre totalement bien sûr, mais il y aurait d’autres jours et d’autres occasions « ballade sur mer » par exemple pour en discuter et en savoir plus.

Ce thème fut aussi très présent durant la ballade « Plan d’Aou », à l‘œil nu (voir photo) ou dans les récits (« le mur ») et même dans l’action, en traversant plusieurs de ces barrières pendant la marche…

Pour moi, c’est vraiment curieux de pouvoir intégrer un thème/motif dans ses différents aspects, visibilité, action et récit/témoignage. J’ai l’impression que cela donne aux questions une très grande intensité, car ce n’est pas seulement « la raison pure » qui est impliquée, mais aussi le côté émotionnel.

Urbanisme

(C) des photos: Dr.Jochen Eckert, Wiesbaden

Ce que j’appellerai un« urbanisme cru » s’est imposé à moi, à mes yeux, sous divers aspects et à différents moments, dans les ballades organisées, à la soirée à la Cité des Arts de la Rue… : tout ce « bric à brac » de sites de production, actuels et anciens, de friches (le fameux « terril » près des Aygalades), de terrains de stockage de containeurs, de centre commercial comme le « grand littoral », avec en-dessous un autre désert de friche, des étangs vides à côté…

(C) des photos: Dr.Jochen Eckert, Wiesbaden

En fait, c’est surtout lors de la seconde partie de la ballade « plan d’Aou », que cela s’est imposé – après bien des impressions que j’avais déjà eues à St. André et aux Aygalades – comme des bizarreries que je n’aurais jamais imaginées dans mes cauchemars.

L’impression était la suivante : j’ai besoin d’un terrain pour le stockage de containeurs, un centre commercial, une usine, une autoroute ? Je prends les pentes des anciennes carrières d’argile. Et c’est ainsi qu’on instaure la séparation entre les habitations « d’en haut » et celles des anciens villages. Ce qui donne naissance à une zone cauchemaresque, tarkovskienne…pas de lien, difficile de se comprendre (différent de Stuttgart, de Lyon), des mondes à différents niveaux : mer, colline, au milieu ( pentes où il y a le plus grand bric à brac)

« Le social »

(C) des photos: Dr.Jochen Eckert, Wiesbaden

J’ai toujours essayé de mettre ce que je découvrais dans les ballades (St. André et Plan d’Aou), en relation avec la situation en Allemagne que je connais un peu.

J’avais l’impression d’une très grande séparation entre les immigrants du Maghreb et « les autres »). En centre ville, « le voile » est très, très peu présent pour mes yeux allemands – sauf dans les quartiers arabes où il y a aussi une séparation …Le mot ségrégation m’est venu à la tête.

Revenons au séjour lui-même : c’est bien la ballade « Plan d’Aou » qui m’a fait voir cette réalité, c’est devenu très concret grâce aux récits sur la démolition des habitations, leur remplacement, l’édification de murs (en Allemagne, on n’aime pas du tout les murs et les barbelés, trop d’images très tristes du dernier siècle dans la tête), les portes, les fenêtres cassées volontairement par quelques « mercenaires » de la spéculation. Grâce aussi aux discussions que tout cela suscitait. Je m’en souviens d’une en particulier entre un participant de la ballade et la guide qui mettait en évidence la difficulté de se comprendre et de comprendre certaines choses, les portes fermées, les hurlements le soir…Et puis, en plus de tout cela, grâce à un très beau cadeau que l’on a reçu sur cette ballade : des plans guides, fabriqués par des enfants de l’école, qui proposent un parcours et des actions : ce qu’il y a à voir, à faire, ce que c‘est pour un enfant de passer ses jours sur cette plaine perchée.

Et bien sûr à presque tous les pas, il y a le soleil et la mer…très précieux, j’apprécie beaucoup ! 
Intégration des Réalités

Pour résumer, pour décrire un peu ce qui s’est produit dans « ma tête » pendant le séjour et les semaines après et qui est bien sûr encore en processus, j’utiliserais l’expression d’ « intégration des réalités ». Comment intégrer ces réalités dispersées, contrastées, côte à côte que l’on a vues, vécues en une identité qui serait celle des quartiers nord ?

