Archives de catégorie : La coopérative

RÉCIT COMM-UN : une balade dans le sens de la pente à la recherche de nos communs

A l’occasion de l’Assemblée des communs qui s’est tenue à Marseille du 12 au 14 novembre, Hôtel du Nord et le Bureau des guides ont proposé une grande balade-atelier pour relier plusieurs initiatives, toutes actuellement en grande fragilité, propices aussi à questionner cette notion qui parle de nos rapports à la propriété, de la place qu’on donne au vivant, de quand et comment on tente de se mettre en commun pour un espace, un bien, une pratique. 

En voici un petit récit, plutôt poétique que politique, quoique…

Comme Un matin sur un quai de la Lave, en pied de collines de la Nerthe.

Lumière froide des histoires brûlantes de l’ancien Parc à Bloc, des usines à ciment et à chimies, des projets échoués et des envies de continuer à vivre ici.
#Espace commun/Espace public?

Comme Un tiers village noyé dans les tiers lieux.

Quête des vocabulaires pour tenter de nommer ce qui se fait, se vit, se régule, s’agence, s’ajuste, s’invente à l’ombre du Grand Port.

Epuisement du langage, tangage, sillage…
#Permaculture des usages #A qui la mer #Habiter les Containers

Comme Une fleur plantée sur une pelle.

Un jardin sauvé une saison, une maison sans mur qui pousse au jour le jour, et au loin la colline qui peine à contenir nos containers errants.

Au milieu des voiries bruyantes, les voix in-finies de Wardia, de Danièle, d’Hamid, de Philippe, de Mlouka, des voisins.
#Soin du vivant #Voisinages joyeux et créatifs 

Comme Un ancien parc bastidaire.

Comme Une autoroute sur notre tête.

Marcher à la rencontre de ce qui vient, de ceux.elles qui sont là.
#Partager les récits #Penser avec ses pieds

Comme Une fissure qui raconte.

Un centre commercial aux pieds d’argile, une aventure qui tient le terrain, une recherche qui explore avec des pinceaux et des baguettes magiques.
#Recherche action#L’Art qui active#Auto-organisations

Comme Un coucher de soleil sur une terre.

Ecouter les enfants qui chantent à la lune quand entre chiens et loups les contenairs deviennent des jeux, les propriétaires des partenaires, les politiques des formes floues et Marseille commun mirage.
#Communs fonciers#Usages et droits d’usages

« Rue des Musées / Musée de la Rue » – « Prendre place, acte I »

Comment faire entrer dans l’histoire officielle de la ville de #Marseille les mémoires et les paroles des habitant.e.s précarisé.e.s et victimes de la violence institutionnelle?

Le droit au patrimoine culturel est inhérent au droit de participer à la vie culturelle, tel que défini dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. Toute personne, seule ou en commun, a le droit de bénéficier du patrimoine culturel et de contribuer à son enrichissement. La conservation du patrimoine culturel et son utilisation durable ont comme but le développement humain et la qualité de la vie (Convention de Faro, articles 1 et 4)

Ce vendredi 5 novembre 2021, après l’hommage aux victimes des effondrements du 5 novembre 2018, une déambulation partira de la rue d’Aubagne et se rendra au Musée d’Histoire de Marseille pour l’inauguration du projet PRENDRE PLACE. Cette collaboration entre l’association Noailles Debout! et du Musée d’Histoire de Marseille, accompagnés par Hôtel du Nord, fait entrer dans l’histoire officielle de la ville de Marseille les mémoires et les paroles des habitant.e.s précarisé.e.s et victimes de la violence institutionnelle.

L’invitation à prendre place

Après l’hommage qui se tiendra rue d’Aubagne au matin du vendredi 5 novembre, nous vous invitons à former un cortège qui partira dignement à 10h30 de la Place du 5 novembre jusqu’au Musée d’Histoire, à 700 mètres de marche. Nous porterons le quartier au-dessus de nos têtes, (une grande maquette d’étudiants architectes réparée par des jeunes et enfants du quartier, voir photos dans la discussion).

