LE CDI : Centre de Documentation des Interrogations, des Interprétations, des Imaginations, des Irritations…

S’il convient d’être grave, c’est d’une forme de gravité qui nous fait avoir les pieds sur terre. Et les pieds sur terre c’est le début de la joie. De l’atterrissage et du refus d’un monde abstrait. Nos modes d’explorations habituellement marchées et qui activent la conversation, le corps, la modification de la relation à ce qui nous environne et nos capacités à prendre soin semblent être des outils toujours aussi importants. Comment les activer en période de confinement ? Sans indocilité puérile, ni soumission en dépit du bon sens, comment les cultiver pour pouvoir se préparer dès à présent à l’aujourd’hui comme à l’après ?

Apprendre à respirer sous l’eau, plutôt que d’attendre que la vague passe. Mais aussi, plus simplement pour se faire du bien et se relier, malgré tout.

Le CDI c’est quoi ?

Né des pratiques d’exploration du Bureau des guides du GR2013 et des habitants marcheurs de la coopérative Hôtel du Nord, le CDI est un lieu d’échange et de réflexions collectives, de textes, podcasts, musiques, films qui résonnent particulièrement avec la situation, ou qui permettent de prendre une tangente.

Il prendra pour l’instant la forme d’une newsletter contributive pour partager des initiatives, des pensées, des textes mais aussi des jeux et des protocoles pour mettre à l’épreuve notre manière d’habiter le monde et en ramener des récits, des dessins, des photos, n’importe quoi. Le CDI est une tentative de poursuivre les aventures commencées tout en réinventant le voisinage dans un monde confiné.

Le CDI c’est qui ?

Des habitants, des artistes, des citoyens qui aiment marcher et explorer pour mieux habiter et se relier, et toutes celles et ceux qui le veulent ou le voudront.

Toutes propositions de contribution (textes, dessins, vidéos…) sont bienvenues : CDI@gr2013.fr

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3 réponses sur “LE CDI : Centre de Documentation des Interrogations, des Interprétations, des Imaginations, des Irritations…”

  1. Bonjour …j’ai une petite contribution…. je ne sais pas si c’est là qu’il faut l’envoyer …. je n’ai pas trouvé d’autre endroit !

    “Dans ma maison vous viendrez
    D’ailleurs ce n’est pas ma maison
    Je ne sais pas à qui elle est
    Je suis entré comme ça un jour
    Il n’y avait personne
    Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc
    Je suis resté longtemps dans cette maison
    Personne n’est venu
    Mais tous les jours et tous les jours
    Je vous ai attendu

    Je ne faisais rien
    C’est-à-dire rien de sérieux
    Quelque fois le matin
    Je poussais des cris d’animaux
    Je gueulais comme un âne
    De toute mes forces
    Et cela me faisait plaisir
    Et puis je jouais avec mes pieds
    C’est très intelligent les pieds
    Ils vous emmènent très loin
    Quand vous voulez aller très loin
    Et puis quand vous ne voulez pas sortir
    Ils restent là ils vous tiennent compagnie
    Et quand il y a de la musique ils dansent
    On ne peut pas danser sans eux
    Il faut être bête comme l’homme l’est souvent
    Pour dire des choses aussi bêtes
    Que bête comme ses pied gai comme un pinson
    Le pinson n’est pas gai
    Il est seulement gai quand il est gai
    Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
    Est-ce qu’on sait ce que c’est un pinson
    D’ailleurs il ne s’appelle pas réellement comme ça
    C’est l’homme qui a appelé cet oiseau comme ça
    Pinson pinson pinson pinson

    Comme c’est curieux les noms
    Martin Hugo Victor de son prénom
    Bonaparte Napoléon de son prénom
    Pourquoi comme ça et pas comme ça
    Un troupeau de Bonapartes passe dans le désert
    L’empereur s’appelle Dromadaire
    Il a un cheval caisse et des tiroirs de course
    Au loin galope un homme qui n’a que trois prénoms
    Il s’appelle Tim-Tam-Tom et n’a pas de grand nom
    Un peu plus loin encore il y a n’importe quoi
    Et puis qu’est-ce que ça peut faire tout ça

    Dans ma maison tu viendras
    Je pense à autre chose mais je ne pense qu’à ça
    Et quand tu seras entrée dans ma maison
    Tu enlèveras tous tes vêtements
    Et tu resteras immobile nue debout avec ta bouche rouge
    Comme les piments rouges pendus sur le mur blanc
    Et puis tu te coucheras et je me coucherais près de toi
    Voilà
    Dans ma maison qui n’est pas ma maison tu viendras.”

    Jacques Prévert (1900-1977)

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