(C) des photos: Dr.Jochen Eckert, Wiesbaden

On pourrait faire comme une stratigraphie de ces diverses réalités spatiales (horizontal, vertical) et temporelles.

De plus, cette pluralité de réalités s’adresse autant à l’intellect qu’aux émotions. Par exemple, au cours de la ballade des Aygalades, sur le terril particulièrement, j’avais l’impression d’être dans un film de Tarkovski (Soleris, Stalker), avec à la fois une idée et un sentiment d’isolement, d’étrangeté et de déstructuration. Je n’avais jamais vécu ça de cette manière

En fait, ce processus d’intégration pourrait à voir avec un processus de « Aufklärung ».

Les hôtes comme ancrage

Après le récit de toutes ces expériences qui me sont chères, je voudrais revenir aux hôtes et à leur rôle dans ce processus. Si j’y réfléchis, ils assurent comme un ancrage des choses vécues lors du programme officiel. Je pouvais ainsi raconter, discuter, montrer des photos le soir ; on proposait ensemble des titres pour les photos, « la savanne », la »mer en prison », qui exprimaient les opinions et les attitudes de chacun– et bien sûr, celles de mes hôtes n’étaient pas toujours les miennes.

On a vu, visité des choses qu’ils ne connaissaient pas ou pas bien. Mon récit, notre discussion nous donnaient une autre perspective, modifiaient nos opinions respectives. C’est bien aussi d’inverser le sens des flux d’informations et opinions des visiteurs aux hôtes.

The future ?

Je ne sais pas encore. Le processus est en train d’évoluer. Je raconte, je montre mes photos. Les réactions sont bien intéressantes. J’en ai montré certaines de la « désindustrialisation », de paysages « vides » à un ami de l’Allemagne de l’Est : la réaction était attendue, mais tout de même intéressante.

J’ai un peu l’impression que c’était « le » début. Quel début ? Est-ce qu’il y a une « transformation » ? On va voir.

Ce texte s’inscrit dans le cadre du travail de Michèle Jolé professeur en sociologie urbaine et plus particulièrement sa publication de janvier 2012 : Hôtel du (des quartiers) Nord ? La construction singulière d’un bien commun urbain in Metropolitiques.

(C) des photos: Dr.Jochen Eckert, Wiesbaden

Séjour du 15 au 18 Sept. 2011 (+ 2 jours en privé chez les hôtes)

Dr. Jochen Eckert

 

Christiane Martinez: The sea and the mothers

Who says that in our city there is no sea? We don't have the sea but we have ideas.  Like every year, when the beautiful days arrive, the children of the city contribute, buy an inflatable swimming pool and install it near the hydrant, right in front of their primary school. And there, a huge stream of water gushes out and fills the pool. And the faces, like the bigger ones, give it to heart joy.  The moms are rave to see their kids have fun until they feel like it. Some of them even dare to dip their feet. The little ones bring their toys and float them on the water. Others suck ice from the water. And moms are glad to see them fall asleep soon enough. "The sea on the north side" by Christiane Martinez, guest house of the North written by Christiane Martinez:

  • Christiane Martinez: The sea and the mothers

Christiane Martinez : La mer et les mères

Qui dit que dans notre cité, il n’y a pas la mer ?
Chez nous, on n’a pas la mer mais on a des idées. 
Comme toutes les années, quand arrivent les beaux jours, les gamins de la cité se cotisent, rachètent une piscine gonflable et l’installent près de la bouche à incendie, juste en face de leur école primaire.
Et là, un énorme jet d’eau jaillit et remplit la piscine. Et les minots, comme les plus grands s’en donnent à cœur joie. 
Les mamans s’extasient de voir leurs gamins s’éclater jusqu’à les envier. Certaines d’entre elles osent même tremper leurs pieds. Les touts petits apportent leurs jouets et les font flotter sur l’eau. D’autres sucent des glaces à l’eau.
Et les mamans se félicitent de les voir tomber de sommeil assez tôt.

« La mer côté nord » vue par  Christiane Martinez, Hôte Hôtel du Nord

Ecrit par Christiane Martinez :

  • Christiane Martinez : La mer et les mères