De 11h à 12h, nous partagerons un verre et l’expression de notre détermination collective à écrire cette histoire ensemble.

Venez nombreux.ses !

Lancement du premier acte d’une manifestation au long cours : « Rue des Musées / Musée de la Rue » – « Prendre place, acte I« . Entrée libre en séquence 13, 2 rue Henri Barbuse, du 05 novembre 2021 au 31 décembre 2022

Prendre place

PRENDRE PLACE est un projet collectif d’écriture singulière de l’histoire du quartier de Noailles. Il démarre le 5 novembre novembre 2021, trois ans après l’effondrement du 63 et du 65 rue d’Aubagne. Les habitant.es du quartier organisent leurs archives, écrivent leurs mémoires et transforment leur avenir à travers un processus de patrimonialisation réalisé hors et dans les murs du Musée d’Histoire, dans une co-production originale entre habitants, conservateurs, associations, artistes et chercheurs.

LANCEMENT PRENDRE PLACE, ACTE I À PARTIR DU 5 NOVEMBRE 2021

Le 5 novembre 2018, les immeubles 63 et 65 de la rue d’Aubagne dans le quartier de Noailles s’effondrent, emportant des vies et des mémoires. Dans le fracas et le désordre qui suivent cet épisode dramatique et singulier de la vie d’une ville, des habitant.es veillent, s’entraident, se réconfortent. Ils se questionnent et organisent aussi pour « prendre place » dans ce grand vide laissé par les effondrements, en commençant par se rappeler que cet événement brutal s’inscrit dans l’histoire de ce quartier populaire, ancien, hôte d’une diversité culturelle et témoin d’une certaine gestion urbaine.

C’est l’histoire d’une place à prendre dans la ville.

C’est une proposition participative et évolutive basée sur la réparation et la valorisation de la mémoire.

C’est un processus qui vise à inscrire cette place dans l’Histoire collective.

Ce sont des habitant.es qui interpellent le Musée sur la nécessité de faire une place à leur histoire.

Un partenariat de l’association Noailles Debout ! et du Musée d’histoire de Marseille, accompagnés par la coopérative Hôtel du Nord.

Installation à Séquence 13.

LA BALADE HARMONIQUE [LE FILM]

https://player.vimeo.com/video/614322635?h=d62b7eb99d

La BALADE HARMONIQUE est une grande marche qui a eu lieu le 2 mai 2021, à l’orée du 3ème déconfinement.Réunissant des voisins, des habitant.esimpliqué.es dans leur quartier et dans cette étrange période, tout s’est inventé dans un mouvement sans cesse entravé et pourtant toujours renouvelé.


Le bicentenaire de la société musicale l’Harmonie de l’Estaque fut le point de départ de cette aventure.La pratique partagée de la musique a tissé pas à pas les histoires du passé et du présent.
Deux ans pour imaginer ensemble une balade, vivre un grand élan collectif et finalement trouver Miramar, un terrain sauvé in extremis de l’abattage de ses arbres et sa transformation en zone de stockage portuaire…

Après cette vague d’Harmonie les habitants ont poursuivi leur mobilisation. Sous le cri rassembleur de Sauvons Miramar,  ils.elles se sont donné.es les mois d’été pour mener des enquêtes urbanistiques, botaniques, patrimoniales… mais pour aussi partager des chants, de la poésie, des conversations, du bricolage, autant de manières de prendre soin et d’inventer en commun le devenir les lieux.
Le potager d’Hamid, bêché à l’occasion d’un des grands pic-nics de printemps s’est vigoureusement déployé, les Chats libres sont devenus une association pour prendre soin et réguler la présence des chats, un jeu des Lois Défends ton terrain s’imagine à partir de l’expérience…
Début septembre le groupe a pu rédiger sa demande de modification auprès du Plan Local d’Urbanisme intercommunal pour que les parcelles de Miramar soient classées en zone naturelle protégée. 

Le fantôme de Jules Cantini pourra peut-être bientôt venir chanter avec le petit duc et sauter dans les arbres, mais ça sera une prochaine histoire…


avec Agnès, Henri, Willy, Jean, Dominique, Jean-Marie, Loïc, Chloé, Julie, M’louka, Christine, Antoine, les Daniel.e s, Jean-Pierre, Léa, Marie, Mathilde, Gérard, Nathan, Emilie, Aldo, Bernard, Jean-François, les habitant.es du pont, les habitant.es de la Monjarde et de Bizet, l’Harmonie de l’Estaque, la Fanfare des Familles et les habitants chanteurs de nos quartiers, le collectif Grand8, Afrimayé, Vacarme Orchestra, l’assemblée Foresta, l’association 3.2.1, les Baguettes magiques et les enfants de la Castellane, les écoles Rabelais-St Henri et Estaque-Gare, et la complicité de l’Alhambra. Une aventure très collective coordonnée par la coopérative HÔTEL DU NORD / le 1000 pattes, groupe ouvert de fabrication de balades. 
Réalisation Loic Larrouzé,  images additionnelles de Charlie Fox.

Respirer tue

la coopérative d’habitants Hôtel du Nord est associée à la pétition « A Marseille, respirer tue » et à la manifestation du 21.10.2021 qui se tiendra à l’entrée de l’Estaque au rond point des pompiers, 

A Marseille, respirer tue 2500 personnes par an, 7 personnes par jour.

L’activité maritime et croisiériste en est en grande partie responsable … alors que des solutions existent : en finir avec le fuel très polluant par le remplacement par du Gaz Naturel Liquide (GNL) et surtout mettre en place le branchement électrique à quai.

Ces deux moyens sont actés par le port mais à des échéances trop lointaines : électrification en 2022 pour les quais à La Joliette (c’est-à-dire pour Euromed 2) après 2026 pour la forme 10 (les quartiers Nord peuvent bien attendre).

A cette pollution aérienne s’ajoute la pollution sonore créée par les moteurs qui tournent et la pollution de la rade de Marseille avec tous les effluents liquides du port qui s’écoulent directement à la mer sans dispositif ni de traitement ni de rétention.

Pour accélérer vers une activité portuaire propre, pour électrifier en priorité la forme 10 et le quai Léon Gourret (les croisiéristes), à l’initiative du collectif Respire tue et à l’appel des associations signataires, signez la pétition et venez au rassemblement jeudi 21 octobre sur l’esplanade devant Servaux  face à la Forme 10:

A partir du rapport d’AtmoSud (l’organisme chargé de la surveillance de la pollution aérienne) sur la situation factuelle de la pollution dans nos quartiers, un capitaine au long cours et le médecin président de l’association santé environnement France (ASEM), cardiologue spécialiste de ces questions, expliqueront les enjeux du problème. Des réseaux de capteurs citoyens seront également présentés.

La fédération des CIQ du 16ème et les associations du 16ème : Cap au Nord, Association Estaque Environnement, Thalasanté, Hôtel du Nord et FNE 13.

LES CHEMINS BUISSONNIERS DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE

Depuis les premières marches collectives avec Christine Breton les Journées Européennes du Patrimoine sont restées un moment symbolique fort pour affirmer et partager une approche vivante du patrimoine, qui relie, tisse les histoires, nous invitant à mieux habiter en renforçant nos voisinages et notre sens des lieux.

Cette année, à l’occasion des JEP 2021, les multiples communautés de la coopérative Hôtel du Nord propose quatre rendez-vous. Ce riche programme est à l’image des multiples rencontres, des projets foisonnants et parfois surprenants issus des nouveaux chantiers d’explorations ainsi que de la poursuite d’anciens. Au programme : balades, pique-niques, expositions, ateliers, interventions artistiques, rencontres avec les voisins (humains mais aussi à feuilles, à plumes, à poils…).

Samedi 18 septembre, St Louis-Les Aygalades/ 14h-17h

JARDINONS AUX CHEMINOTS!

Une balade mélangeant histoires jardinières et patrimoniales pour aller à la découverte de ces incroyables jardins partagés du côté de l’ancienne gare de Saint Louis-Les Aygalades.

Samedi 18 et dimanche 19 septembre, St Henri/L’Estaque toute la journée

LES HISTOIRES VRAIES DE MIRAMAR

Balades, expo, ateliers, interventions artistiques, rencontres de voisinage autour d’un site à préserver

Pendant longtemps peu d’habitants de Saint Henri et de L’Estaque savaient où était ou ce qu’était Miramar. Des riverains proches prenaient soin de longue date de ce petit poumon vert, sans pour autant le nommer. Et puis un jour d’avril 2021, en plein confinement, ce reliquat de terrain de campagne faillit devenir une extension des usages de logistique portuaire déjà présents dans le quartier, sous forme de stockage de containers…

Les Journées Européennes du Patrimoine sont l’occasion de restituer ces quelques mois de mobilisation, d’enquêtes et de rencontres.

Samedi 18 septembre [10h-18h]

Balade suivi d’un pic-nic partagés, puis d’un après-midi dans tous les sens…

Balade Miramar côté Saint Henri / 10h

Une balade pour appréhender Miramar à partir du village tuilier de St Henri et le développement urbanistique de ses pourtours à flanc de colline.

Pic-nic partagé / 12h30

Tous à Miramar / à partir de 14h

Visites du site, promenades botaniques, interventions artistiques, chants partagés, ateliers…

Dimanche 19 septembre [10h-18h]

Balade Miramar côté L’Estaque / 10h

Une balade qui relie les histoires tuilières , industrielles mais aussi musicales et artistiques de ce côté de l’Estaque pour imaginer Miramar comme un lieu de mise en commun, de rencontres, de poésie et de solidarités.

Pic-nic partagé / 12h30

Tous à Miramar / à partir de 14h

Visites du site, promenades botaniques, interventions artistiques, chants partagés, ateliers…

Dimanche 19 septembre, Borels-Savine, 9h-13h

LES FOURS À CHAUX DES DEUX VALLONS

A l’occasion de la rénovation urbaine en cours, les travaux ont mis à jour au fond du vallon un bel ensemble de fours à chaux, témoins du passé industriel de ces quartiers en bordure du massif de l’étoile. Nous partagerons à la fois l’enquête des habitants et le regard de l’archéologue sur ces vestiges important à une transmission vivante de l’histoire locale.

La Balade Harmonique : récit du 2 mai 2021

Après bien des turbulences, la date du 2 mai 2021 finit par arriver et la Balade Harmonique, tant de fois annulée, remaniée, transformée, eu lieu !

Dominique Poulain, la photographe officielle de la coopérative, en a fait une photonovella à même de raconter cette épopée

Tout commence par la photo du bicentenaire

Un siècle nous sépare…

Départ de l’Harmonie de l’Estaque

Arrivée sur le Pont de Bovis et discours du maire du pont

L’histoire du pont et des habitant.e.s des deux rives par Daniele et Agnès

Et puis on chante « Ederlezi » pour souhaiter la bienvenue à Lazlo, le bébé né l’année dernière à la toute fin du confinement

Expérimentations autour du mobilier urbain par Aldo

Pendant que Chloé et Antoine font le mur

On longe le chemin du Balicot et les containers stockés les uns sur les autres

Jean, M’louka et Christine racontent l’histoire de l’invention des containers comme moyen de transport international et efficace des marchandises ainsi que sur les transformations industrialo-portuaires qu’ils génèrent

Sous le pont, on chante en harmonie

Vers Saint-Henri

Notre groupe nombreux et musical ne manque pas d’attirer l’attention des voisin.es

Arrivée place Raphel

Plus d’une histoire à raconter à propos de cette place, et de la mystérieuse ressemblance entre l’Harmonie de la Sainte Cécile et le cinéma l’Alhambra

L’interprétation magistrale du poète Saint Pol Roux par Loïc

Puis la Fanfare des familles nous conduit jusqu’à l’Orphéon, le local où se sont retrouvées les toutes premières chorales ouvrières au début du XIXe

L’histoire des sociétés musicales nous est contée par Jean-Pierre Daniel et Gérard Leidet, questionnés par Danièle et Mathilde

Pendant ce temps, Willy et les choristes se préparent à entamer Indian Red

Par le chant interprété collectivement et sans interruption tout le temps de la montée vers la Montjarde, le groupe se transforme en orchestre..

L’arrivée à la Montjarde

Le Vacarme Orchestra donne le rythme et représente le centre ville, à travers les initiatives qui associent musique et cohésion du territoire

On souffle un peu dans le petit théâtre de Verdure.

Tchatchade avec Jean Marie, Bernard Jeunet et Michel Teule à propos de la Montjarde, bastide, usine et lieu d’habitat collectif

Grand8 en pleine impro libre sous les arbres

Miramar, c’est par ici !

Le Grand final : Bienvenue à Miramar

Les choristes entraîné.es par Willy entament des chants de carnaval

Des visiteurs venus de Foresta

Moment de lyrisme avec Marie

Puis on se déchaîne avec le tube du moment « Danser encore » de HK

Tout finit toujours par un pique nique

Derrière les arbres, le containers voisins, dont la prolifération menace le terrain de Miramar. Qu’importe, les habitant.es, les voisin.es, les ami.es sont là pour protéger ce poumon vert des quartiers nord

ARGILES

Nouveau folklore et culture industrielle au nord de Marseille

3 séries d’ateliers artistiques autour du patrimoine tuilier du bassin de Séon à Foresta

Et si on partait à en voyage ici?

Et si on inventait ensemble un pays imaginaire, le fabuleux pays des tuiles et de l’argile?

En l’explorant on pourrait écouter et raconter les multiples histoires de ceux et celles qui vivent et ont vécu là, on pourrait aussi écouter ce que nous disent les plantes, la terre et aussi les caddies et le béton . Peut-être même qu’on pourrait peu à peu inventer des fêtes, des chants, des traditions à ce drôle de pays à la fois si réel et accueillant à nos rêves?

Et si l’argile pouvait donner matière et formes à l’envie de tisser avec toutes ces voix une histoire collective?

Pendant tout l’été, une première série d’ateliers vous propose de partir à la recherche des histoires et des savoirs-faire liés au passé tuilier de Foresta et des quartiers environnants. C’est aussi vers les usages d’aujourd’hui que ce voyage nous conduira, pour peu à peu vivre une aventure collective et pourquoi pas imaginer un nouveau folklore pour se relier?

Photos Nathan Bonnaudet et Dominique Poulain

Renseignements et inscriptions aux ateliers (gratuits) : 06 09 87 98 75 ou 07 68 23 59 91

Le festin argileux
Atelier proposé par Nathan Bonnaudet (artiste designer)

Il y a quelques dizaines d’années, Foresta était une carrière d’argile dans lequel on récoltait la terre servant à fabriquer les tuiles de Marseille. Cet été une tuilerie d’un nouveau genre s’installe sur le parc, des outils traditionnels et un four à céramique primitif vous invitent à découvrir l’histoire industrielle locale. Le temps d’une semaine, venez fabriquer de la vaisselle inspirée des techniques de fabrication des tuiles et réaliser un festin célébrant le sol de Foresta.

du 26 au 30 juillet: 9h30-12h30 du lundi au jeudi, Vendredi 9h30-18h avec goûter de restitution en fin de journée. Visite des réserves du Mucem le mercredi 28 juillet.

Pour les Familles, enfants à partir de 9 ans et adultes


Rouge  Atelier proposé par Louise Nicollon (artiste plasticienne)


Au pied de Foresta, l’usine Monier. Dernière industrie tuilière marseillaise, elle appartient à un récit où le paysage, les femmes et les hommes ont fabriqué ensemble une histoire et une forme à la ville : l’un fournit la matière première, l’ argile, les autres apportent leurs savoir-faire, artisanaux puis industriels… Nous vous proposons d’enquêter ensemble sur cette histoire en recherchant et collectant avec et auprès des habitants les différentes voix et formes que prend cette histoire (souvenirs, savoir-faire, luttes, archives…).

du 19 au 28 juillet : 9h30-12h30 lundis et mardis matin, mercredi 9h30-18h

Familles, enfants à partir de 9 ans et adultes

Les bolides
Atelier proposé par Nathan Bonnaudet (artiste designer)


Foresta est depuis des années le terrain de jeu des motards de tout Marseille. Il n’est pas rare de croiser les passionnés entre les collines naturelles et les remblais entassés là. Mais depuis quelques mois, des chevaux se sont installés sur le site et se confrontent aux moto cross. Venez réaliser des costumes et drapeaux en textile et participer à une parade mettant en scène la rencontre de ces deux groupes.


Les mercredis de septembre

14h30-18h30

Adolescents (à partir de 13 ans)

Argiles est un projet évolutif qui aimerait relier les histoires, les quartiers et les initiatives autour d’un patrimoine à la fois multiple et commun. Il prendra de multiples formes (ateliers de pratiques artistiques, fêtes, balades, parades…) au fur et à mesure des idées, expériences et énergies partagées. Il est porté par la coopérative d’habitants Hôtel du Nord, avec les artistes impliqués, Foresta, Yes We Camp et ses partenaires, l’Harmonie de l’Estaque, l’Ecole de musique de Séon, l’association Voyons Voir et de multiples collectifs d’habitants actifs dans leur territoire.

Le projet Argiles est soutenu par Rouvrir le Monde, un dispositif de la DRAC PACA dans le cadre de l’été culturel 2021 du Ministère de la Culture et par le programme Culture et lien social du Ministère de la Culture et de la préfecture des Bouches du Rhône.

Mythologie : Une mythologie est un ensemble de mythes qui forment un système doté d’une certaine cohérence, sous-tendu par la logique propre au système de pensée développé par une communauté donnée, dans un endroit et à une époque donnés.

Folklore : Le folklore (de l’anglais folk, peuple et lore, savoir, connaissances, science) est l’ensemble des productions collectives émanant d’un peuple et se transmettant d’une génération à l’autre par voie orale et par imitation. Ces arts et traditions populaires comprennent la culture littéraire (contes, récits, chants, musiques et croyances), figurative (rites, costumes, danses, décors, représentations), et matérielle (habitation, outillage, techniques, instruments, etc.).

Assemblée : Espace de dialogue rapproché pour personnes impliquées, mais aussi s’assembler (mettre ensemble, unir).

LA FÊTE DU RUISSEAU

4/5/6 juin 2021

avec le collectif des Gammares

Trois jours pour prendre soin du fleuve côtier Caravelle/Aygalades

Les humains, depuis le début des temps, se sont rassemblés là où il y avait de l’eau douce. C’est là que se trouvent aujourd’hui nos villes. Quand dans la fraîcheur d’une ripisylve urbaine, vous prêtez l’oreille au roulement de l’eau et des cailloux qu’il transporte, quand, au détour d’une ruelle, vous saisit la vue d’une petite cascade, cela ne vous apaise-t-il pas ?

La ville a besoin que circule l’eau fraîche et limpide qui relie les collines et la mer, et plus son trajet est libre, plus profond est ce lien. 

Avec pour emblème la crevette bio-indicatrice nommée Gammarus Pulex, et en rêvant qu’à nouveau abondent les eaux depuis les roches calcaires, nous allons relier par la marche tous les ramassages de déchets de l’Opération Calanques Propres organisés dans le ruisseau Aygalades en aval, Caravelle en amont.

Relier l’amont à l’aval, se rassembler dans un même récit et une même déambulation à fleur du ruisseau, nous a permis de comprendre à quel point son histoire raconte les histoires de nos villes et leurs dépendances. Pour prendre soin de nos urbanités et des eaux qui les rendent vivantes, il nous faut nous assembler et échanger entre tous les habitant.e.s qui vivent dans le bassin versant de ce fleuve, depuis les vallées du massif de l’Etoile jusqu’à la calanque d’Arenc.

C’est pourquoi, nous voudrions vous inviter à notre fête du ruisseau, qui sera rythmée par l’action simple et fédératrice qu’est le ramassage de déchets sur ses rives. La fête se déroulera trois jours durant, les 4, 5 et 6 juin de l’année 2021. Le vendredi, des ramassages seront organisés vers l’aval, le samedi vers l’amont, et deux grandes marches, l’une depuis Arenc, et l’autre depuis Septèmes, conflueront en fin d’après-midi à la Cité des Arts de la rue en une assemblée de bassin versant. Une journée de fête et de débat s’y déroulera le dimanche.

Riverain.e.s du ruisseau, de proche ou de plus loin, viendrez-vous célébrer notre petit fleuve-côtier si important dans notre histoire et pour notre futur ?

Le programme complet

Les inscriptions

Le collectif des Gammares réunit des associations et acteurs actifs le long du ruisseau pour favoriser un meilleur partage des connaissances, relier les initiatives et les territoires du bassin versant, proposer des actions communes et prendre soin du fleuve côtier. Il réunit à ce jour le Bureau des guides du GR2013, l’ApCAR (Association pour la Cité des Arts de la Rue), la coopérative Hôtel du Nord, les CIQ riverains, les AAA (Association des Amis des Aygalades), l’association AESE (Action Environnement Septèmes et Environs), l’association Jardinot, l’école de jardinage du jardin des cheminots, les artistes-voisins, le collectif SAFI et espère bien grandir encore.

La balade des voeux 2021

Fin 2019 a été marquée par la rencontre avec Mohamed Fariji, l’artiste marocain qui sera notre principal complice, dés janvier 2020, dans le montage de l’exposition Faire semblant, Faire archive  au Tiers QG de Manifesta (https://manifesta13.org/tiers-programme/tiers-programme-invisible-archives ). Une exposition qui débute le 21 février et n’arrivera pas tout à fait à son terme, « premier confinement » oblige…

Cela ne nous a pas empêcher de nous plonger, « avant », (comme jamais  nous ne l’avions fait!) dans les archives de notre coopérative, de tenter diverses – magnifiques – dérives exploratoires dans l’idée de célébrer un jour, enfin, le bi-centenaire de l’Harmonie de l’Estaque,  de nous relier plus que jamais aux associations de nos quartiers et cités pour aider les uns et les autres comme nous le pouvions durant les périodes de confinement, d’imaginer de joyeuses balades de « déconfinement » en compagnie de nos voisins , et de multiplier amitiés et partenariats (avec, par exemple, La Déviation, ou encore Thalassanté) gambadant de la crête des collines  (celle de la Nerthe en particulier) vers la mer, suivant  Le sens de la pente en leur compagnie, chaque fois que nous en avions l’autorisation!…

En attendant notre programmations de balades 2021 (oui, oui!), nous vous avons concocté, comme les deux années précédentes, une balade … « de vœux pluriels et vivants, un petit récit en images pour partager l’année écoulée »…

Conception et photos Dominique Poulain, archives Hôtel du Nord

Les fours à chaux du Vallon des Tuves

La coopérative Hôtel du Nord a été créée il y a dix ans par des personnes issues de sept communautés patrimoniales des quartiers nord de Marseille. Ces communautés patrimoniales, au sens de la Convention de Faro, réunissent des personnes qui attachent de la valeur à des aspects spécifiques du patrimoine culturel qu’elles souhaitent, dans le cadre de l’action publique, maintenir et transmettre aux générations futures.

Hôtel du Nord a été depuis un outil coopératif pour de nombreuses communautés patrimoniales de la métropole marseillaise. C’est pourquoi aujourd’hui Hôtel du Nord soutient l’initiative du Comité d’Intérêt de Quartier (CIQ) des Trois Vallons concernant les fours à chaux du Vallon des Tuves. Ces fours sont un des témoignages du passé industriel de nos quartiers. Ensemble nous avons réussi à réunir des acteurs d’horizons très différents : M. Fourès de la fondation du patrimoine, Mme D’Ovidio, archéologue de la ville de Marseille, M. Delpalillo, conservateur restaurateur, Mme Van Bost, chercheur patrimoine industriel Région Sud, Kheira Miloud, maison du projet, M. Narcante, chargé d’opération de la Métropole, M. Olmos, chef de projet MRU de la Métropole, Mme Giraud de la DRAC, monuments historiques, Mme Baussan, service inventaire du patrimoine de la Région, M. Esposito de la SOLEAM, ainsi que 11 étudiants en architecture avec leurs enseignants du MAP-GAMSAU /ENSA Marseille.

L’archéologue a commenté les visites des fours à chaux, en exposant les documents d’archives regroupés, le contexte économique et local – nouvelle gare des Aygalades, canal – expliquant le fonctionnement théorique du four, son approvisionnement, les matières premières, le processus de fabrication de la chaux, invitant à la restitution du four dans son état originel, pointant les affaiblissements structurels, les transformations post activité. Des échanges ont pu ainsi avoir lieu entre les différents participants. Les rencontres successives ont ainsi permis de rencontrer des personnes en responsabilité.

Le CIQ et Hôtel du Nord continuent à rassembler les documents utiles aux informations relatives au Four à chaux, à ses propriétaires, aux utilisateurs ainsi qu’à son environnement au cours du temps. Une autre visite publique était prévue dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, malheureusement annulées. Quatre étudiants travailleront sur le long terme sur ce site sur les ébauches de sujets suivantes : Julien sur le relevé du four, Charaf sur le mode de construction du four à chaux, Clothilde sur l’insertion dans le site et modélisation du four à chaux et Miruna sur le patrimoine industriel face aux enjeux de la restauration.

Pour notre part, le CIQ et Hôtel du Nord, attendons beaucoup des personnes et institutions présentes. Le nombre conséquent de participants – vingt sept – prouve l’intérêt suscité par ces fours. Nous souhaitons donc que le travail entrepris, sous des angles différents, puisse permettre aux « décideurs » de tout mettre en œuvre pour les préserver et les mettre en valeur. Ils pourraient servir à illustrer l’évolution du monde du travail pour les plus jeunes.

Nous avons été souvent choqués par la promptitude des pouvoir publics, notamment de la ville de Marseille, à détruire les traces du passé de notre ville. Ainsi en a-t-il été de l’hôpital Hôtel-Dieu transformé en hôtel de luxe, du projet de la bastide Valmer et de son parc promis au même destin et, bien sûr, la carrières antique sacrifiée aux promoteurs. Aussi sommes-nous très attentifs aux décisions de la nouvelle municipalité en matière de préservation du patrimoine.

Pour le moment ces actions n’ont pas fait bouger les positions des décideurs. En mars 2020, Hôtel du Nord avait interpellé l’ensemble des candidats à l’élection municipale sur leur responsabilité en matière de droits culturels suite à la Loi NOTRe d’août 2015, et plus particulièrement sur le patrimoine culturel au regard de la Convention de Faro (voir l’article à ce sujet). Le printemps marseillais a répondu à cette lettre en mars 2020.

Dans sa réponse, Michèle Rubirola, pour Le Printemps Marseillais, dit son attachement aux récits partagés et aux patrimoines cachés et s’engage à respecter la Convention de Faro (voir la lettre de réponse). Nous avions fait des propositions dans cette lettre qui n’ont pas eu pour le moment de suite. La situation des fours à chaux remet à l’ordre du jour ces propositions comme celle de reprendre la Mission européenne de patrimoine intégrée qui a pris fin en 2013 ou la création de commissions patrimoines qui associeraient de nouveaux les communautés patrimoniales aux choix d’urbanisme, de développement économique ou d’actions culturelles en lien avec les communautés patrimoniales concernées.

La Convention de Faro, à peine ratifiée par l’Italie, sera en juin 2021 entrée en vigueur en Europe depuis dix ans. Marseille qui a accueilli en 2013 le premier forum européen sur Faro pourrait s’associer à cet anniversaire aux côté d’autres villes. La prise en compte des fours à chaux est une occasion d’avancer dans cette voie.

Les fours à chaux du Vallon des Tuves aujourd’hui

Ce texte a été élaboré avec Patricia Gristi, présidente du CIQ et Agnès Maillard, sociétaire de la coopérative Hôtel du Nord.